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EDUSA, LA CHRONIQUE :
Quatre fois dans l'année, après chaque sweeps, la rédaction fait le point, avec le professionnalisme et la ponctualité inébranlable qui la caractérise, sur les nouvelles séries et les grands évênements télé des mois passés.
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| La Mauvaise Nouvelle...

5 mois!
Alors que sa sortie dans les salles américaines était fixée depuis quelques mois au 22 Avril prochain, Serenity, film tiré de... non je refuse de le répéter encore une fois... ne sortira finalement que le 30 Septembre 2005.
Joss Whedon assure qu'il ne s'agit que d'un déplacement stratégique, et que le studio est ravi du film.

En attendant, on est quand même un peu triste de ne pas avoir l'occasion d'être ravis du film un peu plus tôt!

| La Bonne Nouvelle...

Ni perdu, ni désespéré
ABC a de quoi être très contente de sa nouvelle grille. Succès incontesté de ses deux nouvelles séries phares : une moyenne de 17 millions de téléspectateurs pour les rescapés de Lost, et plus de 20 millions (et ça grimpe encore et toujours) pour les héroines de Desperate Housewives.
Cela faisait longtemps que d'aussi bonnes séries ne s'étaient pas contenter d'un unique succès critique.

| Il y a bien longtemps...

Avant BG2K4
Pour les amnésiques et les réfractaires à la SF, rappelons que la série qui vient de débouler devant nos mirettes ébahies fait suite à la mini-série diffusée l’an dernier sur Sci-Fi Channel, qui elle-même était un remake de la célèbre série des années 70…

Je reprends pour les deux du fond…

1964 : Tournage du premier pilote de Star Trek… et naissance de Ronald Dowl Moore aka le messie des geeks, nerds et autres freaks, à Chowchilla, California, USA.

1966 : première diffusion de Star Trek sur NBC

1977 : un film du nom de Star Wars sort sur les écrans US et ne tarde pas à devenir le plus grand succès du cinéma américain.

1978 : le producteur Glen Larson crée pour la télévision Battlestar Galactica…. Simple coincidence ? Larson débauche John Dykstra de Star Wars, à savoir le concepteur d’effets spéciaux qui a tout simplement créé de toute pièce la technique dite de motion control (« mouvements de camera contrôlés par ordinateur » destinés à reproduire des mouvements identiques pour les différentes couches d’un plan à effet spécial et notamment ceux avec des maquettes de vaisseaux spatiaux). De plus, le design des jet viper s’inspire en partie de celui du célèbre X-Wing de Luke Skywalker (jusqu’à son aspect gris-sale et la bande rouge latérale) tandis que les cybernétiques Cylons spéculent sur les encore mystérieux StormTroopers.

La série raconte l’errance d’une flotte de vaisseau (dont le Galactica) à la recherche de la mythique planète Terre après la destruction de toutes les colonies humaines par l’empire Cylon (donc composé de mystérieux robots).
Le triple-épisode pilote sera d’ailleurs distribué dans les salles de cinéma européennes dans une version raccourcie et sous le titre de Galactica : la Bataille de l’Espace.

La série saute définitivement le pas (avec bonheur) en basant son propos sur un aspect anodin du film de George Lucas : Star Wars débute en effet par les mots il y a bien longtemps…. Luke, Han, Leia et Chewie seraient donc nos lointains ancêtres !! La série de Larson permet en fait de combler le fossé entre ce passé science fictionnel et notre époque. L’univers de Galactica est volontairement décrit comme l’inspirateur des légendes et des mythologies de la Terre : cela va du nom des lieux (Caprica…) et des personnages (Apollo / Apollon en tête). Le design des casques de pilotes de viper rappelle lui les masques de pharaons.
Malheureusement, si la série garde aujourd’hui une image kitsch, ce n’est pas pour rien : même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de voir en cette mouture de Galactica autre chose qu’une série datée, remplie de clichés jusqu’à la gueule (le gosse de service avec son robot par exemple) avec des scénarii plus volontiers portés sur l’action mais sans les moyens…
La série ne durera qu’une saison mais gardera toujours une grande base de fans.

1979 : Larson remet le couvert avec Galactica 1980, une série d’une saison que même les fans préfèrent oublier. Ici ni Starbuck ni Apollo… le Galactica a retrouvé la Terre et fait mumuse avec des kids… pathétique…

1989 : Ronald D.Moore envoie son premier scénario, The Bonding, à Paramount… pour Star Trek The Next Generation. Ronald est embauché ! Il écrira 29 épisodes de la série et finira executive story editor puis co-producteur.

1994 : Ronald D.Moore (et Brannon Braga) obtien(nen)t le prix Hugo du meilleur scénario télé de SF de l’année pour le double épiside final de Star Trek The Next Generation : All Good Things…

1995 : Ronald D.Moore part bosser comme scénariste et producteur executif sur Star Trek Deep Space Nine tandis que Braga préfère se consacrer à Star Trek Voyager

1995 - 1999 : Pendant que Rick Berman et Brannon Braga (B&B) font joujou avec Star Trek Voyager, Ronald D.Moore est pépère pour faire de Star Trek Deep Space Nine la réussite que l’on connaît (en compagnie de Ira Steven Behr et Robert Ewitt Wolfe).

1999 : après 7 saisons (soit 178 épisodes), Star Trek Deep Space Nine tire sa révérence. Ronald est muté vers le pool de scénaristes de Voyager. Il ne reste que quelques mois ! La série est catastrophique : alors qu’elle devrait s’intéresser à la survie d’un équipage de StarFleet isolé à l’autre bout de la galaxie, les scénarios reprennent des story line éculées et déjà usées jusqu'à la corde sur les précédentes série Trek. Aucune véritable continuité ne vient enrichir les personnages pourtant dans une situation propice à l’étude de caractère sur la longueur. Quasiment chaque problème rencontré par le vaisseau est réglé à la fin de l’épisode du jour. Quant aux conflits qui auraient pu naître de la situation de départ (un équipage mixte StarFleet/Maquis, le manque de nourriture, les économies d’énergie…), ils sont tous désamorcés dès les premiers épisodes (les membres du Maquis porteront l’uniforme de StarFleet, des fruits et légumes sont cultivés dans la soute et le holodeck fonctionne toujours grâce à un tour de passe-passe scénaristique !!).
Quant la concurrence s'appelle Babylon 5 puis Farscape, il y a comme un schisme...

1999-2003 : Ronald transite par « Roswell » (faut bien manger ma pov’ dame) puis fait office de producteur executif sur une obscure série du nom de Carnivale…

2003 : Après nous avoir livrer de grands moments de SF télévisées (Dune, Taken), SciFI Channel compte mettre à l’antenne une nouvelle version Battlestar Galactica. Ni une suite ni un spin-off, la nouvelle mouture de Galactica sera tout simplement un remake (exercice de style finalement assez rare en matière de télévision).

Mais le remake en question ne concerne que le concept de base de la série (les rares survivants d’une attaque gigantesque à la dérive dans l’espace). Il n’est bien sur pas question de refaire un à un chacun des épisodes ! Alors que Brian Synger (Usual Suspects, X-Men, X2) avait d’abord été approché c’est finalement… Ronald D.Moore qui récupère le bébé. Mais SciFi Channel ne commande tout d’abord qu’une mini-série de deux fois 84 minutes. Ronald en sera est le seul scénariste. Il en sera également le producteur executif en compagnie de David Eick.

L’audience est au rendez-vous. Sci Fi commande une saison de 13 épisodes qui feront directement suite à la mini-série.

La suite appartient à l’histoire…
-- Innuendo

| Citation...

"I'm afraid I just blue myself."

Tobias "Blue Man" Fünke,
Arrested Development

 

| Météo...

Monsieur Hicks, devin cablé pour la rédaction d'EDUSA, prédit avenir et prodigue conseil.

