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MA SAISON A MOI :
Tous les ans, les membres de la rédaction se réunissent autour du feu pour se raconter leur saison passée, à travers ses bonnes, ses mauvaises surprises, et ses grands moments. Ensuite, ils font brûler des marshmallows.
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| Saison 2004/2005
| - Conundrum | - Joma
| - Ju | - Sullivan
| - Nasnet | - Yaya
| - Cicéron | - Tonio
| - Oz | - Hobbes
| - Feyrtys | - Eclair
| - Phil | - Jéjé
| - Lyssa | - Anthony
 

On commence cette rétrospective de ma saison à moi des séries que moi j’ai vu avec mes yeux à moi avec la crème de la crème du mieux des séries… d'après moi.

LES TRUCS COOLS :
Parce que c’était quand même une putain de bonne saison

 Veronica Mars: She is a marshmallow
Pas facile d’être une série de qualité tous les jours. Par exemple, prenez Veronica Mars : avec un titre ridicule, un pitch qui ne vaut pas beaucoup mieux, des photos de promotions tout droit tirées d’un catalogue des 3 Suisses, un pilote sans grand intérêt qui aligne clichés et personnages caricaturaux, c’était pas gagné.
Et pourtant, quelques 22 épisodes plus tard, tous ceux qui l’ont vue sont unanimes : cette première saison est une excellente surprise. A quoi attribuer ce retournement de veste ? Au charme de son interprète principale, l'adorable Kristen Bell ? Peut-être en partie, mais ça n’explique pas tout. Au répliques cultes ? Sans doute un peu. Au mystère et aux rebondissements qui vous tiennent en haleine du début à la fin ? Possible. A l'écriture parfaitement maîtrisée des personnages, qui deviennent de plus en plus intéressants à mesure que les épisodes défilent ? Oui, aussi.
Veronica Mars c’est tout ça, et encore pleins d’autres choses. Alors si vous êtes en quête d’une série qui ne vous prend pas pour un con, qui développe remarquablement tous ses personnages et leurs relations (on a rarement mieux établi une amitié comme celle de Wallace et Veronica, ou une telle relation père/fille), qui s’améliore d’épisode en épisode et vous offre une conclusion on ne peut plus satisfaisante, vous savez ce qu’il vous reste à faire.


 Arrested Development: Solid as a rock
Attention, débauche de superlatifs. Je pourrais dire qu'à l'image de la famille Bluth, cette série est complètement dingue. Mais ça relèverait de l’euphémisme tant cette deuxième saison explose les frontières du dingue.
Là, on atteint le stade du portenawak absolu. Mais du portenawak incroyablement bien maîtrisé, avec des intrigues hilarantes qui se recoupent de façons inattendues, des acteurs géniaux, une narration survoltée de Ron Howard, des guests stars à la pelle, des personnages secondaires complètement décalés dont le nombre va finir par égaler celui des Simpson, et bien sûr, un usage de la continuité inégalable.
Comment oser rivaliser avec cette série, quand chaque épisode aligne un nombre ahurissant de références aux épisodes passés (et futurs ! ils sont dingues je vous dis !), tout en ajoutant de nouveaux gags sur lesquels revenir plus tard ?
Une série aussi brillante, c’est à se demander pourquoi la FOX ne l’a toujours pas annulée.


 Scrubs : Damn you, Zucker
Autant l’an passé j’avais émis un jugement assez sévère sur la troisième saison (et j’en avais payé les frais auprès de mes collègues : railleries constantes, petites piques assassines, lancés de kiwis, menaces de mort…), autant cette année je n'ai presque rien à redire : on a eu le droit à une excellente saison 4.
Si quelqu'un vous dit le contraire, acquiescez poliment et passez votre chemin.
Effectivement, la série est différente. Une place nettement moins importante a été accordée aux intrigues purement médicales (et donc au côté drama de la série), et en plus de ça, mais c’est peut être une impression personnelle, l’ambiance est différente, moins ancrée dans la réalité et plus volontairement exagérée. Mais bon, du moment que Zach est toujours drôle et que les gags sont toujours hilarants…
Allez, si je devais faire un commentaire négatif, ça serait que la saison, dans son ensemble, a un peu souffert de sa longueur. Les 3 derniers épisodes, bonus, semblant un peu moins bons (quoique je n’ai pas grand-chose à reprocher au final, bien plus réussi que celui de la saison 3... même si c'était pas dur).
Non, mon seul vrai regret, c’est que notre cher Jeff Zucker, responsable des programmes de NBC, a eu la bonne idée de ne pas faire revenir Scrubs à la rentrée, et de repousser la saison 5 à une date indéterminée…


