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EDUSA, LA CHRONIQUE :
Quatre fois dans l'année, après chaque sweeps, la rédaction fait le point, avec le professionnalisme et la ponctualité inébranlable qui la caractérise, sur les nouvelles séries et les grands évênements télé des mois passés.
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((( Citation )))

" Fox is concerned about possible fines from the FCC after a scene in last week's The OC aired, in which Mischa Barton's nipple slipped out of her shirt, most likely in search of food."

Amy Poehler
Saturday Night Live

((( La Bonne Nouvelle )))

Scrubs revient!
Et cette fois c'est vrai. A forte dose, en plus. C'est qu'on commençait presque à se demander si elle existait vraiment, cette saison 5.
Il faut dire que quand la rentrée est arrivée (la vraie rentrée, celle des séries) et que Scrubs n'était pas sur la grille de NBC, on s'est un peu inquièté.
Fin octobre, toujours rien. L'inquiètude montait encore un peu, en douce, et on se consolait comme on pouvait avec les DVD de la première saison... "A surgeon and a doc... Above it aaaaaaaaall "
Novembre, mois bien connu pour la douce béatitude qu'il apporte à tous les edusiens, ne nous offrait rien de neuf du côté du Sacred Heart Hospital. Et même si, oui, le tournage avait bien commencé, il y avait de quoi avoir peur.

Et là, décembre arrive et avec lui, un miracle de Noël (ou Chrismukkah, pour ceux qui y croient encore).
Alors qu'on ne s'y attendait plus, qu'on passait le temps à mater tranquillement nos DVD de la deuxième saison (c'est que ça revient cher, un hiatus de 8 mois), la bonne nouvelle est arrivée : Scrubs revient dès le 3 janvier, avec deux épisodes par semaine!

En attendant, et puisque vous avez gentiment lu cette brève sans grand intérêt jusqu'au bout, un petit cadeau.
Puisque NBC refusait à tout prix de diffuser sa série, qu'il a le spectacle dans le sang, qu'il est marié à Christa Miller, et que globalement c'est un chic type, Bill Lawrence, puisque c'est bien du créateur de Scrubs qu'on parle, a mis à la disposition des fans depuis quelques semaines déjà - mon dieu que cette phrase est longue - son blog vidéo.
Au programme, des coulisses de la production de la saison 5, encore des coulisses, et quelques autres joyeusetés que je vous laisserai découvrir par ici, et ici.

((( La Mauvaise Nouvelle )))

Arrested revient... pas!
Comme l'a dit un jour, à juste titre, un homme bien sage : Damn you, Karma!
Bah oui, si d'un côté on récupère Scrubs, il fallait bien que d'un autre côté on nous reprenne quelque chose. En l'occurence, Arrested Development.
Comme si la diffusion de seulement 6 épisodes depuis le mois de septembre ne constituait déjà pas une punition karmique suffisante, la FOX a décidé de supprimer la série une bonne fois pour toute.
De toute façon, pas grand monde ne la regardait. Et en plus, c'était difficile de savoir quand rigoler, sans les rires enregistrés et les pauses entre chaque réplique amusante...
La saison 3 ne comprendra donc au final que 13 épisodes, qui seront tous diffusés d'ici le mois de janvier. Le final aura pour titre "Save Our Bluths", un message qui, on l'espère, sera entendu.
A ce prix là, la 5ème saison de Scrubs a intérêt à vraiment valoir le coup.

((( La Nouvelle Dont On se Fout Un Peu )))

Alias... revient... pas... non... plus!
Comme c'est surprenant. Avec une nouvelle case concurrentielle, peu ou pas de promotion de la chaine, et une actrice principale très très très enceinte, personne n'a été surpris quand ABC a annoncé que la série ne verrait pas de saison 6.
Deux bonnes nouvelles quand même : cette annonce arrive suffisament tôt pour laisser aux scénaristes le temps de nous pondre une vraie fin, et la grossesse de 15 mois de Jennifer Garner ayant touché à sa fin, elle n'aura plus d'influence sur les storylines.
Au passage, félicitations aux parents, et bon courage à la petite Violet et à son front probablement gigantesque.

((( Citation )))

" What is this "it" you speak of in her pants? Oh no no no! I don't want to know! It's like that show Lost, when you find out what's in the hatch, that's less interesting!"

