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	<title>LTE || La Ligue des T&#233;l&#233;spectateurs Extraordinaires</title>
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		<title>LTE || La Ligue des T&#233;l&#233;spectateurs Extraordinaires</title>
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		<title>S&#233;ries et Histoire</title>
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		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voici la derni&#232;re chronique de la d&#233;sormais culte s&#233;rie Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries. Avant de pleurer &#224; chaudes larmes, ce qui brouillerait votre vision et pourrait endommager votre clavier, r&#233;jouissez-vous en lisant cet ultime article. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous le savons tous &#224; la base d'une bonne s&#233;rie il faut de bonnes histoires. Les sc&#233;naristes en mal d'inspiration les sc&#233;naristes peuvent toujours piocher dans l'Histoire et avoir ainsi la moiti&#233; de travail de fait. apr&#232;s libres aux auteurs de la respecter, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici la derni&#232;re chronique de la d&#233;sormais culte s&#233;rie Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries. Avant de pleurer &#224; chaudes larmes, ce qui brouillerait votre vision et pourrait endommager votre clavier, r&#233;jouissez-vous en lisant cet ultime article.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous le savons tous &#224; la base d'une bonne s&#233;rie il faut de bonnes histoires. Les sc&#233;naristes en mal d'inspiration les sc&#233;naristes peuvent toujours piocher dans l'Histoire et avoir ainsi la moiti&#233; de travail de fait. apr&#232;s libres aux auteurs de la respecter, la d&#233;tourner, la contourner, s'en jouer, la parodier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec un grand H&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une vision p&#233;dagogique, la t&#233;l&#233;vision peut s'emparer de l'Histoire pour jouer les professeurs. L'ORTF en son temps &#224; produit une s&#233;rie d'&#233;mission historique, La Cam&#233;ra Explore le Temps, qui s'en &#234;tre une fiction s'amusait &#224; nous faire revivre de morceaux d'histoire. Chapeaut&#233;e par Alain Decaux et Andr&#233; Castello, deux historiens reconnus, la s&#233;rie rencontre un vrai succ&#232;s populaire et reste encore un des fleurons de la grande &#233;poque de l'ORTF.&lt;br&gt;
Dans un souci moins didactique, les networks am&#233;ricains ont &#233;galement puis&#233; dans l'Histoire pour produire des fictions. Le plus souvent ce sont de grosse production d&#233;clin&#233;e sous la forme de mini s&#233;ries. S'emparant d'un th&#232;me pour le traiter de fa&#231;on romanesque, les plus connues de ces productions sont sans doute Racines et Holocauste.&lt;br&gt;
Racine est une mini s&#233;rie historique produite en 1977 et qui raconte &#224; travers 7 g&#233;n&#233;rations l'histoire d'une famille noire de la fin du XIX&#176; si&#232;cle aux ann&#233;es 70. Plaidoyer contre l'esclavage, d'une grande force &#233;motionnelle elle a marqu&#233; l'histoire de la t&#233;l&#233;vision am&#233;ricaine au point d'&#234;tre d&#233;sign&#233;e comme l'un des meilleurs programme des 50 derni&#232;res ann&#233;es. La seconde s&#233;rie revient de fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale sur l'histoire des noirs aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Holocauste raconte l'histoire d'une famille extermin&#233;e par les nazis durant la 2&#176; guerre mondiale, ainsi que celle d'un avocat enr&#244;l&#233; par les SS. D'une grande qualit&#233; autant du point de vue de l'&#233;criture que de l'interpr&#233;tation, Holocauste r&#233;ussi &#224; prouver qu'il est possible d'&#233;voquer la Shoah et les camps de la mort dans une fiction, bien avant que cela ne fasse d&#233;bat avec La Liste de Shindler de Spielberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le co&#251;t de production de ce genre de fiction entra&#238;na leur quasi-disparition des &#233;crans. Jusqu'&#224; De La Terre &#224; La Lune. Tom Hanks, apr&#232;s avoir tourn&#233; dans &lt;i&gt;Apollo 13&lt;/i&gt; de Ron Howard, se d&#233;couvrit un int&#233;r&#234;t pour l'histoire de la conqu&#234;te spatiale en g&#233;n&#233;ral et celle de la lune en particulier. D&#233;celant le potentiel que pouvait receler cette histoire il se lan&#231;a dans la production d'une mini s&#233;rie racontant cette &#233;pop&#233;e.&lt;br&gt;
Plut&#244;t que d'adopter une narration lin&#233;aire et chronologique &lt;i&gt;De La Terre &#224; La Lune (DLTALL)&lt;/i&gt; va dans chacun de ses 12 &#233;pisodes de 60' aborder un aspect de cette aventure. Si l'on suit l'encha&#238;nement des missions (de la mise en oeuvre du projet jusqu'&#224; la derni&#232;re mission en passant par le drame de Apollo 1 et le premier alunissage de Apollo 11) certains chapitres se situent en quelque sorte en parall&#232;le de l'histoire principale (toute l'histoire de la conception du LEM, la vie des femmes d'astronautes). Hanks et les sc&#233;naristes arrivent &#233;galement &#224; nous parler d'autres sujets que la conqu&#234;te elle-m&#234;me. L'&#233;pisode consacr&#233; &#224; Apollo 13 au lieu de nous remontrer ce que nous avons pu voir dans le film choisit intelligemment de ne jamais nous montrer d'images se d&#233;roulant &#224; bord de la capsule, mais nous raconte comment les &#233;v&#233;nements sont trait&#233;s par la presse et comment le journalisme s&#233;rieux se fait d&#233;passer par le voyeurisme et le sensationnalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hanks revient &#224; la charge avec une nouvelle mini s&#233;rie historique avec &lt;i&gt;Band of Brothers (BoB)&lt;/i&gt;. C'est une nouvelle fois suite &#224; une aventure cin&#233;matographique &lt;i&gt;Il Faut Sauver le Soldat Ryan&lt;/i&gt; que l'id&#233;e d'une s&#233;rie vient &#224; Hanks. Il s'appuie sur le livre de Stephen Ambrose qui participe &#233;galement &#224; l'aventure, pour cr&#233;er une s&#233;rie qui suit l'histoire des hommes de la Easy Compagnie, unit&#233; d'infanterie parachut&#233;e, du d&#233;barquement en Normandie jusqu'&#224; la prise du nid d'aigle d'Hitler en passant par l'op&#233;ration Market Garden rat&#233;e aux Pays-Bas, la bataille des Ardennes et la d&#233;couverte des camps de la mort.&lt;br&gt;
Retrouvant le proc&#233;d&#233; narratif de &lt;i&gt;DLTALL&lt;/i&gt; chaque &#233;pisode aborde un aspect de cette aventure en se concentrant sur un ou plusieurs personnages. Si &lt;i&gt;DLTALL&lt;/i&gt; s'appuyait sur un casting d'acteurs confirm&#233;s et connus, &lt;i&gt;BoB&lt;/i&gt;, en dehors de la participation de David Schwimmer, ne compte que des quasi-inconnus (mais dont certains cr&#232;vent l'&#233;cran comme Damian Lewis et surtout Neal McDonough) pour renforcer l'aspect quasi documentaire de la s&#233;rie. La participation d'ancien soldat de la Easy Cie intervenant au d&#233;but de chaque &#233;pisode contribue &#224; renforcer ce r&#233;alisme et donne une caution historique &#224; la production.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'une grande force visuelle et narrative &lt;i&gt;BoB&lt;/i&gt; est l'une des productions t&#233;l&#233;visuelles les plus ambitieuses et les plus r&#233;ussies de ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut violer l'Histoire, &#224; condition de lui faire de beaux enfants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans d&#233;tourner l'Histoire, certaines fictions prennent quelques libert&#233;s avec la v&#233;rit&#233; historique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si Vidocq est un personnage historique dont le destin exceptionnel de bagnard devenu chef de la s&#251;ret&#233; parisienne a fait couler beaucoup d'encre, la vision t&#233;l&#233;visuelle se r&#233;v&#232;le quelque peu fantaisiste, surtout dans la deuxi&#232;me incarnation avec Claude Brasseur. Volontairement survolt&#233;s les aventures de Vidocq en dehors d'une toile de fond n'ont rien &#224; voir avec une chronique historique.&lt;br&gt;
