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EDUSA, LA CHRONIQUE :
Quatre fois dans l'année, après chaque sweeps, la rédaction fait le point, avec le professionnalisme et la ponctualité inébranlable qui la caractérise, sur les nouvelles séries et les grands évênements télé des mois passés.
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| La Bonne Nouvelle...

No Power in the verse can stop Him!
C'est officiel, et ça nous fait vachement plaisir, le tournage de Firefly: le Film débutera au premier trimestre 2004, sous la direction de Joss Whedon. Le retour de l'intégralité du cast d'origine est prévu.

| Le Mot d'Estelle...

J’ai vu des photos promos d’Angel qui m’ont remonté le moral!
J’étais super triste que Buffy s’arrête parce que j’allais plus voir Spike toutes les semaines, alors j’étais super content de voir que David Boreanaz avait une nouvelle coiffure super cool, avec du gel et tout.
C’est dommage qu’il soit pas allé jusqu’au bout en se teignant les cheveux en blond, mais ce sera peut-être pour plus tard dans la saison!
Moi, j’ai été méga déçue par Dead Like Me. Quand j’ai appris que le showrunner des Anges du bonheurs, une série que je kiffais trop (oui au fait les gars, ça s’écrit kiffer, pas kiefer… ^_^), allait travailler sur une nouvelle série avec un thème mystique proche de Charmed, j’étais super excitée!

Mais en fait, la série n’est vraiment pas top du tout : l’héroïne n’est pas très belle et elle ne sourit jamais, alors j’arrive pas à m’identifier à elle. En plus, c’est pas réaliste du tout quand elle confie qu’à 18 ans elle n’a jamais été touchée nue par un homme : dans mon collège, même les moches finissent par se trouver un copain!
Et puis sinon, je trouve que la série ne prend pas assez la mort au sérieux et fait trop d’humour noir, c’est assez choquant et je suis pourtant super « open » sur ce sujet là!

En plus le seul mec un peu beau du groupe se drogue.

Bon, j’ai rien contre la drogue, c’est vrai que j’en prend souvent aussi quand je vais en boîte avec mes copines et mon mec, mais là c’est quand même super exagéré !
Mais bon, la série a quand même des qualités : l’acteur qui joue le père de George est super craquant!
Et puis j’aime beaucoup Daisy, je la trouve super belle (elle me rappelle un peu Prue dans Charmed, snif !) elle ferait une héroïne bien plus Kiff’ Cool que George.
Mais dans l’ensemble je suis quand même hyper déçue :-(

| Cool comme The Kief...


John "Lucky" Corbett

| DEK Watch...

David E. Kelley, ou DEK, est un scénariste prolifique capable du meilleur (Picket Fences) comme du pire (Snoops) et souvent en meme temps (Ally McBeal, the Practice, Boston Public). Il a apporté à la télévision le principe de 'kelleyrisation', ou la disparition d'un personnage sans aucune explication et sans que personne ne s'en inquiète (Renée dans Ally, Lauren dans Boston Public, ...).
Avec trois séries à l'antenne la saison prochaine (The Practice, Boston Public et The Brotherhood of Poland), nous aurons trois fois plus de chances d'assister aux faceties du scénariste.
A chaque En Direct des USA : La Chronique, nous en ferons un petit bilan : c'est la DEK Watch.

| Les Spin-offs...

Andrew the Storyteller
Episode 1x03 : Sarah Connor ?
Alors qu'il vient d'échapper au terrible démons Mhurdoc, Andrew tombe nez à nez avec un grand type baraqué qui lui demande s'il est Sarah Connor, bien evidement il lui répond que non, mais n'écoutant que son coeur il décide de l'aider à trouver cette Sarah Connor.
Aprés des avantures palpitantes et rocambolesque, ils trouvent Sarah Connor, mais là stuppeur, Andrew s'aperçoit que Sarah Connor n'est pas une femme mais un transexuel ancien fils d'Angel.
Fin de l'épisode.

| La Citation...

"I didn't know what was more disturbing: being dead or the fact that the first man to touch my naked body was a coroner. "
George, Dead Like Me

| Dates de reprise...