SCI-FI
ANONYMOUS REX :
Diffusion très prochaine, puisque le 4 décembre, sur la (décidément très en verve en ce moment) Sci-Fi channel de ce téléfilm pilote d'une hypothétique future série. Sci-Fi n'a pas arrêté d'en repousser la date de diffusion, ce qui n'est pas forcément bon signe mais il semblerait que cette fois soit la bonne. L'histoire, inspirée de romans d'Eric Garcia, voit des dinosaures ayant évolué depuis leur préhistoire natale à nos jours jusqu'à ressembler à des humains et se fondre dans la population. Un dino-détective (Daniel 'Homicide' Baldwin) mène des enquêtes en ménageant le secret qu'il partage avec ses confrères. Ça a l'air idiot sur le papier mais avec de tels acteurs (il y a aussi Faye Dunaway et Isaac 'Chef' Hayes), on ne va pas s'arrêter au concept. ^^

EARTHSEA :
Adaptation très attendue des romans d'Ursula LeGuin sous forme d'un téléfilm de 4 heures en deux parties. Une histoire de sorciers, de dragons, de royaumes en péril et de jeunes filles itou qui surfe clairement sur la vague fantasy initiée par le Seigneur des Anneaux, mais sans doute à voir. Ça a l'air bien joli (des trailers sont dispos sur le site de Scifi, malheureusement en qualité dégueulasse) et là encore, il y a un casting intéressant : Iceman d'X-Men, Isabella Rossellini et Danny Glover. Gros point noir cependant : l'héroïne n'est autre que Kristin Kreuk et si elle n'a pas la même tête à claques ici que dans Molleville, alors moi je suis un moine Shaolin. Diffusion prévue les 13 et 14 décembre.

Dans les divers projets en développement annoncés par Sci-Fi, on trouve aussi celui d'adapter l'anime Witch Hunter Robin en série live, un projet de Ridley Scott sur des loups-garous vivant à New York, ainsi qu'une adaptation en minisérie de 4 heures du Ringworld de Larry Niven.


FX
Sur FX, un gros morceau : THE TEN COMMANDMENTS.
Une coproduction George Clooney / Steven Soderbergh qui entend, je cite, "explorer les enjeux spirituels et moraux auxquels l'Amérique moderne est confrontée, interprétés par 10 réalisateurs différents, chaque épisode se focalisant sur un commandement spécifique."
Ça ressemble à un projet HBO (d'ailleurs ils en ont un aussi, voir plus bas) mais c'est la petite FX, la chaîne qui monte (The Shield, Nip/Tuck, Rescue Me), qui le diffusera courant 2005. Verra-t-on Charlton Heston dans le segment "Tu ne tueras point ?"

On peut aussi noter l'annulation de deux projets très similaires sur les deux chaînes, SciFi et FX, qui avaient du potentiel :
Sur SciFi, DEAD LAWYERS s'intéressait à un avocat peu scrupuleux (le trop rare Sean Patrick Flannery) qui meurt dans un accident et est renvoyé sur terre pour réparer les injustices qu'il a pu commettre lors de sa carrière d'avocat. Apparemment la chaîne a été déçue par le pilote tourné et ne l'a pas acheté.
Sur FX, THE 13TH FLOOR, au concept développé par Frank "X-Files" Spotnitz, mettait en scène un avocat défendant les personnes mortes clamant leur innocence d'avoir été condamnées à aller en enfer. On ne saura jamais ce que ça aurait donné.


HBO
ROME :
100 millions de dollars pour une saison de 12 épisodes, c'est la somme astronomique qu'est prête à payer HBO dont l'intention est de toute façon de réaliser une série de cinq saisons et 65 épisodes pour un coût total avoisinant les 400 millions. La chaîne demande aux collaborateurs de la série de bloquer leur agenda pour les cinq ans à venir et de se consacrer à ROME essentiellement. Alors que les premiers épisodes ont été tournés par Michael Apted (le dernier James Bond, Gorilles dans la Brume), des réalisateurs d'autres séries de prestige de HBO (Six Feet Under, Les Soprano) ont été engagés pour diriger certains épisodes. La production est bien engagée et devrait s'achever en février pour une diffusion prévue à l'été 2005.
Quant à l'histoire, elle suit le destin de deux soldats pris dans la tourmente politique et les intrigues familiales du Rome des années -50. C'est Dallas il y a 2000 ans, quoi.

UNSCRIPTED :
Après K Street, l'infatigable duo Clooney-Soderbergh remet le couvert sur HBO avec cette comédie de 5 épisodes d'1/2 heure contant les déboires d'un trio de jeunes acteurs tentant de percer à Hollywood. Suivant le principe de K Street, une partie des dialogues sera improvisée et autour des vrais acteurs jouant de faux acteurs joueront des vrais acteurs jouant leur propre rôle (d'anciens potes à Clooney d'Urgences sont prévus).
Le 9 janvier, juste après le premier épisode de la deuxième saison de Carnivàle (si tout va bien).


USA NETWORK
KOJAK : HE'S BALD. HE'S BACK. AND THIS TIME AROUND, HE'S BADDER THAN EVER.
Dans la série "remake non indispensable", je demande le chauve.
Kojak donc, le détective qui, s'il ne buvait ni ne fumait, suçait à qui mieux mieux, est de retour sur USA le temps de neuf épisodes à diffusion prévue en mars prochain. Seul intérêt de cette série : le casting original du héros éponyme, puisque nul autre que l'impérial Ving Rhames (vu récemment à exploser du zombie dans un autre remake, l'excellent "Dawn of the Dead") prête son talent et ses cheveux au Kojak Nouvelle Génération.

Dans les nouvelles plus réjouissantes, il se prépare une saison 2 de The 4400 attendue pour juillet 2005. Et celle-ci devrait faire 13 épisodes cette fois. Courage, plus que 4382 à suivre.


SHOWTIME
Rien à signaler sinon que la très bonne HUFF avec l'excellent Hank Azaria des Simpson (voix d'Apu, Moe, Wiggum...) se casse la gueule à l'audimat et que c'est bien dommage.


ESPN
ESPN, c'est une chaîne de sport. Le sport à la télé, c'est nul, bien entendu, mais il se trouve que celle-ci se pique de produire ses propres séries télé maintenant. Et elle n'est pas inintéressante, sinon par le concept, du moins par le casting.
En effet, elle réunit deux ex-collègues de New York 911 (même si je ne me souviens pas d'une seule scène les réunissant) : Eddie Cibrian (Jimmy) et Chris Bauer (Fred). Un troisième larron n'est autre que l'épatant Michael Madsen vu dernièrement dans (le moins épatant à mon goût) "Kill Bill".
TILT, c'est le nom de la série, nous invite au Championnat Mondial de Poker situé à Las Vegas, où coups bas et effets de manches seront évidemment de rigueur. Pourquoi pas ?
La série débute en janvier.

| Cool comme The Kief...


Kristen "Very" Bell

| Bonus...

pErDUSA,
a J&J production

Après que leur avion en direction du CIDRE (Congrès International Des Revieweurs Emotifs) ait explosé en vol après trois loopings, la rédaction d’EDUSA se retrouve coincé sur une île flottante mystérieuse au milieu de l’océan.

Voici leur histoire.

JOUR 1
Débris, fumée, panique, nos héros se réveillent difficilement… et se remettent tout doucement de leurs émotions. Sur la plage, Phil explique aux rescapés que tout est lié, et que leur crash n’est pas un accident.
Devant l’hilarité générale, il boude et part s’exiler dans la jungle.

JOUR 2
Le jour vient à peine de se lever sur la plage qu’une violente dispute éclate.
Excédé par le manque flagrant de tensions entre les rescapés près de 27 heures après le crash, Hobbes décide d’attiser la haine en volant les derniers kiwis de Conundrum, avant d’accuser Eclair, son arch-nemesisss.
Devant l’absence totale de réaction à son fourbe piège, il rejoint Phil à l’autre bout de l’île et devient le chef de la tribu « Boulets », jurant vengeance et prophétisant la perte du camp de la plage.

JOUR 3
Le manque d’initiatives des rescapés ayant réveillé sa fibre de leader, Oz prend les choses en main et décide d’organiser les tâches de chacun.
Evidemment ça ne plait pas à tout le monde et Ju, qui voit sa position de chef mise en péril, décide d’agir en demandant à Oz d’exposer ses revendications à l’écrit. Le stratagème fonctionne, Oz prend du retard dans sa rédaction et finit par oublier le pourquoi de sa fronde.

De son côté, excédé par le manque flagrant de tensions dans la tribu Boulets près de 22 heures après sa création, Hobbes envoie Phil chasser le sanglier en lui proposant de le chronométrer pour le motiver.
Quand Phil revient, Hobbes a disparu…

JOUR 4
Conundrum devient fou ! Il n’a plus de cuillère pour manger ses kiwis.
Tonio, qui depuis son voyage en Australie est devenu un vrai chasseur de brousse, part à la recherche d’un roseau, fabriquant ainsi un succédané de couvert pour que le Drum’, ciment moral des rescapés, retrouve la raison.
Le résultat n’est pas probant, et Conundrum continue à crier partout que Joey et Will & Grace sont des séries absolument géniales.
Las, nos héros sont forcés de se débarrasser de ce gêneur. Il est temporairement kelleyrisé.

