Les saisons télé se suivent et, il faut bien l’avouer, la plupart du temps, c’est toujours la même chose. Et puis de temps en temps, on est surpris. Par exemple, l’année dernière, la saison 2003/2004 avait été particulièrement plate. Pour dire, l’ensemble de la rédaction d’EDUSA s’était accordée à considérer que la série de l’année était The O.C. Bon, c’est sympa, The O.C., hein. Enfin, je suppose en tout cas, parce que la fois où je suis tombé sur un épisode en VF sur France 2, je ne suis pas resté devant. Mais comme série de l’année, c’est pas ce qu’il y a de plus classe.
La saison qui vient de s’achever aura été nettement plus intéressante. Elle a débordé de nouveautés toutes plus attrayantes les unes que les autres, et si toutes n’ont pas tenu toutes leurs promesses, le niveau général aura été excellent. En plus, les quelques séries de retour ont livré de plutôt bons crus aussi. Enfin sauf les séries-en-temps-supposé-réel-dont-le-cas-est-désespéré.
LA SERIE DE L'ANNEE :
Desperate Housewives
Vous n’avez pas de chance : vous vous appelez Marc Cherry. Il y a longtemps, vous avez écrit pour une sitcom vraiment rigolote dont les héroïnes étaient des dames âgées. C’était vraiment il y a très longtemps parce que personne d’autre que vous ne s’en souvient. C’est bien simple : dans le genre scénariste, c’est difficile de faire plus has-been que vous à Hollywood. Si une seule de vos ligne a été tournée depuis 10 ans, même vous ne vous en souvenez plus vraiment tellement c’est passé inaperçu. Le choix qui s’offre à vous est simple : faire un coup formidable en écrivant le meilleur Pilote du monde, ou presque. Ou bien mourir dans l’oubli, la misère, et sans hommes à vos cotés.
Coup de bol : vous vous appelez Marc Cherry et vous écrivez donc le meilleur Pilote du monde. Ou presque.
Un Pilote pour la série dont tout le monde rêvait : drôle, dramatique, intelligente, pleine de style, avec des héroïnes différentes (pensez donc, des quarantenaires en tête de distribution, on a plus vu ça à la télé U.S. depuis au moins les années 80 : le temps des dinosaures, quoi !) et qui montre que vous avez digéré avec un recul énorme 20 ans d’histoire de la série télé made in USA. Le seul truc c’est que vous vous rendrez vite compte qu’un pilote c’est bien, mais que c’est pas avec vos dix lignes d’intrigues écrites dix minutes avant de faire le pitch a ABC sur le dos d’une facture de taxi (que vous espériez vous faire rembourser par le studio, boulet !) que vous allez tenir toute la saison.
Coup de bol : vous vous appelez toujours Marc Cherry, et, en plus, vous vous êtes plutôt bien entouré. Vous vous en sortirez donc avec les honneurs malgré un flottement narratif évident à la mi-saison.
Si bien qu’en l’espace de quelques semaines, votre satire sociale acide sur les mères de famille apparemment sans histoires de l’Amérique bourgeoise va devenir le nouveau hit dont tout le monde parle. Vous êtes le nouveau roi d’Hollywood. Tout le monde vous connaît. Vous êtes riche. Y’a pas un seul wannabe acteur beau comme un Dieu qui refuserait de coucher avec vous... Et vous allez devoir passé l’été enfermé dans un bureau avec votre portable à bosser sur la saison 2, parce qu’il n’est pas question que ce soit nul et que tout s’arrête maintenant. Je vous l’avais dit : vous vous appelez Marc Cherry, et c’est pas de chance.
Mais il n’y a pas de doutes : Desperate Housewives, c’est LA série de l’année.
ReGenesis
Depuis que CBS a eu le malheur de faire un carton avec la franchise CSI, le monde entier s’est lancé dans la nouvelle ruée vers l’or télévisuel : la série d’investigation scientifique. Le fait que l’original ne soit déjà pas brillant en dit long sur toute la succession de séries un peu, beaucoup, voire passionnément ennuyeuses qui auront suivi. Ce que personne ne sait, c’est que l’or est meilleur au Canada. A la surprise générale, on y a créé une série d’investigation scientifique, sur un sujet ultra-rebattu – les virus – super couillue, De quoi filer la honte à tout scénariste de 24 qui résout sa crise sanitaire mondiale dans un frigo. Dès le départ, la série aborde son sujet avec une intelligence rare. Loin d’un concept à la Burning Zone : à chaque nouvel épisode, une épidémie, l’équipe arrive et l’endigue et/ou trouve un remède, ReGenesis brasse son idée de départ dans tous les sens. Bio-terrorisme, Infections alimentaires, percées scientifiques, traitements expérimentaux, la variété des intrigues et des modes de fonctionnement de la série est exemplaire. Jamais elle ne se révèlera un seul instant ennuyeuse.
