1 an déjà. Outre le fait que l'année passée rajoute aussi un nouveau chiffre des dizaines à mon âge, ça a aussi un avantage : ça permet de faire le tri. Ainsi on se dépêche d'oublier les mauvais souvenirs, et on garde le meilleur.
Sauf que le but de cette rubrique est de parler de tout. Et comme personne ici ne peut concurrencer Joma sur le nombre de séries, ben la rubrique ne parlera pas de tout.
Vous voilà prévenu.
Bon le suspense est mort depuis longtemps, vous ne serez pas surpris si je vous dis que cette année fut grandiose. Et pourtant je la sentais mal cette année. (Non je ne dis pas ça chaque année !).
WHY? OH, WHY?
Je commence d'emblée par vous raconter mes moments de faiblesse. On en a tous eu un jour (pour certains ça fait longtemps que ça dure), donc voilà hein je suis excusé. Faut dire que cette année j'ai défendu l'indéfendable : Mischa est belle et joue bien. Ou alors … euh… non je vais arrêter là, j'ai de toute façon perdu toute crédibilité ! Que voulez-vous j'aime les causes perdues ! (Scorpy, sale yotz, sors de ma tête !)
Parmi mes autres moments de faiblesse, il y eut Medical Investigation . Obstiné, je ne pouvais pas croire qu'un aussi bon casting puisse jouer dans d'aussi mauvais scenarii. J'ai tenu jusqu'à l'avant-dernier épisode. Adieu Kelli.
Toujours au rayons des causes indéfendables, j'ai même cru un moment en Numbers , une série qui devait mathématiquement jouer la carte de l'originalité. Manque de bol, j'ai fini par m'endormir régulièrement. Encore raté !
Pour d'autres séries, j'ai été plus rapide et n'ai guère tenu plus de deux épisodes : Unscripted : boring. Medium : soporifique. Hawaii : ils osent encore sortir des trucs pareils ? Clubhouse : nauséeux.
D'autres séries vite abandonnées, possédaient un concept alléchant :
Father of the pride , série animée par les créateurs de Shrek auraient du donner un coup de boost à NBC. Mais on a beau maîtriser l'animation, ce qui compte c'est le scénar' !
Jack and Bobby , ou la revanche de la politique sur le teen-show. Manque de bol, il fallait comprendre que l'Elue, ce n'est pas Buffy mais le futur président des USA.
Jake in Progress devait être l'histoire d'UNE rencontre. Au final on a eu DES histoires peu passionnantes.
Revelations devait mixer les questions spirituelles de ce début de siècle avec un brin de fantastique. Mais bien vite on s'aperçoit que derrière le discours il n'y a rien à gratter. Quand on décide d'utiliser un thème aussi profond, le mieux serait de ne pas raconter de bêtises du style : « pour distinguer Dieu du Diable, il suffit de faire une analyse d'ADN ! » Vous voyez le niveau !
Point pleasant . Oui j'en vois au fond qui rigolent, mais sur le papier ce n'était pas si mauvais : sorte de Buffy schyzophrène, passant du statut d'héroine à celle d'anti-héroine. Bon évidemment sitôt les deux premières minutes de visionnage, on comprend vite qu'on a atteint le niveau de Charmed, voire pire.
Tiens j'ai un autre aveu à vous faire, j'ai même failli regarder régulièrement « Living with Fran » la nouvelle sitcom de la nounou Drescher. Bon en fait je me suis vite aperçu que je regardais la série pour Misti Traya (Huff !, Joan of arcadia), mais comme son rôle se limite à une ou deux lignes par épisode, j'ai laissé tombé. Cependant Joma a l'air de suivre ça avec intérêt, peut-être que je regarderai ça à la rentrée, surtout si Misti ne revient pas dans Huff !.
INTERMEDE : ALIAS
Sydney : Do you know how hard it is to maintain cover while dancing the salsa in three-inch heels?
Vaughn : Actually, I do, but let's not go into that.”
