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BUFFY, SAISON 6 |
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"Oh, Grow Up!" par Joma |
Oyez ! Oyez braves gens ! Cest donc à moi qua échu (enfin échu cest vite dit, on sest empressé de me refiler le bébé. Merci Mister C) la lourde tache de vous parler de la controversée saison 6. Controversée car elle provoque autant dantipathie que de plaisir suivant les fans.
Pourtant, quest-ce qui pourrait distinguer cette saison du reste de la série ?
Voyons déjà ce qui se passe derrière les caméras.
La série change de Network, passant de WB à UPN. Sur le fond cela ne change pas grand chose, même si la série bénéficie dune certaine rallonge budgétaire. Sur la forme, la série se permettra une certaine liberté sur quelques points, les allusions sexuelles se feront plus explicites par exemple. On nest plus sur la chaîne qui diffuse 7th Heaven/7 à la maison, et ça se sent.
Ensuite, Joss Wheddon se met légèrement en retrait, offrant à Marti Noxon, pilier de la série depuis la seconde saison (19 scripts pour ses quatre saisons de présence), le rôle de coproductrice exécutive en charge de mener à bien cette saison 6.
Bien, passons devant la caméra.
Là aussi quelques petits changements, Anthony Steward Head (Giles) décide pour des raisons personnelles de séloigner un peu du show et napparaîtra plus quen "Guest Star" sur seulement 8 épisodes. Si la perte dun personnage principal se ressent forcément, cela reste dans le thème principal de cette saison.

Bon, ben, cette saison 6 la voici.
Après sa mort dans le final de la saison 5 (métaphore de la fin de ladolescence ?), Buffy se voit ressusciter par Willow, arrachée du paradis ou enfin elle avait trouvé la paix, et se trouve replongée dans lenfer de la vie sur terre. Devant affronter ses peurs, un trio de nerds qui a décidé de prendre le pouvoir à Sunnydale, et finalement sa meilleure amie quand un des membres du trio ouvrira la boite de pandore en tuant accidentellement Tara, faisant perdre tout contrôle à Willow qui cherchera dabord à se venger du tueur, puis enfin du monde entier, quand après avoir dépecé le meurtrier de Tara, cela ne lui apportera aucun réconfort.
Ouf !
Comme à chaque fois, les scénaristes se sont trouvés dans lobligation de donner un nouvel angle à la série. Le parti pris a été de continuer sur la lancée de la fin de la saison 5, en accentuant le côté "tout va mal" pour souligner le dur apprentissage du passage à lâge adulte, grandir et savoir prendre ses responsabilité nest jamais aisé.
La photo elle-même de la série à tendance à tirer sur le rouge, et les tenues de cuir, ou dautres matières, de couleur noire, semblent fleurir à Sunnydale, renforçant encore le côté sombre des histoires.
Jais donc dit controversée car à mon avis, il a 3 choses qui pourraient poser problème à la vision de cette saison.
Tout dabord, le thème principal se rapproche de celui de la saison 4 : nouvelle vie, nouveau départ. Thème qui navait guère plu à lépoque, et ne doit certes pas beaucoup toucher la cible principale de la série que sont les ados. Ils ont autre chose à faire que de se passionner pour les déboires à répétition, très terre à terre, dune super héroïne dépressive.
Pour montrer cette loi de Murphy qui sacharne sur nos héros, le côté soap, qui a toujours existé, est largement accentué. Multipliant les intrigues parallèles pour chaque personnage principal. Histoires toutes plus ou moins déprimantes, qui pourraient amener un certain ennui si ont nentre pas dans le ton ainsi imprimé.
Ainsi Buffy, ramenée dentre les morts, traverse cette saison en se désintéressant de presque tout, passant le plus clair de la saison à se demander si ça vaut le coup de continuer.
Ne reprenant vie que dans les bras de Spike, lutilisant comme un exutoire à son mal être. Sabandonnant dans une relation trouble, se basant plus sur une dépendance aux sensations, plutôt quaux sentiments. Ce qui nous donne en fin de saison, lorsque Buffy décide de se séparer de Spike, une allusion à la drogue qui semble beaucoup plus pertinente que celle de Willow et la magie ; mais on y reviendra.