Peter Outerbridge, l’insupportable Baldwin de la non moins insupportable saison 3 de Millennium, mène la distribution dans un rôle de scientifique brillant mais insupportable (seulement pour ses collègues, pas pour nous !). Derrière lui, un cast hétéroclite mais très bon, qui sert très bien quelques personnages formidables dont une ado même pas un tout petit peu tête à claque, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
ReGenesis avance à la lisière de la science et de la science-fiction, mais ne franchit jamais la ligne jaune, si bien qu’à chaque moment, on y croit. C’est aussi une série feuilletonnante qui assume totalement son coté feuilleton...
Bref, il n’y a pas de doutes : ReGenesis, c’est LA série de l’année.
Battlestar Galactica
La mini-série-pilote produite par Sci-Fi en 2003 avait levé au moins un doute : il n’était pas questions pour les artisans du remake de Battlestar Galactica de suivre de trop près les traces de la chose toute kitsch et, faisons fi de la nostalgie, assez infâme, qu’était la série originale. Elle n’avait pas vraiment chez tous, en tout cas sûrement pas chez moi, levé celui de leur capacité à produire une bonne série, les failles d’écritures étant patentes, et puis l’ensemble peinait tout de même à susciter l’empathie, l’adhésion du spectateur pour les personnages.
Il aura suffit de quatre épisodes à la série pour balayer ces doutes là. Et même si le cinquième aura été de très loin le plus mauvais de toute la saison, le reste continuera d’aller crescendo jusqu’à un final puissant. Au terme de son treizième épisode, BSG se sera imposée comme la nouvelle Rolls de la science-fiction, maîtrisant à merveille une intrigue et des personnages très riches – donc compliqués. Réussissant comme peu avant eux à allier la politique, le personnel, l’évasion et l’ambiance crépusculaire formidablement mise en scène, les scénaristes et réalisateurs n’auront en outre de cesse que de titiller l’imagination et la réflexion de leur public tout en mettant une à une en place les pièces de leur implacable suspense. Heureusement que la saison 2 est pour tout de suite.
Car il n’y a pas de doutes : Battlestar Galactica, c’est LA série de l’année.
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CE QUI AURAIT PU ETRE LA SERIE DE L'ANNEE :
Lost
J’ai toujours eu pour opinion qu’il y avait bien pire que les mauvaises séries : les séries qui auraient pu être géniales avec un peu de talent et de travail, mais qui sont tout juste médiocres. C’est pour cela que Lost, dont j’ai chanté les louanges un peu partout après un Pilote formidable et quelques premiers épisodes très bons (dont les défauts, clairement présents, auront en outre été occultés par l’excellence du quatrième) a finit par me devenir pratiquement insupportable.
Oui, elle m’insupporte cette bonne demi-douzaine de personnages (la moitié du cast !) qui ne servent à rien d’autre que combler du temps d’antenne. D’ailleurs ceux qui servent, accumulations de caractères plats et de psychologie de comptoir, m’insupportent aussi. Ils m’insupportent ces scénaristes qui pensent qu’il faut que vous soyez le fils héritier d’un royaume richissime en exil après avoir réchappé à une tentative d’assassinat de votre grand-oncle qui veut devenir calife à la place du calife pour être un personnage intéressant. A moins qu’ils se savent simplement pas assez bons pour écrire un personnage « banal » sur la longueur ? Il y a du talent dans cette équipe, pourtant ! Leur incapacité à gérer les mystères, à fournir des réponses : insupportable. Leur faculté à proposer des surprises pas du tout surprenantes la moitié du temps : insupportable. Leur cliffhanger « implacable » vu venir dix épisodes avant : insupportable.