Will & Grace

((( Cool comme The Kief' )))


Neil Patrick Harris

((( Mais où va le Monde? )))

Jusqu'où ira l'impolitesse des gens?
C'est le genre de question qu'on peut se poser en toute légitimité quand, dans une salle de cinéma, en plein milieu du générique de fin d'un film dont on taira le nom (mais qui parle de vaisseaux spatiaux, de sauvages, et dont le titre commence par "Serenity, L'Ultime..."), un spectateur odieux commence à chanter à voix haute les paroles d'un générique de série télé dont on taira également le nom (mais qui parle d'un vaisseau spatial baptisé Serenity).
Autour de cet homme arborant fièrement un t-shirt Eliza Dushku fait maison, un barbu, un homme kiwi contrarié, un tigre géant et une geekette ne parlant clairement pas anglais commencèrent doucement à rigoler. Vraiment, jusqu'où ira l'impolitesse des gens?

PS: Et oui, c'est pas parce qu'on a vu LE film qu'on va arrêter d'en parler dans chaque chronique!

((( pErDUSA)))

La Jungle - Nuit
Est-ce le bruit du vent dans les palmiers? Ero-Guro. Est-ce une hallucination? Douga. Ou bien est-ce vraiment une voix humaine, qui chuchotte à l'oreille de nos survivants? Bunkô... Gekiga... Josei...
Au fur et à mesure que les minutes passent, chacun réalise à son tour la terrible vérité.
Manwha... Shitajiki... Tokusatsu...
Les "Autres" existent... et ils nous hantent dans une langue que nous ne comprenons même pas!

Le réseau du FLT s'aggrandit, dès le 15 décembre, avec l'arrivée Metropolis. Faites le premier pas, accueillez les Autres à bras ouverts!

((( Citation )))

" Well, if he understands what they're talking about on that show, maybe he's smart enough to raise himself. "

Jake à Nina, inquiète que
son fils regarde Deadwood
Everwood

((( Demain, le Monde )))

Comme Tonio a tenté de l'expliquer un peu plus haut, le moins que l'on puisse dire c'est que les acteurs du buffyverse sont apparus un peu partout à la télé durant la rentrée 2005.
Certains avec plus de chance que d'autres, comme vous allez pouvoir vous en rendre compte grâce à la brève qui suit : "Mais que sont-ils devenus?" ou "Bon, il arrive ce téléfilm Spike/Ilyria, oui ou merde?"

NOM : Nicholas Brendon
Avant : Xander (1997/2001), Le Gros Xander (2001/2003).
Aujourd'hui : Après avoir abusé de la mayonnaise pendant des années, Nick joue les Gros Cuistot Pas Très Rigolo dans Kitchen Confidential. On vous en aurait bien dit un peu plus, mais la FOX à oublié de sortir les épisodes du four.
Taux de change : Le lait a tourné. Non seulement Nick n'était pas très drôle, mais en plus la série a été annulée.

NOM : Charisma Carpenter
Avant : Reine des Garces dans Buffy, puis héroïne héroique dans Angel. Puis carrément enceinte, mais on préfèrerait ne pas en parler.
Aujourd'hui : Une Reine des Garces légèrement périmée, pas super héroïque dans Veronica Mars. Soupçonnée d'avoir elle aussi un peu abusé de la mayo.
Taux de change : On ne change pas une équipe qui gagne, Charisma est douée dans *son* rôle.

NOM : David Boreanaz
Avant : Brun ténébreux ('Non, pas les cheveux! Jamais, les cheveux!') dans sa propre série. Mais si, vous savez, avec le vampire torturé par son âme. Non, pas Spike, l'autre!
Aujourd'hui : Agent du FBI ténébreux ('Non, pas les cheveux! Jamais, les cheveux!') dans Bones. On vous en dirait bien plus, mais personne n'a envie de regarder. CSI, avec des squelettes, et Borelenaze... Trois bonnes raisons de faire comme si ça n'existait pas.
Taux de change : Apparement, c'est une star, qu'est ce qu'on y peut?

NOM : Alyson Hannigan
Avant : Adorable Willow, dans Buffy.
Aujourd'hui : Adorable Lilly, dans How I Met Your Mother. Peut-être le personnage le moins exploité pour l'instant, mais elle brille dès qu'on lui en donne l'occasion. Ca surprend quelqu'un?
Taux de change : Willow, dans une sitcom! Willow dans une BONNE sitcom! La meilleure reconversion de la saison!

NOM : Amy Acker
Avant : Adorable Winifred Burkle, et charismatique Schtroumpfette, dans Angel.
Aujourd'hui : Méchante très méchante et assez über cool dans la dernière saison d'Alias. Elle peut remercier ses potes Jeff Bell et Drew Goddard pour son job. Et le producteur de The Unit de l'avoir virée.
Taux de change : Bien dans son rôle à contre emploi, on attend quand même de la voir un peu plus pour être soufflé. Et si on pouvait avoir Ilyria... Non, je dis ça, je dis rien.