 Battlestar Galactica : C’est pas du Stargate, mais c’est bon quand même !
Vous ne connaissez rien de la série d’origine? Vous n’avez aucune admiration particulière pour Ronald Moore ? Vous ne savez même pas qui est Ronald Moore ?
Parfait ! Vous allez adorer Battlestar Galactica !
Quoi ? Vous être un fan de la première heure de BSG ? Non seulement vous savez qui est Ronald Moore, mais en plus vous admirez sa vie et son œuvre ?
Parfait ! Vous allez adorer Battlestar Galactica !
Vous l’avez compris, cette série s’adresse à tout le monde, aux fans de SF comme aux gens tout tristes qui n’aiment pas (les pauvres). C’est un drama, dans l’espace, avec pleins de jolies actrices (ah… Boomer…), et des thèmes comme la politique et la religion suffisamment intellos pour briller en société devant plein de jolies filles... Et il y a de grosses vannes bien grasses, des personnages géniaux (avec pleins d’actrices super jolies), une ambiance apocalyptique top notch (c’est un mot), et les effets spéciaux de Firefly. Oh, et le showrunner, Monsieur Moore, est un type tellement extra qu’il tient un blog très intéressant sur le site officiel. Bon, il n’est pas aussi cool que Rob Thomas, mais presque.
Un reproche (sinon on va dire que je manque d’objectivité) : la série aurait pu dévoiler un peu plus sa mythologie, parce que finalement on a que très peu avancé de ce point de vu en une saison. Mais bon, avec des actrices comme ça - produites en série! - qui a besoin d’une mythologie ?


 Gilmore Girls : What?
Question existencielle (sans déconner)… la saison 5 de Gilmore Girls est-elle vraiment la meilleure de la série ? Dans le cas contraire, quelle autre saison la surpasserait ? Aucune idée.
Cette année, les filles Gilmore et leur maman (l'inimitablement folle Amy Sherman-Palladino) ont manqué de peu le parcours sans faute : les intrigues dramatiques, ou non, n’ont jamais été aussi réussies, l’humour maintenant rodé de la série fait des merveilles, et Lauren Graham est toujours l’incarnation de la femme parfaite.
Pas un faux pas pendant les 2 premiers tiers de la saison, puis une petite baisse de régime (rien de grave, juste quelques épisodes « à la saison 4 », c'est-à-dire agréables, mais sans le petit plus qui fait la différence), pour conclure par un final magnifique qui donne très envie de voir la suite. Sans être forcément la meilleure saison de la série, c’était quand même sans doute ma préférée.


 The Daily Show: Mon journal à moi qu’il m’informe
Encore un exemple du génie de Oz, Dieu parmi les geeks. Mieux encore, un exemple concret qui vous prouve que les ultimatums de Strat pour regarder quelque chose sont vraiment justifiés, parfois.
En gros, tout est bon à prendre dans ce faux journal (à regarder en complément avec un vrai, donc) mené d’une main de maître par Jon Stewart, avec sa dose de partis pris, d’humour sur tout et n’importe quoi, et de reportages complètement barges. J’ai suivi le Daily Show avec un très grand plaisir pendant sa couverture des élections présidentielles, et mon grand regret c’est de ne plus penser à le regarder qu’occasionnellement…


 Alias : Encore une saison de 11 épisodes ?
Etrange. STOP. Après avoir critiqué les 22 épisodes en 20 semaines, j'ai envie de faire bref. STOP. J’ai vraiment aimé cette saison, centrée plus que jamais sur les personnages et leurs relations. STOP. Certes, la première moitié, composée de stand alones, est un peu frustrante et pas exempte de défauts. STOP. Mais la suite, c’est du Alias de très bonne facture, avec quelques excellents épisodes dignes de la belle époque. STOP. Beaucoup ont détesté. STOP. Pas moi. STOP. Vivement la saison 5.