De leur côté, Greg et Innuendo peinent à communiquer avec les autres rescapés. La barrière de la langue est un obstacle difficilement surmontable, pour ces deux ovnis ne parlant que Klingon.

JOUR 5
Jéjé et Rodolphe, en pleine séance de jardinage torse nu, sont sauvagement attaqués par un Hobbes n’arrêtant pas de crier : « je l’ai vu, je l’ai vu, je l’ai vu, je l’ai vu, je l’ai vu ! »
Après un dure combat, Eclair réussit finalement à maîtriser le tigre fou furieux, qui, les yeux exorbités, hurle que la Menace Peroxydée est sur l’île et qu’elle frappera bientôt !
Après avoir délivré son message, il disparaît dans la jungle, laissant le groupe inquiet, incapable de quitter des yeux l’insondable masse verdoyante qui s’agite devant eux.

JOUR 6
Phil, qui fait le tour de l’île tombe nez à nez avec un hélicoptère de la FOX. Il s’agit de Joel Surnow en repérage pour une nouvelle série, voir même un nouveau concept : 60.
60 épisodes de 60 minutes qui racontent 1 heure dans la vie de Jack Bauer, mais tout au ralenti. Phil a ainsi la confirmation que toutélié.
Tout joyeux, il décide de retourner vers le camp.

JOUR 7
Et Oz Se reposa.

JOUR 8
Joma est malheureux. La batterie de son ordinateur portable vient de lâcher, ce qui veut dire qu’il n’aura plus accès à sa drogue, les épisodes avec Eliza Dushku.
Si les premières heures rien ne se passe, il commence peu à peu à regarder bizarrement les rédactrices d’EDUSA, bronzant sur la plage. Ni une ni deux, nos intrépides critiques n’ont pas d’autre choix que de le sevrer en l’attachant à un arbre en pleine jungle.

JOUR 9
Ju qui a décidé de continuer ses études, finit son DS de maths.
Les survivants le félicitent, sauf Oz qui continue d’écrire ses revendications.

Greg et Innuendo finissent par tomber d'accord après une vive altercation en Klingon (« Trakhh Plaa terkh naa ») que l'on pourrait traduire par : « Battlestar Galactica c'est de la bombe baby ».
Heureux, ils décident de faire un duel au Bath'let.

JOUR 10
Joma revient, le regard halluciné, affirmant qu’il l’a vue. Lorsque Jéjé lui demande s’il a vu la Menace Peroxydée, le petit gros à lunette se moque de lui et raconte qu’il a vu Eliza Dushku et que… (La suite est censurée, les propos du personnage ayant rapidement dévié sur du salace.)

JOUR 11
Après avoir erré plusieurs jours dans la jungle, perdu mais musclé, Phil arrive finalement au camps, toujours tout content, et raconte son aventure.
Tout le monde le traite de boulet, quand ils comprennent que l’hélicoptère aurait pu leur permettre de quitter l’île.
Dépité, Phil décide de rejoindre Hobbes.

PUB : 24, la série des copters et des navions revient en janvier! Ne manquez pas les reviews de Phil… Si on le retrouve !

JOUR 12
Comme il fait beau et qu’ils ne sont pas loin de la mer (5,2 mètres), les rescapés décident d’aller se baigner. Feyrtys est d’ailleurs bien contente, le climat la changeant bien des mornes plages d’Angleterre (qui est une île, aussi).
C’est sans doute la seule, avec Tonio qui s’éclate en chasseur de brousse, à bien aimer la situation, et elle se garde bien de faire remarquer que tout avion, même le leur, est équipé d’une boite noire…

JOUR 13
Oz crie de joie. Il a enfin fini sa rédaction et en avise Ju. Alors qu’une lutte de pouvoir est sur le point de s’engager entre les deux hommes, ils sont interrompus par l’arrivée, à la nage, d’un rédacteur qui avait loupé l’avion pour cause de reviews en retard et de DVD non faits… Mystérieusement, leur rage semble détournée...

Pendant ce temps, Tonio explique à Joma qu'il est comme le papillon qui sort de sa chrysalide, mais avant de pouvoir aller plus loin dans son speech sur la dépendance, l’indépendance et les abeilles, il est interrompu par l’arrivée de Gib’s qui propose à Joma une batterie pour son portable. Mais le prix à payer pour l’obtenir sera élevé…

A l’autre bout de l’île, Phil arrive enfin à la caverne de Hobbes. Rien ne le préparait à la découverte qu’il fait en y pénétrant…

A suivre…

 
| (DESPERATE HOUSEWIVES)
par Jéjé

Alors, ce serait quoi la série de mes rêves?
Un soap évidemment...
Centré sur des femmes, pour sûr!
Des femmes, dans la force de l'âge, belles, déterminées, manipulatrices, maladroites, rancunières, adultères, débordées, inventives, dépendantes et drôles. Des voisines, tiens. Des maris effacés ou absents. Et puis, un lycéen qui apprendrait à jardiner torse nu. Et un mystérieux voisin célibataire et musclé dont la principale activité serait de transpirer et de salir son marcel blanc.

Faut que je me calme. Même les programmateurs de Pink TV trouveraient ça un peu trop gay, non? Pas grave.
Oh, on pourrait prendre des actrices d'anciens prime-time soap... Evidemment, Marcia Cross, emblème des meilleures années de Melrose Place. Et puis, une ancienne de Côte Ouest pour le côté "hommage" à ces histoires de voisines. Allons-y pour Paige, enfin Nicolette Sheridan...

Evidemment, ce serait une série excellemment écrite... Les personnages, les intrigues, les rebondissements, toujours parfaits. Et des dialogues de dingue, bien sûr ! Des one-liners à tomber par terre... Dans une ambiance à la fois caustique et bon enfant, du Mankiewicz télévisuel si vous voulez...
On pourrait rajouter une voix off, comme dans "Chaînes Conjugales", un personnage omniscient qui auguillerait le spectateur sur les pensées de ses héroïnes favorites... C'est bien ça et ça fait sophistiqué!
Et on pourrait lancer une bombe, genre suicide mystérieux, au milieu de tout ce petit monde pour augmenter un peu la tension.

Voilà. Bien sûr, la série de mes rêves aurait du succès. Ce serait un truc énorme. Un phénomène à la "Urgences". Mais bon, qui regarderait ça ?
Les gays, c'est bon, c'est sûr! Les femmes, ça devrait le faire, si on y mettait un peu de subtilité en faisant passer pour du féminisme l'exploitation des clichés sur les femmes d'intérieur qui se chamaillent, se jalousent et inventent des ragots sur le voisinnage pour oublier leurs vies intellectuelles proches du néant...
Bon, pour les hétéros mâles, on prendrait Teri Hatcher... On trouverait bien deux trois petites occas' de la montrer en petites tenues! Avec Nicolette, déjà, on était sur la bonne voie... En rajoutant une latino bien bombasse, ce serait règlé !
Et Felicity Huffman, pour faire plaisir à Drum'... Dommage que Mary McCormack soit sur "The West Wing"... (Ben oui, c'est un rêve cohérent...)

On y est presque. Je verrais bien un épisode pilote ultra prometteur avec des critiques dithyrambiques. Pour la petite histoire, il faudrait que le script ait été refusé par toutes les grandes chaînes à succès, genre HBO, NBC et CBS (c'est sûr que la série de mes rêves, elle passerait pas sur CBS. Pour être coinée entre CSI et Without A Trace, merci bien...), qu'il ait été acheté par une chaîne dont on n'attendrait rien. Ca fait toujours bien ce genre d'histoire pour les papiers qui analysent le succès d'une série.
ABC serait parfaite.
Un pilote quasi parfait donc, et qui impressionnerait par ses chiffres d'audience à son premier jour de diffusion...

Mais c'est complètement irréaliste! Mon rêve doit ternir la route.
Et au milieu des clones de CSI, de la real-tv, du baseball, un retour gagnant du soap en prime time, ça paraît pas joué d'avance... Quoique, The OC a bien initié la renaissance du teen-soap l'année dernière... Allez, on y croit ! Et puis, ça fait bien 15 ans que "Law & Order" cartonne! Tout est possible! Et puis c'est un rêve.