DECEPTIONS
La vraie déception de l'année, c'est Joey . Je ne vais pas en reparler là, d'autant que mon article doit encore se situer quelque part sur le site, mais joey c'est l'antithèse de la série comique, un concept qui a priori aurait du être maîtrisé par l'équipe de Friends. On ne peut même pas se consoler de la guest Lucy Liu, la saison se termine en eau de boudin.
La fausse déception de l'année, c'est 24 . Ben oui, la saison 3 était déjà tellement décevante qu'on ne pouvait pas être davantage déçu cette année ! En effet, les créateurs de la série ont continué dans le registre du nanar multi-temporel. Jouissif. A tel point que contrairement au reste de la rédac' je vais certainement me taper la saison 5. Qui pourrait dire non à « Chloerminator vs le virus nucléaire virtuel spécialement conçu pour désinhiber Jack » ? Moi pas.
The OC : « c'est moins bien, mais que faire ? ». Tel a été le crédo de la saison. Certes on retrouve nos personnages, mais ils ont été tellement stéréotypés qu'il n'y a pas d'autres issues que de réutiliser les mêmes ficelles… au risque de casser les personnages. Summer et Seth se sont bouléifier à vitesse grand V, et l'apport de nouveaux personnages n'a été guère convaincante (Rendez nous Samaire Armstrong !). On a quand même eu quelques épisodes sympas (curieusement remakes de ceux de l'année dernière), mais pour le reste vu le niveau de l'année dernière c'était décevant. Pas catastrophique non plus, mais il faudra trouver la bonne formule l'année prochaine (et ça ne consiste pas à faire de la promo pour des groupes de jeunes !).
La deuxième (et dernière) saison de Joan of Arcadia fut une demi-réussite. C'est simple vous regardez la première moitié de la saison et vous êtes très content de l'orientation prise (ainsi que des nouveaux personnages), et puis patatras, les scénaristes se font hara-kiri en brisant tout ce qui faisait le charme de la série : exit les intrigues développées, exit la romance, exit l'humour, exit dieu, bonjour l'ennui. La fin de saison essaiera de trouver une astuce à la Tru Calling , mais malgré le potentiel on ne peut qu'être déçu.
ER : le charme est brisé. Je m'étais fait une joie de suivre cette saison, connaissant le cast. Manque de bol le développement des intrigues profitent toujours aux mêmes, au point de me faire détester des personnages que j'adorais à leurs débuts. La série essayera de trouver des épisodes plus originaux, variant entre une mise à mort et un scandale économique. Plus que jamais le caractère mensonger y transparaît, et avec elle les grosses ficelles scénaristiques.
Vers la fin de saison j'ai plus suivi par fidélité que par envie. Néammoins s'ils construisent un peu mieux les temps d'antenne de leurs personnages, et s'ils ne se fourvoient pas dans le discours politiquement correct, ER m'aura encore comme spectateur l'année prochaine.
Un petit mot sur la saison 3 de Dead Zone , qui malgré quelques loners intéressant ne parvient toujours pas à décoller sans ses épisodes mythologiques. Il manque toujours ce petit plus pour captiver l'attention du spectateur et lui donner envie de revenir.
INTERMEDE : JOAN OF ARCADIA
Helen: Sister Lily was rude to me.
Père Ken: Former Sister Lily. She was rude?
Helen: Yes. She was off-putting.
Père Ken: She was off-putting?
Helen: Why are you repeating everything I say?
Père Ken: Reruns of West Wing .
Joan: Judith, that's Friedman. He's the Ebola virus in tube socks.
Kevin: Can I ask you a question?
Helen: What?
Kevin: What do women want?
Helen: Shoes.
SURPRISES SYMPATHIQUES
La mini-série The Grid tout d'abord, plus efficace du côté anglo-saxon que du côté américain, a eu un degré de lecture nettement plus intelligent que tous les scenarii terroristes de 24. (remarquez c'est pas bien difficile). Certes, certaines séquences sont bâclées, mais le tout reste bien agréable si on peut faire abstraction de Dylan Mc Dermott.