Cette volont&#233; de m&#233;langer fiction et v&#233;rit&#233; historique se retrouve dans un autre monument t&#233;l&#233;visuel : Les Brigades du Tigre. Enti&#232;rement &#233;crite par Claude Dessailly elle s'appuie sur des &#233;v&#233;nements historiques pour nous raconter des histoires totalement invent&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si les brigades mobiles furent bien invent&#233;es au d&#233;but du XX&#176; si&#232;cle par Clemenceau elles ne s'appel&#232;rent jamais Brigades du Tigre et n'eurent jamais &#224; r&#233;soudre des enqu&#234;tes qui nous sont pr&#233;sent&#233;es dans les &#233;pisodes. En aucun cas les hommes ayant servi dans les v&#233;ritables brigades ne furent des super policiers comme Valentin, Terrasson et Pujol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#8220;mensonges&#8221; passent pourtant pour des faits historiques gr&#226;ce &#224; une reconstitution fid&#232;le et au travail de Dessailly qui a &#233;tudi&#233; en d&#233;tail l'&#233;poque afin de cr&#233;er des contextes historiques v&#233;ridiques. En ce sens &lt;i&gt;Les Brigades du Tigre&lt;/i&gt; est une cousine fran&#231;aise des &lt;i&gt;Myst&#232;res de l'Ouest&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re grande dramatique fran&#231;aise Les Rois Maudits, bas&#233;e sur l'oeuvre de Maurice Druon, est une variation sur des &#233;v&#233;nements historiques. Si la trame est v&#233;ridique, certains personnages et certaines situations sont le fruit le l'imagination des auteurs. Une libert&#233; avec l'histoire qui donne une dimension mythologique &#224; certains personnages.&lt;br&gt;
Rendre mythologique certains personnages historiques est d'ailleurs une sp&#233;cialit&#233; de la fiction, t&#233;l&#233;visuelle ou pas. Que ce soient Robin des Bois, Ivanho&#235;, ou Guillaume Tell, ces figures historiques deviennent des ic&#244;nes populaires au travers de films et de s&#233;ries, qui n'ont pas toutes marqu&#233; l'Histoire de la t&#233;l&#233;vision. En France en manque de figure du m&#234;me calibre nous avons invent&#233; Thierry la Fronde, personnage totalement fictif, mais &#233;voluant dans un univers historique r&#233;aliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le voyage dans le temps au service de l'Histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on peut rapidement passer sur Au Coeur du Temps, s&#233;rie devenue mythique pour se kitchitude, mais dont le traitement du postulat de d&#233;part certes int&#233;ressant malheureusement mal exploit&#233; ; le voyageur temporel reste un moyen efficace pour faire de l'Histoire dans une s&#233;rie.&lt;br&gt;
&#192; ce titre Code Quantum offre une v&#233;ritable radioscopie d'un demi-si&#232;cle d'Histoire US. Sam Beckett, scientifique g&#233;nial, se trouve d'&#233;pisode en &#233;pisode &#8220;promen&#233;&#8221; dans l'histoire r&#233;cente des &#201;tats-Unis en s'incarnant &#224; chaque fois dans la peau d'une personne diff&#233;rente. En choississant de ne pas le faire devenir une personnalit&#233; historique (&#224; quelques exceptions dans la 5&#176; saison) Sam nous fait d&#233;couvrir l'Histoire au travers des yeux d'hommes et de femmes ordinaires, acteurs anonymes d'une histoire commune.&lt;br&gt;
Sam revit l'&#233;mancipation des noirs et des femmes, la conqu&#234;te spatiale, l'&#233;volution des moeurs, l'&#233;mergence du rock, la guerre froide, le Vietnam et d'autres moments historiques trait&#233;s sous la forme de com&#233;die, polar, drame, com&#233;die musicale.... Chaque &#233;pisode est un petit bout d'Histoire sans jamais chercher &#224; &#234;tre d&#233;monstratif ou p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Fin du Monde (ou comment conclure une s&#233;rie de 20 chroniques)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#224; Jerry Orbach, John Spencer et Michael Piller&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le mois de septembre 2004 j'ai eu le plaisir, partag&#233; je l'esp&#232;re, de venir mois apr&#232;s mois explorer Le Mode (Merveilleux) Des S&#233;ries. Le temps, les g&#233;n&#233;riques, la mort, l'&#233;volution de la &#8220;consommation&#8221; des s&#233;ries, les diverses adaptations, les s&#233;ries fran&#231;aises, Dieu, la presse, le sexe, la mythologie, moi et les s&#233;ries, la politique, l'Histoire, et bien s&#251;r ma grande oeuvre Une histoire des s&#233;ries, furent les &#233;tapes de ce voyage. Mais comme vous le savez All Good Thing, toutes les bonnes choses ont une fin, y compris cette s&#233;rie de chroniques g&#233;niales. donc apr&#232;s deux ans de bons et loyaux services voici arriv&#233; la fin du Monde (Merveilleux) des S&#233;ries.&lt;br&gt;
&#192; cours de mat&#233;riel, de temps, et pour d'autres raisons ind&#233;pendantes de ma volont&#233;, j'ai d&#233;cid&#233; de mettre un point final &#224; cette entreprise qui fut pour vous, je le souhaite, aussi instructive que divertissante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'en finir une bonne fois pour toute il me faut remercier quelques personnes. Tout d'abord A. Carraz&#233;, B. Billion, Ch. Petit, M. Winckler, J. Baudou, J.J. Schleret et tous ceux qui ont &#233;crit avant moi sur le sujet que j'ai trait&#233;, leurs ouvrages et leurs articles ont toujours &#233;t&#233; des mines d'informations sans lesquelles je n'aurai pas pu mener &#224; bien mon travail. Ensuite bien entendu la r&#233;daction de la LTE qui m'a fait confiance, et permis de partager ma passion et mes modestes connaissances.&lt;br&gt;
Enfin, vous qui avez lu mois apr&#232;s mois tous ces articles plut&#244;t qu'un long discours voici une derni&#232;re image&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_600 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L400xH250/thanks400-2-57205.jpg?1508540344' width='400' height='250' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;center&gt;Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries est termin&#233;....&lt;br&gt;&lt;/center&gt;
&lt;center&gt;mais Jarod reviendra (une derni&#232;re fois) dans &lt;br&gt;&lt;/center&gt;
&lt;center&gt;C'Dans les Vieux Pots&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>S&#233;ries et politique</title>