NOM : James Marsters
Avant : Menace Peroxydée et Arch Nemesis de Tigrou, dans Buffy et Angel.
Aujourd'hui : Menace Plus Peroxydée (et oui, ça fait fait bizarre) et Arch-Nemesis de Clarkounet dans Smallville. A la particularité de faire tout petit, même avec des talonnettes, à côté de ce grand con de Tom Welling. Tigrou serait fier.
Taux de change : Ridiculement faible. Smallville? Vraiment?

NOM : Joss Whedon
Avant : Maître à penser, et Dieu vivant, de la rédaction d'EDUSA.
Aujourd'hui : Guest Star de luxe dans Veronica Mars. Joue presque la comédie.
Taux de change : Pas encore prêt à tenter une carrière solo, mais une bonne raison de nous faire aimer encore plus Rob Thomas.


Ca, c'était pour les plus connus. Mais il y a aussi ceux dont vous ignoriez la carrière fulgurante dans le Buffyverse...

NOM : Wentworth Miller
Avant : Homme Poisson dans un épisode de Buffy qu'on préférerait oublier.
Aujourd'hui : Héros et Sex Symbol dans la nouvelle série préférée de Joma : Prison Break.
Taux de change : Quel formidablement doué découvreur de talents, ce Joss Whedon!

NOM : Alexa Davalos
Avant : Electro Girl dans Angel.
Aujourd'hui : Amie de Chyler Leigh (la pauvre), dans une mauvaise série déjà annulée, Reunion.
Taux de change : N'a plus court.


Et pour finir...

NOM : Marc Blucas
Avant : Pas Angel, dans Buffy.
Aujourd'hui : Petit ami à la ville de Lauren Graham, prototype de femme parfaite.
Taux de change : C'est une erreur. Nous ne voyons pas d'autre explication. Non, sans rire. C'est une blague, hein? LAUREN GRAHAM ET RILEY FINN???

HOW I MET YOUR MOTHER
par Tonio

Alors que Joss Whedon nous est revenu en fanfare avec Serenity, cette saison télévisuelle voit également le retour de plusieurs fidèles du Joss. Nicholas Brendon joue les cuistots dans Kitchen Confidential, David Boreanaz enfile l'uniforme du FBI (comprendre un costume noir) dans Bones, Charisma Carpenter joue les croqueuses de diamant dans la nouvelle série fétiche de la rédac, Amy Acker campe une vilaine très vilaine, et même la menace peroxydée a trouvé du boulot au Kansas. A vrai dire, même Joss Whedon a trouvé du boulot !

Mais celle qui tire le mieux son épingle du jeu, c'est Alyson Hannigan ! Pourquoi ça ? Parce qu'elle a atterri dans la sitcom la plus sympa de la rentrée.

Jason Segel, Alyson Hannigan, Josh Radnor, Cobie Smulders et Neil Patrick Harris.
Jason Segel, Alyson Hannigan, Josh Radnor,
Cobie Smulders et Neil Patrick Harris.

Dans How I Met Your Mother (HIMYM pour les intimes), Ted raconte à ses enfants…comment il a rencontré leur mère ! Ou plus précisément, il leur raconte ses histoires de jeunesse. Car vous vous doutez bien qu'il n'a pas rencontré leur mère au premier rencard. On découvre donc avec plaisir chaque semaine une bande d'amis tous aussi sympathiques les uns que les autres, ayant en commun un petit brin de folie qui se traduit chez le spectateur par de grandes crises de rire.

On retrouve donc Ted, éternel célibataire et ses difficultés amoureuses chroniques ; Marshall et sa rousse de Lily, jeunes mariés un brin loufoques ; Robin, belle journaliste et ex-futur amour de la vie de Ted; et pour finir, Barney, anciennement connu par beaucoup comme Docteur Doogie !

Beaucoup diront que Barney est le personnage le plus drôle de la série…et ils n'ont pas complètement tort. Il semble toujours plus frapadingue d'épisode en épisode, à 100.000 lieues des rôles qu'on a pu lui connaitre. Cela dit, l'ensemble du cast se révèle plutôt attachant, et ce petit groupe d'amis m'a vite fait penser aux débuts des aventures de six autres copains, à qui nous avons fait nos adieux il n'y a pas si longtemps.

Une très bonne surprise, donc.

ROME
par Feyrtys

Si à Rome, il est de coutume de faire comme les Romains, et ben mazette il va falloir se mettre aux complots, aux trahisons, aux coucheries, aux secrets, et aux coups de poignard dans le dos (littéralement)… Un programme rêvé pour tout producteur de real-tv qui se respecte !

