"Nostalgia" S3 MillenniuM
Publié : 31 mars 2002 0:00
Suite de mes commentaires sur les "nouveaux" épisodes de MillenniuM, même si tout le monde s'en fout, ça m'occupe.
"Nostalgia" est l'épisode qui a le plus d'affinités avec la première saison, sans en égaler la qualité.
Il est extrêmement simple, mou, glauque. Il vaut mieux être en pleine forme pour le regarder, car un minimum de fatigue et hop, c'est l'endormissement vite fait.
Faut dire ce qui y est, on est pas loin de la catatonie durant l'épisode : il ne se passe quasiment rien, les personnages sont moroses, voire déprimants, les décors sont gris, l'humour inexistant, les mouvements de caméra hyper-conventionnels...on dirait que tout a été fait exprès pour donner un ton minimaliste à l'épisode, y compris le scénario, qui au final, tient en trois lignes d'une banalité affligeante. Les relations entre Frank et Emma sont plates au possible, ce sont celles de collègues routiniers.
Les histoires parallèles sur la jeunesse d'Emma Hollis ne passionnent guère, tout comme les personnages de la juridiction locale. Frank Black ne fait aucune déduction exceptionnelle non plus. Tel Colombo, il sait dès le départ qui est l'assassin, et le pousse aux aveux. Le coupable est donc mis hors d'état de nuire, mais un sentiment d'inachevé demeure.
Mais "Nostalgia" est tout sauf un mauvais épisode, et ce pour plusieurs raisons :
- l'exposition de la décadence universelle que l'on retrouve ici est un facteur important de la série à ses débuts.
- criminologiquement, l'épisode est extrêmement crédible, il parvient à être dérangeant même sans l'utilisation de sang.
- à l'aube de la fin de la série, un épisode serial-killer était nécessaire pour remettre quelques pendules à l'heure.
- la réalisation est amplifiée par de superbes décors naturels made in Vancouver.
- épisode certifié réaliste.
L'enquête est sans spectacle, sans coups de théâtre, sans raisonnements logiques stupéfiants, sans action, sans complicité, sans gore, sans rien.
Et pour cela, "Nostalgia" mérite facilement le titre d'épisode le plus réaliste de la série avec "Broken World" de la première saison.
Un vrai cas policier, dans toute sa lenteur, sa mocheté, sa simplicité, et on serait tenté de dire, dans tout son non-intérêt.
Et pourtant c'est une grande qualité ici.
Nostalgia : 14/20
La semaine prochaine, première partie du prématuré dernier épisode de la série. Des réponses ? Non. Du grand spectacle ? Non. De la crédibilité ? Pas tant que ça. De la tension et de belles images ? Assurément.
"Nostalgia" est l'épisode qui a le plus d'affinités avec la première saison, sans en égaler la qualité.
Il est extrêmement simple, mou, glauque. Il vaut mieux être en pleine forme pour le regarder, car un minimum de fatigue et hop, c'est l'endormissement vite fait.
Faut dire ce qui y est, on est pas loin de la catatonie durant l'épisode : il ne se passe quasiment rien, les personnages sont moroses, voire déprimants, les décors sont gris, l'humour inexistant, les mouvements de caméra hyper-conventionnels...on dirait que tout a été fait exprès pour donner un ton minimaliste à l'épisode, y compris le scénario, qui au final, tient en trois lignes d'une banalité affligeante. Les relations entre Frank et Emma sont plates au possible, ce sont celles de collègues routiniers.
Les histoires parallèles sur la jeunesse d'Emma Hollis ne passionnent guère, tout comme les personnages de la juridiction locale. Frank Black ne fait aucune déduction exceptionnelle non plus. Tel Colombo, il sait dès le départ qui est l'assassin, et le pousse aux aveux. Le coupable est donc mis hors d'état de nuire, mais un sentiment d'inachevé demeure.
Mais "Nostalgia" est tout sauf un mauvais épisode, et ce pour plusieurs raisons :
- l'exposition de la décadence universelle que l'on retrouve ici est un facteur important de la série à ses débuts.
- criminologiquement, l'épisode est extrêmement crédible, il parvient à être dérangeant même sans l'utilisation de sang.
- à l'aube de la fin de la série, un épisode serial-killer était nécessaire pour remettre quelques pendules à l'heure.
- la réalisation est amplifiée par de superbes décors naturels made in Vancouver.
- épisode certifié réaliste.
L'enquête est sans spectacle, sans coups de théâtre, sans raisonnements logiques stupéfiants, sans action, sans complicité, sans gore, sans rien.
Et pour cela, "Nostalgia" mérite facilement le titre d'épisode le plus réaliste de la série avec "Broken World" de la première saison.
Un vrai cas policier, dans toute sa lenteur, sa mocheté, sa simplicité, et on serait tenté de dire, dans tout son non-intérêt.
Et pourtant c'est une grande qualité ici.
Nostalgia : 14/20
La semaine prochaine, première partie du prématuré dernier épisode de la série. Des réponses ? Non. Du grand spectacle ? Non. De la crédibilité ? Pas tant que ça. De la tension et de belles images ? Assurément.