On est désormais bien loin de la romance éternelle davec Angel qui faisait fantasmer les amateurs des premières saisons. Et ce nest pas léphémère, et il faut le dire pas terrible, retour de Riley qui relancera le cur de la tueuse. Au contraire, puisque cela mettra fin à sa relation avec le vampire, et mènera tout droit à la tentative de viol.
Car Spike est mauvais, autant nous que les scénaristes, lavions oublié. Il faut bien avouer quil agit plus en humain quen monstre assoiffé de sang durant cette saison. Daccord la puce de linitiative explique certaines choses mais pas tout, et comme cette saison aucune explication nest donnée, le personnage perd un peu de sa force.
Muselé par lInitiative dans la saison 4, amoureux de Buffy depuis la saison dernière, le vampire va donc avoir une partie de ce quil espérait : Il couchera bien avec la tueuse mais restera incapable de prendre son cur, le négatif dAngel en quelque sorte. Si lamour rend aveugle, il peu aussi rendre fou, or il ne fait aucun doute que Spike est fou amoureux de Buffy. A trop vouloir croire quil peu la forcer à laimer, il tentera vraiment de la forcée, sans succès.
La prise de conscience de son acte agira comme un catalyseur pour Spike. Puisquil ne peu avoir Buffy par la force, le passif entre eux deux étant beaucoup trop lourd. Il tentera une autre approche en allant récupérer son âme (donnant ainsi à la série son seul cliffhanger inter saison). On a dune certaine manière le passage à la lâge adulte de Spike, en allant chercher son âme il fait le choix de changer et den assumer ainsi les conséquences.

Et puisquon vient à parler de Spike et de Buffy, deux des principaux persos, parlons de l'autre grande figure de cette saison : Willow Rosenberg.
La douce et tendre Willow est sans doute le personnage qui a le plus évolué dans la série, et cette saison 6 nous donne encore un aperçu dune nouvelle facette de la personnalité de la sorcière.
Malheureusement, et cest mon second point de friction, cela sera gâché par une orientation plus que discutable concernant la magie en milieu de saison. Voilà donc jetés aux orties quatre ans deffort pour nous montrer que la magie cest le pouvoir. Le pouvoir de faire le bien, en restaurant lâme dAngel par exemple, ou de se laisser dominer par lui et se faire corrompre en lutilisant à mauvais escient ; comme en témoigne tout le début de la saison 6 jusquà "Wrecked (6x10)". Voilà lépisode où tout bascule, quand on nous assène : la magie, cest la drogue (et donc forcément son corollaire, la drogue cest mal !). Montré, plutôt que suggéré, dans une métaphore grossière digne de "Beer bad (4x05)" (Marti quas-tu fais, bon dieu ?!).
Même si larc final recentre le sujet sur le pouvoir, aucune scène bien pensante sur la désintox de Willow ne nous sera épargnée.
Il y avait pourtant mieux à faire.
Depuis quelle utilise la magie, Willow na plus grand chose à voir avec la douce jeune fille du début. Limmense pouvoir magique quelle est capable de générer, et dont nous avons enfin un aperçu en fin de saison 5, semble déteindre sur sa personnalité. Cest elle de facto le leader qui dirige le scooby en labsence de Buffy. Cette position lui donnant beaucoup plus dassurance, trop peut être quand on voit la réflexion quelle se permet de faire à Giles après que celui-ci lui ait montré son irresponsabilité en ramenant Buffy dans "Flouded (6x04)" : "Vous avez raison, les magies que jemploie sont très puissantes, je suis très puissante, et ce nest peut-être pas une bonne idée de ménerver".
Et surtout quand Tara dans "All the way (6x06)" lui demande si elle doit la fermer, Willow répondra par un cinglant : "Cest un bon début".
Cette colère et cette suffisance, ainsi que la culpabilité davoir ramené Buffy du Paradis, auraient dû être exploitées à fond. Il aurait sans doute été plus intéressant de montrer le glissement progressif de Willow vers le côté obscur de la magie, que sa plongée brutale suite au meurtre de Tara, même si celui-ci restera parmi les images choc de cette saison, le "your shirt" murmuré par Tara hantera encore longtemps mon esprit.
