| ACCUEIL | REVIEWS | CHRONIQUES | FORUM | FLT

(

EDUSA, LA CHRONIQUE :
Quatre fois dans l'année, après chaque sweeps, la rédaction fait le point, avec le professionnalisme et la ponctualité inébranlable qui la caractérise, sur les nouvelles séries et les grands évênements télé des mois passés.
)
((( Joss aime Veronica )))

"Best. Show. Ever."
Ces doux mots sont ceux d'un Joss Whedon complètement surexcité suite à son "Veronica Marsathon", le visionnage de tous les épisodes de la première saison de Veronica Mars.
Louant à la fois les dialogues, l'intrigue extrêmement bien ficelée, les acteurs et Rob Thomas, ce message posté par Whedon sur son plus important site de fan est un must, tant pour ceux qui aiment le Monsieur, que pour les amateurs de Veronica.
Pour le lire, direction Whedonesque.com.

((( Stand up/Fight Back )))

Eté 2003. Automne 2003. Hiver 2004. Printemps 2004. Eté 2004. Automne 2004. Hiver 2005. Printemps 2005. Et finalement, été 2005. Ca fait maintenant 2 ans, 9 chroniques, plusieurs bons milliers de caractères que je vous saoule avec Serenity.
Le tournage aura lieu dans 6 mois, youhou! Sans déconner, c'est officiel, youhou! Le tournage a commencé, youhou! Le site officiel du film a ouvert, youhou! La bande-annonce est là, youhou!
Une bien belle aventure, mémorable s'il en est, qui m'inspire la réaction suivante...
PUTAIN, MAIS C'EST ENCORE LONG?
Alors oui, ça fait une é-ter-ni-té qu'on en entend parler, et ça fait une é-ter-ni-té qu'on attend, et notre patience (ou folie) sera bientôt récompensée. Peut-être.
En ce qui me concerne, je me sens tout à fait capable d'attendre la sortie DVD. Voire même l'édition collector spéciale 20ème anniversaire.
Rendez-vous en Octobre.

((( Cool comme The Kief )))


Katee "Starbuck" Sackhoff

((( Entendu au Premium TV )))

« Moi je prononce les initiales en français! Je dis pas ci-esse-aille mais cé-esse-i et je dis pas twenty-four mais vingt-quatre! »

« - Droum, c'est pour les intimes…
-   … et les boulets ! »

« On ne meurt pas d'une balle dans le cul »

« Hobbes, ça rime avec oups ! »

« Dis Jéjé, c'est qui ta housewife préférée ? »

« C'est très confortable les toges de moine trekker quand il fait chaud : je ne met rien en dessous ! »

((( Vive la rentrée )))

Chaque été, entre deux siestes, les Edusiens ont pris l'habitude de découvrir les nouvelles séries à travers leur épisode pilote, l'éventail dans une main, le verre de jus de kiwi dans l'autre.
C'est quand on demande à la rédaction de faire un classement des 3 pilotes qu'ils ont préférés, que les choses se compliquent.
"Trois bons pilotes? Déjà un ça serait bien!"
"No problemo, je te files ça dans 6 mois!"
"Je peux faire les reviews de 24 cette année?"
"C'est quoi ça, un pilote?"
Et ça, c'est sans tenir compte de ceux qui ont préféré 4, voire 5, pilotes, ou qui préfèrent même ceux qu'ils n'ont pas encore vu.

Enfin bref, 9 séries différentes sont apparues à travers ces réponses, et voici donc le classement pas du tout représentatif des 3 pilotes qui ont le plus plu à une partie pas forcément représentative d'une rédac pas du tout représentative d'elle même.

1. Prison Break
Avec un classement fait dans de telles conditions, forcément, le 1er ne compte même pas puisque deux épisodes ont déjà été diffusés à l'heure de la publication.
Un mec se fait enfermer dans une prison, pour aider son frère condamné à mort à s'échapper. Y arriveront-ils?
C'est donc une série au concept intéressant, dont la première saison ne fera que 13 épisodes. Son seul soucis, c'est qu'il faut fermer les yeux et se boucher les oreilles à chaque fois que Dominic Purcell apparait à l'écran. Et encore, ça a un avantage certain : on accepte toujours une occasion de casse du sucre sur le dos de Doe. (©MecSuperCool)

2. Kitchen Confidential
Alors c'est l'histoire d'un chef qui travaille dans un grand resto, pas comme ces chinois à Paris, et il lui arrive des trucs. Et c'est drôle.
Kitchen est donc une comédie à la Arrested Development sur la forme, dont le pilote est très réussi, et qui réunit entre autres Bradley Cooper d'Alias et Nick Brendon de Buffy. Il leurs arrive des trucs. Et c'est drôle.
A déguster seul ou entre amis.