 Lost : Et avec votre flashback, je vous mets quoi ?
Certains adorent (ils ont bien raison). Certains détestent (tant pis pour eux).
La première, longue, saison de la série n’a pas que des qualités, loin de là. Certains épisodes sont ratés (voir ceux du Hobbit et de Kate), certaines intrigues traînent vraiment, mais alors vraiment, en longueur (on sent que la saison ne devait pas s’étaler sur 25 épisodes au départ), et certains choix scénaristiques sont tellement énervants qu’ils vous font maudire sur 8 générations la série, ses créateurs, et le mec qui le premier a introduit le concept d’amnésie à la télé.
Et pourtant… j’adore Lost, j’ai passé une excellente année à suivre la série, et j’attends avec impatience la saison 2. Est- ce que, pour autant, ça fait de moi un mec sans goût, particulièrement tordu et masochiste ?
Si je reviens chaque semaine, c’est parce que tous les personnages, à part, évidemment, le Hobbit et Kate, sont intéressants et bien développés tout au long de la saison, parce que les mystères bien frustrants ne m’ont jamais dérangé, parce que visuellement on en prend plein les yeux, parce que la galeries d’acteurs est impressionnantes, parce que les musiques de Michael Giacchino sont superbes, et parce que oui, je suis un peu tordu et masochiste.
Reste à savoir si la série saura évoluer dans le bon sens, ou si elle s’empêtrera encore plus dans ses défauts… Mais contrairement à certains détracteurs désespérés, je suis plutôt optimiste.


 House: You can’t always get what you want
J’ai arrêté Urgences après la lente, très lente, très très lente agonie du Dr Greene. Je n’ai aucune formation médicale hors Docteur Maboule. Les séries médicales, d’ailleurs, je n’aime pas plus que ça. En général, le concept « une enquête = un épisode », sans mythologie, c’est pas mon truc. Et en dépit de tout ça, j’adore House.
Le truc ? House n’est pas vraiment une série médicale traditionnelle.
House, c’est un mélange improbable de mystère, d’humour, d’irrévérence, de second degré, de cas de conscience, une série étonnante qui évolue tout en douceur, sans arrêt, et ce, tout naturellement, avec élégance.
House, c’est aussi un personnage. Un salaud, un anti-héros absolu, auquel on ne peut que s’attacher. House ose tout, dit tout, il se fout royalement des conséquences.
House c’est le charismatique Hugh Laurie, à l’attitude irrésistible (la canne aide), entouré d’un cast presque aussi talentueux que lui qui campe une galerie de personnages aux rôles tous parfaitement établis.
House, c’est tout simplement la série la plus maîtrisée de la saison. Un exploit à réitérer l’an prochain, puisqu’à la surprise de tous, House revient... Bah oui, un truc aussi bon sur la grille de la FOX, ça fait un peu tache.

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CITATIONS :
Les cross-overs

- Who are you hoping to hook up with, now? Spike and Drusilla?
Rory, Gilmore Girls

- I don't need to watch the O.C. but it makes me happy.
House, House.

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NOS CHERS DISPARUS :
Ils sont annulés, ils vont me manquer

« Putain de bonne saison », peut-être, mais ça n’a pas empêché les networks de faire ce qu’ils font le mieux : absolument ce qu’ils veulent. Et voilà ce que ça a donné…

 Dead Like Me: Obsessed with post-it
Je ne vais pas vous mentir : je suis incapable de vous reparler de la moitié du tiers des intrigues de cette dernière saison. C’est pas ma faute aussi, ça fait presque un an maintenant, et j’en ai vu des séries depuis (mais vous aviez remarqué…) !
Ce que je peux vous dire quand même, c’est qu’elle est foutrement bonne cette saison 2. Une saison bien différente de la précédente d’ailleurs. Des changements ont en effet été effectué, pour le meilleur (DLM est passé de « Georgia Show » à un ensemble, chaque personnage ayant son propre arc au cours de la saison… sauf Roxy), et pour le pire (visuellement, c’est nettement moins beau).
Pour moi, la saison 2 c’est surtout celle des fantastiques, parfaits, hilarants et charismatiques Daisy et Mason. Des personnages qui ont subit une vraie, et belle évolution, et dont les intrigues entrecroisées m’ont scotché à mon écran pendant tout l’été.
Pour ne rien gâcher, et même s’il n’avait pas été écrit dans ce but au départ, le final offre une très jolie conclusion à la série.