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		<dc:date>2006-05-14T20:21:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les s&#233;ries sont des miroirs de notre monde. Elles nous renvoient des images plus ou moins d&#233;form&#233;es de nos r&#233;alit&#233;s. Jusque l&#224; je n'invente rien, je ne fais que reprendre les id&#233;es de MW. Pour le dernier diptyque de chroniques du M(M)DS avant cessation des activit&#233;s je vais me pencher sur deux images que nous renvoient les s&#233;ries. Le mois prochain je traiterais de l'Histoire, et dans cette chronique je m'attacherais &#224; mettre en avant la fa&#231;on dont la politique peut &#234;tre montr&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les coulisses du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les s&#233;ries sont des miroirs de notre monde. Elles nous renvoient des images plus ou moins d&#233;form&#233;es de nos r&#233;alit&#233;s. Jusque l&#224; je n'invente rien, je ne fais que reprendre les id&#233;es de MW. Pour le dernier diptyque de chroniques du M(M)DS avant cessation des activit&#233;s je vais me pencher sur deux images que nous renvoient les s&#233;ries. Le mois prochain je traiterais de l'Histoire, et dans cette chronique je m'attacherais &#224; mettre en avant la fa&#231;on dont la politique peut &#234;tre montr&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les coulisses du pouvoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_597 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH133/The_West_Wing-c3646.jpg?1506669451' width='199' height='133' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quand l'on pense au lien entre s&#233;rie et politique le premier titre qui vient &#224; l'esprit est The West Wing (A la Maison Blanche). La s&#233;rie cr&#233;e par Aaron Sorkin nous fait rentrer dans l'un des plus hauts lieux de la d&#233;mocratie US, le si&#232;ge de l'ex&#233;cutif, le symbole du pouvoir : La Maison Blanche. Mais ce n'est pas le politique en tant que nous d&#233;couvrons, mais les rapports entre ceux qui font fonctionner l'aile ouest de la Maison-Blanche. Quand nous rentrons dans le b&#226;timent, il n'est pas sacralis&#233;. Nous ne d&#233;couvrons pas imm&#233;diatement le bureau ovale, bureau pr&#233;sidentiel, mais les couloirs encombr&#233;s de collaborateurs au travail, les bureaux croulants sous les dossiers. De m&#234;me, la premi&#232;re &#8220;affaire&#8221; que va devoir g&#233;rer la garde rapproch&#233;e du pr&#233;sident n'est pas une crise internationale, ni m&#234;me un probl&#232;me &#233;conomique national, mais l'accident mineur qu'a eu le pr&#233;sident en VTT.&lt;br&gt;
Nous ne sommes pas devant une s&#233;rie qui se veut didactique et pontifiante, TWW est une s&#233;rie qui filme le pouvoir &#224; hauteur d'homme. Les principaux collaborateurs du Pr&#233;sident Bartlett nous sont pr&#233;sent&#233;s comme des hommes et des femmes ordinaires, avec leurs soucis, leurs d&#233;fauts, leurs doutes. La grande force des premi&#232;res saisons de la s&#233;rie tient dans ce parti pris. Ce qui importe ce sont les relations des diff&#233;rents personnages, leurs r&#233;actions face aux situations, et pas les grands sujets qui peuvent &#234;tre abord&#233;s. Certes il est question de crise internationale, de questions de soci&#233;t&#233;, de conflits politiques, mais ils ne sont que la toile de fond de la com&#233;die humaine qui se d&#233;roule dans les couloirs de l'aile ouest. Pour autant, ces sujets ne sont pas trait&#233;s avec d&#233;sinvolture. Lors de la premi&#232;re saison une crise en l'Inde et le Pakistan nous est pr&#233;sent&#233; sans caricature, de fa&#231;on document&#233;e, et pourtant jamais assommante. C'est l'autre qualit&#233; de la s&#233;rie. &#192; chaque fois que les sc&#233;naristes (ou plus exactement le sc&#233;nariste Aaron Sorkin &#233;tant quasiment le seul auteur des premi&#232;res saisons) utilisent un &#233;l&#233;ment &#8220;r&#233;el&#8221; (crise internationale, nomination d'un juge &#224; la Cour supr&#234;me, n&#233;gociation pour faire passer une loi...) il est trait&#233; de fa&#231;on r&#233;aliste, et permet au t&#233;l&#233;spectateur de d&#233;couvrir, d'apprendre.&lt;br&gt;
Apr&#232;s le d&#233;part de Aaron Sorkin TWW se cherchera. L'alchimie des premi&#232;res saisons semble avoir disparu et la s&#233;rie sans &#234;tre franchement mauvaise n'a plus le m&#234;me attrait. Lors des deux derni&#232;res saisons, elle retrouvera un second souffle en nous faisant rentrer dans les coulisses d'une campagne pr&#233;sidentielle, d'abord les primaires, puis la campagne en elle-m&#234;me. TWW devient une passionnante plong&#233;e dans l'autre aspect de la politique, celle des conseillers en communication, des spin doctors et autre expert en science &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre s&#233;rie nous fit p&#233;n&#233;trer dans les coulisses du pouvoir &#224; Washington : K Street. produite par Steven Soberberg elle avait pour ambition de nous d&#233;voiler l'envers du d&#233;cor du monde politique en prenant pour angle le monde des lobbyistes qui officie dans la capitale US. L'originalit&#233; de la s&#233;rie vient du m&#233;lange entre r&#233;alit&#233; et fiction. Les acteurs de la s&#233;rie pouvaient croiser les vrais acteurs du monde politique. Malgr&#233;s des intentions louables, et un dispositif propice aux r&#233;v&#233;lations (la s&#233;rie est largement improvis&#233;e) K Street peine &#224; captiver. Trop brouillonne, la fronti&#232;re entre fiction et r&#233;alit&#233; est trop floue, trop r&#233;f&#233;rentielle, K Street ne restera que peu de temps sur l'antenne de HBO.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_596 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH146/200px-Spin_City-3f350.jpg?1508540344' width='200' height='146' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parce que l'on peut rire de tout, il est normal que la politique et les hommes qui l'animent deviennent le sujet de sitcom. La plus connue est Spin City, image renvers&#233;e de The West Wing, elle nous d&#233;voile les coulisses de la mairie de New York, dont le premier magistrat est un ben&#234;t incomp&#233;tent qui ne doit sa survie &#224; son poste qu'aux talents de son premier adjoint, qui &#224; lui fort &#224; faire avec son &#233;quipe de cr&#233;tins cong&#233;nitaux, d'obs&#233;d&#233;s sexuels et autres incapables. Spin City doit beaucoup &#224; Michael J. Fox dont l'&#233;nergie et le talent comique donnent le rythme &#224; la s&#233;rie. Le reste du casting se d&#233;fend tr&#232;s bien, avec une mention sp&#233;ciale &#224; Barry Bostwick, rescape du Rocky Horror Picture Show, qui campe un maire de New York hilarant de b&#234;tise. Spin City n'arrivera pas &#224; confirmer le succ&#232;s de sa premi&#232;re saison, et le d&#233;part de Michael J. Fox &#224; la fin de la 4&#176; saison pour raison de sant&#233; accentuera le d&#233;clin.&lt;br&gt;
Outre Manche aussi la politique sert de pr&#233;texte au rire, mais celui-ci est beaucoup plus acide, beaucoup plus critique. The New Statesman nous propose de suivre l'ascension politique de Alan B'Stard, arriviste sans scrupule, plus thatch&#233;risme que Thatcher, dans le monde politique anglais. Sitcom ravageuse et ravag&#233;e, elle d&#233;peint le monde politique comme un univers encore plus impitoyable que celui de Dallas, o&#249; l'on est soit un cr&#233;tin fini, soit un ignoble profiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The New Statesman est un exemple de ce que les Britanniques peuvent faire quand ils s'attaquent au monde politique, si la sitcom utilise le rire pour enfoncer le clou, State of Play y va de fa&#231;on plus directe. Sous l'apparence d'une enqu&#234;te journalistique sur un double meurtre State of Play rentre dans les rouages de la corruption, du lobbysme, et manipulation dans les plus hautes sph&#232;res du pouvoir. La s&#233;rie d&#233;monte avec talent et sans jamais &#234;tre pesante ou d&#233;monstrative le fonctionnement d'un monde o&#249; la vie humaine n'a d'importance que tant qu'elle peut rapporter des voix ou des cr&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La vie dans la cit&#233;... et ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_594 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH137/Law-_-Order-001-2-d2fe4.jpg?1508540344' width='199' height='137' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;ries politiques ne sont pas seulement celles qui mettent en sc&#232;ne des hommes politiques, ou qui nous conduisent &#224; d&#233;couvrir l'envers du