3. Everybody Hates Chris
Encore une comédie drôle! Qui l'eut-cru?
Largement inspiré de la jeunesse de Chris Rock, et narré par ce dernier, le pilote est à la fois très drôle et... touchant. Une combinaison magique qu'on n'avait plus beaucoup vu depuis... Scrubs.

Mention honorable pour Head Case et ses avocats, pour les soeurs de Related, pour le cast 4 étoiles de Out of Practice, et pour How I Met Your Mother, le pilote de la série d'Alyson Hanningan qu'on n'a pas vu du tout mais qui est sûrement très bien.

((( Page de Pub )))

Sérieusement, combien d'autres sites prennent la peine de commissionner des envoyés spéciaux à l'étranger pour prendre des photos de panneaux publicitaires, hein?
Qu'on ne vous entende plus râler, après ce reportage de notre envoyé sur place, Stratego.




















((( Entendu au Premium TV )))

(Juste après un débat sur le mépris dont sont victimes les séries télé ) "Carnivale sur grand écran c'est tellement puissant que c'est plus de la télé, c'est du cinéma !"

« On a un problème de communication. Il faut qu'on y réfléchisse. »

« CSI, c'est inhumain. »

"Qui refuse de prendre part au vote ? Qui s'abstient ? Qui vote contre ? Eh ben, adopté à l'unanimité. Le FLT c'est mieux qu'une république bananière !"

"Cette fois, c'est promis, Metropolis ouvre cette année!"

« Faire un magazine sur les séries, c'est impossible. La preuve : j'ai essayé, ça n'a pas marché! »

"J'ai été choqué par la condescendance dont certains intervenants font preuve à l'égard des magazines de cinéma qu'ils disent élitistes..."

"Est-ce que je peux profiter de l'AG pour parler de mon expérience à Europe 1 ?"

« LE FLT, c'est une question de doigté. »

((( Il l'a dit )))

Miles Millar, un des deux créateurs de Smallville s'est récemment exprimé sur la cinquième saison à venir, et sur l'éventail de possibilité qui s'ouvrent désormais devant eux d'un point de vue scénaristique.
Voilà ce qu'il a à dire sur Lana:

"Until now, she hasn't been legal."

Une phrase sexiste, dégradante et insultante qui a au moins le mérite d'être claire.

((( Bonus )))

« From Comedy Central world News Headquarter in New-York, this is the Daily Show, with Jon Stewart. »

On le sait, c'est répété au début de chaque émission, et vu qu'on écoute, on l'a retenu. Le Daily Show de Jon Stewart est enregistré à New York...

A New York, oui, mais où exactement?

Encore une fois, la meilleure façon de le découvrir était d'envoyer quelqu'un sur place. Et Stratego à la réponse!









 
THE INSIDE
par Eclair

C'est bientôt la rentrée. A Edusa, nous sommes plutôt fortiches pour résoudre les équations. Tenez, par exemple : Tim Minear + Fox = ?
Ju : Une réussite ?
Eclair : Certes, certes, mais encore ?
Tonio : Une annulation !
Eclair : Bravo Tonio ! Et maintenez prenez vos cahiers, la dictée commence :

Peter Coyote, Rachel Nichols, Jay Harrington et Adam Baldwin.
Peter Coyote, Rachel Nichols, Jay Harrington et Adam Baldwin.