Au rayon sitcom, j'ai pu mordre à l'hameçon de « Complete savages », une famille trash et loufoque pour quelques épisodes. Dommage que la qualité était trop inégale.
Honte à moi je ne connaissais pas la version originale de The Office , et j'ai donc regardé sa version américaine. Subissant un humour forcément déroutant, gâvé de monologues alourdissant le rythme, j'ai eu un peu de mal à accrocher, mais j'ai fini par aimer ses personnages sur la fin. De justesse !
Je n'attendais pas Committed , et j'ai eu tort. J'ai vite été charmé par ce duo improbable et quelques excellents gags. Dommage, avec un peu de temps cette série aurait pu donner quelque chose qui ne fouterait pas la honte à NBC (cf Joey).
Autre surprise, britannique cette fois, fut la première saison de Hex , un Buffy vitaminé au politiquement incorrect et à la délicieuse ambiance fantastique. Malgré son développement un peu étiré, la série est très intriguante, mordante, et on a vite fait de dévorer les quelques épisodes. Quand on pense que ce genre de petits bijoux est produit à quelques kilomètres seulement de chez nous…j'attends la suite avec impatience.
INTERMEDE : DESPERATE HOUSEWIVES
Rex : Please, you're dating my wife -- call me Rex!
ILS SONT REVENUS UNE DERNIERE FOIS
Je ne vais pas ici polémiquer sur l'arrêt des séries, les forums sont déjà assez remplis d'insultes aux dirigeants de chaîne, et de la Fox en particulier. Mais je ne pouvais pas passer sous silence l'hécatombe de cette année.
C'est Showtime tout d'abord qui surprend en annulant Dead Like Me . Huge Mistake. Non seulement la série avait un potentiel, mais en plus elle nous a prouvé par le biais de sa seconde saison qu'elle savait en tirer profit. Les personnages sont tous bien exploités, à l'exception regrettable de notre poseuse de contravention préférée. Les scenarii sont encore plus drôles et émouvants. Non vraiment, on ne pouvait rien demander de plus à ce chef d'œuvre. On se console en se disant que la fin de la seconde saison peut servir de fin à cette œuvre déjà culte.
Tru Calling c'était le show d'Eliza. Donc Joma et moi, au départ on avait pas besoin d'en savoir plus. Mais on était quand même un peu triste de voir qu'avec un peu plus de finition, la série aurait pu devenir très bonne. Et puis la seconde saison a commencé et l'effet Jaaaaaane a été immédiat, on redécouvrait le concept de la série avec des scenarii brillamment retors, on était captivé de bout en bout, bref, on était aux anges….sauf qu'en fait la FOX avait déjà annulée la série, laissant des arcs inachevés, et un immonde goût amer dans la bouche.
J'avais aussi bien aimé Carnivàle l'année dernière, mais là aussi j'avais émis des réserves sur son rythme affreusement long et le fait que la série se soustrayait immédiatement aux questions qu'elle posait. La seconde saison a comblé tous ses précédents défauts, permettant à la série de devenir un objet télévisuel de luxe, la rencontre à priori impossible entre une esthétique à couper le souffle et des intrigues passionnantes. Son symbolisme et ses différents degrés de lecture en font l'une des plus grandes séries fantastiques de l'histoire télévisuelle.
Tellement incontournable que sa mort hantera pendant des décennies la rédac'.
INTERMEDE : MONK
Randy : "Some people think i'm dangerous"
Sharona : "Yeah, people driving behind you".
Monk : "see you in hell Harold"
Benji (après avoir versé 3 puzzles sur la table et regardé la réaction de Monk) : "Oh, we broke him !"
Stottlemeyer (parlant du choix du lit superposé)"-Top or Bottom ?
Monk (hésitant) :- Hummm...
Stottlemeyer :- Ok. I'll flip coins. Heads or tails ?
Monk :- Hummmm.."
TOUJOURS AUSSI BON?
Monk n'avait pas déçu l'année dernière malgré un changement de cast qui faisait frémir. Mieux encore elle a su trouver quelques excellents épisodes de plus, bourrés d'humour et d'émotion. Quel dommage que la fin de saison ne fut pas à la hauteur.