 Tru Calling : Ceci n’est pas une blague

Non, non, ne partez pas ! Je sais, c’est étrange. Très, très bizarre même. Mais Tru Calling, la série avec le concept ridiculement répétitif de retour en arrière, la série dont le seul attrait est de voir courir Eliza Dushku pendant 20 minutes toutes les semaines, la série dont la première saison est vraiment lamentable (à part le fait de voir Eliza courir), donc oui, Tru Calling quoi, possède une excellente deuxième saison. Annulée par la FOX. Après 6 épisodes. Avant même leur diffusion.
Pour dire ce qui est, je n’avais regardé que 3 ou 4 épisodes de la saison 1, mais ça m’avait largement suffit pour me faire une idée. Et si je suis revenu pour la deuxième année, ce n’est pas à cause des cris de joies de Joma (on s’y habitue), mais surtout parce que Jaaaaaaaaane Espenson avait pris les commandes de la série pendant l’été. Et j’ai bien eu raison.
Quoi de neuf alors ? En gros, des variations sur un même thème. On sort des intrigues plan-plan qui s’écrivent toutes seules pour jouer avec le concept, le tordre dans tous les sens pour le rendre à chaque fois surprenant. Jack, le personnage interprété par Jason Priestley, apporte un vrai plus à la série (le meilleur épisode lui est d’ailleurs consacré), de nouveaux personnages secondaires, intéressants et humains (incroyable !), sont introduits, et une mythologie intrigante sur plusieurs niveaux se met en place rapidement.
Mais bon, on est sur la FOX, hein. Le Tru Calling qui fait pitié a le droit à une saison entière. Le Tru Calling qui fait plaisir est annulé avant même sa diffusion.
A part ça, je n’en veux pas du tout à la FOX d’avoir annulé Firefly.

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CITATIONS :
Les réalistes

- I gotta say: this year? Not as good as last...
Seth Cohen , The O.C.

- Last year sucked!
Vaughn, Alias

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LES TRUCS PAS NAZES :
Mais qui peuvent tellement mieux!

Tout est dans le titre je crois. On était loin de la catastrophe, mais c’était quand même moins bien que d’habitude. Vous voyez, c’est ce que j’ai essayé d’expliquer l’an dernier avec Scrubs, mais… AIE !

 Six Feet Under : La malédiction de la saison paire
Petit résumé des faits, histoire de ne me mettre personne à dos. Je trouve la saison 1 de Six Feet Under quasiment parfaite. J’aime moins la saison 2. J’adore la saison 3. Vous voyez apparaître un schéma ? Oui, en toute logique, j’ai moins aimé la quatrième saison.
Ok, ceux qui pensent que la logique n’a rien à voir avec ça ont sûrement raison, mais alors, comment expliquer autrement ce que j’ai ressenti ? C’est du Six Feet Under classique, mêlant drame et humour (noir), avec les bons et les moins bons côtés qu’on peut connaître à la série, les personnages poursuivent leur petit bout de chemin, certains suscitant plus d’intérêt (Brenda) que d’autres (Claire), et il y a même Michelle Trachtenberg en guest !
Mais non, il me reste quand même un petit arrière goût d’inachevé dans la bouche, certaines storylines auraient pu (auraient du !) être mieux traitées…
M’enfin bon, ça ne m’empêche pas d’être super impatient de découvrir chaque nouvel épisode de la saison 5 de cette série qui ne parle de rien, mais le fait vachement bien.