"The Inside est un cop-show qui à l'origine devait être basé sur l'histoire d'une flic infiltrant une fac. Mais les procedural shows sont tellement à la mode qu'il a fallu remanier le concept.
Et là Tim Minear nous prouve une fois de plus qu'il a tout compris. A quoi bon baser une énième série policière sur la recherche d'éléments froids et techniques ? La série décrypte une enquête chaque semaine, mais avec toute la rigueur d'une profiler de choc. Non ce n'est pas Samatha Waters, c'est l'agent Rebecca Locke, incarnée par la très jolie Rachel Nichols. Mais plus encore qu'une simple analyse comportementale, la série plonge dans les abysses des faux-semblants, des souvenirs traumatisants, de ces jeux de masques et de miroir qui renvoient aux différents équipiers une vérité qui leur est propre.
A partir d'un personnage ambigu incarné par l'irréprochable Peter Coyote, la série va prolonger le malaise par des scènes émouvantes, parfois dures, et on va très vite adorer cette froideur et ce passé inhérent à des personnages qui cotoient ou ont cotoyé le pire. La pertinence et l'imbrication des pièces du puzzle démontrent s'il en était besoin que Tim a plus d'un trait de génie.
Evidemment, Adam Baldwin (Firefly) et Katie Finneran (Wonderfalls) n'auront pas le temps de développer leurs personnages, la série est passée à la trappe, broyée par l'incompétence de la FOX, et par la triste real-tv. Inutile de dire que c'est l'une des plus grandes pertes de l'année."

Joma : Et maintenant, on peut commencer à économiser pour les dvds ?
Eclair : Bravo, Joma ! 20/20 !

RESCUE ME (Saison 2)
par Jéjé

L'été dernier, « Rescue Me » avait fait très forte impression…
Disons le tout net, c'était la meilleure série de toute la saison 2003/2004 (avec la saison 2 de « The Wire », mais je ne le savais pas encore à l'époque…)
Et puis, est arrivé le rouleau compresseur 2004/2005 : The Wire s3, Desperate Housewives, Battlestar Galactica, Stephanie, Kendra et Richard, Veronica Mars, Law & Order : Trial By Jury, la saison finale de Six Feet Under…

Nos petits pompiers (comprendre ces gros trous du cul machos, insensibles et égocentriques) tiennent-ils encore la route ? (Sachant que les saisons 2 ont été la grosse faiblesse de cette année… Cf. The OC et Joan of Arcadia (Mwwwwaaaarfff !! Oui, je sais, c'est pas bien de taper sur les morts, mais ça fait tellement de bien dans ce cas…))

Allons bon, vous en doutez? Rory est-elle une tête à claques insupportable et snob? CSI sent-elle pas bon des pieds? La real-tv de CBS vaut-elle le coup d'être regardée? Edusa a-t-il le contrôle du FLT?

Voilà, c'est l'évidence même !
Oui, la saison 2 de « Rescue Me » est une réussite magistrale.
Un excellent season premiere dont le prégénérique nous replonge habilement dans l'esprit de la série et convoque les moments forts des précédents épisodes. Il n'y avait pas besoin de « previously on… » tellement cette séquence est subtile ! On enchaîne avec des intrigues plus sombres qu'à l'habitude sans pour autant rogner sur les dialogues hilarants. Le drame et la comédie continuent leur mariage sans nuage.
Certains arcs d'aspect assez banal auraient pu sombrer dans le cliché mais la série ne tombe jamais dans la facilité. Cette saison 2 est un bonheur de rigueur narrative. Les moments forts et justes abondent, et en pour couronner le tout, « Rescue me » est la série la plus drôle qu'il y ait eu à la télévision depuis l'arrêt de « Newsradio ».
Dennis Leary est un maître.

Deux bonnes – que dis-je excellentes (quand on parle de « Rescue Me » il n'y a d'adjectifs valables que s'ils sont dithyrambiques) – nouvelles : la saison 1 arrive bientôt sur Jimmy (pour nos petits amis de la nouvelle Gaule) et FX a renouvelé la série pour une saison 3.

THE COMEBACK
par Feyrtys

« People would do anything to be on camera ! »

Valerie Cherish a été sur la couverture de TV-Guide une fois. Elle a eu un « People's choice award » pour son rôle dans une sitcom des années 90 qui a duré 4 saisons. En bref, Valerie a été moyennement connue pendant une courte période. Elle aurait pu s'en contenter, mais non, l'appel de l'ego a été le plus fort : il lui fallait, coûte que coûte, revenir sur le devant de la scène. Et quoi de mieux qu'une émission de real-tv pour tenter de briller à nouveau ?

Mary-Louise Parker.
Lisa Kudrow.