Quand à la forfaiture ultime qui consiste à claironner partout en début de saison que oui, ils sont des auteurs courageux « capables de tuer n’importe quel personnage principal n’importe quand »... Il n’y a pas de mot pour dire à quel point c’est insupportable ! Evidemment, le personnage en question était aussi l’un des très rares à avoir une caractérisation à la fois simple, réaliste et intéressante, et à ne pas tenir du super-héros d’île déserte capable en un tour de main de sauver le monde du Cancer avec du gazon, de torturer le premier venu, ou de construire la réplique du paquebot France avec du matériel de récupération. J’ai mis un mois après la diffusion du final à regarder les cinq derniers épisodes, juste pour Mira Furlan. Non seulement ça ne m’avait pas manqué, mais j’aurais mieux fait de m’abstenir tant j’ai perdu mon temps !
On me dira qu’en face, Desperate Housewives a aussi tiré la corde de son intrigue. Peut-être, mais elle l’a résolue à la fin de la saison, et ce qu’il y avait dans les épisodes était intéressant 90% du temps. Et drôle. Et réfléchi. Et profond.
Vous avez vu de l’intérêt, de la drôlerie, de la réflexion et de la profondeur régulièrement dans Lost, vous ? Malheureusement, à part une coquille vide étincelante de fric jeté à votre figure pour vous impressionner, il n’y avait rien à voir. Rien à attendre d’une série qui a sauté le requin au douzième épisode avec le retour gâché d’un personnage qui ne sert à rien d’autre que de continuer à mieux faire du surplace.
Non, vraiment, il n’y a pas de doutes : Lost, c’est pas la série de l’année, et en plus c’est insupportable !
Jack & Bobby
Oui, c’est vrai, Jack & Bobby ne se sera pas montrée à la hauteur de son époustouflant Pilote. Oui, c’est vrai, j’aurais pas mal de reproches à lui formuler, surtout dans la première moitié de la saison. Oui, c’est vrai, les auteurs en ont fait des caisses en début d’année avec Super!Président-Bobby. Et oui, c’est vrai, ils ont mis un petit moment avant de commencer à maîtriser le concept de Futur!Président-Bobby et à lui donner consistance et crédibilité.
Mais vous ne me ferez pas dire que Jack & Bobby est une mauvaise série. Parce quelle m’a touché suffisamment pour me faire pleurer trois fois cette année. Parce qu’elle a fait tant d’efforts pour me pousser à réfléchir plutôt que de me proposer un point de vue en prêt à penser. Parce que Lahti est la meilleure actrice du monde, ou presque, et parce qu’on lui a offert là, au travers du personnage de Grâce, un véhicule démentiel pour son talent. Parce qu’il y avait tous ces personnages auxquels je me suis attaché profondément au fil des épisodes, pourtant égrenés au compte-goutte par la WB. Et parce que j’ai été très, très triste d’apprendre son annulation alors qu’elle était prévue et que je m’y attendais depuis non pas des semaines, mais des mois, et alors même que le season finale a été conçu comme un series finale très satisfaisant.
Il n’y a pas de doutes : Jack & Bobby, c’est pas la série de l’année, mais c’est vachement bien quand même !

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FLASH SPECIAL D'INFORMATION :
Cette année, j’ai rigolé deux fois devant Joey.
Remarquez, c’est peut-être de ma faute : j’ai pas regardé tous les épisodes tellement c’est chiant la moitié du temps.
M’enfin je crois que c’est plutôt la faute des scénaristes.
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ELLES REVIENNENT, ET C'EST LA FORME! :
Alias
Pour moi avant, Alias c’était ce paradoxe bizarre entre ce que j’en lisais – qui avait tout pour m’intéresser – et ce que j’en avais vu (le Pilote au forum des séries cultes de Mâcon) ou entrevu en zappant – que je n’arrivais pas à aimer vraiment.
En fait, j’avais un problème avec le Alias qui essaie un peu de faire croire que c’est une série normale et que ça se passe en bas de chez nous, alors qu’y surgissaient continuellement des choses impossibles – j’ai le même problème quand James Bond conduit une voiture invisible, ça me bloque et ça me donne envie d’hurler. C’est pire avec James Bond parce que ça se fait pas d’hurler au cinéma : y’a du monde.
L’avantage des connerie de la saison 3 (brainwaves and all) que j’ai lues sur Internet, c’est que ça m’a décomplexé vis à vis du fait qu’Alias ne se voulait en rien réaliste, mais qu’on avait bien à faire à du fantastique tendance portnawakesque. Du coup j’ai suivi la saison 4.