Dans sa première saison, Rome suit le parcours triomphal d'un consul du nom de Jules César et de son ennemi Pompée; de deux soldats de la Légion, Titus Pullo et Lucius Vorenus ; de deux femmes de pouvoir à la tête de deux familles rivales, les Julii et les Junii ; et enfin, en arrière-plan, Rome raconte l'histoire de l'Empire Romain, avec une vision si crue et si peu condescendante qu'on ne peut que tomber sous le charme de cette série intelligente et soignée.

Certes, il faut se concentrer un peu plus longtemps que sur Prison Break pour comprendre tous les tenants et aboutissants des actions menées par les personnages de Rome . Il y a beaucoup de trames dans cette série qui sont sous-entendues, à peine énoncées, devinées même. Ca demande un effort, c'est vrai. Raison supplémentaire pour regarder dirons certains, raison suffisante pour laisser tomber, dirons d'autres.

A vous de voir, mais sachez que passer à côté de Rome , c'est passer à côté d'une série époustouflante de réalisme social et historique, notamment sur la façon dont les romains considéraient le sexe, l'importance de la différence de classes, et le fonctionnement du Sénat, bref, comment était le monde avant la religion judéo-chrétienne.

Rome est une série passionnante à tout point de vue. Les acteurs sont absolument parfaits, les décors sont très réussis, les costumes somptueux, la bande originale (même créateur que Carnivàle, faut pas chercher plus loin le génie quand il est juste là) est sublime, et tout cela sert une série qui est bien plus qu'un péplum érotique comme certains ont pu le dire, mais une œuvre qui parle avant tout du pouvoir et de ce que les hommes sont capables de faire pour l'obtenir.

PRISON BREAK
par Eclair

Prison Break ou "Comment sauver John Doe".

Oui dit comme ça, ça donne pas envie. Mais ne partez pas : quand John Doe est condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas commis, il passe la plupart de ses scènes dans la pénombre. Ouf !
Non ne cherchez pas la bonne idée de ce côté là, c'est plutôt le frère de John Doe (alias Wentworth Miller) qui en jette, un type (trop) extraordinaire, véritable génie supra-intelligent qui en a dans le ciboulot.. Et nous les personnages qui utilisent leur cerveau, on les aime (à condition d'avoir la personnalité et le physique de Veronica Mars). Ce type a tout prévu pour faire sortir son frère de prison: purger une peine dans le même établissement, et graver un plan incompréhensible dans son tatouage. Seulement quand on s'infiltre dans une prison, même si on l'a construite, on échappe pas à l'imprévisible (médecin, compagnons de cellule, directeur et gardien de prison). C'est là que réside principalement le charme de la série. La série multiplie les fausses pistes, les coups d'éclats, les rebondissements sur un rythme bien étudié, ce qui transforme une honnête série en série captivante.

Dominic Purcell, et Wentworth Miller.
Dominic Purcell, et Wentworth Miller.

Jusque là, la série arrive à convaincre si on arrive à faire abstraction de quelques ficelles grossières inhérentes au genre. Mais pour éviter que la série ne devienne un huis-clos, les auteurs ont élargi le sauvetage de Lincoln Burrows en utilisant la théorie du complot. Et là force est de constater que si le mystère est intriguant au départ, elle sombre assez vite dans les clichés du thème de la poursuite. Dans le rôle phare de l'avocate ex-petite amie on trouve une actrice de cinéma, Robin Tunney, qui malheureusement ne trouve pas là un rôle à la mesure de son talent. Vous rajoutez à cela un fiston boulet et des scènes de cuisine, et vous obtenez quelque chose d'assez épais qui fort heureusement se laisse regarder sans trop plomber l'épisode.

Car la série sans atteindre Oz (on est pas sur HBO mais sur Fox) utilise ses rebondissements sans trop les affadir. Au programme, donc, des coups de théatre assez percutants au lieu d'un concentré de scènes soap à la 24. Evidemment ça a l'inconvénient de ses avantages, à savoir des personnages sans background suffisant pour qu'on s'y intéresse. Non c'est pas un coup de téléphone à la famille ou la visite d'une fiancée qui rend le personnage attachant.
Une série efficace donc, à défaut d'être irréprochable. C'est déjà pas si mal, non ?