15/09/2003 - Everwood
19/09/2003 - Boston Public
23/09/2003 - Gilmore Girls
23/09/2003 - Law & Order : SVU
24/09/2003 - Ed
24/09/2003 - The West Wing
24/09/2003 - Law & Order
25/09/2003 - Friends
25/09/2003 - Will and Grace
25/09/2003 - CSI
25/09/2003 - Urgences
26/09/2003 - Boomtown
28/09/2003 - Alias
28/09/2003 - Law & Order : CI
28/09/2003 - The Practice
01/10/2003 - Smallville
01/10/2003 - Angel
02/10/2003 - Scrubs
10/10/2003 - Jeremiah
28/10/2003 - 24
02/11/2003 - The Simpsons
02/11/2003 - Malcom

 
| (DEAD LIKE ME)
par Ju

Ok, avant de commencer, il y a quelque chose que je dois dire absolument: j’adore les kiwis, mais ce que je préfère plus que tout, ce sont les cornichons.
Pourquoi est-ce important ?
C’est simple, si demain, au milieu d’une rue, j’étais heurté par un siège de toilette tombé d’une station spatiale et que je mourais, au moins je l’aurais dis.
Le coup du siège de toilette, c’est ce qui arrive à Georgia Lass, 18 ans, une adolescente « daria-esque », c’est à dire vraiment cynique, peu attachée au monde et peu enclin aux émotions humaines. Et c’est ce déclic, sa propre mort, qui lui ouvre les yeux sur le fait qu’elle n’a pas vraiment profité de sa vie comme elle l’aurait dû.
Ouvert les yeux ?
Oui, léger détail, Georgia n’est pas vraiment morte. Elle est plutôt non-morte puisqu’après « l’incident » du siège de toilette, elle est devenue une grim-reapeuse. Son nouveau boulot, sa nouvelle vie après la vie, consiste à récolter les âmes des personnes sur le point de mourir.

Bon, c’est surement ma faute, mais ce petit résumé ne rend en aucun cas justice à ce petit bijou qu’est Dead Like Me. Plein d’humour, de cynisme, parfois émouvant, toujours surprenant, traitant à la fois de l’entrée dans la vie d’adulte, mais aussi de la vie à travers la mort (thème commun à Six Feet Under, mais traité bien différement), la réussite de la série tient autant de son écriture brillante que du talent de ses acteurs, l’étonnante Ellen Muth (Georgia) en tête.
En bref, LA série de cet été, sans aucune hésitation possible. On croise vraiment les doigts pour une deuxième saison.

| (LUCKY)
par Ju

Les mésaventures de Michael « Lucky » Linkletter, un joueur compulsif à Las Vegas qui tente de se reconstruire une vie après la mort de sa femme.
Lucky est une comédie sombre. On passe en effet régulièrement du rire au drame, soit d’un épisode à l’autre (chacun d’entre eux possède son ambiance propre), soit au sein d’une même scène. Le plus bel exemple de cette ambivalence est le personnage de Lucky lui même, qui malgré son style limite cartoonesque (sa coiffure d’une autre époque, ses costumes cintrés, sa démarche chaloupée…) possède des blessures encore ouvertes, notamment concernant sa femme dont il se remet difficilement.

Ce côté sombre est sans doute ce qu’il y a de plus intéressant dans la série. Même si les situations impossibles dans lesquelles se retrouvent les amis de Lucky pour un peu d’argent sont souvent très drôles, ce sont les épisodes plus graves, plus intimistes, comme le magnifique « Something for Everyone » en milieu de saison, qui font mouche à coup sûr, et qui nous ont vraiment impressionné.Lucky restera au final le témoignage en 13 épisodes de l’univers si particulier du jeu à Las Vegas, et bien qu’on regrette amèrement l’annonce de son annulation, on préfère garder en mémoire les superbes dernières minutes qui concluent la série.

| (KEEN EDDIE)
par Ju

Ce qu’il y a d’étonnant avec cette série, c‘est qu’on se rend compte qu’à force de passer tout notre temps devant la télé, on connaît beaucoup mieux nos voisins d’outre-altantique, que ceux qui vivent juste en face de chez nous, de l’autre côté de la Manche.