Mais surtout ce glissement progressif aurais permis lélaboration dun Big Bad sur toute la saison. Car oui, Willow est le méchant ultime de cette saison, écorchant Warren sans sourciller en prononçant un "bored now" qui nous renvoie avec délectation à la vampire Willow de "the wish (3x09)" et "Doppelgängland (3x16)", et en finissant par déclencher lapocalypse pour en finir avec toute la peine du monde. Malheureusement, cela narrive, soudainement, quau 20éme épisode, un peu tard pour construire une mythologie.
Car ici apparaît le troisième problème, il ny a aucune mythologie digne de ce nom, alors que cest pourtant un des points forts de la série. Le Trio qui domine la saison, nest là que pour offrir un dérivatif humoristique au malheur du scooby gang, en aucun cas nos trois nerds ne peuvent être pris pour des adversaires de taille face à Buffy.
Cette absence de menace surnaturelle permettant sans doute à Buffy, et aux autres, un peu plus dintrospection sur leurs problèmes quotidiens. Mais notre problème à nous téléspectateur, étant que sans grand méchant, on na pas de grande histoire.
Tiens, revenons à Buffy. Si les affaires de cur de notre Tueuse ne vont pas forts, que dire de ses responsabilités d'adulte. Pour Buffy, ce nest pas une sinécure.
Elle ne sait pas le plus souvent comment réagir, ou plutôt, elle ne sait que se reposer sur Giles lorsquil est là. Mais celui-ci conscient quil représente un frein pour lépanouissement de sa protégée décidera finalement de partir, espérant quen coupant ce cordon ombilical, cela forcera Buffy à grandir et prendre enfin ses responsabilités. Peine perdue.
On peut presque faire le parallèle avec sa condition de tueuse. Buffy ne veut pas de ce rôle dadulte qui lui est tombé dessus depuis la mort de sa mère, et elle pensait bien y avoir échappé dans "the Gift (5x22)". On sent bien que cette situation lui pèse, même si elle le cache derrière un masque de normalité. Il est dailleurs marrant de constater que dans "Gone (6x11)" lorsque Buffy nest plus obligée de ce montrer comme la-petite-adulte-responsable puisquelle devient invisible, elle se lâche littéralement, se permettant des farces dados dignes du Trio.
Quant à sa relation avec ses amis et sa famille, rien nira comme il faut. Ne se sentant plus vraiment connecté à ce monde, elle est incapable de sapercevoir des malheurs de sa sur, qui se sentant abandonnée sadonne à la kleptomanie.
Au passage, Michelle Trachtenberg na guère été gâtée par les scénaristes, son personnage traverse cette saison en pleurnichant tout du long, et voit ses problèmes réglés en un épisode avant l'arc final.
Quant aux membres du scooby, elle aura tendance à se détourner deux, les éloignant volontairement de ses états dâme. Il y a dailleurs un manque de communication flagrant entre elle et eux, comme le lui reprochera amèrement Xander.
Ah Xander !
Lui aussi se retrouvera à des années lumières de ce quil était adolescent. Cest pour moi le personnage qui a le plus les pieds sur terre. Un boulot, une relation stable.
Mais la stabilité nempêche pas les doutes. Plus que les autres, Xander est rempli dincertitudes. Il doit faire face à ses nouvelles responsabilités de futur marié, sans les pouvoirs qui servent a ses amis de béquille lorsque tout va mal. Comme tout le monde il na aucune certitude sur sa vie future, si ce nest la vision de sa famille.
Famille quil na de cesse de fuir pour ne pas lui ressembler. Cest pourtant cette vision familiale qui expliquera le fait quil plante Anya à lautel. Ainsi son incapacité à voir sa famille autrement quun naufrage affectif causera la perte de son futur mariage. Et le rapprochera de son autre famille, celle du cur, le scooby gang.
Et puisque jen parle, et avant daller plus loin laissez-moi vous parler du second thème de la saison : La famille.