SURFACE
par Jéjé

Comme « Veronica Mars », « Surface » a subi à son lancement des attaques très dures de la part de nombreux spectateurs, dont certains postent sur le forum d'Edusa : « C'est très mauvais », « Chiantissime et emmerdifiant », « vulg…
ON COMMENCE A COMPRENDRE QUE TU AS AIME VERONICA MARS DANS LES PREMIERS!!!

Mais… Je… Mais, je faisais une comparaison de Surface avec Veronica Mars surtout parce que le personnage principal est une femme, que sa vie est chamboulée par un mystère qu'elle tient absolument à résoudre, que le… la… je…
Bon, ok, je le ferai plus !

Donc j'aime bien « Surface ». Point.
Une série B agréable qui au fil des épisodes gagne en intérêt et en sympathie. Y'a pas de quoi sauter au plafond mais cette histoire de nouvelle espèce de reptile sous-marin, un peu plus gros que les autres, un peu plus résistant, un peu plus méchant ( ?) qui commence à se manifester et à influencer les vies d'une famille de WASP aisée, d'une océanographe/mère de famille célibataire et de l'armée américaine fonctionne bien. Les différents points de vue prennent leur temps pour se rejoindre, mais chaque épisode apporte son lot de révélations, discrètement, sans gros effet d'annonce musical. Le mystère se découvre tranquillement.
C'est une série confortable, dans le bon sens du terme. Les personnages deviennent vite familiers et comme eux on cherche avec plaisir à découvrir les détails de cette menace aux jolis effets spéciaux.

REUNION
par Conundrum

6 amis. Non, pas ceux là, d'autres. Beaux. Non, je vous assure, c'est pas eux. Aisés. Non, c'est vraiment pas eux. Au 20ème anniversaire de leur fin d'études, l'un d'eux est tué, et le meurtrier est peut être l'un des 5 autres. Vous voyez ? Même si l'assassinat de Monica par un de ces cinq amis est une idée qui remplirait nos cœurs de joie, Réunion n'est la suite de Friends.

Reunion est un mystery show. Chaque épisode est raconté en flash back. Chacun son tour, l'un des amis est interrogé par Keith de Six Feet Under qui essaie d'élucider le meurtre. Et chaque épisode nous montre une année depuis 1986 jusqu'au meurtre. L'une des trouvailles de la série, est qu'on ne sait même pas qui est la victime avant le 5ème épisode – la victime étant le seul personnage que Keith de Six Feet Under ne peut pas interroger.
Malheureusement, c'est la seule trouvaille de la série.

Alexa Davalos, Sean Farris, Amanda Righetti, Dave Annable, Chyler Leigh et Will Estes.
Alexa Davalos, Sean Farris, Amanda Righetti,
Dave Annable, Chyler Leigh et Will Estes.

Si qui a tué Lilly Kane, ou Jessica Costello ou même Laura Palmer a réussi à nous captiver, ce n'est pas simplement pour la résolution du mystère mais pour l'ambiance des séries, les acteurs, les dialogues, Justine et une galerie de personnages fascinants. Dans Reunion, il n'y a rien de tout ca. Il y a des acteurs sympathiques qui jouent mal (Sean Faris de Life as we know it, Will Estes d'American Dreams, Amanda Righetti de The O.C.), des visages familiers qu'on est heureux de revoir mais qui ne servent pas à grand chose (Alexa Davalos d'Angel), des actrices qu'on a connu sous un meilleur éclairage (Chyler Leigh de girls club), un gars sympa qu'on ne connaissait pas (Dave Annable), et Keith de Six Feet Under.

En plus d'être mal jouée, la série n'est pas super bien écrite, difficilement crédible (un môme qui ne grandi pas d'un iota en 3 ans a sûrement un problème) et à part, ‘tiens c'est vrai qu'on écoutait cette chanson en {insérez l'année de l'épisode ici}', il n'y a pas grand chose qui donne envie de revenir la semaine suivante. Et pourtant, Réunion est probablement mon nouveau drama préféré de l'année !
La Mauvaise Série par excellence qu'on aime suivre, ce n'est que je veux savoir à tout prix qui est le meurtrier (d'ailleurs on ne le saura jamais, la série est annulée après 13 épisodes et les scénaristes ont décidé de ne pas résoudre le mystère), mais la série me fascine. Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais je suis plus impatient de regarder Réunion que The O.C.