Alors évidemment, chaque épisode diffusé surpasserait en qualité, en intérêt, en drôlerie le précédent... L'audience ne ferait que grimper... Ma série dépasserait "CSI" en quelques semaines, elle serait l'événement de la rentrée, de l'année, couvertures et articles de journaux pulluleraient... Elle ferait l'unanimité au sein d'Edusa...
Oops, ça c'était le truc de trop... Faut que j'arrête de laisser mon esprit vagabonder...

Bon, tiens, c'est quoi ça ? "Desperate Housewives"... Marrant comme titre...
Voyons ce que c'est...

| (MEDICAL INVESTIGATION)
par Eclair

Ne tremblez plus, honnêtes citoyens!
Si jamais votre voisin de palier tombe malade, un hélicoptère atterrira devant l'immeuble, déployant la fine fleur de l'intelligensia medicale américaine. Des héros, des vrais, avec des lunettes de soleil qui permettent de voir des évènements passés, un équipement ultra sophistiqué, des masques de protection aux microscopes en passant par un équipement informatique dernier cri.

Non vraiment vous n'avez plus rien à craindre. Bon ok il y a un mort par intervention, mais ce n'est pas leur faute, ces gars là ne font jamais d'erreur médicale, ils arrivent trop tard pour diagnostiquer l'origine de la maladie. Et puis ça vous montre bien à quel point ce métier est dangereux, et qu'on s'adresse à des durs de durs. Ces gars là ne mettent un masque que s'ils savent que la source de la maladie est dans la pièce. Il faut dire qu'avec le temps, ils savent exactement comment l'affaire se déroule. Un type malade est recueilli, très vite on en amène d'autres, on ne comprend pas leur point commun, un type meurt, et puis les lunettes high tech s'activent juste à temps pour rendre le sourire à notre groupe de héros très fatigués. Case solved!

Vous l'aurez compris, un CSI médical, ça aurait pu être sympa. En fait avec un cast aussi impressionnant (Neal Mc Donough, Kelli Williams, Anna Belknap, Christopher Gorham) , non seulement ça aurait du l'être, mais ça aurait du être encore mieux, notamment en développant des personnages.
Au lieu de ça, on se retrouve avec un show poussif, à la linéarité et à la répétitivité soporifique, desservi par des énigmes vraiment minables, le tout englobé du style "american hero" pour bien rester dans la condescendance et la neutralité du show. Des moniteurs qui font bip-bip, oui. Mais n'en demandez pas plus.

| (JOEY)
par Ju

Souvenez vous, c’était il y a presque un an. NBC nous annonçait que cette fois c’était vrai, si si, croix de bois etc.… Friends s’arrêtait. Nos 6 amis new-yorkais tireraient leur révérence en Mai après près de 7 ans cumulés de bons et loyaux services, et 3 autres années.
Oui, il était grand temps (vraiment) de dire adieu à Monica, Phoebe, Ross & Rachel ™ et Chandler… Quant à Joey, c’était une tout autre histoire.
Car oui, seulement 5 de nos amis allaient nous quitter pour de bon, et c’est avec une joie énorme et une impatience sans limite que nous attendions de pouvoir enfin suivre les aventures de notre cher Joey à Los Angeles.
Parce que sérieusement, après 10 ans, seule une série dérivée était capable d’atténuer ce qui aurait été le choc fatal d’une rentrée télé sans Friends. Heureusement que les grandes pontes chez NBC font passer notre santé avant tout.

Après une dizaine d’épisodes diffusés, le bilan est dur : Joey, c’est du mauvais Friends!

Pas la peine de se voiler la face, jusqu’à maintenant, les péripéties de ce pauvre Joey à Los Angeles sont loin, mais alors très loin de nous emballer.
Passons rapidement sur le fait que la série n’est drôle que 5 minutes tous les deux épisodes, pour aborder le cœur du problème (comme si cela ne suffisait pas déjà pour une sitcom). Premier constat, Matt LeBlanc nous ferait presque de la peine à surjouer sans cesse les mêmes mimiques depuis 11 ans. Ensuite, son entourage (une famille composée d’une sœur vulgaire et d’un neveu fadasse) est au pire horripilant, au mieux inexistant. Enfin, les intrigues, ponctuées de vannes qui ne font réagir que les rires en boite, sont vues, revues, et rerevues. Cerise sur le gâteau : même le générique devient carrément insupportable avec le temps !

Alors pourquoi rester ?
Déjà, pour l’attachement à Joey. C’est la principale raison pour laquelle on a regardé la série au début, et on a beau dire ce qu’on veut, et il a beau refaire sans cesse les mêmes blagues avec les mêmes sourires niais, on l’aime bien quand même notre Joey !
Ensuite, pour Howard et Bobby, l’agent de Joey, deux personnages hilarants aux apparitions malheureusement très, très limitées.
Et enfin parce qu’au fond de nous, on espère toujours un sursaut d’orgueil chez des scénaristes jusque là amorphes, un petit déclic qui pourrait leur donner envie de transformer « Joey, sitcom très classique », en « Joey, classique de la sitcom ».
Oh, et parce que Friends nous manque.
Ou pas.

| (LIFE AS WE KNOW IT)
par Conundrum

Maladroit, obsédé par le sexe, humour gras. 3 caractéristiques qui s’appliquent tant à l’ado male type qu’au nouveau teen drama d’ABC life as we know it. Lawki suit les tribulations de 3 ados interprétés par Sean Faris que je soupçonne d’être le frère d’Anna Faris de Scary Movie, Jon Foster que je sais être le frère de Ben Foster de l’excellent film Liberty Heights et de Six Feet Under, et Chris Lowell qui doit sûrement avoir des frères et sœurs. Ou pas. Peu importe ! Ils incarnent trois ados à Seattle. Dino (Sean Faris) est le sportif beau gosse qui essaye de convaincre sa copine de passer à ‘l’étape supérieure’, Ben (Jon Foster) est l’intello que les filles de son age ne prennent pas au sérieux et qui est plus attiré pas sa jeune prof de littérature – toutes ressemblances avec Pacey Witter est évidemment fortuite –, reste Jonathan (Chris Lowell) le brave, le pas très futé, la tête de turc, qui est attiré par sa meilleure amie mais qui ne sait pas gérer la situation parce que c’est Kelly Osborne, surprenante de justesse en ado un peu ronde mais bien dans sa peau.

Tout ces ados là ont, bien sur des parents qui vont de DB Sweeney de Drole de Chance à James MacDaniel de NYPD Blue en passant par Dylan Baker de Murder One et Megan Gallagher de MillenniuM. Et tout ces parents ont des histoires qui tournent bien souvent autour du sexe.

La série a un gimmick assez agaçant : les trois personnages principaux parlent à la caméra. Ou plutôt, les trois personnages parlent trop souvent à la caméra. Le problème de ce système, est que, contrairement à Once and Again, il n’est utilisé que pour narrer souligner un évènement qui se passe sous nos yeux et qui n’a pas vraiment besoin d’être sur-expliqué. Du coup, il rend le visionnage du pilote assez pénible. Heureusement, les scénaristes l’ont réalisé et le nombre de ces scènes dans les épisodes suivant sont considérablement réduits.

Les intrigues des premiers épisodes restent convenues par rapport aux autres teen dramas. La série se veut proche de My So Called Life (le changement de titre de ‘Doing It’ à ‘life as we know it’ est loin d’être anodin) que de One Tree Hill. Et c'est la force de la série. Malgré un intrigue peu crédible, life est réaliste dans ses thèmes et sa vision de l’adolescence que la plupart des teen dramas. Les acteurs, pour la plupart de nouveaux venus, sont très sympathiques et rafraichissants avec une mention spéciale pour Kelly Osbourne qui reussi à être juste malgré tout les apriori négatifs qu'on peut avoir sur elle, enfin, le directeur de casting qui a engagé les parents des ados est un génie et ce, rien que pour avoir sorti notre bon vieux DB Sweeney de la naphtaline.