d&#233;cor. Les s&#233;ries US ont une capacit&#233; &#224; interroger le r&#233;el, &#224; critiquer la soci&#233;t&#233;, &#224; dig&#233;rer l'histoire r&#233;cente pour fabriquer de la fiction intelligente. Il ne s'agit pas forc&#233;ment de proposer une vision partisane ou d'imposer un point de vue, mais de cr&#233;er la r&#233;flexion chez le t&#233;l&#233;spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;ries judiciaires, par exemple, se penchent sur l'esprit de la loi. La plupart, sinon toutes, les s&#233;ries de ce genre ont un &#233;pisode tournant autour de la peine de mort. Chacune avance ses arguments pour ou contre, et tente de faire r&#233;fl&#233;chir, ou de convaincre le t&#233;l&#233;spectateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Law &amp; Order nous rentrons dans quelque chose de l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent. Depuis le d&#233;but cette s&#233;rie qui tire ses histoires des gros titres attaque les pouvoirs en place, questionne la soci&#233;t&#233;, pousse les lois jusque dans leurs limites. La grande qualit&#233; de L&amp;O est de proposer une r&#233;flexion au t&#233;l&#233;spectateur. Chaque personnage apporte un point de vue sur l'affaire en cours. Et chacun peut avoir raison. Les points de vues s'affrontent, avec subtilit&#233;, et &#224; la fin de l'&#233;pisode la r&#233;flexion continue. En un mot une s&#233;rie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique politique va parfois se nicher dans des s&#233;ries que l'on ne peut qualifier de subtiles. Ainsi 24 dont la saison 1, certes divertissante, mais peu profonde, ne laissait pr&#233;sager une saison 2 au discours politique critique. En relatant la manipulation de l'opinion et des instances gouvernementales pour d&#233;clencher une guerre contre un pays du Moyen-Orient, 24 nous livre en temps r&#233;el une critique de l'administration Bush et de sa campagne de propagande pour imposer la guerre contre l'Irak. Dans cette saison les &#233;pisodes les plus captivants ne sont pas ceux avec poursuite en voiture, s&#233;ance de torture et explosions nucl&#233;aires, mais ceux en huis clos o&#249; le pr&#233;sident tente de conserver son poste contre les faucons de son propre cabinet.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_595 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/18_Star_Trek_DeepSpaceNine_crew_wallpaper_l-2-74fc1.jpg?1508540344' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tout comme le polar qui pose un regard interrogateur sur la soci&#233;t&#233;, la SF se permet de proposer des all&#233;gories, des interpr&#233;tations et une critique du monde moderne qui dans les meilleures d'entre elles constituent un vrai discours politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 60 Star Trek est une s&#233;rie &#233;minemment politique. La vision utopique du futur &#233;labor&#233;e par Gene Roddenberry lui permet de porter un regard critique sur son &#233;poque. Le discours de Star Trek malgr&#233; quelques critiques, reste tr&#232;s positif, reflet de l'optimisme de l'&#233;poque, si l'on y trouve une repr&#233;sentation de la guerre froide dans le conflit larv&#233; entre la F&#233;d&#233;ration et L'Empire Klingon, le pacifisme est de mise, et les probl&#232;mes de l'&#233;poque sont pr&#233;sent&#233;s comme &#233;tant surmontables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par la suite ST : The Next Generation poursuivra cette voie en y introduisant un soup&#231;on de noirceur (avec les Borgs) mais les th&#232;mes trekien sont toujours au centre des sc&#233;narii, racisme, place de l'autre, religion homosexualit&#233;... mais le traitement devient moins optimiste et plus r&#233;aliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
ST : Deep Space Nine reste la s&#233;rie la plus politique du trekverse. En poussant l'utopie roddenberriene dans ses retranchements, elle interroge plus que ses a&#238;n&#233;es notre monde. Les conflits arm&#233;s, les occupations militaires, les fanatismes religieux que l'on peut voir dans DS9 sont les reflets de ceux que nous connaissons. La noirceur de DS9 n'est que la traduction de la noirceur de notre monde.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_598 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/BSG_cast1024x768-358f6.jpg?1508540344' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Battlestar Galactica r&#233;ussi le tour de force de mener histoire de SF solide et passionnante &#224; un discours politique tout aussi captivant. S&#233;rie de SF &#8220;r&#233;aliste&#8221; BG ne se contente pas d'aligner combats spatiaux pour flatter les bas instincts du public, mais s'interroge aussi sur la l&#233;gitimit&#233; d'un pr&#233;sident non &#233;lu, la place des militaires dans un gouvernement, ou de leur l&#233;gitimit&#233; &#224; jouer les forces de maintien de l'ordre, la place du choix &#224; l'avortement dans une soci&#233;t&#233; &#224; reconstruire, le droit de manipuler les &#233;lections pour le &#8220;bien&#8221; des &#233;lecteurs, mais aussi la place du religieux, et quelques th&#232;mes trekien comme le racisme ou la question de l'identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit de fa&#231;on s&#233;rieuse, humoristique, directe, critique, all&#233;gorique, la politique dans son sens le plus large occupe les s&#233;ries US et Britanniques de fa&#231;on beaucoup plus importante que les s&#233;ries hexagonales. En s'autorisant ces traitements elles permettent au t&#233;l&#233;spectateur de s'interroger, d'apprendre et donc d'&#234;tre citoyen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Difficile de dire de m&#234;me pour le t&#233;l&#233;spectateur fran&#231;ais, dont les s&#233;ries s'ing&#233;nient &#224; laisser le monde r&#233;el de cote, &#224; ne jamais construite de discours critique, &#224; ne jamais offrir une r&#233;flexion. Et l'on s'interroge encore sur le pourquoi du 21 avril 2002&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Prochain et dernier rendez-vous avec Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries, le mois prochain avec S&#233;ries et Histoire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire des s&#233;ries - 4&#176; Partie : Le Second Age d'Or et apr&#232;s...</title>
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		<dc:date>2006-04-11T13:39:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Toutes les bonnes choses ont une fin, et voici donc le quatri&#232;me et dernier volet de cette trilogie consacr&#233;e &#224; l'histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;. Cette fois-ci le coeur du second &#226;ge d'or dans les ann&#233;es 90 et la suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 90, les trois networks historiques voient arriver de nouveaux concurrents. D&#232;s 1987 c'est la FOX qui entre dans la danse suivie par the WB et UPN en 1995. Ces nouvelles cha&#238;nes savent que pour s'imposer elles doivent proposer des s&#233;ries diff&#233;rentes, s'adressant &#224; un autre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toutes les bonnes choses ont une fin, et voici donc le quatri&#232;me et dernier volet de cette trilogie consacr&#233;e &#224; l'histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;. Cette fois-ci le coeur du second &#226;ge d'or dans les ann&#233;es 90 et la suite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_587 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH208/ally_mcbeal-e9ed8.jpg?1508540344' width='150' height='208' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 90, les trois networks historiques voient arriver de nouveaux concurrents. D&#232;s 1987 c'est la FOX qui entre dans la danse suivie par the WB et UPN en 1995. Ces nouvelles cha&#238;nes savent que pour s'imposer elles doivent proposer des s&#233;ries diff&#233;rentes, s'adressant &#224; un autre public que celui de NBC, ABC, et CBS.&lt;br class='autobr' /&gt;