Le concept de The Comeback est plutôt compliqué à présenter : il s'agit d'un personnage de fiction dans une émission de real-tv fictionnelle qui tourne autour d'une actrice sur le retour participant à une sitcom inventée de toute pièce… Plus simplement, ce que nous voyons de The Comeback, ce sont les rushs d'une émission de real-tv. Et quand on sait que l'art du montage est l'essence même de toute émission de real-tv, ça pose le problème du traitement de la réalité dans la real-tv : que faire de ces heures de tournage pendant lesquelles il ne se passe rien ? La real-tv a l'état brut, sans l'aide des experts du montage et de l'utilisation de la bande-son, ça montre quoi ? Dans The Comeback, ça montre une femme qui croit avoir le contrôle sur tout et qui, en réalité, ne contrôle absolument rien. Une productrice qui, à grand renfort de gros plans, cherche la vraie émotion, la larme de désespoir, le cri de colère et l'insulte de dépit. La real-tv montre une actrice qui est coincée dans l'apparence (celle des années 90 qui plus est) et dans l'image qu'elle veut donner d'elle-même : altruiste, généreuse, profondément adorable. A force de faire semblant, Valerie Cherish devient insupportable. A force de la filmer dans ses moments les plus intimes, la real-tv montre son but : donner d'une personne l'image la plus humiliante possible.

Ce que j'aime dans The Comeback, c'est d'abord l'humour très particulier de ce show, les situations complètement absurdes et les dialogues parfois surréalistes (sans oublier les nombreuses références à des émissions de real-tv que j'aime). On plaint parfois Valerie, mais on a aussi envie de la gifler… Tout est une histoire d'équilibre, et je crois que la série l'a trouvé.
J'aime beaucoup l'univers (impitoyable) choisi : Hollywood, un gros network, une sitcom légère (voire légèrement débile)… The Comeback n'est pas une comédie au sens conventionnel du terme. C'est davantage une satire de la télévision actuelle, de la real-tv, d'Hollywood, des acteurs en général, bref, du show-business. Lisa Kudrow y est impeccable, ainsi que tous les acteurs de ce show. Jouer à faire semblant de ne pas jouer, ce n'est pas si évident que cela : la subtilité est de mise, ce qui n'est pas souvent une qualité chez les acteurs.

Reste à savoir si, malgré les mauvaises audiences, HBO donnera une seconde saison à The Comeback.

BATTLESTAR GALACTICA (Saison 2)
par Tonio

Brillantissime (comme dirait l'autre), Battlestar Galactica est LA série de l'été.

Difficile pourtant de relever le défi de faire au moins aussi bien que la première saison, dans laquelle émotion, action, suspense et des effets spéciaux dignes des meilleurs films de SF s'entremêlaient pour donner aux acteurs le décor parfait pour raconter les aventures des derniers survivants de l'humanité.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, la série (BSG de son petit nom) suit les aventures des quarante et quelques mille derniers représentants de l'humanité, dans leur fuite des Cylons, machines rebelles. Au cours de leur exode, les survivants rencontrent problème sur problème (pénurie d'eau, rébellion de prisonniers...) alors que les Cylons continuent à travailler dans l'ombre à l'extinction de l'humanité... ou pas. Ajoutez à ça les délires mythologiques de la présidente et les aventures de Helo, soldat qui parcourt en compagnie d'une Cylon les terres occupées de l'ancienne planète capitale, Caprica. Vous obtenez alors un mélange étonnant, qui se permet même d'être parfois très drôle, généralement juste avant de nous faire frémir (Starbuuuucks!).

Le but de cette seconde saison sera le retour sur Terre. Les premiers épisodes laissent à penser que cette quête sera longue et semée d'embuches, d'autant plus que la situation politique n'est pas au top de sa forme... Qu'a cela ne tienne, cela permet à nos estimés Gaius Baltar, Starbucks et Apollo de montrer l'étendue de leurs compétences. En bref, si vous n'avez encore pas mis les pieds sur le BSG, il est grand temps de rattraper le temps perdu !

