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Ma saison à Moi, c'est une occasion en or pour avouer tout ce que l'on a pas pu dire pendant l'année. Seulement voilà, les pierres, pour la plupart, je les ai déjà jetées dans la mare.
Alors, en vrac : Oui Hobbes, Angel c'était tout de même pas si mal quand Spike était là, (et je ne dis pas ça parce que je suis blond !).
Oui j'ai fauté en regardant un épisode de Will And Grace où Mira Sorvino joue la guest de luxe...et j'ai aimé ça.
Et oui CBS peut encore faire de bonnes séries, la preuve avec Joan of Arcadia.
J'aurai pu rajouter un couplet sur CSI, mais finalement je tiens à mes dents.
Ca y est j'ai bien compté, normalement tout le monde me fait la gueule, vous pouvez lire la suite sans craindre de perturbations extérieures...
LES SERIES QUI COMMENCE MAL ET QU'ON OUBLIE VITE
Les deux thèmes se rejoignent un peu, et on va finir par me prendre pour quelqu'un pronant les vertus de 7th heaven, mais qu'y puis-je ?
Le pilote de The L Word, série de Showtime, aurait quant à lui du nous exploiter intelligemment l'homosexualité féminine, mais les scènes soporifiques s'enchaînent, c'est vide, limite racoleur avec des scènes "adultes" répétitives absolument pas nécessaires pour développer la psychologie de l'héroine, jouée par Mia Kirschner.
J'en vois dans le fond qui sont subitement intéressés.
Skin, série de la Fox avec Bruckheimer aux commandes nous a sorti l'horrible histoire cliché de Roméo et Juliette, avec matrix effect sur des clés de bagnole, le tout baignant dans la politique et surtout le sexe, le papa étant roi du porno.
Mais ouf, le ridicule tue encore : la série n'a pas dépassé le pilote.
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MAIS POURQUOI JE M'ACHARNE A REGARDER?
Tru Calling aurait du être un savoureux mélange de Groundhog Day et de CSI. Ce ne fut qu'un concept fortement limité, qui de plus fut desservi par de mauvais scénarii, prévisibles et clichés à souhait. Mais Tru, c'est Elizaaaaa, et puis l'arrivée de Jason Priestley en fin de saison a en partie changé la donne. Avec l'arrivée de Jaaaaane Espenson en seconde saison, arcs et mythologie devraient redonner un meilleur goût. Hmmm...
Miss Match avait tout du concept pour me plaire : le premier rendez-vous "arrangé", ou la romance à l'état initial. Mais la série s'est perdu dans des triangles amoureux insipides, et seule Alicia Silverstone s'en sort honorablement. La série fut annulée sans réelle tristesse de ma part, juste le dégoût du gâchis.
Pour Jake 2.0, le concept du geek nanonique s'est vite transformé en série policière bas de gamme, où invraisemblances et incroyables coincidences se succèdent à un rythme plus élevé que le pouls du téléspectateur. J'ai craqué et arrêté avant la fin de la série, ouf !
Twenty-four saison 3, c'est l'exemple parfait de tout ce qu'il ne faut pas faire. Et les erreurs, ils les ont TOUTES faites : de la grosse ficelle à la sous-utilisation/caricature de personnages, en passant par le "choc pour le choc" ou le rejet de notions élémentaires de physique et d'espace-temps , ca y est, 24 est descendu de son piédestal. Même Kim Bauer à la place du Kief' aurait fait mieux, c'est dire ! Je crains le pire pour la saison 4 qui devrait se toutélier avec la saison 2. N'est ce pas Phil ?
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LES NOUVEAUTES QUI VALENT LE DETOUR, ET BIEN PLUS
Bon inutile de tourner autour du pot, cette saison a été bien meilleure que je ne l'espérais, avec la découverte de fabuleuses séries...
Mon coup de coeur va évidemment à Wonderfalls, série maudite par la Fox, et qui aura su m'insuffler un bonheur permanent. Rien qu'au trois premières notes du générique, mon coeur bondit, surexcité par ce mélange de loufoquerie et de cynisme. Certains osent dire que c'est du à Caroline Dhavernas, mais même si je l'adore, il faut bien reconnaître la qualité du cast de la série, qui présente des personnages intelligemment exploités.
Wonderfalls, c'est MA série de l'année, et le fameux lion en cire me manquera terriblement. "See a penny, pick it up !"
Il serait absurde de passer sous silence l'autre monument de cynisme et d'humour noir qu'est Dead Like Me. On a déjà tant dit sur cette somptueuse ôde aux post-its et aux lunettes de WC...Que pourrais-je rajouter ? La série est non seulement divertissante, elle est brillante, et tout le monde devrait avoir une statuette de Bryan Fuller dans sa chambre.
Avec la fin des deux plus grandes sitcoms de NBC, on se demandait qui allait raviver un genre difficile. Ne cherchez plus, Arrested Development est là ! Avec un cast exceptionnel et des situations plus absurdes les unes par rapport aux autres, la série se focalise sur le rire, et uniquement le rire. Et le travail, ça paye ! Sauf si on tient un stand de bananes. De toute façon, après avoir vu la série, vous ne serez plus jamais le même. Obligé de hurler "Tobias rulez" ! Et d'éclater de rire avec "Annyong"...