C'est un peu le même constat pour Scrubs dont la qualité n'est plus aussi homogène qu'auparavant. De très bonnes idées, de bons guests mais des arcs foutage de gueule et surtout une fin de saison qui sent la fatigue. Mais ce n'est pas grave, vu comment NBC traite la série, les scénaristes ont le temps de récupérer et de peaufiner leur rentrée fixée à la saint glin-glin.
Deadwood avait fini par me convaincre l'année dernière, et cette seconde saison fut à la hauteur de la précédente (ni plus ni moins d'ailleurs). Toujours des acteurs of the top, et une ambiance inégalable, avec un patois local riche en injonctions. C'est toujours aussi lent, mais la série maîtrise ses arcs. Et puis quels personnages mythiques !
Honnêtement je ne pensais pas qu'ils relèveraient le défi. La saison 1 d'Arrested Development écrasait sur place toutes les autres sitcoms, comment faire mieux ? Ils ont trouvé la recette : la réutilisation constante de leur univers, ce qui parsème les gags d'autant de clins d'oeils aux fans assidus. Du coup non seulement nous sommes ensevelis sous les gags, mais il faut bien deux ou trois visionnages pour tous les saisir. Que ce soit en arrière plan ou au moyen de dialogues vicieux, à chaque seconde les auteurs nous démontrent leur génie du sens comique. La plus grande sitcom de la décennie (amputée de quelques épisodes cette saison) cherche toujours à augmenter son audience, et on a eu chaud pour une troisième saison.

Alias aura suscité de vives polémiques cette année. A force de remanier le concept pour élargir son audience, JJ a pris des risques. D'abord optimiste, et plutôt content de certains épisodes de début de saison, j'ai fini par ressentir le manque de coups d'éclat, de traîtrises et de plans diaboliques. Heureusement JJ a largement redressé la barre en donnant à son public tout ce qu'il lui promettait. Ah, et puis surtout un cliffhanger énorme, tellement énorme que j'ai eu besoin de quelques heures pour l'avaler sans crier au scandale.
Mon verdict sur la saison des Gilmore Girls sera le plus difficile. Saupoudrée d'intenses émotions, parfumée de nouvelles senteurs, nourrie par la verve de Lorelai, la série réussit le tour de force de nous rendre encore plus amoureux de cet univers. Hélas, le prix à payer fut un peu lourd pour moi, qui a du mal à apprécier l'orientation un peu trop rapide d'un personnage principal. Mais de toute crise adolescente on en ressort plus fort, et le dernier acte de la saison achèvera de convaincre n'importe qui sur cette planète. Snif !
INTERMEDE : ARRESTED DEVELOPMENT
Maeby : Do you guys know where I could get one of those gold necklaces with the ‘T' on it?
Michael : That's a cross .
Maeby :: Across from where?
Michael : I screwed my brother-in-law.
Maeby : Well, I'm all grown up now.
Maeby : George Michael, I read your notes.
George Michael : What? Uh, you found the... W-Well, look, I don't... That was a long...
Maeby : They were great. I mean, they said so many things I wanted to say but I didn't know how, you know? Don't tell anyone, okay?
George Michael : Never. Guess she didn't see the drawings.
LES NOUVELLES SERIES "EVENEMENT"
Dans les nouveautés, il y a des mises en bouche, et puis des séries qui marquent leur temps.
Les quelques épisodes de The 4400 m'ont mis l'eau à la bouche. Certes, la série accuse quelques lourdeurs de démonstration, prenant le soin de rendre chaque image un peu trop compréhensible. Certes, la série a mixé des éléments fantastiques ultra-connus et il y a danger de transformer cette série fantastique en freak-show. Mais le final est suffisamment intelligent et audacieux pour donner énormément d'espoir. A confirmer, donc.