Pour la saison 2, les scénaristes avaient déjà prévu un nouveau mystère avec d'autres amis. Dommage que la série ait été annulée, j'aurais vraiment aimé savoir qui a tué Monica…

RELATED
par Yaya

Au premier abord, et surtout au premier épisode, Related a l'air mal parti.
Quatre soeurs new-yorkaises, presque toutes plus horripilantes les unes que les autres. Ginnie (Jennifer Esposito ) l'aînée, mariée à Bob (Callum Blue excellent dans l'humour), Ann (Kyle Sanchez) dont le petit ami ouvre un restaurant, Marjee (Lizzy Caplan ), qui travaille chez une organisatrice de réceptions, et Rose (Laura Breckenridge ) la benjamine qui est à la fac.
La palme du rôle le plus crispant dans le premier épisode revient à Rose qui dit un nombre incalculable "shut up" alors qu'elle annonce la grande décision qu'elle a prise à toute le monde.

Après l'épisode de présentation, cela s'améliore, et la série devient un guilty pleasure que l'on retrouve semaine après semaine. Martha Kaufman (Friends) ne doit pas être étrangère aux dialogues qui s'améliorent, avec des répliques qui font mouche.

La famille étant italienne, quelques clichés sont montrés au fur et à mesure , notamment la boutique du père des quatre filles, "typically italian", avec en prime le bel italien dragueur ami d'enfance.

Le fait de mettre quatre soeurs d'âges différents permet aussi de ratisser large, de la jeune adulte à l'université, confrontée à la difficulté de choisir son avenir et à sa sexualité naissante, aux adultes déjà installées avec emploi et mari. Une bonne manière d'avoir un public important, mais est-ce suffisant pour durer ?

SITCOMS
par Jéjé

Faut pas se voiler la face, même si ça fait cliché de le dire, cette année marque le retour des sitcoms. Enfin celui des sitcoms drôles.
Oui, parce des sitcoms, ces dernières années, il y en a eu. Mais entre les dinosaures à bout de souffle, les one-Seinfled-costar-shows navrants et « Two and an half men », esquisser un sourire devant sa télé n'était pas chose facile (surtout si « Arrested Development » était en hiatus – en gros les ¾ de l'année…)
Et ce qui me fait encore plus plaisir, c'est le retour des sitcoms drôles avec des rires enregistrés !

La vraie, la bonne sitcom classique, avec deux décors, des acteurs qui savent jouer et des répliques qui tuent ! « Hot Properties » et « Twins » font partie de mon Top 3 des sitcoms drôles (avec « Out of Practice », dont Yaya vous parle ici même!)
Rien de très original. Dans la première, ce sont 4 bombes censées être associées dans une agence immobilière qui alignent les blagues sur les hommes (ô surprise !), le sexe (noonn ?) et Oprah ! Dans la seconde, ce sont deux jumelles hétérozygotes (une bombe et une nerd !) et leurs parents (une bombe – Melanie Griffith !- et un nerd !), censés diriger une entreprise de sous vêtements qui alignent les blagues sur… leurs oppositions, et aussi les hommes et le sexe quand même, et les petits chevaux (pas les poneys, les chevaux nains…)
Rien de révolutionnaire mais c'est drôle! Vraiment! Vous ouvrez la bouche, y'a des spasmes de votre diaphragme et vous cordes vocales produisent des exclamations hachées! Vraiment!
Et si vous n'êtes pas sûr de la qualité de ces deux séries, allez sur le forum d'Edusa! Les commentaires sont à peu près les mêmes que ceux sur les premiers épisodes de « Veronica Mars » : « Vulgaire », «What the fuck is this crap ?», « Personnages caricaturaux », « J'ai honte pour les acteurs »…

"Everybody Hates Chris" - Tyler James Williams.
"Everybody Hates Chris" - Tyler James Williams.

Du côté des sitcoms moins traditionnelles (comprenez « sans rires enregistrés »), la barre était tellement haute avec « Scrubs » et « Arrested Development » (et ne venez pas me chercher des poux en me demandant ce que je voulais dire avec le retour des sitcoms s'il y avait déjà à l'antenne deux grandes réussites comiques !! C'étaient les deux seules et vous le savez très bien !!!) que exceptée « My Name is Earl », les autres nouveautés font figure de déceptions.

« Everybody hates Chris » est inégale. La série (narrée par Chris Rock – une vraie fausse bonne idée – et qui évoque ses souvenirs d'enfance dans le Brooklyn du début des années 80 et qui cartonne sur UPN le jeudi face à Survivor, Joey, The OC et Alias) peut être très drôle, principalement grâce aux personnages des parents, mais se révèle assez répétitive et parfois peu inspirée du côté des enfants. Je doute que sur le long terme elle réussisse à confirmer l'enthousiasme provoqué par son pilote (très réussi). Elle reste cependant bien supérieure à 90% de toutes les sitcoms de ces dernières années.

