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MA SAISON A MOI :
Tous les ans, les membres de la rédaction se réunissent autour du feu pour se raconter leur saison passée, à travers ses bonnes, ses mauvaises surprises, et ses grands moments. Ensuite, ils font brûler des marshmallows.
)
| Saison 2004/2005
| - Conundrum | - Joma
| - Ju | - Sullivan
| - Nasnet | - Yaya
| - Cicéron | - Tonio
| - Oz | - Hobbes
| - Feyrtys | - Eclair
| - Phil | - Jéjé
| - Lyssa | - Anthony
 

Rappelez-vous … C'était il y a un an déjà, et, malgré les moqueries de mes collègues et les pressions des studios de production, je vous révélais l'horrible vérité : oui, 2003-2004 avait été une année télévisuelle de merde et non, ce n'étaient pas les aventures de Cocker Boy chez les Super Riches qui allaient me faire changer d'avis.
Bien sur, sur le moment, comme d'habitude, personne ne m'a cru. « Il exagère toujours, Hobbes », vous disiez vous (pour les plus polis d'entre vous…). Et pourtant, est-ce que je n'avais pas raison ? Est-ce que la Saison 3 d'Alias n'a pas été pitoyable ? Est-ce que les nouvelles aventures de Jack Bauer n'ont pas été consternantes de nullité ? Est-ce que, tandis que les « vieilles séries » telles que Friends agonisaient dans leur coin, la relève ne s'est pas révélée incapable de tenir la longueur ? Bref : est-ce que ma clairvoyance ne mérite pas d'excuses de la part de tous ceux qui, à l'époque, ne m'ont pas cru ?

Bon. Ca y est. Maintenant que vous êtes dans l'ambiance, on peut passer aux choses sérieuses, et répondre enfin à la question qui brûle toutes les lèvres : est-ce que l'année 2004-2005 a réussi a être encore plus nulle ?

Eh bien…
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… non !

Et croyez moi, j'en suis le premier surpris ! Mais malgré d'indéniables et nombreuses déceptions, l'année série 2004-2005 a apporté son lot de bonne surprise.
Oh, pas grâce à cette « relève » apparue il y a quelques année et qui s'avère incapable de survivre à sa 3eme, voire à sa 2eme saison, non…
Si 2004-2005 a réussi à me séduire, c'est essentiellement grâce à ses nouvelles séries.
Bref, le mot d'ordre, cette année, c'est : Place aux jeunes !


LA SERIE DE L'ANNEE :


Ca va sans doute en surprendre certains, mais pour moi, la série de l'année ne parle ni des femmes au foyer les plus sexys de la planète, ni des naufragés les plus extraordinaires du monde…
Non, pour moi la série de l'année parle tout simplement d'une lycéenne blonde qui mène des enquêtes, j'ai nommé…

Buffy
…qui aurait sans aucun doute mérité cette place si la Saison 1 avait été diffusée cette année, mais comme ce n'est pas le cas, je précise que cette jeune lycéenne blonde travaille aussi au journal de son école, car en fait, la série de l'année n'est autre que…


Smallville

… qui aurait sans nul doute mérité cette place si les acteurs, les scénaristes, les réalisateurs avaient été remplacés par la Whedon Team, mais qui ne mérite pour l'instant pas grand-chose de plus qu'une annulation.

Non, vous n'y êtes pas, cette blonde série de l'année au pitch aussi original que prometteur est en fait…