Lidée de famille est très présente cette saison, sans doute pas autant que pour la précédente, mais elle est là, en filigrane. Il ne fait aucun doute que le scooby gang est une famille. En tout cas, beaucoup plus que la famille traditionnelle dont le show ne renvoie pas une image flatteuse, que se soient les parents divorcés de Buffy, ceux absents de Willow, ou la famille aux dysfonctionnements certains de Xander.
Bien sur, il sagit plus dune famille de cur comme celle de "Friends", que ce soit dans sa forme la plus simple : deux parents (Tara, Willow) et un enfant (Dawn) vivant sous le même toît, voir carrément communautaire au gré du passage des "invités" (Spike, Giles, etc
)
Il semble aussi que lidée de divorce, après la rupture Tara/Willow, ainsi que ses conséquences comme la garde des enfants, ait effleurée les scénaristes, mais cela na pas été plus loin que le dialogue équivoque entre Dawn et Tara dans "smashed (6x09)", au moins ça na pas rajouté une nouvelle storyline.

Mais cest pourtant ces liens familiaux qui sont à la base de tout.
Cest parce que Buffy les a oublié quelle se détache du monde.
Cest parce que Warren a brisé ceux de Willow quelle bascule vers le côté obscur.
Cest parce que Xander ny croyait pas quil a foiré son mariage.
Mais cest grâce à ces mêmes liens et à leur amour pour Willow que Xander, et Giles revenu dAngleterre pour larrêter, la ramèneront vers la lumière.
Cest parce que Spike en a désespéramment besoin pour approcher celle quil aime, quil va se chercher une âme.
Et cest parce que Buffy en voyant Dawn en danger en prendra conscience, quenfin elle changera sa manière dappréhender le monde. Elle ne devra plus simplement être une sur ou la sauveuse du monde, mais bien une mère, son discours de "Graves (6x22)" nous en fait bien prendre conscience. Car désormais cest ce quelle devra devenir pour Dawn, pour la guider dans cette nouvelle vie, elle qui entrera au lycée et découvrira alors le nouveau monde que Buffy a connu il y 6 ans. La boucle est ainsi bouclée.
Il semble fastidieux de se pencher ainsi sur chaque personnage, mais il ny avait pas une histoire, mais des histoires.
Et pour les contrebalancer, ont suit les péripéties humoristico-pathétiques du Trio. Trois adolescents attardés (qui sommeille en chacun de nous), dont les dialogues sont remplis de référence à la pop culture, et plus particulièrement à la SF et au fantastique. Ce qui nous gratifie de quelques dialogues ou scènes bien cultes.
Ceux-ci ne sont pas des inconnus, tout au moins deux dentre eux, car Andrews Wells nest que le frère de Tucker Wells qui élevait des chiens de lenfer dans "the prom (3x20)" et accessoirement a perturbé la troupe de théâtre avec des singes volants. Evénement dont personne ne se rappelle vraiment, même pas les spectateurs, puisque non montré dans la série, tout comme Andrew qui fait là son apparition (et je ne connais personne qui sen plaindrait), même si ce nest pas la première fois que lon voit Tom Lenk dans la série, puisquil était Cyrus de la bande de vampires dHarmony dans "Real me (5x02)". Warren Meers à lui bien rencontré Buffy dans "I was made to love you (5x15)" où il sétait fabriqué une petite amie robotique, quant à Jonathan Levenson, il est présent depuis le début de la série, dabord en tant que figurant , puis en tant que personnage à part entière dans "Earshot (3x18)" et "Superstar (4x17)".
Ils sont lantithèse du scooby pour la saison, comme représentation de larchétype même de ladolescent. Ne pensant jamais aux conséquences de leurs agissements, agissant dans linstant, linsouciance personnifiée, et le dénis totale de leurs responsabilités. Utilisant leurs pouvoirs pour assouvir leurs fantasmes les plus vils : Filles, filles, filles
avec accessoirement quelques gadgets bien débiles
Ou bien cool, ça dépend des points de vue. Mais à force de croire que la vie nest quun jeu, ils en oublient le sens des réalités, mettant des vies en danger dont la leur pour finir.
Néanmoins, jamais lhumour qui les caractérise ne les quittera, désamorçant le plus souvent la gravité des épisodes de la saison. Excepté pour Warren, clairement montré comme le plus violent après "Dead things".
