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MA SAISON A MOI :
Tous les ans, les membres de la rédaction se réunissent autour du feu pour se raconter leur saison passée, à travers ses bonnes, ses mauvaises surprises, et ses grands moments. Ensuite, ils font brûler des marshmallows.
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| Saison 2004/2005
| - Conundrum | - Joma
| - Ju | - Sullivan
| - Nasnet | - Yaya
| - Cicéron | - Tonio
| - Oz | - Hobbes
| - Feyrtys | - Eclair
| - Phil | - Jéjé
| - Lyssa | - Anthony
 

La dure loi d'un emploi du temps chargé, c'est que des séries y sont cruellement sacrifiées et remplacées par d'autres. Un peu comme les dragibus noirs qui sont toujours préférés aux jaunes. C'est cruel pour les jaunes, mais c'est comme ça.

ADIOS AMIG... NON, PLUS TROP AMIGOS, EN FAIT.

Alias : Trois petits tours et puis s'en vont…
Alias, c'était vachement bien. C'était une héroïne charismatique, entouré de gens presque tous charismatiques, avec des histoires tordues et passionnantes. Et puis après, c'est devenu Boulet Show. Alors apparemment, Alias est redevenu top dernièrement, tout le monde s'extasie dessus. Le problème, c'est que j'ai trouvé un dragibus qui était vachement meilleur que lui pendant ce temps. Pourtant, j'y ai mis du mien, je vous jure : la deuxième partie de la saison 3 était mauvaise, bon, ça arrive. La saison 4 commence par loner sur loner, bon, ça apporte un peu plus de fraîcheur. Abrams s'éloigne de la série, mais il a Lost à côté, faut le comprendre… Seulement au bout d'un moment, il faut se rendre à l'évidence : Alias ne sait plus se gérer.


The OC : Use soap.
The OC aussi, c'était vachement bien. Satirique, avec plus de recul sur son travail qu'on n'en avait jamais vu. Et vint l'infâme saison 2. Ou moitié de saison 2, puisque je n'ai pas vu la fin, tellement désintéressée des aventures d'Egoïste Man, d'Insupportable Girl, d'Insupportable Larmoyante Girl 2 et de Super Cool Boy quand même parce que Benjamin McKenzie était très bon. Des personnages dénaturés, ou presque, dont les histoires tournent en rond. "- Mais Sum', je t'aime." "- Oui mais là tu vois, ça va pas être possible." "- Mais Sum', je t'aime." "- Oui mais non." "- Mais Sum'…" "- Mais non." "- Mais…" Et bla bla blaaaaaaaaaaaaa… Et moi d'être devant mon écran, compulsive, les yeux injectés de sang, les nerfs à vif et d'hurler "MAIS TUEZ-LES, BON SANG !"
"We did so much last year, we have nothing left for season 2.", "Last year sucked." ? Ouaip. Ceci dit, je dois reconnaître que tous ces "C'était tellement mieux l'année dernière" étaient joliment placés. Je suis contente de savoir qu'on se fout de nous, et qu'on le sait.


Jack & Bobby : God bless America .
Jack & Bobby est l'exemple même du gâchis dont la WB est capable. Globalement, je passais mes épisodes avec une bulle de dessin animé au dessus de moi, contenant simplement trois points de suspension. Et pour me faire taire devant des évènements consternants, il faut y aller fort parce que j'ai tendance à rire, à soupirer, à me moquer, à lever les yeux au ciel, et à me gausser. Mais avec Jack & Bobby, j'ai découvert LE président, celui qui nous fait dire "Mais qu'est-ce qu'on est cons, pourquoi on n'a pas ça, nous ? Pourquoi on vote pas pour un type pareil ?", celui qui met Palmer et Bartlet au trente-sixième rang, celui à côté de qui Di Falco est un gros pervers. A partir d'aujourd'hui, je condamne donc l'homosexualité, je suis croyante et pratiquante et je vis à Lourdes. Amen.

 

HOLA AMIGOS... OU PAS AMIGOS.

Lost : Je suis un peu perdu, là...
Une bonne série soulève souvent des débats, et une série au concept aussi périlleux que celui de Lost encore plus. En général, soit on aime, soit on n'aime pas. Il n'y a qu'à regarder les téléspectateurs de 24 qui ont soit réussi à faire abstraction des boulettes temporelles, soit pleurent devant les derniers épisodes. Moi, j'aime. Parce que même si, paradoxalement, beaucoup de personnages sont soit têtes à claques, soit insupportables, l'excellence des autres rattrape largement les choses. En plus, la saison 2 sera probablement bien meilleure que la première puisque la mythologie a dorénavant de quoi s'épanouir en toute quiétude. Mais rassurez-vous, Lost deviendra sûrement catastrophique pour sa troisième année, et tout le monde crachera dessus, insultera Jack, Kate et le créateur, et les reviews sur Edusa seront à mourir de rire. J'ai hâte !


Desperate Housewives : Femmes, femmes, femmes…
Sceptique. Je suis sceptique parce que si les actrices sont parfaites (Marcia Cross, la femme de mes rêves), si l'atmosphère est géniale, si l'esthétisme a rarement été aussi présent sur une chaîne autre que HBO et si les détails sont un délice, les scénarii de la première saison sont… bizarres. Il fallait tenir sur 23 épisodes et les storylines de chacun en pâtissent cruellement. Alors forcément, lorsque le créateur nous annonce que la saison 2 sera encore plus longue, on ne peut que s'inquiéter de ce qu'il va advenir de la série… Il n'empêche que la saison 1, malgré un season finale un peu faible et prévisible, reste un très bon divertissement.