Keen Eddie est une série policière basique (un duo de flic résoud des enquêtes), comme on en voit de plus en plus rarement aujourd’hui, mais utilisant la bonne vieille ficelle comique connue sous le nom « du poisson hors de l’eau ».
Le poisson en question, c’est le détective américain Eddie Harlett, qui après avoir été ridiculisé sur une affaire de trafic de drogue à New York, décide de travailler quelques temps pour Scotland Yard en Angleterre.

L’originalité de la série ne provient pas des affaires sur lesquelles Eddie travaille, mais bien du décalage existant entre les méthodes américaines et celles du Vieux Continent. Notre bon ami Eddie rencontrera donc au fil des épisodes une gallerie hallucinantes de citoyens anglais (et français, et irlandais !) complètement stéréotypés, mais souvent très drôles et originaux.
Enfin bref, une série dépaysante à souhait, qui fait du bien en été.

| (JUST SHOOT ME - FIN)
par Conundrum

L’épisode tourné comme un film de Woody Allen, celui où le staff est sous l’effet de bonbons chinois hallucinogène, celui où Rebecca Romjim Stamos épouse Finch, où celui de Noël conté par Kelsey Grammer.
Y’a pas à dire on a passé de bons moments avec Just Shoot Me !

A tel point que NBC considérait la même pour remplacer Seinfeld avant de choisir Frasier qui avait un peu plus de bouteille. Et pourtant, depuis quelques saisons déjà la série, tourne en rond et nous propose des épisodes limite catastrophique. Au fond, ce n’est peut être pas une surprise. La série n’était drôle que grâce à ses personnages secondaires : Jack, Dennis et Nina ont porté la série pendant bien longtemps puisque Maya, l’héroïne de la série, était la moins intéressante du groupe avec Elliott. Et ce n’est pas l’addition de l’excellente Rena Sofer (Bonnie Hane d’Ed) dans un rôle agaçant lors de la septième saison qui arrangera les choses. Elle quittera d’ailleurs la série à l’image de son personnage : de façon ridicule !

L’audience a aussi chuté et est tombé dans le rouge, du coup NBC a mis la série plusieurs fois en hiatus avant d’expédier les épisodes finaux cet été. Steven Levitan, le créateur de la série s’est fâché tout rouge devant tant de mépris de la part de NBC, pour lui la série méritait mieux. C’est sûrement vrai mais vu la médiocre qualité des dernières saisons, on est droit de lui rétorquer que les téléspectateurs aussi !

| (NIP/TUCK)
par Joma

A Miami il fait beau, à Miami on est riche, et à Miami on a les mêmes problèmes psychologiques qu’ailleurs, qu’il fasse beau ou qu’on soit riche.
Christian Troy et Sean McNamara sont deux amis, chirurgiens plastiques à qui tout semble sourire. Christian est l’archétype du Playboy, vivant sa vie à pleines dents, utilise son boulot et son fric pour tomber les filles alors que Sean est son opposé exact, heureux dans son train-train et sa vie de famille. Mais tout ça n’est qu’un paravent, et nos deux amis souffrent d’un profond malaise. Et oui, l'apparence exterieur ne fait pas tout !

La série précipite alors Christian et Sean dans des histoires aux situations excessives, limites outrancières, que ce soit avec les patients (gangster pédophile, boite de production de film porno, obèse…), ou la famille de Sean, chaque situations faisant évoluer les personnages, que ce soit en bien, ou au contraire en plombant encore un peu plus leurs névroses.

Julian McMahon en docteur cynique et hédoniste est très bon, de même que Dylan Walsh en son négatif coincé. On est loin de l’image policée de l’Amérique que renvoi la plupart des séries, et c’est plutôt rafraîchissant. L’été 2003 sera donc celui des remises en question.