En 5 épisodes, on devient accro à life. La série mérite vraiment qu'on dépasse les très moyens premiers épisodes. Espérons qu’ABC donne sa chance à la série car, malgré sa mauvaise audience, on a sous nos yeux, un teen drama a très grand potentiel.

| (LOST)
par Lyssa

Vous êtes grands, il est temps d'entendre la vérité : la deuxième partie de la saison trois d'Alias était mauvaise. Et pas qu'un peu.
Raison supposée : le grand manitou de la série, son créateur, son tout-puissant, s'en était lamentablement éloigné pour se consacrer à son autre bébé : Lost. Un crash sur une île déserte et 48 naufragés. Un concept assez limité, ai-je envie de dire. Du coup, il faut avouer que je me suis postée devant le pilote en me disant "Oh toi mon garçon, tu m'as pourri Alias, t'as intérêt à avoir réussi ça !".
Et au final, on ne peut même pas envoyer de chocolats empoisonnés et d'index sectionnés à ce pauvre Abrams, puisque force est de constater que sa nouvelle série excelle. Même les Américains s'en rendent compte, puisqu'elle fait actuellement un carton sur ABC.

Des naufragés, donc, qui ont tous un passé, parfois mystérieux, souvent sombre, et des petits secrets. Des gens de différentes cultures, religions et surtout caractères qui vont devoir cohabiter et s'associer pour survivre dans un lieu plus qu'hostile…
Surtout qu'une grosse bestiole a l'air de leur en vouloir.

C'est véritablement une bonne base, pouvant faire rimer humanisme et romance avec action et suspens et pouvant, paradoxalement, ouvrir bon nombre de voies et de questions quant aux personnages, aux lieux, aux hostiles animaux et aux contraintes spatiales. Que ce soit d'un point de vue artistique, à travers la réalisation et la création des épisodes ou simplement du point de vue des naufragés : comment survivre ici, avec cette blonde écervelé et ce médecin parfait ? Comment survivre sans Pépito ni Perrier ? Comment survivre sans eau courante et électricité ? Et surtout... Surtout, comment survivre sans Epilady et fond de teint ? Autant de questions pertinentes, déroutantes et plein d'autres choses en -antes auxquelles devra répondre la série.

Au final, la réalisation est réussie, les acteurs sont, en majeure partie, très bons (Même si on n'échappe bien évidemment pas aux boulets… Chaque série a les tares qu'elle mérite.) et les questions en suspens, comme sait si bien les faire son créateur, sont absolument maîtrisées.

Mais venons-en au vrai problème (Parce qu'il faut quand même que je lui trouve un défaut, à cette série qui a fait coucher Sloane avec Irina) : cette notion désormais confortablement instaurée qu'est "à chacun son heure de gloire, à chacun son épisode". Et ça, c'est très contraignant. C'est certes une bonne idée, mais Lost ne serait pas une série d'Abrams sans ses boulets. Et quand on se centre sur Charlie ou Sun, ça frise l'excellence, mais quand on se penche sur des personnages un peu moins intéressants, ça peut devenir franchement moins plaisant et ruiner les quarante minutes. Reste ainsi à savoir si les prochains épisodes seront aussi rythmés, car, il faut bien avouer que pour l'heure, la série est une réussite et mérite son succès.

Enfin quand même, ça me coûte de le dire, mais franchement JJ… MELISSA GEORGE !

| (VERONICA MARS)
par Jéjé

Soyons sérieux, si on regarde Alias, c'est pas à cause de Rambaldi, de Lena Olin, des cliffhangers, de ce qu'a bien pu faire Sydney pendant 2 ans... Si on regarde Alias, "c'est pour voir Jennifer Garner habillée comme une bonnasse - © Feyrtys - marcher au ralenti dans une boîte bondée " ou bien "voir Jennifer Garner habillée comme une bonnasse courir dans des couloirs sur un fond de techno"...

Pour Veronica Mars, c'est pareil... On ne regarde pas la petite perle d'UPN pour la peinture over-ze-top et hilarante d'un lycée où coexistent sans partage des riches super riches et un gang des bikers latinos. Ni pour le mystère feuilletonnant autour de la mort de la meilleure amie de l'héroïne et de la disparition de sa mère. Encore moins pour les enquêtes palpitantes et drôlatiques menées par Veronica, apprenti P.I., et son père, shérif déchu, à chaque épisode. Non, on ne regarde pas Veronica Mars pour ce mélange réussi "d'high school drama, de mystère et d'enquêtes..." © Conundrum.

On regarde Veronica Mars pour voir Kristin Bell (aka Veronica Mars) faire la "blonde"... C'est à dire rouler des yeux, parler sans s'arrêter d'un air naïf avec une voix dix fois plus haut perchée que d'habitude... Ca c'est Veronica Mars quand elle enquête sous couverture et ça vaut tous les flashbacks des survivants d'un crash d'avion sur une île étrange... © Moi.

La série a fait son "buzz" à la rentrée aux US, et assortie de critiques très élogieuses, elle s'est rapidement constitué un noyau dur de fans, qui ont hurlé de joie "virtuelle" sur les forums quand UPN lui a offert une saison entière...
Il est temps de faire confiance à ces américains qui le 2 novembre au soir, ont suivi, plutôt que les résultats des présentielles, Veronica sur la piste d'une fraude électorale à Neptune High !!!

Et pour le plaisir, je ne peux m'empêcher de vous offrir un florilège des meilleures répliques, qui ont accompagné l'arrivée de Veronica, trouvées sur le temple du bon goût en matière de séries TV, j'ai nommé le forum d'Edusa... "juste sans intérêt", "à chier, [...], con et totalement inutile", "je sens que le potentiel va tomber juste au niveau de celui des "Dessous de Palm Beach"...

Rappelez vous des réactions à l'arrivée de "The O.C." et tous devant UPN et Veronica!!!

| (JACK & BOBBY)
par Ju

Laissez moi vous conter les exploits d’un Président remarquable. Que dis-je, extraordinaire. Un Président comme on n’en fait plus. Enfin, plutôt comme on n’en a jamais fait.
Le futur Président McCallister.
Jack & Bobby est l’histoire de deux frères, complètement différents (l’un athlétique et populaire, l’autre chétif et bizarre), dont l’un est destiné à devenir le plus grand Président des Etats-Unis de tous les Temps, de tout l’Univers et du Monde.

Pilote classieux et intelligent, aux ambitions west-wingiennes, le premier épisode du nouveau drama de Greg Berlanti (papa d’Everwood) pour la WB, était de ceux qui nous avaient le plus séduit cet été. Qu’est ce qui fait un grand leader ? Est-ce que ces qualités sont innées, perceptibles dès le plus jeune âge ? Un concept intéressant, un potentiel fort, on attendait de voir ce que donnerait la série avec une certaine impatience.
On parle quand même d’un drama politique sur la chaîne de One Tree Hill et 7th Heaven!


Au final, alors que tout une saison a été commandée, et que votre serviteur a déjà abandonné, que retiendra-t-il de la série ?
Déjà, un gros, très gros problème : le Président McCallister n’est pas n’importe qui, loin de là, et plus les flash forwards en 2040 s’enchaînent (une bonne idée du pilote, qui montre très vite ses limites), plus il se transforme en improbable président parfait, figure messianique qui au final vire carrément au ridicule.
Au niveau du cast, on admire à chacune de ses apparitions une Christine Lahti parfaite dans le rôle de la très imparfaite mère de Jack et Bobby, un Jack, justement, très bien interprété par un Matt Long bien plus proche de Gregory ‘Everwood’ Smith que de Tom ‘Smallvide’ Welling, et un Bobby pas trop tête à claque, bien que totalement dépourvu de charisme.

Enfin, des intrigues fleurant bon le cliché, des dialogues parfois très bon mais trop souvent bien lourds, et une bonne plâtrée de bons sentiments ont fini de rendre le tout assez indigeste, un mélange assez hasardeux… et finalement pas si éloigné d’Everwood dans sa première saison.
Espérons que, comme cette dernière, Jack & Bobby s’améliore sur la durée.

| (WILL & GRACE - SAISON 7)
par Jéjé

La sitcom me manque. Et quand je dis sitcom, je parle de la comédie de 20 minutes avec rires enregistrés, répliques bien orchestrés, et personnages stéréotypés. C’est sur, Arrested D. et Scrubs, c’est la crème de la crème mais j’ai besoin de mon Frasier, de mon Seinfeld, de mon Spin City, de mon Dinque de Toi, de mon Happy Family, de mon Friends (quoique…), de mon Dharma et Greg, et même de mon Stark Raving Mad ! Et, j’aime bien Joey, le perso, mais, Joey la série est loin de combler mes attentes.

Non, ça aurait pu une année terrible pour moi coté sitcom. Mais, c’était sans compter les 4 Fantastiques : Jack, Karen, Grace et Rosario. Oh, et Will aussi, mais c’est un peu Franklin Richards dans le comic book, on sait qu’il est là, mais on ne lit pas le comic pour lui ! Will and Grace sont au top de leur forme cette année. Oubliée la special guest star à chaque épisode, oubliées les intrigues pas drôles qui s’étalent en longueur et surtout, surtout oublié l’horrible Harry Connick Jr qui nous a causé tant de problèmes.