Carnivàle, le nouveau bijou d'HBO a frappé très fort, multiples niveaux de lecture, du profane au sacré, réalisation soignée, jeu d'acteurs irréprochable, ambiance mystique voire même glauque, tout - ou presque - m'a plu. Le seul hic, c'est un manque certain de rythme, notamment sur quelques épisodes. Dire que j'attends la saison 2 avec impatience est un euphémisme ;)
Je ne pouvais pas passer sous silence ce qui a rendu dingue l'entière rédac' d'EDUSA cette année : The O.C. . Que dire de plus devant l'avalanche de compliments que suscite la série ? Merci, peut-être. Merci pour avoir redonné un second souffle au soap. Merci pour Samaire, Rachel, Adam, et même pour Mischa, tiens ;)
Je termine cette petite rubrique avec un autre coup de coeur, Joan of Arcadia, qui même si elle se complait parfois dans les bons sentiments, offre de vrais moments d'émotion et d'humour. Bon la saison entière n'était pas parfaite, mais quelques bijoux m'ont donné le sourire pour la semaine. Et je conteste fortement la notion de guilty pleasure. La série frôle parfois l'excellence de "My So-called life", du moins pour l'arc principal. Ce n'est pas un exercice facile, et Amber Tamblyn illumine le show. La fin de saison étant prodigieuse, je suis donc très alleché par la suite.
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LES VALEURS SURES
Scrubs aura été une nouvelle fois brillante cette année. Même si les scénaristes ont parfois rogné sur la corde des relations entre deux personnages pour les faire tourner en rond, qu'ils en ont délaissé un autre, et qu'ils nous ont livré un final décevant. Tout simplement parce que le reste du show rattrappe tous ses défauts : émouvante, intelligente et hilarante, Scrubs confirme qu'elle est une grande série. Mais le tournant à venir s'annonce dangereux. Allez JD !
La saison 4 de Gilmore Girls aura été assez destabilisante pour les Lorelai : changement de lieu, arrivée d'un nouveau personnage, et même quelques surprises plutôt culottées vu l'ambiance générale de la série. Néammoins, les personnages restent eux-mêmes, les dialogues sont toujours aussi savoureux, et surtout tout ce petit monde finit par faire partie de mes plus beaux souvenirs de télé.

Quant à Monk, il se révèle encore plus drôle et touchant que l'année dernière. On se souviendra longtemps de Mexico, du théatre, et de Monk qui accueille Stottlemeyer chez lui ! Mention spéciale à Tony, impeccable comme toujours.
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GIGI, OU ES TU?
Hum, je ne suis pas sûr de l'orthographe sur ce coup là. Depuis que Joma m'a refilé un échantillon de *bip* prélevé sur les lieux de 24DLVS, j'ai un peu de mal avec les abréviations ;)
Enfin bref, Alias, c'était bien. Non, je veux dire, c'était bien quand Gigi L'amoroso se préoccupait de sa descendance et n'allait pas courir la gueuse sur une île tropicale. Même si celle-ci nous fait des avances irrésistibles...
Alors Gigi, au boulot, un mariage, on l'assume ;) Et puis si tu avais un meilleur emploi du temps, tu aurais pu emprunter les avions de 24 pour aller sur ton île perdue sans que Mademoiselle frange ne le remarque !
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FINS DE SERIES
Friends aura été au même titre que Buffy un "compagnon" de route plutot appréciable. Et cela même si la saison n'aura franchement pas été à la hauteur. Parce que quoi qu'on en dise, Joey, Rachel, Ross, Phoebe, Monica et même Chandler nous manqueront. Un peu comme l'assiette vide qui attend un client au restaurant. Une scène finale terrible...
Aussi réussie qu'aura été la fin de Friends, elle n'égalera jamais celle de Frasier, qui est bien plus drôle et bien plus émouvante que je ne le pensais. Une leçon magistrale sur la façon de tourner une page de l'histoire télé.

Angel frappera aussi fort, dans un autre registre, évidemment. Alors bien sûr les esprits grincheux anti-pelliculaires se concentreront sur la première partie, certes pas aussi magistrale que la dernière, qui elle, contient une bonne partie des meilleurs épisodes de la série. Mais vous voulez que je vous dise ? Je l'aime autant que la dernière saison de Buffy. C'est dire sa qualité ! Le cast aura révélé TOUS ses plus beaux atouts, et le Buffyverse est mort en apothéose.
Je rajoute juste un petit commentaire sur The Practice, dont j'ai vu la fin, et qui m'a horriblement déçu. Jamais la vision d'un verre vide n'aura autant symbolisé une fin de série. Quand on se souvient de ses meilleurs moments , il y a de quoi pleurer...
Bref, une année charnière, avec des petits nouveaux extrêmement sympathiques, des anciens qui nous quittent, et des vétérans qui meublent...
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STARS MAG
Mes guests & recurring de l'année sont tous là :
- Mira Sorvino (Will And Grace, 6.02 Last Ex to Brooklyn)
- Danny de Vito (Friends, 10.11 The One where the stripper cries)
- Lizza Minnelli (Arrested Development 1.04, Key Decisions)
- Henry Winckler (Arrested Development 1.07 In god we trust)
- Julia Louis-Dreyfus (Arrested Development 1.16 Altar Egos)
- Samaire Armstrong (The Oc 1.04, The Debut)
- Adam Baldwin (Angel 5.17, underneath)
- Tara Reid (Scrubs, 3.06 My advice to you)
- Michael J. Fox (Scrubs, 3.12 My catalyst)
- Brendan Fraser (Scrubs, 3.14 My Screw up)
- Melissa George (Al..... nooooooon !)
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MENTIONS SPECIALES
... à Amy Acker, qui aura joué la scène la plus émouvante de l'année.
... à Tim Minear, parce que la poisse ça commence à bien faire.
... à Wonder Woman. Elle se reconnaîtra.
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