La FOX a bien compris cela, et apr&#232;s avoir bouscul&#233; les habitudes en mati&#232;re d'animation avec les Simpsons et renforc&#233;e par le succ&#232;s de The X Files, elle d&#233;cide de parler au public f&#233;minin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce faire, elle confie au sc&#233;nariste qui monte David E. Kelley le soin de lui cr&#233;er la s&#233;rie qui s&#233;duira les femmes.&lt;br&gt;
Kelley apr&#232;s avoir travaill&#233; sur L.A. Law a lanc&#233; sa propre s&#233;rie qui sans &#234;tre un hit obtiendra un beau succ&#232;s d'estime : Picket Fences. Avocat de formation il cr&#233;era The Practice sur ABC s&#233;rie judiciaire sombre et r&#233;aliste, et quand la FOX lui passe commande il d&#233;cide de rester dans le milieu des cabinets d'avocat, mais en choisissant un angle radicalement diff&#233;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ally McBeal d&#233;marre en fanfare surprenant les t&#233;l&#233;spectateurs par son univers fantasque, d&#233;lirant, barjo, et les mini-jupes de l'avocate qui donne son nom &#224; la s&#233;rie. La s&#233;rie captivera aussi bien les femmes qui trouvent en l'avocate c&#233;libataire et fleur bleue une image (d&#233;form&#233;e) de leur situation, et aux hommes... pour d'autres raisons.&lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;rie devient une r&#233;f&#233;rence, avant de dispara&#238;tre dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale comme suite &#224; un essoufflement &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_588 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/Buffy_04-fef8e.jpg?1508540344' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une autre h&#233;ro&#239;ne t&#233;l&#233;visuelle viendra des nouveaux networks : Buffy. Symbole de l'&#233;mergence du girl Power, Buffy contre les vampires (Buffy the vampire slayer) d&#233;barque sur la toute jeune WB.&lt;br class='autobr' /&gt;
Network clairement orient&#233; vers le public adolescent et jeunes adultes The WB construira sa grille sur des s&#233;ries aux personnages correspondant &#224; sa cible. CE qui donne le meilleur (Buffy, Angel), mais le plus souvent le pire (Charmed, Smallville).&lt;br class='autobr' /&gt;
Buffy correspond parfaitement aux attentes de la cha&#238;ne, mais parce qu'il y a derri&#232;re cette s&#233;rie un vrai cr&#233;ateur, et un sc&#233;nariste de talent, BTVS a une profondeur et une richesse narrative que l'on peine &#224; retrouver dans d'autres productions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Joss Whedon a d'abord imagin&#233; Buffy pour le grand &#233;cran. Tr&#232;s d&#233;&#231;u, &#224; juste titre, par le r&#233;sultat, il bataillera pour imposer sa vision de son h&#233;ro&#239;ne sur le petit &#233;cran.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous les aspects d'une s&#233;rie fantastique pour ado en mal de sensations, Buffy est une r&#233;flexion sur l'apprentissage, l'acquisition de la maturit&#233; et la difficult&#233; de vivre dans le monde &#233;trange des adultes. Joss Whedon avec Buffy prouve que l'on peut aborder des sujets et grave (voir le superbe The Body) dans une s&#233;rie populaire sans tomber dans les discours pontifiants et moralisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_591 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH216/seinfeld_cast_240x260_053020041834-c6126.jpg?1508540344' width='200' height='216' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si les nouvelles cha&#238;nes et les cha&#238;nes du c&#226;ble sont en forme, cela ne veut pas dire que les networks sont &#224; la peine dans les ann&#233;es 90. Pour NBC c'est une p&#233;riode faste au cours de laquelle elle assoie sa position de leader. Outre ER, la s&#233;rie des ann&#233;es 90, NBC s'impose aussi gr&#226;ce &#224; des sitcoms comme Seinfeld puis Friends.&lt;br&gt;
Seinfeld est la cr&#233;ation de Jerry Seinfeld et Larry David, deux com&#233;diens de stand-up. Command&#233;e par NBC, Seinfeld reste dans la forme tr&#232;s traditionnelle, mais d&#233;tone dans son contenu. Vendue comme &#8220;a show about nothing&#8221; (une s&#233;rie sur rien), Seinfeld suit 4 amis new-yorkais dans leur quotidien, et les &#233;coute parler. Tr&#232;s dialogu&#233;e, tr&#232;s r&#233;f&#233;rentielle, Seinfeld arrive &#224; faire rire avec des d&#233;tails insignifiants, et une grande ma&#238;trise de la narration. Elle peut &#233;galement laisser froid et &#234;tre tr&#232;s irritante avec ces personnages tous aussi l&#226;che, &#233;gocentrique et n&#233;vros&#233; les uns que les autres. Elle sera aux &#201;tats-Unis un &#233;norme succ&#232;s, au point que certaines cha&#238;nes du c&#226;ble ont interrompu leurs programmes lors de la diffusion du dernier &#233;pisode de la s&#233;rie.&lt;br&gt;
Friends est une sitcom pur jus, dans la lign&#233;e de Cheers, qu'elle cite r&#233;guli&#232;rement. Relatant les aventures de 6 amis new-yorkais d'une vingtaine d'ann&#233;es Friends devient tr&#232;s vite un ph&#233;nom&#232;ne culturel, le miroir d'une g&#233;n&#233;ration, ainsi que la sitcom la plus dr&#244;le de la t&#233;l&#233;vision (dans ces premi&#232;res saisons). Cr&#233;e par Kauffman et Crane, le duo &#224; l'origine de Dream On, Friends par sa qualit&#233; d'&#233;criture emporte l'adh&#233;sion du public &#224; travers le monde, et surtout aux USA o&#249; elle assure &#224; NBC des audiences confortables pendant 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une autre registre NBC innove avec deux s&#233;ries polici&#232;res proche dans l'esprit, mais qui choisissent deux approches formelles diff&#233;rentes : Homicide et Law &amp; Order.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homicide sous des dehors de s&#233;rie r&#233;aliste (elle est adapt&#233;e d'un livre documentaire sur la vie des policiers de Baltimore) est une fiction tr&#232;s litt&#233;raire. Les enqu&#234;teurs de la criminelle passent de nombreuses heures &#224; parler, et pas seulement des crimes qu'ils tentent d'&#233;lucider. Cuisine, politique, femmes, sport, tout est sujet &#224; discussion. Pour autant l'aspect policier n'est pas anecdotique comme c'est le cas dans Moonlighting, les flics qui nous sont pr&#233;sent&#233;s sont les meilleurs de la ville, ceux qui osent plonger dans la noirceur de l'&#226;me des criminels, et ils n'en sortent pas toujours indemnes. Le r&#233;alisme de la s&#233;rie vient de cet aspect. Comme dans ER, toutes proportions gard&#233;es, les hommes que nous suivons nous sont pr&#233;sent&#233;s sans emphase, ils sont humains avant tout, donc faillibles, donc fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_590 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH137/Law-_-Order-001-134c8.jpg?1508540344' width='199' height='137' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans un genre diff&#233;rent de Homicide, Law &amp; Order se penche aussi sur le crime dans une grande ville, mais en laissant les personnages &#224; la marge.&lt;br&gt;