Veronica Mars
Eh oui, cette même série que Ju avait trouvée « sans intérêt », que Joma avait étiqueté « cliché », cette série que beaucoup, dont moi, n'avaient même pas daigné regarder…
Eh bien, comme dans le conte, ce vilain petit canard s'est transformé en cygne. N'ayons pas peur des mots, avec le recul, Veronica Mars est indéniablement pour moi la meilleure série de cette année, voire même la nouvelle série la plus enthousiasmante que j'ai vu depuis… Buffy !
Certes, les premiers épisodes sont un peu faibles (même si je ne les ai pas trouvés pour autant dénués d'intérêt) mais, en conséquence, la série s'améliore constamment au fil de l'année pour atteindre la perfection à la fin de la saison (contrairement à d'autres séries qui ont commencé en fanfare et fini au ralenti), et on passe très vite du stade du « guilty pleasure » à celui du « pleasure » tout court et, pour finir, à celui de l'« addictive pleasure ». Vous savez, ces séries qui vous provoquent des tremblements nerveux à chaque fin d'épisode quand vous réalisez qu'il va falloir attendre au moins une semaine pour voir la suite.
La faute à qui ? A Rob Thomas bien sûr. A son choix de casting impeccable et 100% Boulet Free (même l'ex boyfriend ne m'a pas ennuyé), où chaque acteur, l'extraordinaire Kristin Bell en tête, campe son rôle à la perfection. A une enquête principale aussi rythmée que bien dosée : si le mystère de la mort de Lilly Kane m'a tenu en haleine pendant 22 épisodes, c'est parce que Rob Thomas a réussi l'exploit d'éparpiller les indices et les révélations à chaque épisode (hein JJ ?) sans pour autant saborder l'effet de surprise de la révélation finale (hein Marc Cherry ?). A des intrigues secondaires (les enquêtes lycéennes de la semaine) souvent justes, parfois émouvantes, et surtout toujours drôles. A des dialogues qui déchirent tout. A une réalisation soignée (Rob Thomas ne se contente pas de filmer paresseusement ses flashback comme certains, il s'efforce de les mettre en scène d'une manière différente à chaque fois, et c'est toujours réussi). A une ambiance musicale excellente qui nous change de la soupe infâme qu'on entend dans trop d'autres séries. A un générique qui vous met direct dans l'ambiance.
Je pourrai encore parler longuement des qualités de la série, mais à quoi bon. Je sais déjà que certains ne donneront jamais leur chance à un show UPN qui raconte les aventures d'une lycéenne détective… Tant pis pour eux. Les autres se feront prendre au piège comme toute la rédaction et, croyez moi, ils ne le regretteront pas !



LE DUEL DE L'ANNEE :

Wysteria Lane ou le Pacifique ? Marcia Cross ou Terry O'Quin ? Mike ou Kate ? Le mystère du suicide de Mary Alice ou celui du crash d'un avion ? Les naufragés crétins ou les femmes au foyer ?
Voilà le genre de questions qui ont divisé le monde, ou en tous cas la rédaction et le forum d'EDUSA cette année…
Car rares sont ceux qui ont réussi à concilier les deux : à un moment, il a bien fallu choisir entre Desperate Housewives et Lost et, une fois les camps formés, une guerre sans merci a été menée…
Mais laquelle de ces deux séries ABC serait la « vraie » nouvelle série de l'année ?
Pour moi, la réponse ne fait aucun doute, la nouvelle « série » de l'année (juste après Veronica, évidemment), c'est…

Desperate Housewives
Certes, la série n'est pas parfaite, certes, après un début de saison impeccable elle a souffert d'une légère baisse de rythme, certes certaines intrigues auraient pu avancer un poil plus vite… Et pourtant, chaque épisode ou presque, est un enchantement.
Pourquoi ? Grâce à des actrices impeccables, qui réussissent à rendre excellentes des situations qui, interprétées autrement, pourraient être bancales (combien d'actrices se seraient lamentablement ridiculisée là où Marcia Cross a brillé dans le dernier épisode), grâce à des répliques cultes comme si il en pleuvait, grâce à un aspect comédie toujours réussi (DH, même s'il mélange les genres, est définitivement une comédie), grâce à la musique de Danny Elfman qui habite véritablement la série, grâce à des rebondissement soapesques classiques (quoi que…) mais efficaces…
Alors oui, je suis conscient que l'essai n'a pas été transformé, et je comprend qu'après un début si prometteur certains aient pu être déçu par une deuxième partie de saison un poil moins réussi… Mais pourquoi bouder son plaisir ? Personnellement, les nombreuses qualités de la série suffisent amplement à me faire oublier ses agaçants petits défauts.
Maintenant, reste à espérer que Marc Cherry saura utiliser son été pour transformer l'essai en nous pondant une Saison 2 mieux dosée et mieux équilibrée, et à croiser les doigts pour que la série échappe au phénomène de « The O.C. »…