| (THE DEAD ZONE)
par Joma

John Smith avait tout pour être heureux, mais un accident de voiture le plonge 5 ans dans le coma. A son réveil tout est différent. Sa fiancée est mariée à un autre homme, son fils ne sait même pas qui il est, et surtout, il possède le pouvoir de voir le passé ou le futur en touchant des personnes ou des objets, le genre de truc bien utile pour aider la police par exemple. Pour ceux à qui ce petit résumé dirait quelque chose, la série est bien sur adaptée du roman éponyme de Stephen King et du film de David Cronenberg.
La série ne brille pas d’une originalité extraordinaire, la construction est presque toujours identique (bien que quelques épisodes s’affranchissent de cette structure ou en jouent) : Johnny a une vision, Johnny tente de convaincre la personne au centre de cette vision qu’elle est en danger, après un temps ça marche, la vision change finalement ou la scène de la vision est différente, tout finit bien.
Mais le sujet est maîtrisé, et c’est suffisamment bien joué et réalisé pour être agréable. La mythologie apocalyptique à souhait, bien que sous exploitée, donne encore une note intéressante à suivre. Et puis il semble bien que les scénaristes prennent un peu de liberté par rapport au livre et au film, nous réservant peut-être quelques surprises. A suivre donc.

| (PEACEMAKERS)
par Joma

De la boue, un saloon, des diligences, des indiens, la cavalerie, un shérif, ben oui, on est bien dans un western. Et qui dit shérif, dit forcément meurtre, enquête et pendaison, enfin non pas trop pour la dernière, mais pour les deux autres on est gâté. Surtout qu’en plus on a droit à un petit plus, un jeune détective de l’agence Pinkerton débarque à Silver Creek avec des méthodes peu conventionnelles, empreinte digitale, balistique, etc. l’intrusion du proche 20éme siècle au cœur du 19éme finissant.
On a donc là un cop-show un peu particulier, on retrouve quelques-uns des stéréotypes de ce type de série, un vieux briscard faisant équipe avec un petit jeune, les hommes politiques qui interfèrent avec les enquêtes, les poursuites en voitu… A cheval, etc. Mais on change la forme pour l’adapter aux spécificités du Far-West.

Pas de grosse révolution dans les scriptes ou la manière de filmer. Les enquêtes sont assez classiques (on est pas dans Monk tout de même) mais on sent qu’il y a toute l’expérience de ce type de série derrière chaque image, c’est carré et toujours bien léché.
Tom Berenger jouant le Marshal Jared Stone est vraiment très bon dans son rôle de représentant de la loi bourru, étonné devant le progrès technologique, autant par la balistique que par le Coca-Cola d’ailleurs, et son duo avec le détective Finch fonctionne bien. Les seconds rôles sont intéressant et la série n’hésite pas à les sacrifiés pour le besoin d’une enquêtes, comme pour le 4éme épisode, ça méritait d’être signalé.
Et puis j’aime bien le titre contrairement à ce qu’il annonce, tout ne ce résout pas avec un colt peacemakers.

| (STARGATE SG-1 - SAISON 7)
par Tonio

Daniel Jackson à une vie mouvementée. Mort tragiquement pour sauver une planète puis "élevé à un état de conscience supérieure", le voilà subitement "redescendu" après sa rencontre avec Anubis (vous savez, le dieu à tête de chacal mais qui dans sg1 n'a plutôt PAS de tête).
Dès le premiere de la saison 7, c'est reparti comme en 40!
Voilà le Dr Jackson prêt à s'embarquer dans de nouvelles aventures à la poursuite de l'arche...heu...la cité perdue des Anciens. Revoila les Bra'tac, Selmak, Dr. Frasier et autres Asgards et Unas pour de nouvelles aventures "passionantes" aux côtés de SG1.

Pourtant, malgré quelques bonnes surprises (Fragile Balance, où O'Neill redevient jeune, où Lifeboat où plusieurs âmes en détresse se réfugient dans le corps de Daniel), la qualité et l'originalité des épisodes sont trop variables. C'est tout juste si on arrive à accrocher aux personnages: O'Neill est passé au second plan, quasiment absent de plusieurs épisodes, Carter est plus pénible que jamais, Daniel surexposé (on en a à toutes les sauces) et Teal'c sans symbiote n'est plus vraiment Teal'c.
Par moment, certains épisodes font penser à du Au dela du réel réchauffé.