WEEDS
par Jéjé

Mary Louise Parker dans une série ShowTime qui incarne une jeune veuve mère de famille dealeuse de marie-jeanne dans son quartier résidentiel, voilà qui avait de quoi faire saliver…
Hélas, trois fois hélas, la série penche plus sérieusement du côté « pétard mouillé » que du côté « ce truc me mets la tête à l'envers ! »
Le mélange tragédie/comédie ne fonctionne absolument pas : Weeds est l'exemple type du « Scrubs » raté… Par exemple, alors que le personnage d'Elisabeth Perkins frôle l'hystérie et agit en mère abusive way-over-ze-top, on enchaîne directement sur le plus grand des pathos, avec un enfant regardant la vidéo de son père récemment décédé… Entre la caricature pas fine et le larmoyant lourdaud, difficile de ressentir la moindre empathie et la moindre émotion.

Mary-Louise Parker.
Mary-Louise Parker.

Je concède que Mary Louise Parker est parfaite, comme à l'habitude… Je suis moins enthousiaste sur le reste du cast, particulièrement sur un de ses anciens partenaires HBOciens (son personnage tristement banal n'y est sûrement pas pour rien) et sur les mômes dans la série (si vous voulez voir des enfants géniaux qui jouent de vrais rôles d'enfants crédibles, regardez « MediuM » !)
Le thème de la série est effectivement gentiment subversif, mais dans le premier épisode, le personnage de Parker nous indique de façon très claire que la subversion a ses limites… Peu engageant, tout de même !
Heureusement que les dialogues humoristiques sonnent parfois justes… C'est ce qui a réussit à me faire tenir pendant les cinq premiers épisodes… Et puis, on ne peut pas complètement lâcher une série qui cite « Law & Order » et fait référence à Jerry Orbach…

THE 4400 (Saison 2)
par Nasnet

Après la courte pause habituelle de dix mois accordée aux séries d'été, une saison 2 a bien eu lieu, cet été donc.
Douze ou treize nouveaux épisodes, selon l'unité de mesure, soit le double de la mini-série originale, de quoi développer plus me direz-vous. Quand je pense que certains n'ont même pas cette chance...
Mais que peut-il se passer tout au long de ces douze ou treize épisodes (selon)?

Je commence par une révélation de taille : le superbe générique est bien présent malgré une absence remarquée pour la première soirée. Quoi d'autre à part ça?.. non pas rien, presque.

Il n'étaient déja plus 4400, ça nous le savions, il seront encore moins après douze ou treize épisodes (oui je sais mais je ne me suis toujours pas décidé sur l'unité de mesure). Rassurez-vous, il en reste suffisament pour durer encore quelques douzaines (ou 'treizaines') de saisons! Le total exact restera confidentiel, ça risquerait de spoiler les geeks qui tiennent les comptes.

Je ne trahirai presque aucun secret en révélant également qu'on assiste à des départs, des retours et surtout des nouveaux (et nouvelles). Parmis eux(elles) des chefs, sous-chefs, concubins, boulets, freaks. Oui, malgré une nette amélioration d'intention, certains épisodes rechutent et n'échappent pas au Freak of the Week (FotW pour les intimes) et It's not okay! ©

Vous y trouverez également des thèmes classiques de SF tels que réalité alternative, virus mortel, evil-girl, mal mystérieux, disparitions et autres.

Au final, un ensemble assez inégal pas aidé par un budget limité mais qui pourtant montre un potentiel et ébauche de bonnes idées, une fois sur deux. Ce qui fait que ça vaut quand même le coup d'oeil, ne serait ce que pour les acteurs sympathiques. Le dernier épisode (2.12 ou 2.13 au choix) est rythmé, lance un peu vite l'idée d'une saison 3 et fait regretter que le reste ne soit pas au même niveau.

J'allais oublier :
turquoise océan, rose bonbon, jaune tournesol, vert pistache, noir ou blanc . Nous avons là une liste non exhaustive des couleurs du chemisier de Diane. De quoi faire un bon passe-temps pour les geeks compteurs et pour les autres, un excellent drinking game!

STELLA
par Joma

Un appartement au moment du petit-déjeuner. La porte d'une des chambres s'ouvre.