« Kitchen Confidential », avec ses trois petits épisodes diffusés (en verra-t-on d'autres ?), est pour moi, un échec. Elle met en scène les aléas professionnels et personnels du personnel d'un resto branchouille et surtout de son chef, jeune, sexy, charismatique et en période de sevrage de tous ses vices, incarné par un Bradley Cooper insupportable de suffisance. Le problème de la série n'est tant son acteur principal (parmi les seconds couteaux, y'en a aussi des mauvais… Oui, Nicholas Brendon, je parle de toi !), ni son sujet (un new yorkais qui sait faire à manger, laissez moi rire !), mais comme d'habitude ce qui en est fait avec. La série se voudrait sophistiquée et drôle, elle est prétentieuse et lourde ! Tant pis…

Allez, je retourne à mes rires enregistrés…

OUT OF PRACTICE
par Yaya

Prenez deux valeurs sûres des séries américaines : Stockard Channing (Rizzo dans Grease, The West Wing) et Henry Winkler (Fonzie dans Happy Days, The Practice).
Ajoutez un acteur qui dernièrement a surtout tourné dans des saison uniques de séries qui s'arrêtent : Christopher Gorham (Jake 2.0, Medical Investigation).
Vous avez une petite chance d'obtenir une sitcom agréable à regarder et qui dure...au moins une saison, diffusée sur CBS.

Malheureusement, depuis quelques années les sitcoms ont beaucoup de mal à s'installer, et repartent souvent après une vingtaine d'épisodes. Celle-ci nous montre le quotidien d'une famille de médecins. Les parents divorcés, leur fille (Régina) et leur fils aîné (Oliver). Une seule personne n'est pas médecin : leur fils cadet (Benjamin), qui est thérapeute pour couples, ce qui en fait le vilain petit canard de la famille. Petit canard qui est (trop) couvé par sa mère, qui n'hésite pas à quasiment en faire son cavalier atittré. Surtout que la femme de Benjamin l'a quitté. A ce titre, le premier épisode est un must, jouant sur les quiproquos.

Les parents, même étant divorcés, s'entendent encore bien. Malgré la présence de la nouvelle petite amie du père, que la mère ne supporte pas. Il faut dire que c'est (cliché) l'assistance du bon docteur, une bombe (Jennifer Tilly). Le fils aîné est un tombeur, la fille une lesbienne. Ils essayent tous de conseiller Benjamin, mais sont en fait très mal placés pour cela, vu que c'est le seul des enfants a avoir été marié (7 ans).

Vette sitcom présentant la vie d'une famille de médecin sauf un a-t-elle un avenir ? Réponse en 2006

MY NAME IS EARL
par Eclair

Dans la vie, tout est question de karma. Pour qu'il vous arrive des trucs bien, il faut que vous fassiez des trucs bien. Un concept qui expliquerait pourquoi certains rédacteurs ont décidé de dire du bien de Desperate housewives, m'enfin passons. Suite à cette révélation, Earl n'a pas décidé d'acclamer les daubes télévisuelles, ou de rendre heureux Jéjé sans télé-réalité ou spin-of de Law and order (ça serait impossible). Non, il a décidé que la somme d'argent qu'il a gagné à la loterie lui servirait à réparer toutes les erreurs qu'il a commises dans sa vie. Earl n'habite pas Clichy, mais le trou perdu des USA, et caricature l'américain un peu bêta : sur sa liste d'actions figure quelques vols sans violence qui montrent que l'individu n'était pas méchant. Une liste réellement loufoque dont il raye l'un des items à chaque nouvel épisode.

Nadine Velazquez, Jason Lee, Jaime Pressly et Ethan Suplee.
Nadine Velazquez, Jason Lee, Jaime Pressly et Ethan Suplee.

Sa prise de conscience, il a décidé de la faire partager à son gros lourdaud de frère, tellement idiot qu'il suit ses consignes sans broncher. Pas besoin d'appeler Delarue, c'est ça l'amour fraternel. A ses côtés on retrouve une femme de ménage latino, une ex-femme qui n'en veut qu'à son argent, et Crabman l'afro-américain "cool" qui a récupéré sa dulcinée. Pour arriver à redonner du bonheur à ceux qu'il a rendu malheureux, Earl va traverser nombre d'embuches tout en conservant son flegme et sa bonne humeur. Earl is a pearl (désolé j'ai pas pu résister à la placer celle-là).

Avec son ton très particulier, la série devient bien vite jouissive. Entre l'humour loufoque, beauf et trash. Par exemple un autocollant sur l'arrière d'une voiture où on peut lire : "jesus is my airbag", ou encore un cambriolage qui se transforme en séance télé parce que les voleurs sont captivés par la retransmission sportive. Oui, c'est du lourd, du très lourd. Et si la série manque de rythme, le ton et le charisme de ses interprètes rattrape le tout.