Aujourd'hui doyenne des drama-serie aux &#201;tats-Unis, Law &amp; Order doit, pour la premi&#232;re partie de ses &#233;pisodes, beaucoup &#224; son a&#238;n&#233;e Dragnet. Tout d'abord, les sc&#233;naristes ne cachent pas qu'ils trouvent leur inspiration dans les faits divers (m&#234;me s'ils les accommodent pour les faire rentrer dans le cadre dramatis&#233; des &#233;pisodes). Le r&#233;alisme de la s&#233;rie vient &#224; la fois de son traitement cin&#233;matographique quasi documentaire, cam&#233;ra mobile, grain de l'image &#8220;sale&#8221;, et surtout tournage dans les rues de New York (alors que des s&#233;ries comme NYPD Blue ou New York 911(Third Watch) sont tourn&#233;es &#224; Los Angeles, l'&#233;quipe ne se d&#233;pla&#231;ant que deux &#224; trois fois par an pour tourner dans les rues de Big Apple). Cet aspect r&#233;aliste vient &#233;galement du traitement sc&#233;naristique des enqu&#234;tes. Elles sont pr&#233;sent&#233;es au plus proches de ce qu'elles sont. Lenny Briscoe et ses coll&#232;gues passent plus de temps &#224; arpenter les trottoirs qu'&#224; courser des suspects en voiture. Ils sortent plus rapidement leur carnet et leur stylo que leur arme. Ce n'est sans doute pas un hasard si les policiers New Yorkais estiment que c'est cette s&#233;rie qui se rapproche le plus de leur travail.&lt;br&gt;
Ces deux s&#233;ries sont tellement proches dans l'esprit qu'elles conna&#238;tront plusieurs cross over au cours de leurs histoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin des ann&#233;es 90 va &#234;tre marqu&#233;e par l'&#233;mergence de HBO. Avec ses s&#233;ries originales cassant le cadre des s&#233;ries classiques, &#233;pisodes de 60 minutes, saison de 13 &#233;pisodes, r&#233;gularit&#233; al&#233;atoire, propos non censur&#233;s, libert&#233; de ton...&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_589 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L147xH92/hbo-6ba3f.jpg?1508540344' width='147' height='92' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir plac&#233; les criminels sous les verrous dans Homicide, Tom Fontana s'est demand&#233; ce qu'il se passait. Pour r&#233;pondre &#224; cette question il cr&#233;e Oz. trag&#233;die moderne dans un milieu carc&#233;ral fantasmatique et pourtant r&#233;aliste, Oz r&#233;unit estime critique et succ&#232;s public. Elle est la premi&#232;re grande s&#233;rie de HBO, celle qui va impose le ton. Violente et contestataire, r&#233;aliste et fantasmatique, Oz imprime sa marque sur HBO. Les s&#233;ries de la cha&#238;ne ne seront pas comme les autres. Tous les sujets peuvent &#234;tre abord&#233;s, rien n'est tabou, tout est montrable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suivant Oz d'autres productions HBO deviendront des succ&#232;s (plus ou moins important, pus ou moins m&#233;rit&#233;s).&lt;br&gt;
The Sopranos plonge dans l'inconscient d'une famille de mafioso, et devient une des s&#233;ries les plus acclam&#233;es par la critique, m&#234;me quand la s&#233;rie s'embourbe, que les &#233;pisodes tardent &#224; venir, et ne r&#233;pondent pas &#224; l'attente suscit&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien meilleure, et plus ma&#238;tris&#233;, sc&#233;naristiquement Six Feet Under nous raconte la vie d'une famille de croque-mort apr&#232;s la mort du chef de famille. Dr&#244;le et profonde, elle offre une vision de la mort loufoque sans &#234;tre ridicule, profond&#233;ment pessimiste sans &#234;tre d&#233;primante.&lt;br class='autobr' /&gt;
HBO devient rapidement synonyme de s&#233;rie de prestige et de qualit&#233;, qui si elles ne sont pas des succ&#232;s d'audience du fait de la nature de HBO, influence le paysage s&#233;riesque en profondeur.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_593 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH133/bgpic_22-2321d.jpg?1508540344' width='200' height='133' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au tournant du mill&#233;naire, les acteurs &#8220;marginaux&#8221; prennent une place de plus en plus importante, SciFi, FX, Showtime, USA Network autant de cha&#238;nes du c&#226;ble qui offrent une alternative aux productions habituelles. Elles sont un compromis entre l'exigence (voire l'&#233;litisme) de HBO et le conformisme des networks. Plus libres dans le ton que ces derniers, elles n'ont pas le radicalisme de la premi&#232;re. Les s&#233;ries qu'elles proposent n'en sont pas moins int&#233;ressantes, autant dans le fond que dans la forme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que ce soit The Shield qui propose une vision violente et sans concession d'un flic pr&#234;t &#224; tout pour enrayer le crime, y compris utiliser les m&#234;mes armes que ceux qu'ils poursuit, Nip/Tuck qui au travers du quotidien d'un cabinet de chirurgie esth&#233;tique &#224; Miami explore les rapports familiaux, les d&#233;r&#232;glements sexuels et les dysfonctionnements relationnels des deux m&#233;decins, Rescue Me, petit bijou du petit &#233;cran, qui ose porter un regard critique sur les pompiers de New York, h&#233;ros d&#233;chu du 11 septembre, pr&#233;sent&#233; comme alcooliques, idiots, coureur, mauvais maris, misogynes, et surtout au travers de son anti h&#233;ros rong&#233; par de nombreux d&#233;mons et les fant&#244;mes de son pass&#233;, Battlestar Galactica, remake d'une s&#233;rie de SF des ann&#233;es 70, sublime drama politique dans l'infinit&#233; de l'espace, subtile et noire, &#233;pique et intime, Dead Like Me, trop courte s&#233;rie sur la vie apr&#232;s la mort, parfaite all&#233;gorie sur les difficult&#233;s du passage &#224; l'&#226;ge adulte sous couvert de fantastique humoristique, les s&#233;ries du c&#226;ble sont souvent bien plus audacieuse que les autres, plus excitantes, plus libres. Bref probablement ce qui se fait de mieux &#224; la t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_592 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH160/csi-ff925.jpg?1508540344' width='200' height='160' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le sur les networks la donne change. NBC c&#232;de sa place de leader. La cha&#238;ne n'a pas su renouveler sa grille, ses s&#233;ries phares disparaissent (Friends, Seinfeld) ou vieillissent en suscitant de moins en moins d'int&#233;r&#234;t (Urgence, le franchise Law &amp; Order). Elle n'arrive pas &#224; trouver de quoi contrer les nouveaux hits de ses concurrents.&lt;br&gt;
Sur CBS, qui se taille la part du lion dans cette redistribution, c'est CSI (Les Experts) succ&#233;s surprise qui ouvre la voie pour les productions de Brukheimer. Le producteur de blockbusters cin&#233;matographiques il impose sur le petit &#233;cran des s&#233;ries de plus ne plus format&#233;, rompant avec la continuit&#233; narrative pour revenir &#224; des histoires ferm&#233;e. D&#233;cliant son premier succ&#232;s de mani&#232;re g&#233;ographique (CSI:Miami, CSI:NY) sans innovation ni cr&#233;ativit&#233;, exploitant un filon tant qu'il rapporte.&lt;br class='autobr' /&gt;
ABC tire &#233;galement son &#233;pingle du jeu avec des s&#233;ries comme Alias, Desperate Housewives, ou Lost qui &#224; d&#233;faut d'&#234;tre r&#233;volutionnaire captivent l'auditoire et permettent &#224; la chaine de faire le plein semaine apr&#232;s semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... en Angleterre :&lt;br&gt;
La fiction britannique se r&#233;v&#232;le de plus ne plus int&#233;ressante au cours des ann&#233;es 90 et 2000. Apr&#232;s les ann&#233;es de vaches maigres, des s&#233;ries de qualit&#233; reviennent sur les &#233;crans. Spooks (MI:5) nous plonge dans le monde des agents secrets qui n'a rien &#224; voir avec celui de James Bond, State of Play mini s&#233;rie palpitante prouve que l'on peut faire de bonnes s&#233;ries sans flic ou m&#233;decins, mais avec des journalistes enqu&#234;tant sur un scandale policier. Preuve de ce regain le retour d'une figure mythique de la t&#233;l&#233; britannique le Docteur Who dans une nouvelle s&#233;rie, remodel&#233; sans trahir le monument s&#233;riesque qu'est Dr Who.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...en France :&lt;br&gt;