Joma : Juuuuu ! J'ai un truc à te raconter.
Ju : ‘lut, c'est quoi ton truc ?
Joma : J'ai vu Stella !
Ju : Ah ouais, elle est bonne pas vrai ?
Joma : Trop top, tu veux dire.
Anthony : Hey guys ! ça va ?
Joma : Yup. J'ai vu Stella au fait.
Anthony : Kewwwl, elle déchire pas vrai? Moi, je me rappelle la première fois que je l'ai vu, je me suis dit : "Ca donne vraiment dans le n'importe quoi, mais elle est trop marrante".
Ju : Pareil !
Joma : Ah non, tiens. Moi je l'ai aimée de suite. Faut dire que j'adore son humour débile et absurde…
Ju :…Sans queue ni tête. Des fois, je suis complètement atterré par ce que je vois, et des fois, je me marre tellement elle est débile.
Anthony : Débile mais bonne !

David Wain, Michael Ian Black et Michael Showalter
Michael Showalter, David Wain et Michael Ian Black.

Ju : Ben tiens. Et en plus, elle a un sacré physique…
Anthony : Et en physique tu t'y connais !
(Rire)
Joma : C'est vrai qu'ils prennent pas des thons pour les voisines.
Ju : ???
Anthony : Les voisines de qui ?
Joma : Ben dans Stella, les voisines.
Ju : Un doute affreux m'étreint à l'instant… Parlons nous bien de la même chose ?
Joma : Ben moi je vous parle de Stella, la série de télé comiquement débile/géniale de, et avec, Michael Ian Black, le Phil Stubbs de Ed.
Anthony : Ah ? Moi je parlais de Stella, la petite brune du quatrième.
Ju : Moi aussi !
Joma : Ah bon ? Elle est géniale et bonne ?
Anthony/Ju : Ben oui.
Ju : Mais ça parle de quoi Stella ?
Joma : Ben c'est l'histoire de trois mecs…
Anthony : Comme nous ?
Joma : Oui comme nous.
Ju : Sûrement moins bien que nous. On bosse à EDUSA quand même !
(Rire)
Joma : Trois types, comme nous, à qui il n'arrive jamais rien d'extraordinaire, comme nous, mais qui vivent dans un monde décalé, à la limite de la folie bon enfant, qui rend tout ce qu'ils font complètement absurde. Un humour à la Monty Python, je dirais.
Ju : Ah ouais, c'est complètement con, mais c'est drôle.
Joma : Voilà !
Anthony : Ben on devrait en regarder un épisode pour voir, non ?
Joma : Je ne peux qu'encourager cette initiative mes chers amis.
Ju (attrapant Anthony) : Et bien, allons voir Stella !
Joma (se dirigeant vers la sortie) : Oui, allons-y !

MONK (Saison 4)
par Yaya

Et oui, déjà la quatrième saison, et je ne me lasse pas d'Adrian Monk, ses TOC, son assistante et ses amis policiers. Nous avons tous eu des regrets au départ de Sharona (Bitty Schram) en milieu de saison 3, mais elle a été remplacée par Natalie (Traylord Howard). Cela aurait pû mal se passer, si les scénaristes avaient tenter d'installer une « Sharona-bis ». Heureusement, Natalie ne ressemble en rien à Sharona, ni au niveau du look, ni de la formation. Leur seul point commun : élever seule un enfant (une fille, Julie, pour Natalie). Elle essaye aussi parfois de laisser Monk se débrouiller tout seul, mais c'est rarement courronné de succès.

Cette première partie de saison est plus axée sur la famille et le passé que les saisons précédentes, aussi bien pour Natalie que pour Monk. Passons sur un certain épisode qui frise le ridicule (le 4x06) et est peut-être même le plus mauvais toutes saisons confondues. A côté de cela, certaines situations frisent le génie : imaginez par exemple Monk dans un bureau, jouant au bowling ou ayant une grippe. Avec ses TOC, cela donne un coctail hilarant.

Un petit regret sur cette saison : le peu de présence du Capitaine Stottlemeyer et son cure-dent, et de « I'm the man » Randy. Mais quand ils sont là, ils apportent une nouvelle dose d'humour, surtout Randy qui se prend pour un super policier, mais se fait évidemment toujours surpasser par Monk.
J'attends déjà la suite de la saison 4, car si vous voulez passez un moment de pure détente, c'est vraiment Monk qu'il vous faut.