 Monk : Bye, Sharona
Plus que les épisodes, ce qu’on retiendra vraiment de cette saison 3, c’est ce qui s’est passé dans les coulisses de la série : Bitty Schram a plus ou moins claqué la porte, et Sharona a donc disparu mystérieusement sans laisser de trace entre les deux demi-saisons. Enfin, rien ne disparaît sans laisser de trace, et Sharona a juste laissé ce pauvre M. Monk tout seul, le forçant à se trouver une nouvelle assistante…
Dès lors, la grande question était de savoir si, oui ou non, la remplaçante ferait l’affaite. La bonne nouvelle, c’est que Traylor Howard est très convaincante dans le rôle de Natalie, et que les scénaristes ont eu la bonne idée de profiter du départ de Sharona pour modifier un peu la dynamique du duo principal. Natalie n’est pas Sharona, et sa relation avec Monk est bien différente. Du coup, la série est toujours drôle et émouvante (surtout dès qu’ils touchent à Trudy), Stottlemeyer et Randy sont toujours attachants, et en bonus, on voit évoluer avec plaisir le couple Monk/Natalie.
Reste à voir ce que donnera la saison 4, mais libérés des contraintes imposées par un changement de cast imprévu, je suis sûr que les scénaristes seront retrouver ce qui faisait le génie des premières saisons.

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CITATIONS :
Les auto-référentielles

- Scorpius: This is insane, Crichton.
-
Crichton: Four years on, and you're only getting that!
Farscape : The Peacekeeper Wars

- We used to be friends... a long time ago.
Veronica Mars, Veronica Mars

- How did you get here so fast?
Jack Bauer , 24

- God doesn't care about ratings .
Arrested Development

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LES TRUCS NAZES  :
Que j'ai pas eu le courage de suivre jusqu'au bout

 Parce qu’il arrive un moment où on se demande vraiment ce qu’on fout devant une série dont on n’a pas grand-chose à faire, et parce que ce moment arrive plus ou moins vite.

 Desperate Housewives : 17 épisodes
Peu importe ce que disent les fanas d’hommes objets qui tondent la pelouse, Desperate Housewives est la série la plus surestimée de la saison. Le problème, c’est que les admirateurs des ménagères désespérées sont un peu restés coincés en 2004, quand la série n’avait pas encore montré toutes ses limites. Parce que oui, les premiers épisodes sont très réussis. C’était à la fois innovant, bien vu, et souvent drôle.
Puis, l’innovation a disparu, laissant sa place au remplissage pur et simple. Ce qui était bien vu au départ a perdu de sa force au bout de la 15 ème variation sur le même thème. Quant à l’humour, si vous aimez le comique de répétition, vous allez adorer, parce qu’il ne reste plus que ça, noyé au milieu de scènes répétitives, prévisibles, et sans intérêt.
Quant au mystère mystérieux qui n’en a que le nom, si vous pensez avoir tout compris à la mi-saison, pas de panique, il ne vous reste plus qu’une douzaine d’épisodes à subir avant qu’on vous explique en moult détails plus inutiles les uns que les autres que, effectivement, vous aviez tout compris.
Oh, mais si vous pouvez vous contenter de mecs torses nus, tout ça ne vous dérangera pas, alors n’hésitez pas et foncez sur la série de l’année ! Et puis bon… je ne vois pas pourquoi je me fatigue, j’avais déjà écrit ça à la mi-saison, et tout s’est encore confirmé par la suite…


 Joey : 12 épisodes
Regarder Joey, c’est toujours un peu douloureux. On se souvient vaguement de Friends (quand c’était drôle), on se demande ce que Joey fait tout seul, on a l’œil un peu humide en voyant une photo de Chandler qui traîne, et on s’ennuie. Beaucoup. Le problème de Joey, en dehors du fait que ce n’est pas drôle, prévisible, que les pseudo gags sont répétitifs et que ça manque de personnages, c’est… non, le problème c’est exactement ça.
Ca, plus la musique du générique.


 Jack & Bobby: 7 épisodes
Voilà ce qui arrive quand Everwood part à la rencontre de The West Wing… et qu’ils se ratent. Pourtant, tout avait très bien commencé. L’idée de départ est intéressante, le pilote de la série est vraiment excellent, et l’épisode suivant est très sympa. Mieux, Christine Lahti campe avec brio un personnage surprenant (au début), et Bradley Cooper est un récurrent, ce qui est toujours une bonne chose.
Puis assez rapidement, la série est devenue un peu n’importe quoi, et à trop s’appuyer sur son concept (apparemment, toutes les actions du futur Plus Grand Président de Tous les Temps ont pour origine son adolescence), elle réussit à nous en dégoûter.
Au final, il me reste une belle impression de gâchis, et rien de plus.