Outre le Trio, la série noublie pas de se moquer delle-même et de se mettre en perspective, comme elle le fait depuis le début.
Que ce soit sur une réplique dans "Once more with feelings" : Dawn a des problèmes, on doit être mardi (mardi étant le jour de diffusion au USA), une scène comme dans la seconde partie de "Grave", lorsque Buffy et Giles partent en fou rire après que Buffy lui ait raconté tout ce qui cest passé dans la saison. Ou carrément des épisodes avec "Tabula rasa (6x08)" auto parodie des idées de la série, ou "Normal Again (6x17)" qui remet en cause tout lunivers de Buffy, avec le postulat que tout ce que nous avons vu nest que le délire dune jeune fille à lesprit malade interné en Hôpital psychiatrique. Voire même en offrant à Amber Benson ça seule place au générique dans lépisode ou elle meurt.
Et puisquon parle dépisodes, il mest impossible de passer à côté du chef duvre de la saison, jai nommer Once more with feelings, aka le musical, aka OMWF, aka once more.
Mais avant tout, je dois remonter le temps jusqu'à la saison 4, jusqu'à Restless. Car cest dans cet épisode que tout à commencé. Lexpérience positive de la chanson de Giles lors de son rêve, montrera à Joss Wheddon que ce type de chanson est possible dans Buffy, et quil est surtout capable den écrire. Lidée dun épisode musical se développera tout doucement, et Joss passera à lacte lété suivant la saison 5 en écrivant paroles et musique ; bien sur, il faudra la réorchestration de son complice Christopher Beck pour finir le travail, mais tout est là. Le cast va alors passé plusieurs semaines à travailler chant et danse en préparation du tournage et de lenregistrement des chansons. Lambiance des comédies musicales des années 50/60 imprègne tout lépisode et même le générique a été changé pour garder le ton.
Mais OMWF nest pas quune réussite technique, même si lapparition des camions de pompier au moment exact du "let it burn" dans "walk through the fire" a du représenté un beau défi. De plus, les chansons ne sont pas quun simple gadget pour frimer.
Non, "once more" est plus que ça, cest la clé de cette saison. Lépisode des révélations, au même titre que "Hush" pour la saison 4. Dailleurs il peut être vu comme léquivalent et lantithèse de "Hush". Comme lui, "once more" permet au scooby gang de vraiment communiquer, impossible de se cacher derrière un mensonge, puisque chaque chanson reflète vraiment les pensées du chanteur. Lantithèse, car la ou dans "Hush" on commence à communiquer dans le silence, dans "once more" on communique mais en chantant.
Mais là où "Hush" ne servait que de catalyseur once more va un peu plus loin.
"Im under your spell" par exemple ne parle pas seulement de lamour qua Tara pour Willow. La chanson peut aussi être comprise littéralement, surtout que lon sait queffectivement Tara subis un charme de Willow qui lui a fait oublier une dispute, donnant au refrain un goût amer. Je suis sous leffet de ton charme, rien que je ne puisse faire, tu as pris mon âme avec toi, ton charme à tellement bien marcher finalement jais su que tout ce dont jai rêvé était vrais.
Il paraît aussi évident, à contre coup, en écoutant "Ill never tell" que jamais le mariage entre Anya et Xander ne pouvait marcher et que le désastre de "Hells bell (6x16)" était prévisible, trop de non dit entre eux deux ne pouvant amener que des catastrophes.
Dans "Rest in peace" Spike reconnaît lui que cela ne mène à rien d'être avec Buffy et quil en souffre plus quautre chose. Pourtant, il va sacharner pour se rapprocher delle, augmentant sans aucun doute sa souffrance lorsquil se fera rejeter, avec les conséquences que lon sait.
La reprise "under your spell/Standing" par Tara et Giles nous donne déjà la future direction des histoires pour Willow et Buffy, leur "rupture" respective étant inévitable.