ENTOURAGE (Saison 2)
par Jéjé

L'improbable est arrivé ! « Entourage » est presque parvenu cette saison à atteindre son but : être une série cool sur des mecs cools ! Enfin, des trous du cul qui se la jouent cool…

L'année dernière, la série s'était complètement plantée. Elle était filmée avec autant de recul que la vidéo souvenir du voyage gagné à Hollywood par Dick, 14 ans, et ses parents. Pendant huit épisodes, on avait l'impression de regarder « Les trous-du-cul s'éclatent à Beverly Hills ».

Pourquoi poursuivre le calvaire et se lancer dans le visionnage de la saison suivante ? Aucune idée, je vous avouerai… Il faudrait en parler à un psy… J'imagine que j'ai du, de façon inconsciente, vouloir continuer à approcher la vie idéale : signe des autographes, acheter des fringues du matin au soir et être traité en boîte en V.I.P. !

Kevin Dillon, Jeremy Piven, Adrian Grenier et Jerry Ferrara.
Kevin Dillon, Kevin Connolly, Adrian Grenier et Jerry Ferrara.

Toujours est-il – non franchement, moi, ça me dirait bien de faire des fêtes avec Scarlett Johansson et Jaimie Denton – que dans cette nouvelle saison, il s'agit de pouvoir rester en vacances à Hollywood et de faire des choix. Finie la vie « très » facile… Dans ce cadre, les caractères de E., de Johnny Drama et agent Piven ont pris de l'épaisseur, leurs personnages du temps d'antenne et la série de l'intérêt dramatique…
Reste le problème Adrien Grenier (l'interprète de Vince, le Carrie Bradshaw de la série…) Il est mignon… C'est tout ! Il ne sait pas jouer, il ne sait même pas bouger, il a le charme d'un cafard écrasé et le charisme d'une méduse microscopique…
J'en discutais encore avec Jenna Morasca et Ethan Zohn dans le carré V.I.P du Chaos et ils étaient d'accord avec moi… « Pour son bien, il faut qu'il quitte l'aventure ! »

Au final, de bons personnages qui s'affirment, une description d'un milieu avec enfin un point de vue, de l'humour qui commence à tenir la route et une série qui devient enfin… cool !
Comme m'a dit mon ami Donald : « Je ne donne jamais de deuxième chance – sauf à mon amie Martha - mais là, je pense qu'il va falloir une nouvelle exception ! ».

STARVED
par Joma

Boulimie n.fr. (Gr boulimia, faim de bœuf)
Besoin irrépressible de consommer une quantité non contrôlée et excessive d'aliments, lié à un trouble psychique.

A première vue, ça ne ressemble pas à un sujet des plus enthousiasmants.
Voir des gens manger, puis faire tous les efforts possibles pour éviter de prendre 1 grammes (efforts qui vont du sport à ce faire vomir), n'a rien de réjouissant. Sauf que la maladie n'est là que pour pointer les faiblesses des quatre êtres humains que suit la série. Sam, le courtier névrosé. Adam, le flic boulimique. Dan l'écrivain mangeur compulsif. Billie, chanteuse/parolière bi-sexuel en phase de rémission de ses problèmes d'anorexie et de boulimie.
La maladie n'est pas le centre de leur vie mais ils doivent faire avec elle pour vivre. Il est donc bien plus intéressant de les voir lutter, et parfois abandonner, dans leur combat quotidien contre ces troubles psychiques que de les voir juste se faire vomir et discuter de ça en thérapie.
La série est vendue comme une comédie. S'il y a bien de l'humour, c'est plutôt de l'humour noir, les séances de thérapie de groupe ou chaque membre se fait rabrouer, limite insulter, par la thérapeute, en sont l'exemple le plus frappant ; Avec le désormais culte : It's not OK ! repris en cœur par tout le groupe après chaque aveux d'être retombé dans leur travers. La série se permet aussi quelques incursions dans l'humour trash le plus excessif comme à la fin de l'épisode 2.
Mais elle sait aussi parfaitement jouer du drame, je dirais même que c'est là où elle excelle le plus. C'est écrit assez fin, bien joué, et à l'épisode 4, la caractérisation des personnages continue à s'approfondir en accentuant le côté sombre de la série. Ce qui fait que même si on tombait dans le drame pur, les jalons posés le permettrait facilement.
Au final, on a une bonne dramedy bien noire et glauque qui nous prouve qu'encore une fois, on peu parler de tout quand c'est fait intelligement.
Starved, c'est bon… Mangez-en.

 

 
©2005 - En Direct des USA