 Point Pleasant : 1 épisode
J’étais venu pour voir si, finalement, Marti Noxon est bien une incapable, et parce que les promos de pré lancement étaient intrigantes. Je suis reparti aussitôt, parce que Marti Noxon est bien une incapable, et parce que les daytime soaps avec The Sentinel himself, et une actrice principale au charisme de poulpe, c’est pas trop mon truc.
Un pilot de merdre, une idée de base très conne pour une réalisation non inspirée et des acteurs ridicules. Bizarre, cette annulation.

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CITATIONS :
Les cultissimes

- Those are balls.
Barry Zuckerkorn, Arrested Development

- I love you. I just don't like you anymore.
Mason, Dead Like Me

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LES TRUCS NAZES  :
Que j'ai suivis jusqu'au bout, et on se demande comment j'ai fait!

 Parce qu’il arrive un moment où on se demande vraiment ce qu’on fout devant une série dont on a plus grand-chose à faire, et que pourtant, on reste pour voir si ça va s’arranger. Le bon côté, c’est que ça me libère du temps pour deux nouvelles séries à la rentrée prochaine.

 The O.C.  : The K.K.
Désolé. La saison 2 de The O.C. a vraiment été celle de tous les changements. Changement pour le mieux déjà, Ben Mackenzie a fait de sacrés progrès pendant l’été, pour devenir vraiment très bon. Autre jolie surprise, la renaissance de Marissa Cooper à la mi-saison. Mais… lorsque le personnage de Mischa « Robot » Barton devient presque ce qu’on préfère dans la série, ça en dit long sur la destruction totale qu’a subit tout le reste du cast.
Souvent énervants, parfois sans intérêt, tantôt caricaturaux, ou réduits à n’être plus que l’ombre de ce qu’ils étaient, il y en a vraiment pour tous les (dé)goûts ! Evidemment, mauvais personnages ne vont pas sans mauvaises intrigues, et encore une fois on est servi. C’est avec un plaisir malsain que Josh Schwartz a réduit à néant tout le potentiel de sympathie qu’il avait pu accumuler. Et c’est à grands coups de jardinier latino, de Bête Shop et ses groupes superchouettes, d’intrigues débiles et autres joyeusetés, qu’il nous fait oublier la première saison. Le requin est sauté pour de bon. A plusieurs reprises.
Disparue ! La série intelligente qui savait jouer des codes et s’en amuser, et qui surtout ne se prenait jamais trop au sérieux.
Bienvenue ! La série prétentieuse qui embrasse les codes des soaps pour mieux s’y embourber, et qui fièrement détruit tout ce qui la rendait unique pour la faire rentrer dans un moule imbuvable.
Alors oui, certains se contenteront toujours d’un prime time soap aux intrigues so shocking où les girls sont trop hot et les boys ne sont pas trop boring. Moi, je suis plutôt furieux d’avoir perdu une série pleine d’humour qui savait faire autre chose que se mater le nombril et gagner des thunes en produits dérivés.


 24 : La plus longue journée de MA vie
Que ce soit bien clair : la saison 3 était déjà vraiment nulle.16 épisodes de remplissage à peine dissimulé, pour 3 épisodes maîtrisés, puis une fin de saison à se pendre de ridicule. Mais voilà, même avec ça, c’était quand même drôle à suivre.
Cette année, ça a cessé d’être drôle après une première moitié de saison pas complètement ratée. En plus d’écrire une mauvaise série, ce qui est déjà bien, nos amis scénaristes ont réussi à la rendre énervante, intellectuellement insultante (tant par les débilités spatio-temporelles que pour le propos vraiment limite), tout en la gardant globalement sans intérêt.
De quoi me dégoûter à jamais des aventures comico-dramatiques de « Jack Bauer » et de ses potes terroristes d’opérette.

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CITATIONS :
Les introspectives

- Cox! Cox! Cox! Cox! Cox!
Dr Cox, Scrubs

- I am a monsteeeeer!!!!!!
Buster, Arrested Development

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LA SERIE DE LA HONTE  :
Mon Guilty Pleasure à Moi

 Ou, comment perdre le peu de crédibilité qu’il me restait.