Avec la perte d'intérêt pour le seul med-show que je suivais, il me fallait trouver quelque chose qui me rappelle ce que j'aimais dans ER : l'apprentissage de la vie à travers le regard de jeunes internes. La perle rare existe, elle s'appelle : Grey's anatomy . Et contrairement à certains membres de la rédac', je n'ai pas boudé mon plaisir, même si l'actrice principale est assez rebutante et le générique hideux. Les persos sont charismatiques, attachants, l'humour, bien présent. Il n'y a aucun problème de rythme, et les quelques épisodes se dévorent à grande vitesse. Reste à voir ce que cela donnera sur la longueur, mais je veux revoir George et Izzie !
J'en voulais aux gens de Showtime pour le meurtre de Dead Like Me. Mais ces fourbes ont échappé à ma colère en mettant à l'écran un petit bijou : Huff ! Les créateurs ont tout compris : les relations humaines sont exceptionnellement bien décrites, les personnages terriblement attachants, la série aborde le politiquement incorrect sans tomber dans le glauque ou le mauvais goût, le casting est fabuleux, et la réalisation magistrale. Mieux encore la série ne cessera de progresser en qualité, pour explorer plus avant la vie dans tous ses états : l'amour, la mort, du comportement autodestructeur aux relations familiales tendues… Par moment étrangement plus proche d'un Once and Again que d'un Six Feet Under, et c'est pas le plus petit des compliments. Le cast de seconde saison va en réjouir plus d'un, preuve s'il en est que les multiples nominations aux Emmys ont fait du buzz malgré la faible audience !
Cette année, allez savoir pourquoi, les séries qui ont fait plein plus de buzz sont Lost et Desperate Housewives . Alors forcément, la nature humaine fait que l'on a besoin de comparer, d'autant que leur parcours est identique.
Au début de la série, Lost comme Desperate Housewives m'avaient épaté. Des personnages haut en couleur, du mystère, et un sens de la narration suffisamment original pour me captiver. Mais malheureusement pour faire une bonne série il faut tenir sur la longueur. L'immense succès de ces deux séries aura été paradoxalement très préjudiciable à leurs qualités. Forcés de prolonger la narration les deux séries se trouvaient face à un défi important : maintenir l'attention.
Lost aura tenté de masquer ses trous par quelques très bons épisodes, mais échouera en abusant éhontément de la boîboîte mystère.
Desperate Housewives fera bien pire, puisque pour combler le trou (le mystère étant déjà résolu à 80 %) , il reprendra quasiment les mêmes ficelles, les mêmes situations, les mêmes gags, transformant l'originalité du show en redite un peu nauséabonde.
Des deux shows, c'est donc plutôt Desperate Housewives qui m'a le plus déçu, et je crains fort que la seconde saison démontre à quel point les personnages sont englués dans leurs rôles trop bien caractérisés au départ. A contrario de Lost qui a le champ libre pour faire évoluer des personnages aux multiples facettes.
Il n'en reste pas moins que ces deux séries ont tout de même eu d'excellents moments, et que je regarderai la suite, mais avec une attente un peu revue à la baisse.
L'année dernière, la surprise était venue de The OC qui avait conquis progressivement toute la rédaction. Cette année ce fut Veronica Mars . Et cette année, contrairement à The OC, je n'étais pas sur le coup dès le départ. Il faut dire que le pitch n'avait rien de réjouissant, et j'ai eu la mauvaise idée de faire confiance aux mauvaises critiques des premiers épisodes. Et puis j'ai craqué, et rattrapé mon retard de 7 épisodes. Le temps pour moi de prendre goût aux personnages, d'admirer la nouvelle représentante du girl power, qui utilise ses méninges au lieu d'un pieu. Car les scenarii, sous couvert de teen-show, brillent de malice et d'intelligence, et peu à peu s'orientent vers des thèmes de plus en plus noirs. Bien vite, les puzzles deviennent déroutants, les dialogues incisifs s'enchainent et ma fascination pour la craquante Kristen Bell prend des allures de culte geek. Vous avez dit addictif ? La série est allée au-delà de mes espérances les plus folles, et j'avoue que je tremble de peur à l'idée d'une seconde saison. Comment faire mieux ?