My name is Earl est définitivement une sitcom qui vaut le coup. Et je ne dis pas ça pour mon karma mais pour le votre.

JUST LEGAL VS. CLOSE TO HOME
par Jéjé

Deux legal shows. Deux productions estampillées Bruckheimer.
Deux séries à jeter à la poubelle ? (Je pense que je n'ai pas à faire mon petit numéro sur ma passion pour les séries du producteur de « I'm sorry to tell you. You've both been eliminated from The Amazing Race ! »)
Qu'une seule, en fait !

Allons du côté de CBS, bien sûr, qui diffuse « Close to Home ». On est en terrain connu. Des images léchées et un contenu à gerber.
J'exagère ? Une gentille équipe de procureurs, toujours propre sur elle, menée par la belle et blanchissime Annabeth, heureuse, efficace, mariée, jeune mère de famille, croyante et pratiquante, prête à tout pour protéger le dernier bastion de la morale, les banlieues chics, sous attaque de la dépravation générale ! Prostitution, échangisme, inceste… Trois épisodes, trois familles détruites par le fléau du sexe et de ses perversions ! Heureusement, nos gentils procureurs sont là pour asséner des « That is just sick » toutes les dix minutes !! Edifiant !
Et la seule image qui compose le générique est également grandiose…
La guerre contre l'axe du mal commence chez vos voisins !!

La surprise vient de la WB avec « Just Legal ». Un cabinet miteux. Des clients miteux. Un avocat miteux (incarné par un Don Johnson qui joue excellemment l'ancien alcoolo). Tous broyés par un système judiciaire qui glorifie l'argent et les préjugés. L'arrivée d'un très jeune diplômé en droit dans le cabinet réinsuffle la volonté de vaincre à tout ce petit monde… Parfois un peu trop larmoyante et limite manichéenne dans les plaidoiries finales, la série proposait cependant une description intéressante des failles du système judiciaire et bénéficiait d'un véritable potentiel.
Mais c'est du passé. La seule bonne fiction de Bruckheimer aura duré 3 épisodes.

Réjouissons nous, « Criminal Minds » (3ème nouvelle prod' de Jerry) fait d'excellents scores, et « Close to Home » aura une saison complète !

COMMANDER IN CHIEF
par Feyrtys

Mackenzie Allen (Geena Davis) a raté le numéro spécial « Etre une super bonne Présidente des Etats-Unis » dans le dernier Cosmo, alors elle se rattrape avec le dossier du Marie-Claire de décembre : « Comment être une super maman quand on a un travail à responsabilités ? ». Là, elle assume. Sa famille avant tout ! Hors de question de rater la séance bordage de sa petite fille de 8 ans à qui elle confie des secrets défense parce qu'elle a lu dans Psychologie Magasine qu'on ne doit rien cacher à ses enfants !
Mac est vraiment une super maman. Elle ne comprend pas tout le temps sa fille de 15 ans, mais c'est normal, c'est l'adolescence, elle sait que ça va être difficile avec elle, elle reste patiente et compréhensive. Heureusement, elle a lu tout Françoise Dolto. En français dans le texte, elle est drôlement intelligente quand même, eh, oh, c'est la Présidente des Etats-Unis s'il vous plait ! Elle a un fils aussi, il ressemble à un Kennedy mais sans le QI. Il est un peu raté quoi. La petite dernière n'est pas mieux, c'est une Delia bis, vous savez, cette agaçante gnomette d'Everwood qui parle comme une adulte alors qu'elle ne mesure même pas 1m10. Mais on n'a pas toujours les enfants qu'on souhaiterait avoir, et ça c'est une des vérités que cette série nous apprend.

Gennaaaaaaaah! Davis.
Gennaaaaaaaah! Davis.

L'autre vérité, c'est que Commander in Chief ne parle pas d'une femme Présidente des Etats-Unis, mais d'une courageuse mère de famille centriste sans aucune conviction politique qui doit faire un boulot très très important sans trop savoir comment s'y prendre, entourée de boulets et haïe par l'homme le plus meuchant de la terre, j'ai nommé M. Templeton, surjoué par un Donald Sutherland absolument ridicule et accompagné par la Mutante, froide et calculatrice comme une vraie sidekick de bad guy.

Commander in Chief, c'est un The West Wing sans la partie politique, sans l'humour et sans la verve des personnages principaux. Il reste pas grand-chose quoi…

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