Ah oui...Scifi a signé pour une 8ème saison...

| (THE O.C.)
par Eclair

De gauche à droite et de haut en bas :

1 : Je suis un "escroc en sursis". Oui je sais c'est pas très original. M'en fous, du moment que je suis payé. C' est une série qui parle de fric, alors plus il y a de zéros en jeu, plus ça impressionne.

2 : A chacune de mes apparitions, le réalisateur fait des gros plans sur mon anatomie. Parce que je le vaux bien.

3 : J' ai des projets d' avenir. Je fait partie de la haute société. Enfin un rôle qui me va comme un gant. Dès que je peux j'utilise ma carte de crédit , histoire de bien en rajouter une couche sur ce qui nous différencie, vous et moi.

4 : Mon idéal, c'est que les gosses de pauvres puissent vivre parmi nous. J'ai bon coeur, je suis le personnage sympa de la série. Quoi? Je fais toujours la grimace à la télé?

5 : Je suis maman idéale. Je véhicule toutes les bonnes idées sur la famille américaine. Et j'en suis fière !

6 : Moi je suis le copain baraqué jaloux. Mais pour me démarquer des autres rôles de ce genre, j'assume ma part de féminité en réfléchissant deux secondes... après avoir cogné évidemment. Grunk !

7 : Aha. Moi je suis la fille romantique, fragile, qui se meurt d'amour pour le nouvel arrivant. Je pleure beaucoup. Hin hin . Et surtout je porte des robes magnifiques. C'est moi la star.

8 : Moi je suis un pauvre quasi orphelin. J'ai le chic pour me fourrer dans tous les endroits où je peux me faire rouer de coups. Ah , et accessoirement je suis censé sortir avec ma voisine. Pfff j'arrive toujours pas à comprendre comment je fais pour l'emballer, je n'aligne que 3 phrases dans tout l'épisode. Oui je suis maudit.

9 : Hihi. Moi je suis le rigolo de service. Je sors les vannes qui ne font rire que moi. Celui que vous voyez à côté de moi c'est mon nouveau frère. Je l'aime bien même s'il me fout la patée aux jeux vidéos à chaque épisode. Mon objectif ? Sortir avec la fille qui essaie de la lingerie devant moi. C'est pas gagné. Mais de toute façon tout le monde s' en fout.

Vous l'aurez compris, tous les stéréotypes sont dans ce "beverly hills-like". Seulement voilà, c'est assez bien fait, et les grosses ficelles on les avale sans broncher. On remarquera plus particulièrement une Mischa Barton (Once and Again), décidément somptueuse et un Peter Gallagher attachant.
Un divertissement sans prétentions, sans excès, parfaitement dosé. Si parfaitement lisse qu'il peut devenir indigeste.

| (OUT OF ORDER)
par Conundrum

Egocentrique. Nombriliste. Prétentieux. Nous, je ne parle pas de Hobbes mais de la nouvelle série – ou plutot du soap opera -- de Showtime, Out of Order. Elle met en scène un couple de scénaristes hollywoodiens. Elle, la merveilleuse – fantastique – lumineuse (1) Felicity Huffman, est en proie à la dépression – rarement aussi bien traitée à la télé --, lui, le toujours remarquable Eric Stoltz, à la tentation de tromper sa femme. Quant à nous, nous sommes le jury comme Stoltz aime à nous appeler. La série est racontée, ou plutôt mise en scène, de son point de vue. Il nous présente les faits, et c’et à nous de le condamner ou pas. ‘Nous’ apparaîtrons même lors d’un épisode sous la forme d’un panel de téléspectateurs.
Quand je dis que la série est prétentieuse, ici, c’est une bonne chose, ce coté hautain et auto suffisant rentre parfaitement dans le cadre de la série. La liberté de ton du câble ne fait pas ‘forcée’, les scènes chaudes sont plus sensuelles que pornographiques, et les dialogues ne sont pas hyper-vulgarisés. On passe rapidement d’un extrême à un autre (ce n’est plus du rire aux larmes mais plutôt de l’hilarité à la dépression) mais toujours de façon bien amenée.
La série réussie, grâce à tout ces éléments, à se créer sa propre identité, elle est difficilement comparable à n’importe quelle autre production télévisuelle. Et ça, c’est plutôt rare de nos jours.
La première saison ne compte que 5 épisodes, elle sortira en dvd en début 2004, on attend avec impatience la seconde fournée.