Cette saison, Will and Grace procède à un retour au sources, un recentrage sur les 4 personnages principaux. Mais la série ne revient pas en arrière, au contraire, elle va de l’avant et change un peu le statut quo qu’elle connaissait avec l’arrivée de l’ignominie prénommée Léo. Jack a un emploi, un vrai de vrai, et Will a enfin un vrai boyfriend. Mais cette fois ci, on ne fait pas la même erreur qu’avec Leo. Vince (Bobby Canavale) n’apparaît que quand il a besoin d’apparaître, du coup, le personnage n’apparaît pas forcé, mais surtout, l’autre grosse différence d’Harry Connick Jr., est que Bobby Canavale a visiblement une formation d’acteur, et ça, ça aide quand on joue la comédie. Vince est cool, du coup, ça déteint un peu sur Will, qui reste un boulet, mais un boulet tolérable. Grace en jeune divorcée lui permet de jouer dans un autre registre mais surtout, son statut change sa relation avec Will. Ne vont meprenez pas, ils ont toujours ce coté fusionnel malsain mais, alors qu’elle est en pleine déprime, Grace apparaît un peu plus solide légèrement moins dépendante de Will. Enfin, Karen et Jack sont Karen et Jack et ça, c’est cool!

Will and Grace a toujours d’excellents dialogues mais en plus cette année, elle a de bonnes histoires qui motivent à revenir chaque semaine. Mais surtout, surtout, elle n’a plus Léo, et rien que pour ça, Will and Grace est sans nul doute la sitcom traditionnelle la plus drole actuellement.

| (BATTLESTAR GALACTICA)
par Innuendo

La mini-série était déjà un choc : au delà d’un univers de SF complètement renouvelé visuellement parlant (du design général en passant par la mise en scène des combats spatiaux), la mini parvenait à happer le spectateur auprès de personnages tous mieux écrits (et interprétés : avec des vieux briscards comme Edward James Olmos et Mary McDonnel ou de nouvelle têtes comme Jamie Bamber et Katee Sackhoff) les uns que les autres, des personnages sur la brèches, au milieu de ce qui est tout bonnement un holocauste à l’échelle de la galaxie. Les réactions de chacun d’eux sont violentes, contradictoires, conflictuelles, en somme… réalistes !

Prise de risque également sur le rythme puisque conscient des trois heures mises à sa disposition, Ronald s’est employé à profiter de cet espace de liberté incroyable. Ce que certains ont pu prendre pour une « longue introduction sans but » (30 petites minutes sur un total de 3 heures!) est en fait l’étude d’un monde à l’agonie, la chronique d’une apocalypse annoncée.
En somme, le Galactica de Ronald est à la SF ce que Hill Street Blues fut à la série policière!
D’un seul coup, toutes les autres séries de SF prenait vingt ans de retard !! Bye bye Enterprise, StarGate SG1 et autres Andromeda. Galactica venait de faire son entrée auprès du cercle fermé de Star Trek The Next Generation, Star Trek Deep Space Nine, Babylon 5 et Farscape.

Seul inquiétude : après la mini-série, la série serait-elle à la hauteur ? La barre avait été mise tellement haut qu’on pouvait légitimement s’inquiéter quant à savoir si la qualité, technique et artistique, pourrait se maintenir avec le rythme trépidant qu’imposerait le tournage de 13 épisodes. Les scénarios sauraient-ils garder l’intérêt pour les personnages et l’intrigue principal sans tomber dans la formule casse gueule de « la planète de la semaine » ? L’intérêt serait-il renouvelé chaque semaine?
Car Ronald se retrouve donc avec une situation similaire à celle du Voyager (un équipage seul dans l’immensité de la galaxie) avec cette fois-ci carte blanche. Après le galop d’essai de la mini-série, il était donc tant pour lui de nous prouver tout le bien que nous pensions de lui (et tout le mal que nous pensions de Voyager !).

Eh bien la réponse est oui, cent fois oui !!
Après vision des six premiers épisodes, force est de constater que le pari est gagné. La mini-série est véritablement considéré comme le pilote de la série, aussi bien du point de vue visuel (tous les parti prix de réalisation et les innovations techniques sont maintenus) qu’au niveau des intrigues (jusqu’à maintenant chaque épisode trouve naissance dans un élément, voire un détail de la mini-série). La série enfonce le clou en tissant une galerie de personnages aux relations complexes comme on en avait jamais vu dans une série de SF (et rarement dans une série tout court). Vivre sur le Galactica, c’est pas la joie !
Ronald est un chic type.
Ronald vient de sauver la SF télévisée.
Ronald est aussi un gros déconneur.
Ronald a développé LA série de SF du XXI e siècle.
Ronald a blasté Voyager dans les grandes largeurs !

| (DEAD LIKE ME - SAISON 2)
par Eclair

A l'heure où je vous parle, aucune saison 3 n'a été officiellement annoncée. On se demande bien pourquoi entretenir un tel suspense ? Enfin j'ai bien quelques idées en tête, mais ça sous-entendrait que des executifs de Showtime auraient copiné avec ceux de la Fox, donc je préfère ne rien dire.
En fait, vu l'extraordinaire niveau de la saison 2 (et sa sublime scène finale), on a qu'une hâte, retrouver nos amis au WaffelHaus. Ce n'est pas une surprise : si la première saison exploite le principe des morts-vivants, la deuxième exploite les morts vivants tout court. Cette saison a été bien plannifiée, et le résultat est somptueux.
Même si le bilan final nous montre que quelques personnages ont été moins utilisés, il ne faut pas oublier que ceux qui l'ont été ont tous des histoires à long terme, et qu'ils évoluent vraiment durant ces 15 épisodes. Mieux encore, leurs petits (ou grands) secrets seront mis à jour, et la série explorera d'autres mystères, comme les gravelins ou certains personnages récurrents. La série ose la continuité (plein de petites révélations sur la saison 1 vous attendent) tout en développant un vrai background... et quelques fausses pistes.

Mais Dead Like Me ne serait pas ce qu'elle est sans ce cocktail d'humour et d'émotions. Et là encore, cette saison a atteint des nouveaux standards d'excellence.
D'un côté les "Fuck" fusent, les mémés battent des voyous, les majeurs se dressent, les strings apparaissent pendant que l'argent disparait. De l'autre nos personnages révèlent leur fragilité, assument leurs passés, et donnent une leçon de vie à leur victimes.
D'un côté la mort est drôle (il devrait y avoir un best of de tous ces accidents), de l'autre côté perdre la vie c'est aussi laisser un héritage derrière soi. Et si certaines victimes nous sont peu ou pas du tout sympathiques, d'autres sont carrément bouleversantes.
Dead Like Me est encore et toujours parfait, ça fait au moins une constante dans les équations de séries.

| (THE MOUNTAIN)
par Joma

Je l’avoue, je n’étais pas chaud quand jéjé m’a convaincu de venir à la réunion des TM2A (The Mountain Accroc Anonyme.) Surtout que je ne voyais pas ce que je faisais de mal.

Alors, lorsque nous nous sommes retrouvés devant le porche de cette maison dans une banlieue chic, j’ai eu un mouvement de recul. Fermement jéjé m’a poussé vers la porte puis a sonné. La maîtresse de maison, un visage austère qui c’est éclairé quand elle a reconnu jéjé, nous a fait entrer, et d’un geste impérieux nous a débarrassé de nos blousons.
La maison était propre, sentant même l’odeur de pin d’un produit de lavage de haute qualitée. Le salon où se tenait la réunion était rempli de chaises parfaitement alignées, mais on ne pouvait pas dire qu’il y avait foule.
La femme qui nous avait ouvert, prit place derrière un pupitre et nous invita à nous asseoir. « Bonjour, je m’appelle Bree et je regarde the mountain depuis le début. » Nous, tous en cœur : « Bonjours Bree. »
Je me tournais vers jéjé il était aux anges. Bree me désigna. « je suis contente de voire qu’il y a de nouvelle tête aujourd’hui. »

Je ne savais pas quoi trop faire. D’un coup de coude, jéjé me tira de ma torpeur. « Présente toi ! » Ah oui ! Je me levais. « Bonjour je suis joma et je regarde the mountain depuis le début. » quand les six autres personnes répondirent à mon salut, je ne sais pas pourquoi, je me sentis bien, et c’est avec un léger sourire aux lèvrse que je me rassis.
« Bien, » attaqua Bree. « quelqu’un veut commencer ? »
Il y eut un léger flottement, j’en profitais pour, timidement, lever la main. D’un geste Bree m’encouragea à prendre place derrière le pupitre pendant qu’elle même allait s’asseoir à côté d’une femme que l’on pourrait qualifier de bombasse latina.