 Stargate Atlantis: Mais c’est bien, je vous dis!
Ju : « Bonjours, je m’appelle Ju, et j’aime Stargate : Atlantis. »
Tous : «  Bonjours Ju ! »
Bob : « Expliquez nous comment les premiers symptômes sont apparus. »
Ju : « Voilà, tout a commencé quand j’ai décidé de voir ce que ce spin-off donnait. Et entre nous, au départ c’était franchement pas terrible. Enfin, c’était du Stargate de base. Puis, je ne sais plus quand, j’ai commencé à sortir des épisodes satisfait. Oh, au début ce n’était pas grand-chose, c’est juste que je n’avais pas de reproche particulier à faire. Puis, sans que je m’en rende compte, j’ai commencé à apprécier de plus en plus. Pire, dans la seconde moitié de la saison, j’ai… trouvé une paire de très bons épisodes ! »
Bob : « Vous n’aviez aucune expérience de ce qu’est de la bonne science-fiction alors? »
Ju : « Mais si ! Vous ne comprenez pas ! J’adore Farscape, j’adore Battlestar Galactica, et pourtant, j’aime quand même Atlantis ! »
Tous : « Oh… »
Ju : « Et il y a pire encore ! C’est juste que c’est difficile à dire… »
Bob : « Vous pouvez parler, nous ne sommes pas ici pour juger qui que ce soit… »
Ju : « Voilà… Mon épisode préféré de la saison est un clip show !!! »
Bob : « … »
Ju : « Et franchement, McKay et Sheppard sont très drôles, et très bien écrits ! »
Bob : « … »
Ju : « Et il y a un arc ! Vous vous rendez compte ? Des épisodes qui se suivent dans Stargate ! »
Bob : « … »
Ju : « Et vivement la saison 2, pour voir si les personnages féminins seront toujours aussi ridicules et sans intérêt ! »
Bob : « Ah, enfin des paroles censées… »
Ju : « Oh, et finalement, c’est pas si choquant que ça toutes ces personnes qui parlent anglais dans toutes les galaxies. »
Bob : « … »

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CITATIONS :
Du Boulet Bodybuildé

- Il faut faire des abdos, et du BODY ATTACK!
Phil

- Agresse ton corps, et en mangeant (beaucoup), il va répondre à ton agression et donc prendre du muscle!
Phil

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MES REGRETS  :
Ce qui aurait du appartenir à une des rubriques précédentes

Je ne sais pas du tout pourquoi, mais je n’ai toujours pas commencé à regarder la saison 4 de The Shield. Pourtant, Vic et moi, on s’était quitté en très bons termes à la suite d’une excellente saison. A la suite de 3 excellentes saisons, d’ailleurs. Mais non, je n’ai pas encore repris, et je le regrette vraiment. Ca sera sûrement pour cet été.

Quand j’ai entendu dire que Medium, la nouvelle série de Glenn Gordon Caron avait été achetée, j’étais super impatient. Le retour du mec derrière Claire de Lune, et surtout de l’inestimable Now & Again, ça ne pouvait être que génial…
Résultat : je n’ai toujours pas regardé le pilote, et je le regrette. Sauf que c’est pas vrai, je le regrette même pas, et ça, je le regrette un peu.

Enfin, je n’ai toujours pas vu plus que la moitié du pilote de Carnivàle. Et c’était au moment du lancement de la série, il y a à peu près 742 ans. Et honnêtement, je le regrette. Et honnêtement, je regrette surtout de m’être mangé pas mal de spoilers depuis le début de la série. Et honnêtement, je me ferai l’intégrale. Un jour.

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CITATIONS :
Les tirades

- Veronica: Well I wanna congratulate you, shake your hand. Congratulations, you’ve been named the world’s biggest cockroach. This award is given in recognition of your unparalleled lack of decency and humanity. Bravo, you’re gonna die friendless and alone.
-
Lenny: Hey, everybody knows you’re the biggest…
-
Veronica: Shut up! If I want you to speak, I’ll wave a snausage over your nose. You use Mandy again to try to convince yourself that you’re not a loser, I will ruin your life. Got it? You got it?
Veronica Mars