Lost
Ca ? La série de l'année ? La mystification de l'année plutôt, non ?
Sérieusement, j'ai beau faire des efforts, j'ai beau avoir rattrapé la fin de la saison dans des conditions idéales (chips et alcool), je n'arrive pas à comprendre comment autant de gens peuvent aduler ce… truc.
Ca commençait plutôt bien pourtant : le pilote m'avait enchanté, le cast était plus que sympathique et les premiers épisodes, sans être parfaits, semblaient poser de bonne base pour la série.
Seulement voilà, une bonne idée de départ ne fait pas une série, et au fil de la saison, Lost a rapidement commencé à m'ennuyer, puis à m'insupporter au plus haut point. Il faut dire que pour m'énerver, JJ a employé les grands moyens : des flash-backs inintéressants et prévisibles qui occupent la moitié de chaque épisode et ne servent à rien du tout, sauf peut-être (c'est un comble) à rendre les personnages un peu moins crédibles ou intéressants à chaque fois (oh là là, en fait Kate est pas si méchante, elle est poursuivie par la police mais elle est gentille quand même ! oh là là, en fait Sayid connaissait des terroristes islamiste (c'est bien connu, tous les irakiens connaissent des terroristes de toutes façon) mais il est gentil quand même ! oh là là, en fait la rock star c'était un drogué, mais il est gentil quand même ! oh là là, en fait le Coréen c'était un membre des triades, mais il était gentil quand même ! oh là là, en fait Sawyer c'est un escroc, mais comme il veut venger sa maman il est gentil quand même !) ; des personnages qui sont presque tous devenus horripilants au fil des épisodes (qui peut encore supporter les airs mystérieux que prend Locke avant de balancer des banalité du style « l'île m'a parlé »), une mythologie qui me semble un peu plus improvisée à chaque épisode (même si certains crieront au génie et vous affirmeront que, oui oui, tout sera expliqué dans la Saison 9) et qui aura sans doute battu le record mondial du tirage sur la corde tellement elle n'avance pas (le cliffhanger du dernier épisode est, à ce titre, magistral).
Dommage, comme je l'ai dit, la série avait du potentiel, mais là je n'y arrive vraiment pas.
Maintenant, reste à savoir si j'aurais été plus indulgent avec la série si elle n'avait pas été acclamée comme géniale, fabuleuse, profonde (Rousseau et Locke ont vraiment existé, c'était des philosophes !!!) et (surtout) incritiquable (parce que bon, vu qu'il faut attendre la Saison 9 pour que la mythologie soit expliquée, à quoi bon pointer les incohérences maintenant…). Sans doute ! Mais j'aurais pas suivi la Saison 2 pour autant…



LES DEPARTS A LA RETRAITE ANTICIPES DE L'ANNEE  :

The O.C. : Mort né
Quelle déception ! La Saison 1 de The O.C. ne m'avait sans doute pas autant enthousiasmé que certains, mais j'avais quand même bien accroché à cette petite série ma foi bien sympathique et amusante…
La Saison 2, malheureusement, n'a pas été à la hauteur. Ca commençait bien pourtant : le personnage de Ryan était développé de manières intéressante, les nouveaux personnages étaient plutôt réussis, et les intrigues prenaient une direction surprenante par rapport à ce qu'on aurait pu attendre. Et puis voilà : Josh Schwarz a fait un truc que je ne supporte pas dans une série : il a cédé à la pressions de ses fans. Résultats : en 3 épisodes, évacués les nouveaux personnages, les nouveaux couples et les nouvelles intrigues, on se contente de faire paresseusement un réchauffé de l'année précédente (en moins bien) tout en jouant la carte de l'autodérision en rappelant à chaque dialogue que « c'était mieux l'an dernier ».
Résultat, on a une saison bancale, coupée en deux, qui ne satisfera ni ceux qui appréciaient la nouveauté (sabordée honteusement) ni ceux qui regrettaient la Saison 1 (qui n'est de toute façon que bien mal imitée).
Pour massacrer en un an à peine ce qui avait été la série événement de 2003-2004, il fallait y aller fort… Mission accomplie !


Alias

Déçu par Alias je suis ! Pas que la saison soit mauvaise, non, elle est largement supérieure à la précédente et, malgré le pari surprenant de JJ de commencer par 12 loners pour concentrer toute la mythologie sur la fin de saison, j'ai pris un réel plaisir à la suivre.
Seulement voilà, la Alias touch n'est plus là et je n'arrive plus à me passionner pour la série comme au bon vieux temps.
Ajoutez à cela un Season Finale que j'ai trouvé particulièrement décevant, et vous comprendrez que je ne suis pas spécialement impatient de voir la série reprendre l'an prochain. Comme l'avait dit Ju à propos de Desperate Housewives : je passe toujours un bon moment devant la série, mais l'amour a disparu.

LA SERIE QUI M'INDIFFERE DE L'ANNEE  :

Scrubs
Scrubs m'a vraiment bien fait rire cette année. Dommage que la fin de saison soit un peu poussive, je pense que rajouter des épisodes au dernier moment n'était pas vraiment une bonne idée…. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé cette saison particulièrement drôle et agréable à suivre.
Cela dit, je ne comprend pas pourquoi, mais j'ai toujours autant de mal à m'attacher à cette série, en dépit de ses indéniables qualité, je laisserai donc d'autres personnes en vanter les mérites mieux que moi !