Quant à "something to sing" cest un résumer de la vie de Buffy, une grande claque pour ses amis qui réalise quils ont fait une bourde monumentale, et en même temps, donne quelques indices pour la fin de saison. Buffy ira mieux quand elle cessera de se cacher derrière son masque de tueuse, mais ça, il faudra attendre lépisode 22 pour quelle sen aperçoive.
Voilà cest fini.
Après tout ce que je viens de vous dire, vous attendez sans doute que je vous dise que la saison est indéfendable, tout juste sauvé par un épisode ; dailleurs même Joss Wheddon reconnaît que la saison 6 nest pas au niveau. Et bien non, je ne peux pas.
Bien sur tout ce qui va suivre est purement subjectif.
Jaime, car malgré toutes les erreurs, la construction de la saison restent cohérentes, et que jy trouve mon compte. Reprenons :
Même si la mythologie sur le big bad est inexistante, larrivée de Darkwillow na rien dun hasard, tout ce qui touche au Trio est fait pour nous amener au moment où Warren tire sur Buffy et Tara. Toute la saison Warren tente de se construit un monde ou il est le roi, et Buffy cassera son jouet à chaque fois, il finira par perdre toute mesure. Et le fait quil utilise un revolver na rien dinnocent dans un pays où quasiment chaque famille à une arme à feu, et où des ados peuvent faire un carnage dans un lycée parce que la vie ne leur convient pas. Comme pour "The body" le monde surnaturel où évolue le scooby gang na rien à voir avec la mort dun personnage, notre monde est définitivement plus dangereux que celui des vampires, démons et autres monstres.
Quand à Darkwillow ça reste un des big bad les plus intéressants de la série, car comme la dit conundrum hier, elle a un lien très fort avec Buffy et encore plus avec nous pauvres spectateurs, et ça nous touche. Et puis son traitement est là aussi intéressant. Ses motivations ne sont pas totalement égoïstes, cest pour faire cesser toute les peines, y comprit la sienne, quelle sauvera la terre en la détruisant. Elle cherche bien à détruire le monde, mais, par exemple, contrairement à Angelus, qui le fait parce quil ne le supporte pas, ou Glory, qui veut ouvrir son portail sans penser aux conséquences, ses actes sont poussés par une certaine pitié (bien tordue je vous laccorde) envers notre monde.
Et puis, ce nest pas la force brute, représentée par Buffy, qui réussit à la vaincre, mes des sentiments. En clair pour certain cas, la violence ne résout pas tout, et il fallait oser pour le final remplacer Buffy the vampire slayer par Xander the witchhunter.
Et puis faut avouer que tout ce qui touche au Trio me plit en deux, et le côté sombre ne me dérange pas. Faut croire que je ne dois pas respirer la joie de vivre. Non, plus sérieusement, le côté soap fait partie intégrante de mon plaisir à suivre la série. Je reviens chaque semaine car je retrouve des gens que japprécie et que je veux savoir ce qui va leur arriver.
Finalement, reste la relation Buffy/Spike. Pour une fois où une série dite dados ne nous balance pas un truc bien guimauve, je suis plutôt content. Certains ont pu trouver perturbant de voir lhéroïne de la série, manifestation du girl power qui caractérise la série, être sous une telle dépendance envers un homme
Enfin sa représentation. Mais justement, outre le fait que ça la rende quand même plus humaine, Buffy arrive à contrôler cette relation, elle trouve la force de dire non. La scène de la tentative de viol elle-même peut être vue comme un résumé de cette relation. Au début Buffy le repousse sans vraiment le vouloir, ça semble rester dans la limite de leur relation conflictuelle, cest au moment ou il devient trop entreprenant quelle refuse et que ça enrage Spike, malgré le fait quelle semble perdre pied, cest quand même Buffy qui se débarrasse du vampire, reprenant en main le cours de sa vie. Lhonneur est sauf Buffy reste lhéroïne.

Je sais bien que tout ce que je viens de dire ne convaincra personne. Chacun à déjà son opinion sur cette saison, il nempêche quil faut la voir comme un élément dun tout. Quelque soit ce quon en pense, la saison a sa place dans la série, apportant sa pierre à lédifice de la série.
Et puis, le cliffhanger final annonce une excellente saison 7, mais ça, cest une autre histoire que Sullivan vous racontera demain.
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