(1) il n’y a aucune mention inutile

| (SEX AND THE CITY - SAISON 6)
par Yaya

Dernière saison pour nos 4 filles new-yorkaises. Nous les avions laissé toutes plus mal en points les unes que les autres, niveau relations masculines.
Jugez un peu : Miranda mère d'un petit garçon, désabusée par ses kilos en trop. Samantha qui a laissé filer le seul homme qu'elle a aimé Richard-macho-man. Charlotte qui est divorcée. Et Carrie qui a failli se marier avec Aidan, l'a plaqué une seconde fois et cherche à nouveau l'âme soeur. Et, dommage pour elle, Big est parti en Californie, et il ne lui reste plus que le phone-sex avec lui.

La sixième et dernière saison va donc consister pour nos 4 filles à se caser...
En 20 épisodes, rien n'est gagné !

Sans rien révéler de ce qui arrive à chacune des héroïnes, il y a tout de même des trouvailles géniales : dans le désordre, une machine qui émet le bruit des grenouilles pour s'endormir, utilisée par l'amoureux provisoire d'une des filles, qui prendra finalement la poudre d'escampette en finalisant sa rupture sur un post-it, le malotru.
Une demoiselle va s'enticher d'un superbe serveur, digne d'être top-model, ce qui finira d'ailleurs par lui arriver. Une autre retrouvera son boy-friend du lycée dans un état assez bizarre mentalement. Il y aura une conversion de religion et un mariage bourré de péripéties (la mariée qui tombe durant la cérémonie, le témoin qui fait brûler son mémo). Une paire de chaussures perdue, et une comparaison entre les gens mariés qui reçoivent plein de cadeaux et les célibataires qui n'ont jamais rien.

On sent une réelle évolution des héroïnes, ainsi que des personnes qui gravitent autour d'elles. La série a mûri, les filles veulent maintenant réellement se caser. Mais il aurait peut-être été intéressant de prendre ce virage avant la fin de la série. Il reste maintenant 10 épisodes, et rien n'est figé.... cela risque fort de se terminer en eau de boudin... à moins que Mr Big ne réapparaisse ??

| (MONK - SAISON 2)
par Eclair

Adrian Monk. Vous ne le savez peut être pas, mais son nom va bientôt faire trembler les pires criminels de la planète. Non, Monk n'est pas le nouveau justicier aux muscles d'acier : c'est ce gars, là-bas qui discute avec son assistante. Ne vous étonnez pas s'il s'essuie après vous avoir serré les mains. Monk a beau être un ex-policier au potentiel de déduction impressionnant, au final c'est tout de même un type un peu "dérangé". De simples TOCs (troubles obsessionnels compulsifs) jusqu'aux multiples phobies, Monk fait vivre un enfer à ceux qu'ils côtoient.

Côté énigmes, la série n'use pas le même concept que Columbo : selon les épisodes, le téléspectateur connaît le meurtrier, sa manière de procéder, les deux à la fois, ou rien du tout. Et rassurez-vous, vous ne verrez la solution que lorsque Monk vous l'annoncera.
Ce mélange humour/énigmes policières fonctionne encore une fois à merveille.

La saison 2 est brillante : Tony Shalhoub interprête un héros qui pour une fois n'a pas un coeur en or, mais qui se révèle maladroit, radin, et émouvant. Oui, émouvant.
Au menu cette année : nouveau générique ! Monk se retrouve dans des endroits de plus en plus perturbants - du moins pour lui, du cirque au Mexique en passant par la scène d'un théatre ou une séance de speed-dating, tout le monde va se souvenir de son passage. Vous en saurez plus sur le passé dissolu de Sharona, et sur la patience de Stottlemeyer, qui n'a - heureusement pour nous - pas fini d'en baver avec Adrian.

En tout cas la cote de notre tocqué préféré n'a cessé de grimper au fil des épisodes. Non, Monk, n'est définitivement pas une série en toc. Plutôt un sympathique cocktail d'antidépresseurs...

 
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