Navarro, Julie Lescaut, L'Instit r&#232;gnent toujours sur le paysage s&#233;riesque fran&#231;ais. Pourtant, l'explosion des s&#233;ries US sur les &#233;crans hexagonaux pousse les patrons de cha&#238;nes &#224; faire &#233;voluer les formats. Mais il ne suffit pas de copier la copie de CSI pour faire de RIS une s&#233;rie de qualit&#233;. Il ne suffit pas d'avoir vu State of Play pour arriver &#224; faire de Engrenages un suspense captivant. Heureusement, quelques fictions unitaires sortent du lot. Du c&#244;t&#233; de Canal + les t&#233;l&#233;films historiques (93 rue Laursirton, Nuit Noire, SAC, Le Rainbow Warior) apportent une vraie diff&#233;rence, et surtout un vrai regard sur les &#233;v&#233;nements d&#233;crits. Il nous a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; voir sur France 2 le superbe Un Amour &#224; Taire, fiction tranchant avec les t&#233;l&#233;films format&#233;s. Pourtant, la route risque d'&#234;tre longue avant de voir le PAF changer ses habitudes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cette s&#233;rie de chroniques doit beaucoup, surtout pour son d&#233;coupage, &#224; l'opuscule S&#233;ries t&#233;l&#233;, de Zorro &#224; Friends, 60 ans de t&#233;l&#233;fictions am&#233;ricaines, Marin Winckler, Librio 2005. D'autres ouvrages d&#233;j&#224; cit&#233;s dans mes chroniques m'ont aid&#233; comme Les Grandes S&#233;ries Am&#233;ricaines, Huiti&#232;me Art, o&#249; Le Guide Totem des S&#233;ries T&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire des s&#233;ries - 3&#176; Partie : Du renouveau au second &#226;ge d'or</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article4465</link>
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		<dc:date>2006-03-09T17:25:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



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&lt;p&gt;Continuons notre exploration de l'histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es dans ce troisi&#232;me volet, mais pas dernier de cette trilogie qui compte quatre &#233;pisodes (ne cherchez pas &#224; comprendre c'est tout ce qu'il y a de plus normal). Apr&#232;s le passage &#224; vide des ann&#233;es 70 cette fois-ci c'est du lourd, je vous en laisse juge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le retour de la cr&#233;ativit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt; Sous l'impulsion de Hill Street Blues et St Elsewhere la fiction t&#233;l&#233;visuelle change dans les ann&#233;es 80. Steven Bochco &#8220;transpose&#8221; HSB dans un cabinet d'avocat et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Continuons notre exploration de l'histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es dans ce troisi&#232;me volet, mais pas dernier de cette trilogie qui compte quatre &#233;pisodes (ne cherchez pas &#224; comprendre c'est tout ce qu'il y a de plus normal). Apr&#232;s le passage &#224; vide des ann&#233;es 70 cette fois-ci c'est du lourd, je vous en laisse juge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour de la cr&#233;ativit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_565 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L124xH175/newrel_VIP_boxcover-b707e.jpg?1524707328' width='124' height='175' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sous l'impulsion de Hill Street Blues et St Elsewhere la fiction t&#233;l&#233;visuelle change dans les ann&#233;es 80. Steven Bochco &#8220;transpose&#8221; HSB dans un cabinet d'avocat et conna&#238;t de nouveau le succ&#232;s avec L.A Law.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre le renouvellement des t&#234;tes, des th&#232;mes, les cha&#238;nes d&#233;couvrent que l'audace paie. Les spectateurs sont pr&#234;ts &#224; &#234;tre bouscul&#233;s dans leurs habitudes. La concurrence grandissante entre les network pousse &#224; l'originalit&#233; (contrairement &#224; ce qui se produira en France)&lt;br class='autobr' /&gt;
deux s&#233;ries de la fin des ann&#233;es 80 sont repr&#233;sentatives de la libert&#233; accord&#233;e aux cr&#233;ateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un Flic Dans la Mafia (The Wiseguy) &#224; l'apparence d'une s&#233;rie polici&#232;re, mais propose une plong&#233;e dans les diff&#233;rents milieux du crime organis&#233; des &#201;tats Unis (trafic d'armes, jeux, show-biz....) au travers d'arc narratifs ma&#238;trises de bout en bout. Proposant une vision sombre du monde, un h&#233;ros complexe et tourment&#233;. The Wiseguy demande aux t&#233;l&#233;spectateurs une attention pouss&#233;e. Bijou t&#233;l&#233;visuel trop peu connu de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique The Wiseguy porte en germe les fictions noires des d&#233;cennies suivantes (comme The Wire par exemple)&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_563 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L155xH197/moonlighting-680f4.jpg?1524707328' width='155' height='197' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans un tout autre genre Glen Gordon Caron propose avec Clair de Lune (Moonlighting) une s&#233;rie qui dynamite compl&#232;tement la narration t&#233;l&#233;visuelle classique. M&#233;langeant les genres, &#224; la fois s&#233;rie polici&#232;re (mais si peu), s&#233;rie comique, s&#233;rie romantique, s&#233;rie parodique... Moonlighting est &#233;galement un hommage aux screwball comedy des ann&#233;es 50 dont le plus bel exemple est La Dame du Vendredi (His Girl Friday). Tr&#232;s &#233;crite malgr&#233; l'impression d'improvisation et de foutraque permanent, la s&#233;rie vient troubler le bel ordonnancement de la fiction t&#233;l&#233;visuelle quand Bruce Willis et Cybil Sheperd s'adressent directement aux t&#233;l&#233;spectateurs, ou quand en fin de saison les techniciens enl&#232;vent les d&#233;cors avant la fin de l'&#233;pisode parce qu'ils partent en vacances.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_567 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L125xH136/quantum_leap_car-738327-6d03d.jpg?1524707328' width='125' height='136' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233; ose se moquer d'elle m&#234;me et des h&#233;ros qui ne sont pas exemplaires. finit les Joe Friday (Dragnet) flic psychorigide, les Mannix d&#233;tectives au complet veston impecable. Magnum est aux antipodes de ces mod&#232;les des ann&#233;es 60 et 70. Il ne se prend pas au s&#233;rieux, pr&#233;f&#232;re le surf aux enqu&#234;tes, profite de la superbe propri&#233;t&#233; de Robin Masters dont il doit assurer la s&#233;curit&#233;, tra&#238;ne au bar avec ses potes, bref il est plus un dilettante qu'un d&#233;tective. il n'en reste pas moins qu'au travers du pass&#233; de Magnum la s&#233;rie porte un regard juste sur les anciens du Viet Nam, offre une construction narrative fid&#232;le aux sch&#233;mas traditionnels du genre priv&#233;, et se r&#233;v&#232;le tr&#232;s bien &#233;crite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Magnum permet &#224; Donald Bellisario de se faire un nom et d'avoir plus de poids pour cr&#233;er une s&#233;rie marquante de la fin des ann&#233;es 80 Code Quantum (Quantum Leap).&lt;br class='autobr' /&gt;
Bas&#233;e sur un postulat de SF, le voyage dans le temps, CQ est une exploration de 50 ans d'histoire des &#201;tats Unis par le duo Dean Stockwell et Scott Bakula. CQ b&#233;n&#233;ficie d'un capital sympathie &#233;norme qui 20 ans apr&#232;s n'a pas faiblit.&lt;br class='autobr' /&gt;