Mais pour moi LA meilleure série de l'année n'est pas celle d'une détective amateur, mais celle d'un être encore plus brillant intellectuellement. House est le fantasme ultime, le genre de shows dont je ne croyais pas qu'il arriverait à la télé un jour. Forcément un med-show, ça me parle, mais un med-show qui souffle le politiquement incorrect en renversant le lien patient/médecin, c'est un miracle. Greg House incarne le donneur de leçon qui sommeille en tout soignant, qui dit ce qu'il pense et provoque des électrochocs à son public. Ce message culpabilisateur avait toutes les chances d'être rejeté par l'audience, mais le miracle a eu lieu : la série a habilement masqué son discours par de multiples traits de génie.
-House a un humour cinglant mais jamais méchant, et il est toujours un médecin qui agit pour le bien de son malade (sans se poser des questions d'éthique s'il va à l'encontre de sa volonté). De quoi remuer bien des principes moraux sans braquer le spectateur.
-L'intérêt d'un med-show décuple si en face d'une personnalité brillante se trouvent des candides, victimes plus ou moins consentantes des traits d'humour de House. Et le cast aura été largement à la hauteur : son rôle a été approfondi au fil des saisons. Et puis qui ne craquerait pas sur Jennifer Morrison ?
-Pour captiver l'attention du spectateur pendant tout l'épisode, il faut rajouter un mystère, une enquête médicale, suffisamment incroyable pour obtenir des rebondissements. Néammoins jamais le spectateur n'aura la sensation de verser dans l'absurde, le glauque ou les images chocs dont se délecte ER.
-Vous rajoutez aussi du background à vos personnages, une once de romance. Le personnage cynique redevient humain et on se met tout à la fois à le plaindre et à l'envier.
-Enfin, les scenarii sont extrêmement travaillés, de même que la réal', au point que chaque épisode surpasse le précédent. De fait il devient quasiment impossible de ne pas attendre le prochain épisode. Ou alors il faut être très allergique au med-show.
Bref, en quelques épisodes House a donné une claque monumentale au genre, et aux scénaristes de séries d'une manière générale. De cette série découle les meilleurs moments de l'année, les meilleures citations, et le meilleur épisode. Et si Hugh Laurie n'obtient pas son Emmy, je les maudis jusqu'à la dernière génération !
A noter que le vrai joyau de cette année fut encore une série Fox : après Firefly et Wonderfalls, Tim Minear est arrivé trop en retard pour les récompenses cette année, mais son Inside concourra l'année prochaine ;) 
INTERMEDE : VERONICA MARS Keith : How was your date?
Veronica : Oh, you know. Lousy conversation, but the sex was fantastic.
Keith : That's not funny.
Veronica : I don't know, I'm pretty sure it was.
Keith : You don't go to the oceanside bars that the college kids hang out at, do you?
Veronica : I prefer the biker bar by the train station. I get more attention there.
Keith : Hey honey, what's cooking?
Veronica : Not sure myself. Something that ends in -aroni.
Keith : Don't forget. You're a high school girl. Do some high school girl things now and then.
Veronica : Relax, Dad. I'm cutting pictures of Ashton out of Teen People as we speak.
Veronica : Am I naked? Because in my nightmares, I'm usually naked.
Veronica : We used to be friends. A long time ago.
MES RECOMPENSES A MOI
Meilleur épisode de l'année : House 1.21 « Three Stories ». Comment mieux dire ce qui ne peut être dit ? Sublime. Qui touche à la perfection. J'en aurai vu des épisodes de séries médicales, mais des comme ça, jamais. C'est brillant de bout en bout, en amenant des twists dans le raisonnement faisant naviguer le récit entre humour et émotion. Sans même compter l'importance du cas "House".
Vous rajoutez à cela non pas la parfaite Carmen Electra mais la parfaite Sela Ward, et vous obtenez un chef d'oeuvre. That's it.