Au début, c’était pas mauvais, mauvais. Mais franchement, c’était assez booooooring. Et puis vlan ! Mange ta mandale dans la gueule et agenouilles-toi devant le génie et le talent de scénaristes QUI SAVENT CE QUE C’EST QUE DE GERER LEUR SAISON A L’AVANCE Y COMPRIS DANS LA GESTION DES IMPREVUS ET IMPROVISATIONS et qui ont montré une maîtrise phé-no-mé-na-le de leurs contraintes imposées par les circonstances, le network, et un JJ un peu con-con en début d’année.
Au delà de tout ce qu’on pourra en penser, la saison 4 d’Alias est ni plus ni moins qu’une leçon d’écriture télévisuelle en terme de gestion des arcs dramatiques et de la quasi-totalité des personnages. En plus, c’était majoritairement à la fois vachement bien et plus-jouissif-tu-meurs.
Et Jennifer Garner joue vachement moins mal que dans le Pilote.
ER
Je suis content : ER est redevenue une série vraiment intéressante pour moi cette année. Pas parfaite. Pas géniale. Mais très intéressante. Par contre je me sens seul sur le coup.
J’ai probablement une explication, cela dit. Contrairement à mes collègues, je n’ai pas regardé les nouveaux med shows de l’année, House et Grey Anatomy. J’entends bien qu’il s’agit pourtant de bonnes séries mais voilà : de même que pour les cop shows, je ne me vois pas regarder plus qu’un med show par semaine. Et je suis trop lié à ER pour la lâcher pour une autre, à moins qu’elle ne devienne vraiment mauvaise. Je me suis attaché à certains des nouveaux personnages, Neela en tête. J’aime toujours Carter, Susan et Kerry et je veux savoir ce qui va leur arriver.
L’agacement pointait pourtant la saison dernière et au début de cette année (quel cliffhanger débile !!) mais au fil de la saison, ER aura su me rattraper. Les scénaristes ont tenté une autre approche cette saison. Sentant leur peine à produire de l’intrigue basique feuilletonnante de qualité, ils ont procédé par « coups », par épisode événements. C’est un autre ER, dans une certaine mesure. Mais c’est de la qualité.
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ELLES REVIENNENT, ET IL FAUT QU'ON LES ACHEVE! :
24
Maintenant je ne sais plus trop pourquoi, mais une pointe d’espoir m’avait assailli au début de la quatrième saison de 24. Elle allait peut-être oublier un peu les conneries de la saison 3 et revenir à quelque chose de plus intéressant. L’équipe avait en effet très largement fait la promotion du grand ménage de printemps appliqué à la distribution (seul Jack Bauer restait !) et la saison débutait dans la réappropriation de sujets d’actualité, mâtinée d’exagération thrilleresque, qui avait fait la réussite de la saison 2.
Mais les exécutifs derrière la série auront réussi le tour de force que personne n’attendait vraiment : la saison 4 s’est avérée encore pire que la saison 3. Les scénaristes ont abdiqué de toute volonté de produire une intrigue construite sur la longueur de la saison, et se contentent désormais d’accumulation de mini-intrigues saut de puce vaguement reliées par le terrible, l’effrayant, l’incroyable TERRORISTE PIETON qui s’échappe de partout en courant vite.
Très rapidement, en plus, une véritable réunion de famille était convoquée pour mieux se livrer à une pathétique parodie de la saison 2. Le propos en moins.
Les réalisateurs ont abdiqué de toute volonté de proposer, au moins, quelque chose de visuellement innovant. Les marques de fabrique de la série ont été réduite à un vague gimmick fil rouge creux pour pauses publicitaires et scènes de téléphone.
Tout le monde sur ce set a abdiqué de la volonté de produire une œuvre qui, même sans grande intelligence politique, pousse son public à réfléchir sur – voire remettre en question – les stratégies actuelles des dirigeants. Au point que l’équipe renoncera à tuer un « personnage » ‘‘important’’ sous ordre des autorités US !
Plus trace non plus de contestation ou de remise en cause, même subtile, des actions de Bauer, prégnante quand la série opposait symboliquement le chevalier blanc Palmer à l’homme de main jusqu’au boutiste. 24 se livre à une apologie décomplexée de la torture et parviendra même à faire avouer à un de ses personnages, au terme de sa seconde séance de torture de la journée, le crime suprême : c’est un sale pédé. Et ne vous attendez pas au moindre soupçon de remise en cause des agissements du papa politicien Républicain, responsable de la double vie de son fils. Non, maintenant les choses sont claires : 24 ne doit surtout plus faire tâche sur la Fox et s’acharnera donc à promouvoir en toute occasion un discours de droite dure ultra-réac.