LES MEILLEURS MOMENTS DE L'ANNEE  :

Veronica Mars : Leave it to Beaver
J'ai l'impression que la tradition du Season Finale s'est un peu perdu ces temps-ci. Scrubs, Alias, DH… voilà des séries que j'ai apprécié cette année, mais qui ne m'ont pas vraiment offert l'explosion attendu dans leur dernier épisode.
Heureusement, Rob Thomas était là pour rattraper le coup : le dernier épisode de Veronica Mars est pour moi l'incarnation même de ce que devrait être un bon Season Finale. Toutes les intrigue y sont traitées, tous les mystères y sont résolu, tous les personnages y sont bien utilisés (sauf un). On rit (beaucoup), on tremble (un peu), on pleure (presque) avec Veronica, on hurle des « Je le savais ! » devant son écran alors qu'on sait pertinemment qu'on ne le savait pas, et on sursaute à chaque écran noir de publicité parce que l'épisode paraît tellement dense que là, forcément, on doit être arrivé au cliffhanger.
Et que dire de ce cliffhanger magistral ? Pas assez frustrant pour nous laisser un arrière goût désagréable dans la bouche (pas de « I know who the killer is… » suivi d'un écran noir) mais suffisamment efficace pour qu'on s'interroge tout l'été sur sa résolution sans pouvoir n'être sûr de rien (sauf que ça ne pourra être que satisfaisant dans la mesure ou la question laissée en suspens reste assez sobre… je doute que Lost ou Alias en fassent autant avec leurs cliffhangers respectifs !).
Bref, un épisode excellent du début à la fin qui vient apporter la pierre finale à l'édifice d'une excellente saison


Desperate Housewives : Anything You Can Do

C'est pour moi l'un des meilleurs épisodes de la saison, toutes séries confondu. Pas une seconde de répit, des actrices qui excellent toutes dans leurs intrigues respectives, un dosage parfait entre la comédie (la séquence d'ouverture sur la compétition est hilarante), le drama et le soap, des disputes, des révélations, un jardinier torse nu, des retournements de situation… Et un monologue final qui nous relie toutes ces intrigues et nous laisse hagard devant notre écran, incrédules à l'idée qu'il va falloir attendre au moins UNE SEMAINE pour voir la suite.
Il y a eu d'autres excellents épisodes dans la série, avant et après celui là, mais c'est avec celui-ci que j'ai réalise à quel point j'étais accro…


Reefer Madness

Ce n'est pas une série, mais ne boudez pas pour autant ce téléfilm Showtime qui n'a pas oublié le « comédie » dans « comédie musicale ». Kristin Bell y excelle en blonde nunuche (mais dotée d'une très belle voix), certaines chansons sont véritablement excellentes (mention spéciale aux hilarants passages sur Roméo et Juliette et à l'appartion en guest star de Jésus) et le tout se suit avec un très grand plaisir.



LES MOMENTS LES PLUS RIDICULES DE L'ANNEE  :

Lost : Exodus
Ou comment écrire un Season Finale de 2 heures où il ne se passe rien. Les ¾ des intrigues font du remplissage (mention spéciale à celle de notre ami le junkie), les flashbacks ne servent comme d'hab à rien, les dialogues sont ridicules (« La seule lettre que j'ai jamais écrit est pour l'homme que je vais tuer »), et le cliffhanger est une insulte à l'intelligence du téléspectateur.
Quand je pense que c'était cet épisode qui devait me convaincre de mater la Saison 2…


The O.C. : Voyage à Miami

Un requin... Deux requin... Trois requin... Quatre requin… Je sais bien qu'on est en Floride, mais quand même !
Avec cet épisode, Josh Shwarz a réussi à me dégoûter jamais de sa série et à me réconcilier par défaut avec Marissa en sabordant tous ses autres personnages (mention spéciale à la scène de la chantilly qui a propulsé Seth a jamais dans la catégorie des boulets auprès de Spike et Kim Bauer).
Adieu soleil, adieu ventes de charités, adieu pool parties… The O.C. et moi, c'est terminé !



LA QUOTE DE L'ANNEE :

J'ai la flemme d'en chercher d'autres, alors vous vous contenterez de celle qui m'a le plus marqué (et qui a aussi failli me tuer d'ailleurs, ça m'apprendra à manger devant Desperate Housewives !).

Bree : « Rex cries after he ejaculates »


Allez, en bonus, je vous rappelle la version de Phil:

Phil : « Rex ejaculates after he cries

Sacré Philou !


Voilà voilà. Une année moyenne donc, en ce qui me concerne, avec d'excellentes surprises d'un côté et de grosse déception de l'autre. Maintenant, espérons que les nouveauté tiendront sur la longueur !

 

 
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