Je m’éclairci la voix.
« Ca va vous sembler bizarre, mais je ne sais toujours pas pourquoi je suis ici. Manifestement nous aimons tous la série. Même si à nous sept nous devons représenter la moitié des 0.9 d’indice Nielsen que fait la série, alors quel est le but de ses réunions ? »
Bree me regarde presque choqué. « Mais en parler bien sur, confronter ce que nous aimons.»
Elle se tourne vers une jeune femme aux yeux rougis d’avoir trop pleurer. « Sydney, aime la série pour des raisons qui sont sans doute différentes des votre. N’est-ce pas chère Syd ? »
Sydney renifla, puis me regarda avec son regard de chien battu. « Après que mon petit ami m’ait laissé tomber pour se marier avec cette pétasse blonde à la dentition chevaline et que mon père m’ait une fois de plus menti, j’avais besoin de m’évader de ma vie si triste et morne. La série m’aide beaucoup à ce niveau là. »

Elle semblait si fragile, la pauvre, j’avais presque envie de la serrer dans mes bras. Mais mon intégrité de journaliste d’investigation virtuel prit le dessus. « Il y a des choses en particulier qui vous touchent ? » Sydney renifla. « La montagne, le blanc de la montagne, et puis le fait que la série n’ira sans doute jamais jusqu'à l’épisode 47, ça m’aide bien ça. » Puis la jeune fille éclata en sanglot.
Je restais sans voix pendant quelques secondes devant les raisons de l’engouement de Syd pour la série, quand une des amies de Bree prit la parole. Elle semblait d’ailleurs épuisée la pauvre dame.
« Ouais ben moi, je suis bien contente qu’il y ait cette série, c’est une des rares choses qui calme mes monstres. Je ne suis pas sûre qu’à leur âge ils comprennent bien toutes les situations soapesques alambiqués qui font le charme de la série. Mais la musique et les autres trucs de jeunes bien stupides, ça les scotche devant l’écran. Une heures de tranquillité, j’adore ! »

Jéjé se leva alors. « Oui, et puis Dallas à la montagne ça le fait non ? » Bree approuva plusieurs fois de la tête. « Tout a fait jéjé, je voie que ton bon goût ne t’as pas quitté. Mais ce n’est pas que ça. Certes, l’idée de déplacer le soap familiale symbole des années 80 à la montagne est une bonne idée pour tenter de revitalisé le genre. Mais surtout, contrairement à Dallas, la série joue sur un certain second degré. Il y a quand même beaucoup plus d’humour. »
A ce moment une nouvelle jeune femme entra dans la pièce, cheveux en bataille, chemisier débraillé sortant du jean. « Désolé les filles. Bree, j’ai une bonne excuse pour mon retard. Je me suis retrouvé enfermer dans la cave, sans la clé ni électricité, j’ai dû ramper par un soupirail que j’ai cassé pour sortir. » Et sans rien ajouter de plus, va s’asseoir à côté de la femme fatiguée et de la bombasse latina. Bree, justement se tourne vers elle. « Et toi Gabrielle, pourquoi tu regarde la série ? »

Gabrielle ne répond pas de suite. Puis finalement : « Oh moi, je ne regarde pas. Je préfère prendre mon pied en jardinant. »
La mère des deux monstres la regarda étonnée. « Mais pourquoi tu es là alors ? » Gabrielle haussa les épaules, qu’elle avaient très jolies d’ailleurs. « Solidarité féminines les filles. » Les visages de Bree, miss catastrophe et de madame "j’élève deux monstres" s’illuminèrent d’un sourire.
Il était temps de recentrer le débat sur la série.
« Bon, on est tous d’accord pour dire que la série ne révolutionne rien. C’est du soap mais fun, ça n’atteint pas le fun de the OC, mais le second degré est bien là. Le problème étant que ce n’est qu’un soap parmi tant d’autres sur la WB, ce qui explique sans doute son audience catastrophe, parce qu’à mon avis the mountain n’est pas pire que Jake and Bobby ou One Tree Hill deux séries qui se prennent un peu trop au sérieux. »

Voilà, encore une fois plus personne ne m’écoutait. Syd pleurait à chaude larmes, jéjé tentait de s’immiscer dans la conversation des femmes au foyer désespérées.
De rage, je me dirigeais vers les pâtisseries préparées avec passion par Bree, et commençait à les engloutir. Au moins je n’étais pas venu pour rien.

| (KEVIN HILL)
par Yaya

Au début de l’automne, toute l’équipe d’EDUSA attend fébrilement l’arrivée des nouvelles séries. Nous nous penchons sur leur berceau, comme de bonnes fées, et c’est maintenant l’heure du verdict, après quelques épisodes diffusés. Au rayon «legal-show», nous avons donc Kevin Hill, sympathique série diffusée par UPN, qui a eu la bonne idée de commander une saison complète.

Pourquoi bonne idée ? Parce que cette série pourrait se voir comme un « Ally McBeal » au masculin. Sauf que le héros a (peut-être ?) un peu plus de plomb dans la tête. En effet, point de départ de la série, il « hérite » de la fille de son cousin, qui vient de décéder. C’est un bébé, incompatible avec son métier de grand avocat à New-York. Cela ne vous rappelle rien ? Moi si, le film « Baby Boom » avec Diane Keaton, qui héritait de la même manière de la fille de son cousin, était aussi avocate à New-York, mais prenait une décision radicale et plaquait tout pour aller préparer des configures dans le Vermont ! La ressemblance s’arrête là, Kevin ne plaque pas tout…enfin presque ! Au départ, il veut faire adopter le bébé, puis finalement quitte le prestigieux cabinet d’avocats où il allait passer associé, pour se faire engager dans une petite firme moins exigente (croit-il) en terme de temps passé. Il pourra ainsi s’occuper du bébé.

Mais cela ne s’improvise pas ! Il doit d’abord trouver une baby-sitter, ce qui est une véritable épreuve à New-York apparemment. Finalement, il opte pour un baby-sitter homosexuel, Georges, adorable avec la petite Sarah. Il voudrait bien que Georges soit corvéable à merci, afin de pouvoir sortir tous les soirs y compris le week-end, comme le célibataire qu’il est ! C’est certain que rater la soirée « Victoria’s Secret » n’est pas l’idéal pour un dragueur comme Kevin Hill. Il recherche l’âme sœur, ce qui va être encore plus compliqué à gérer avec un bébé sur les bras.

Côté tribunal, le nouveau cabinet où il travaille n’a que des femmes comme avocates, dont l’une de ses ex. Il est embauché par la patronne parce qu’il a un bébé en charge. Elle-même étant mère célibataire, veut aider ceux qui en ont besoin. Et les affaires traitées par le cabinet portent surtout sur la défense des minorités.

Côté légèreté, car cette série est une comédie, il faut se pencher sur le meilleur ami de Kevin, Dame Ruiz. Oui, Dame est son prénom, cela ne s’invente pas ! Il est resté au prestigieux cabinet, et voudrait bien que Kevin continue à sortir sans s’occuper de son bébé. Un célibataire endurci en puissance ! Toutes les occasions pour sortir sont bonnes à prendre, match de basket, soirées, soutien à des clients en mauvaise posture….mais Kevin résiste, bien obligé de s’occuper de Sarah !

Vous l’aurez compris, c’est une série sympathique, un peu le rayon de soleil qui manquait dans le monde de la justice depuis la disparition d’Ally McBeal.

| (LAX)
par Jéjé

Heather Locklear est maudite, c'est sûr!
Je ne serais pas surpris si j'apprenais qu'elle a froissé durant ses jeunes années une tribu de gitans, peut être même celle qui s'est frotté à un certain Angel, et qu'elle ait été victime de la malédiction 90069 aka "Tes séries connaitront le succès et la gloire, sauf si tu apparais dans le pilote..."