Mes moments forts :
Des traces de peinture bleue (Arrested Development)
Le regard de Lorelai Gilmore lors de sa dernière scène (Gilmore Girls)
Un numéro de jonglage (Joan Of Arcadia)
House jouant au clavier sans clavier (House)
Un saut en parachute (Alias)
La scène finale de Yun-Jin Kim devant la plage (Lost 1.17)
Le moment où je comprends le titre d'un épisode de Veronica Mars (a trip…)
Un rendez-vous galant (House)
Mes chouchous :
Kristen Bell
Oliver Platt
Hugh Laurie
Lauren Graham
Les guests : Lucy Liu (Joey), Alyson Hannigan (Veronica Mars), Sela Ward (House) (d'où ma vignette), Mel Gibson (Complete Savages)
MES REGRETS
J'ai évidemment plein de regrets cette saison : je n'ai pas pu rattraper mon retard d'une saison sur Six Feet under et The Shield, et je n'ai toujours pas vu la fin de la saison 4 de Farscape ainsi que Peacekeeper Wars (oui je sais, Strat' c'est impardonnable). Je n'ai pas pu me mettre à Rescue Me, j'ai arrêté Battlestar Galactica par manque de temps, loupé Regenesis et Life as we know it. J'ai même du faire une croix sur Boston Legal.
La vie est cruelle.
HOUSISM
« House : This ray of sunshine is Doctor Lisa Cuddy. Doctor Cuddy runs this whole hospital, so unfortunately she's much too busy to deal with you. I am a bored...certified diagnostician with a double specialty of infectious disease and nephrology. I am also the only doctor currently employed at this hospital who is forced to be here against his will.
(…) But not to worry, because for most of you, this job could be done by a monkey with a bottle of Motrin. Speaking of which, if you're particularly annoying, you may see me reach for this: this is Vicodin. It's mine! You can't have any! And no, I do not have a pain management problem, I have a pain problem...but who knows? Maybe I'm wrong. Maybe I'm too stoned to tell. So, who wants me?”
“ Dr. Chase : What would you prefer - a doctor who holds your hand while you die or who ignores you while you get better?”
“ Dr. Cameron : What about sex?
House : Well, it could get complicated. We work together, I'm older, but if you go for that kind of thing . . .
Dr. Cameron : I meant syphilis.
House : Nice cover. »
« House : Another reason I don't like meeting patients. If they don't know what you look like, they can't yell at you.”
“ House : I've been a doctor for years – why do I have to keep assuring people I know what I'm doing?”
“ Matt : Who are those guys?
Margo : Oh, they're the arrogant jerks that saved your life.”
“ House : Fine, I'll never do it again.
Dr. Foreman : Yes you will!
House : All the more reason this discussion is pointless. »
« Dr. Wilson : You really don't need to know everything about everybody.
House : I don't need to watch The O.C., but it makes me happy.”
“ Chris : You're reading a comic book.
House : And you're calling attention to your bosom by wearing a low-cut top. Oh, I'm sorry – I thought we were having a ‘state the obvious' contest. I'm competitive by nature. »
« House : I take risks - sometimes patients die. But not taking risks causes more patients to die. So I guess my biggest problem is I've been cursed with the ability to do the math.”
Dr. Chase : How would you feel if I interfered in your personal life.
House : I'd hate it. That's why I don't have a personal life.”
Dr. Cuddy : I need you to wear your lab coat.
House : I need two days of outrageous sex with someone obscenely younger then me. Like half your age. »
« Dr. Forman : Ten-year olds do not have heart attacks. It's got to be a mistake.
House: Right. The simplest explanation is she's a 40-year old lying about her age. Maybe an actress trying to hang on. »
« House : Sorry - up late. Internet porn.”
“ Dr. Foreman : I think you should go with your instincts here – be a jerk.
House : I'm missing my soap for this? »
REMERCIEMENTS
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout.
Merci au cast d'Once and Again d'avoir eu la bonne idée d'apparaître dans plein de séries cette année. I miss you all.
Merci à toute l'équipe d'EDUSA, Frell à Scorpy et à l'année prochaine si tout va bien.
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