J’espère que Madame Bush, qui avait du se défendre de n’avoir jamais regardé Desperate Housewives après avoir cité la série comme son occupation pendant que son cher et tendre ronflait en cuvant sa bière (elle l’a pas dit tout à fait comme ça) a été mise au courant qu’il y a un programme pour elle le jeudi soir à la télé dont elle pourra se vanter fièrement de le connaître sans offusquer son électorat «« familial »».
On fustige abondamment ceux qui regardent 24 « pour critiquer ». Qu’ils soient remerciés, au contraire ! Le nombre important de renoncement à l’issue de cette saison (j’en suis, pas question de subir à nouveau 24 en saison 5) me fait m’inquiéter qu’on puisse retrouver l’an prochain un discours ambiant qui voudra faire passer pour la série de la décennie une sombre merde, l’un des drama les plus mal écrit de la télé US actuelle, qui se doit de sombrer au plus vite dans l’oubli profond réservé à ces séries qui partent en vrille et se ridiculisent. Jarod attend impatiemment Jack Bauer et sa compagnie.
Smallville
Je propose la condamnation à l’interdiction d’écriture à perpétuité d’Alfred Gough et Miles Millar. Le carnage de Smallville, son passage au pilon d’un mythe moderne doit cesser ! Si quelques épisodes de la saison 3, plus somb...moins cul-cul, avaient vaguement redressé le niveau après une saison 2 à pleurer qui avait fait suite à la saison 1 tout aussi chiante que riche d’éventualité de développements jamais concrétisées, la saison 4 se sera employée à prolonger vigoureusement la descente aux enfers de la série. Gough et Millar claironnant clairement leur intention de revenir à une formule plus légère, auront livré un gros tas de guimauve puante dont rien ne pourra être sauvé.
L’intrigue fil-rouge de la saison aura ainsi été d’un ridicule rare, qui plus est très mal gérée, les personnages mis en avant au début de l’année – Lana et son boyfriend insupportable – étant relégués à la figuration en fin de saison après une année de quête à la Dragon Ball mâtinée de parodie de Tigres et Dragons (remarquez, c’était sûrement voulu comme un hommage) et de personnages « capitaux » dont le sort est finalement réglé par une mort qui survient sans enjeux, en 2 minutes. Symptôme sans appel de la perte de contrôle des créatifs sur leur série : ses rares points forts auront totalement été mis de coté. John Glover n’a rien eu à faire, Lex Luthor est devenu une parodie de lui-même sans story-line et Tom Welling n’a pas enlevé sa chemise une seule fois lors des 10 derniers épisodes.
Rien à sauver, je vous dit !
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LES MEILLEURES SERIES QUE JE N'AI PAS (ENCORE) REGARDEES:
Veronica Mars
C’est de leur faute, d’abord !
Oui, c’est sans aucune gêne que j’accuse mes collègues d’En Direct. N’ayant plus me procurer le nouveau KW-2310 (la rolls des éplucheurs de kiwis) que fin novembre, j’avais deux mois de retard sur le début de la saison quand je me retrouvai à nouveau en mesure d’organiser les représentations de ma troupe de théâtre personnelle dans de bonnes conditions. Je me fiais donc aux opinions supposées avisées postées sur le forum pour choisir les séries que je leur ferai jouer. Voyant que Veronica Mars se faisait unanimement taper sur la gueule par tout le monde, je passai rapidement à la suite.
Dire que j’ai loupé une des meilleurs séries de l’année pour mieux regarder une version scriptée de Survivor (en moins bien écrit) ! [Comment ça ? Où ça un paradoxe dans ma phrase ?]
Car par la suite, ma troupe étant épuisée, elle m’interdit d’augmenter le nombre de représentations hebdomadaire. Heureusement qu’il y a l’été pour faire jouer les oubliés de l’année ! D’ailleurs, je me dépêche de finir, ils viennent de terminer d’apprendre le texte du Pilote et vont commencer.
Boston Legal
David E. Kelley a ressuscité cette année, et j’étais même pas là pour le voir passé le deuxième épisode. Résultat de négociations drastique avec ma troupe qui me força à abandonner une série quand je décidai de leur faire aussi jouer une redif de la première saison de Party of Five. (I miss the Salingers so much, you know.)
Remarquez, ABC aura été aussi confrontée au manque d’espace en terminant la saison au 17ème épisode, les 5 autres venant rejoindre la saison 2 l’an prochain.
Heureusement qu’il y a l’été pour faire jouer les oubliés de l’année ! – bis.
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