Les années ont passé, et le sort maléfique doit toujours faire office...
Il l'avait frappée il y a près de quinze ans lorsqu'elle était apparue au générique d'une sitcom appelée "Going Places". Annulation au bout de 19 petits épisodes...
Elle s'était alors résignée à reintégrer son statut de "star de la deuxième chance", qu'elle avait gagné avec "Dynasty" et "T.J. Hooker", et était allée à reculons, on peut le penser, booster l'audience de "Melrose Place" et assurer la pérennité de "Spin City"...

Avec sa confiance restaurée, Heather s'est sans doute imaginée être délivrée...
Elle a ainsi retenté l'aventure d'une nouvelle série ! Avec de nombreux atouts en poches...
Le plus beau générique de la saison 2004, une co-star élégante (Blair-je-transpire-le-sexe-Underwood), elle même qui fait du Heather tout en ne confinant pas son personnage à une Amanda Woodward 2.0, des dialogues légers et drôles, des personnages modestes et sympathiques, des scénarios aux émotions et aux enjeux variés... Bref, une chronique sophistiquée dans un décor original (un des plus gros aéroports du monde...)

Las ! Les critiques US sont glaciales, le public préfère l'immonde CSI: Miami, les réactions sur Edusa sont polies, à la limite de l'indifférence...
Pauvre Heather ! On comprend que se contenter du seul soutien de Joma et du mien n'est pas chose aisée...
Et puis, le couperet tombe après 10 petits épisodes... LAX, c'était son nom, est annulé! Sont trop forts, ces gitans!

Enfin, juste une petite chose, Heather... N'intègre pas l'un des trois C.S.I. pour retrouver le succès! S'il te plait!!!
Il vaut mieux être perdue et desespérée qu'en mauvaise compagnie...

| (COMPLETE SAVAGE)
par Phil

Alors que mes "6" Friends m'ont abandonné, j'en ai trouvé 6 nouveaux, et cela, c'est grâce à yaya! Je vous présente "Complete Savages", un titre de série au double sens (ils sont fort ces ricains), puisqu'il s'agit d'une sitcom racontant les aventures de la famille Savages au complet, et qu'en plus de celà, ils sont complétement Sauvages!

Diffusée tout les vendredi soir sur ABC, chaine du conglomérat Disney, la série a pourtant des inspirations de nos amis les Bundy (Mariés, deux enfants) : bah oui, je vous le rappelle la famille Savages est complétement sauvage!
Une maison en bordel, des jeux de gamins plus-stupide-tu-meurs, un père qui préfére donner une part de pizza à son chien qu'à ses enfants, un jogging nu ... Complete Savages ose le "no politicly correct", et ça marche, pour notre plus grand plaisir.

Mais présentons un peu cette famille Bundy 2.0 : ils ont l'esprit des Bundy, mais le père Nick Savages n'est pas marié, n'a pas deux enfants, pire il en a 5. Et comme il le dit au cours d'un rencart : "I'm so glad I have 5 boys: smart, weird, cool, athletic and Kyle".

Smart : alias T.J., l'enfant modèle, qui préfére s'amuser que faire ses devoirs.
Weird : alias Sam. Par son surnom, vous comprennez tout de suite que c'est un Ross Geller 2.0. Et les scénaristes nous font même un remake Ross/Rachel, avec les amourettes de Sam et sa Angela. Si les gaffes et les intonations de cris de Ross vous manquent, Sam est là pour vous satisfaire.
Cool : alias Jack. Joue de la guitare, drague les nanas, donne des conseils à Sam. Maintenant allez savoir qui de Sam ou de Jack finit par avoir une petite amie le premier.
Athletic : alias Chris. Sportif mais surtout très neuneu, c'est un petit Joey 2.0 en puissance. Si un jour vous êtes en panne de linge propre, appellez Chris il vous expliquera comment utiliser un caleçon 4 jours de suite. Il vous apprendra aussi à communiquer avec une grenouille.
Kyle : alias Kyle. Indéfinissable. Aucun adjectif ne lui correspond. En clair, c'est un Phoebe 2.0 au masculin.

Ajoutez à ces 6 personnages, deux autres :
Jimmy : le frère de Nick, qui joue l' "hommes invisible" puisqu'il apaprait une fois tout les deux trois épisodes ...Okay c'est méchant car un quand il est là, la plupart du temps ces scénes sont drôles, et deux c'est un mauvais jeux de mot de ma part tout ça parceque Jimmy est interprété par Vincent Ventresca (alias le héros du Invisible Man diffusé en France par TF1).
Le chien : je ne sais pas si il a un nom mais à chaque épisode, y a un gag avec lui, et c'est excellent. Comme il parle pas, et qu'il peut nous faire marrer, c'est un Gunther 2.0 donc.

Complete Savages nous rappelle "Malcom" et "Mariés, deux enfants" : famille impolitiquement incorrect, gags débilement drôles, vannes et répliques qui vous décrochent d'enormes fous rires. En bref, tout ce qu'on demande à une sitcom : 20 minutes de rigolades. Pour ma part, Complete Savages réussit "complétement" sa mission, et c'est tant mieux car le spin off de Friends, "Joey", lui a totalement échoué.
Je suis donc complétement fan des Savages, et le fin mot de l'histoire, c'est que yaya qui m'a fait découvrir la série avait aimé le pilote puis petit à petit a décroché de cet humour qui ne lui correspondait pas.

Vive les Savages, famille de barge !

| (BOSTON LEGAL)
par Conundrum

Ok, mettons les choses au clair tout de suite. Je n’aime pas Alan Shore. Ou plutôt je n’aimais Alan Shore dans The Practice. Et puisqu’on est dans les confessions, au risque qu’Innuendo et Greg lancent un contrat sur ma tête, je pense que, pour le bien de l’Humanité, on devrait interdir à William Shatner de s’approcher d’un plateau de cinéma, de télé, de radio ou tout simplement d’appareils enregistreurs de toutes sortes. Enfin, je suis fâché avec David E. Kelley à tel point que j’ai refilé mes coffrets d’Ally Mac Beal à mon frère. Et malgré tout cela, Boston Public restera, avec le retour en force de Will and Grace (Kaballah powa !!!), l’un des meilleures surprises de la saison pour moi.

Petit retour en arrière pour ceux qui en ont besoin. Alan Shore et Tara Wison interprétés respectivement par James Spader et Rhona Mitra, sont deux personnages introduits dans l’ultime saison de The Practice. Alan Shore est un avocat qui n’a peur de rien (c’est un américain, et, petit, il aimait l’école, surtout quand elle était loin), limite véreux, il fait tout pour arriver à ses fins. Généralement, ses fins venaient de bons sentiments, ses actions étaient beaucoup moins morales. Tara est une jeune avocate, sexy, intelligente, sexy et la seule à pouvoir à peu près maîtriser Alan. Oh, et Tara est sexy. Lors des derniers épisodes de The Practice, Alan et Tara ont rejoint de le cabinet du Captain Kirk, William Shatner. Shatner incarne Dennie Crane, un avocat excentrique (étonnant pour une série de DEK) à l’ego surdimensionné qui comprend Alan et qu’Alan comprend.

Boston Legal suit Alan et Tara dans leur nouvel environnement. Mais alors que dans The Practice, Alan et Crane étaient très agaçants, dans Boston Legal, ils sont parfaitement à leur place. Entourés de personnages rigides, voir froids, dont l’excellent Mark Valley (Keen Eddie, Once and Again) et René Auberjonois, autre rescapé dans l’ennui perpétuel qu’est Star Trek, Alan et Crane sont incompris voir menacés. En effet, si Alan est au fond un chic type, il est entouré d’avocats, de vrais avocats. Pas très sympa, voir désagréables. Du coup, Alan et Crane sont vus sous une meilleure lumière. Alan apparaît moins torturé et Crane est plutôt touchant. Tout en gardant leur coté fun.

Mais Boston Legal n’a pas que de bon coté, Boston Legal, tout comme The Practice, ne met pas en avant ses meilleurs atouts. Mark Valley et surtout Rhona Mithra sont souvent en retrait, et les deux personnages féminins incarnés par Lake Bell et Monica Potter (ou comme j’aime à l’appeler Monica L’Empotée) sont trop fades pour être sur les devants de la scène. C’est dommage car Boston Legal a trouvé un équilibre que The Practice et Ally MacBeal n’ont pas réussi à avoir : la série est aussi crédible dans ses moments loufoques que dramatiques.

En tout cas, pour le moment, Boston Legal est un drama qui vaut le détour. Et autant en profiter, car connaissant DEK, ca va sûrement pas durer !

 

 
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