- Hello, sick people and their loved ones! In the interest of saving time and avoiding a lot of boring chitchat later, I'm Doctor Gregory House; you can call me "Greg." I'm one of three doctors staffing this clinic this morning.
This ray of sunshine is Doctor Lisa Cuddy. Doctor Cuddy runs this whole hospital, so unfortunately she's much too busy to deal with you. I am a board certified diagnostician with a double specialty of infectious disease and nephrology. I am also the only doctor currently employed at this hospital who is forced to be here against his will. That is true, isn't it? But not to worry, because for most of you, this job could be done by a monkey with a bottle of Motrin.
Speaking of which, if you're particularly annoying, you may see me reach for this: this is Vicodin. It's mine! You can't have any! And no, I do not have a pain management problem, I have a pain problem... but who knows? Maybe I'm wrong. Maybe I'm too stoned to tell. So, who wants me?

"Greg", House

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DUDE! :
Les grands moments de la saison

Tout petit aperçu des moments qui m’ont rendu heureux d’être accroc aux séries cette année, parce qu’il ne faut pas trop en dire et que j’en ai forcément oublié les trois quarts.

 Lost: Don’t tell me what I can’t do!
« Walkabout », c’est la claque dans la gueule made in Lost. Porté par une interprétation sans faille de Terry O’Quinn (dont on ne pourra jamais dire assez de bien) et par une musique géniale de Michael Giacchino (qui a fait un boulot remarquable sur Lost et Alias cette année... et sur The Incredibles!), l’épisode le plus marquant de Lost arrive très tôt dans la saison. La preuve que les flashbacks peuvent servir l’intrigue et les personnages, quand ils ne sont pas écrits en mode pilote automatique.


 Veronica Mars: Who killed Lilly Kane?
S’il fallait se trouver une raison à l’achat des DVD de Veronica Mars (et il n’en faut pas), ça serait l’excellence des deux derniers épisodes de la saison. Plus qu’aucun autre, ces deux là sont de vrais petits bijoux, avec une histoire qui n’a pas peur d’être sombre, voire très sombres, des personnages meilleurs que jamais, et une Kristin Bell qui mène un cast très en forme. Oh, et des réponses aux questions qui nous ont tenus en haleine toute l’année. Sans doute le final le plus réussi de la saison.


 Gilmore Girls : La 100 ème
Le 100 ème épisode marque toujours une étape importante dans la vie d’une série. Celui des filles Gilmore ne fait pas exception. Comme toute la saison, c’est du Gilmore Girls dans ce qu’il y a de mieux : très drôle pendant 40 minutes pour tomber dans le bon drama pour les deux dernières. Allez, on se donne rendez-vous pour le 200 ème…


 Alias : Dans un avion... vers la fin de saison...
Plus gros pied de la saison 2004/2005 toute entière. Orgasmique.


 Smallville : L’Expérience Interdite
Quelque part, au sommet de la plus haute montagne, en plein milieu d’un continent oublié, vit un savant fou. Mais alors, complètement barge. Lui seul a eu l’idée de voir ce qu’il se produit lorsqu’on met en contact les producteurs incapables de Smallville et les trois sorcières dévêtues de Charmed. Mise en place de l’expérience, prise de notes, et analyse des résultats : il en ressort les aventures bizarre de Lana la Sorcière Bizarre, mutation improbable de foutage de gueule absolu, de n’importe quoi fadasse, enrobé d’une couche de niaiserie totale et, bizarrement, de décolletés plongeants.
Qui a dit qu’il fallait être talentueux pour avoir une série ?


 Arrested Development : Motherboy XXX
Enfin une série qui n’a pas peur de sauter le requin !


 The Peacekeeper Wars : Moya is back!
On pourra dire qu’on les aura attendues, la résolution du cliffhanger de la saison 4, et la fin de la série. Après une campagne de sauvetage sans précédent, et des mois d’attente, Farscape est revenue d’entre les morts (mais on n’en attendait pas moins) pour une mini série de deux fois deux heures. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas été déçu du voyage.
Alors ok, j’ai trouvé la première partie moins bonne. C’était franchement pas évident de résoudre le cliffhanger, de remettre en place l’histoire passée, les personnages, et d’introduire les évènements à venir. Mais une fois la mise en place effectuée, respect, le vrai Farscape était de retour. Et pas qu’un peu. Le Farscape de dingues, pur jus, irréprochable, et qui offre une très belle conclusion à la série. En attendant la suite…

 

 
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