Veronica Mars : V like Vraimenttrèstrèsbien
"Hein ? Déjà fini ?", c'est ce que je me suis dit à (presque) chaque fin d'épisode de Veronica Mars. Et, en réalité, il n'y a eu que deux séries qui m'ont donné ce sentiment : celle-ci, et Gilmore Girls. Autant dire que ce signe est généralement celui d'une bonne création et Veronica est loin d'échapper à la règle : un univers soigné à l'atmosphère atypique, une actrice absolument fabuleuse qui hérite de dialogues géniaux, des histoires relationnelles soignées… Veronica Mars est la révélation de la saison, et on lui souhaite une longue, très longue vie.
Mon seul regret aura été de ne pas avoir vu la série en même temps que tout le monde, et d'avoir connu des répliques apparemment fulgurantes avant de les entendre… Résultat : déçue. (Oui, "smarter than you", c'est toi que je vise !)


Joey : Joey pas du regarder ça. (Ni faire ce calembour honteux)
Déjà, le générique est nul. Il faut le savoir, quoiqu'en dise vos amis : il est lamentable. Joey a donc déménagé à Los Angeles pour booster sa carrière mais pas nos rires. Joey tout seul est un Boulet, Joey tout seul n'est pas drôle, Joey tout seul, j'en ai fait une indigestion, et Joey tout seul m'a fait me rendre compte de la médiocrité de Matt LeBlanc. Merci, Joey.


Dead Like Me : La bien nommée
On en a annulé, des séries. Mais je crois que je n'en ai jamais regretté une autant que je regrette aujourd'hui Dead Like Me. Après avoir abandonné en cours de saison 1, je suis revenue pour la deuxième année sans être totalement perdue dans la mythologie, et sans que cela signifie qu'il n'y en avait aucune. Déjà, chapeau. Annulée à la fin de sa deuxième saison, Dead Like Me nous laisse avec bon nombre de questions en suspens, qui ne seront probablement jamais résolue… Je suis frustrée.


Scrubs : (Franchement, faire un jeu de mot avec Scrubs, c'est pas facile…)
A l'image de Dead Like Me, j'avais déjà suivi la première saison et avais abandonné en cours de route. (Oui, jetez-moi des pierres) Mais le manque de sitcom se faisant de plus en plus fort, j'ai rapidement replongé dans l'univers de JD and Cie. Jusqu'à devenir accro. Zach Braff est génial, Dr Cox rocks, l'univers est original, la série est émotive sans être moralisatrice, et surtout, surtout… C'est drôle. Prends-en de la graine, infâme Joey.


The Simple Life : Pour faire honneur à mes deux chromosomes X.
Mmh ? Je grille le déjà très peu de crédibilité que j'avais ? Ouais… M'en fiche, Paris Hilton est drôle, Nicole Richie est jolie malgré son côté trash, elles portent du Chanel, du Dior et du Dolce, et contrairement aux autres émissions de télé réalité, le fait qu'elle soit scénarisée est clamé. Et moi, ça me fait rire.


Complete Savages : Complètement raté.
Nul. M'insurge contre la comparaison au très bon Mariés, Deux Enfants. Mel Gibson est un danger pour chaque planète du système solaire. A supprimer. Vite.

 

MON CHEF D'OEUVRE DE LA SAISON

Gilmore Girls
Que dire ? La saison 5 de Gilmore Girls est un énorme compliment à elle tout seule pour toute la série, pour tous les acteurs, pour tous les réalisateurs et pour tous les scénaristes qui y ont travaillé. C'est un aboutissement de cinq ans pour le jeu des acteurs, la finesse des répliques, le ficelage des storylines, et l'approfondissement des personnages. La saison 5 est éblouissante, et a créé le clan des gens qui l'ont vue. A l'heure d'aujourd'hui, dès que la saison 5 est abordée entre eux, ils lèvent les sourcils, ouvrent la bouche, hochent la tête et disent "Oui, hein…". La saison 5 a rendu l'humanité, la solidarité et la joie sur Terre, et rien que pour ça, Lauren Graham devrait devenir Maîtresse du Monde. Ou, au moins, recevoir un Emmy.
Au final, ce fut une bien bonne saison. Si certaines séries sont devenues mauvaises ou si des pilotes prometteurs se sont révélés catastrophiques, l'année 2004-2005 apporte son petit lot de nouvelles séries pour renouveler les grilles, et confirme le talent d'autres. Le genre de saison qui donne furieusement envie d'être à septembre.

 

TU NE SAIS PAS CE QU'IL M'A DIT?

Pourquoi quand je serai grande, je serai Lorelai.

Honey, I've been dumped before.

Wow, Chanel attack !

Luke : Want some coffee ?
Lorelai : Say that again slower, and with your pants off.

Until then, do us all a favour and shut up !

 

Pourquoi quand je serai grande, je serai Gaby.

Well, we're not negociating my uterus.

Return the shoes ?! I can't talk to you when you're being hysterical.

SON OF A BITCH !

Oh for God sakes, Bree, you're a woman. Manipulate him. That's what we do.

 

Pourquoi quand je serai grande, je serai Veronica.

Keith : Let's do something normal fathers and daughters do.
Veronica : Buy me a pony ?

Logan : Do you even know how to play poker?
Veronica : No, but it must be really hard if all you guys play.

Veronica : Who's Norman ?
Wallace : Norman is my imaginary, straight-A, Eagle Scout, mama's boy friend.
Veronica : He sounds boring for an imaginary friend.
Wallace : Mom seems to like him.

Veronica : Hi everybody ! Say "repressed homosexuality" !

 

 

 
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