CQ brasse les genres au fil de ses &#233;pisodes, policiers, drame, com&#233;die musicale,... lui permettant de ne jamais se monter trop r&#233;p&#233;titifs malgr&#233; un canevas de base tr&#232;s basique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la base SF n'est qu'un pr&#233;texte, CQ r&#233;introduit le genre &#224; la t&#233;l&#233; US simultan&#233;ment au retour sur les &#233;crans d'un titre mythique du premier &#226;ge d'or : Star Trek.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_568 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH135/tng_fullcast-ad498.jpg?1524707328' width='199' height='135' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1987 l'Enterprise refait surface 20 ans apr&#232;s sa disparition. Nouvel &#233;quipage, nouveau vaisseau, nouvelle &#233;poque, Star Trek : The Next Generation ne se contente pas de marcher dans les pas de son illustre a&#238;n&#233;e. Elle s'inscrit par ses th&#232;mes dans son &#233;poque. Elle r&#233;invente intelligemment l'univers trekien, et devient une s&#233;rie embl&#233;matique de la SF. Allant plus loin que la s&#233;rie originale (les moyens techniques lui permettant plus de libert&#233; que dans les ann&#233;es 60) TNG reste une des meilleures s&#233;rie de SF de l'histoire de la t&#233;l&#233;vision. Elle a aussi permit &#224; la franchise de rena&#238;tre, trois s&#233;ries suivront l'&#233;quipage de Jean-Luc Picard pour le meilleur (Star Trek : Deep Space Nine, la perle noire de l'univers Trek) et le pire (Enterprise de sinistre m&#233;moire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre genre renaissant dans les ann&#233;es 80 la com&#233;die.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_559 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH157/CheersTV-3e8fa.jpg?1524707328' width='200' height='157' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien avant que Seinfeld, Friends et autres ne squattent la grille de NBC, Cheers &#233;tait la sitcom phare de la cha&#238;ne. Pendant 11 ans le microcosme &#233;voluant dans ce bar fit les beaux jours de NBC, et donna naissance &#224; un spin off tout aussi populaire Fraisier. Sans r&#233;volutionner le genre dont elle reprend la m&#233;canique, Cheers introduit tout de m&#234;me un ton diff&#233;rent, plus libre, plus incisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces s&#233;ries t&#233;moignent de la vigueur du genre, le dynamisme de la production et la cr&#233;ativit&#233; des sc&#233;naristes au cours des ann&#233;es 80. Les networks ont &#233;galement senti le potentiel &#233;conomique des s&#233;ries, et la n&#233;cessit&#233; de laisser les cr&#233;ateurs libres d'innover, d'oser, d'explorer. Les ann&#233;es 8&#224; marquent plus que le renouveau, la r&#233;volution t&#233;l&#233;visuelle et annoncent ce qui sera dans les ann&#233;es 90 le second &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;but du second &#226;ge d'or&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_571 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH125/twinpeaks-front-2-98a99.jpg?1524707328' width='199' height='125' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au tournant des ann&#233;es 80 et 90, une s&#233;rie r&#233;volutionnaire s'installe sur ABC qui affiche sa volont&#233; d'innover : Twin Peaks.&lt;br&gt;
Le network confie &#224; David Lynch et Mark Frost le soin de d&#233;velopper une s&#233;rie nouvelle, audacieuse, diff&#233;rente. Twin Peaks r&#233;pond parfaitement &#224; ces attentes et pousse tr&#232;s loin les limites du genre t&#233;l&#233;visuel. Reprennant les codes de diff&#233;rents genres (soap, policier, fantastique) elle les m&#234;le, les d&#233;tourne, les &#233;tire, les transforme pour donne naissance &#224; une fiction d&#233;routante, envo&#251;tante, et avant tout passionnante. De courte dur&#233;e, mais marquante, Twin Peaks n'influence pas vraiment d'autres productions, mais dit que tout est possible &#224; la t&#233;l&#233;vision (ou presque).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_560 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L125xH172/dreamon04-2-77058.jpg?1524707328' width='125' height='172' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'autre grande innovation t&#233;l&#233;visuelle du d&#233;but des ann&#233;es 90 vient d'une cha&#238;ne qui jusqu'alors &#233;tait absente du monde des s&#233;ries : HBO.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dream On, premi&#232;re s&#233;rie de la cha&#238;ne &#224; p&#233;age am&#233;ricaine, change la donne en mati&#232;re de sitcom, faisant table rase des r&#232;gles mises en place avec I Love Lucy. Ici plus de tournage en public avec plusieurs cam&#233;ras. Tourn&#233;e comme une drama, Dream On ausculte la vie sentimentale et sexuelle d'un quadra new-yorkais divorce et p&#232;re d'un ado. La grande trouvaille de la s&#233;rie, au-del&#224; d'un ton libre, audacieux, moderne, et de la pr&#233;sence de seins, est l'utilisation d'insert extrait de film ou t&#233;l&#233;films en noir et blanc, le plus souvent de s&#233;ries B ou Z, servant &#224; illustrer les pens&#233;es de Martin Tupper, enfant du baby-boom &#233;lev&#233; devant (et par) son poste de t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux s&#233;ries si elles restent marginales (Dream On est diffus&#233;e sur HBO reste limit&#233; &#224; un public restreint et Twin Peaks apr&#232;s un emballement et un ph&#233;nom&#232;ne de mode dispara&#238;t dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale) par rapport aux autres productions sont tout de m&#234;me celles qui par leur audace, leur libert&#233;, leur innovation, ouvrent &#224; mon sens le second &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_570 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/x-files-big-7b744.jpg?1524707328' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 90 s'ouvrent sur de profonds changements dans les habitudes des t&#233;l&#233;spectateurs am&#233;ricains. Depuis le milieu des ann&#233;es 80, les magn&#233;toscopes ont fait leur apparition dans les foyers, les trois networks historiques voient augmenter la concurrence du c&#226;ble et surtout l'arriv&#233;e d'un quatri&#232;me r&#233;seau national venant marcher sur leurs platebandes, la Fox. Apparue en 1987 elle commence &#224; devenir un s&#233;rieux concurrent en 1989 avec The Simpsons, s&#233;rie anim&#233;e pour adulte qui se paie le luxe de battre l'ind&#233;tronable Cosby Show. Mais le v&#233;ritable coup de tonnerre intervient en 1994 avec The X Files.&lt;br&gt;
Au d&#233;part petite s&#233;rie bien faite r&#233;utilisant, r&#233;inventant (avec plus ou moins de bonheur) des figures classiques du fantastique et de la SF, The X Files devint rapidement une s&#233;rie incontournable et addictive quant au milieu d'&#233;pisodes &#8220;anthologiques&#8221; ou looner, s'installe une trame g&#233;n&#233;rale dite mythologique m&#234;lant conspiration gouvernementale, invasion extraterrestre, exp&#233;riences m&#233;dicales, manipulation g&#233;n&#233;tique...&lt;br&gt;
Succ&#233;s plan&#233;taire, ph&#233;nom&#232;ne culturel, The X files, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre la grande s&#233;rie fantastique que certains affirment, &#224; fait des s&#233;ries t&#233;l&#233;s un march&#233; &#233;conomique lucratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement sur NBC et ABC deux s&#233;ries vont marquer le d&#233;but et le reste de la d&#233;cennie par leur qualit&#233;, leur originalit&#233; (toute relative) et surtout leur succ&#232;s populaire.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_561 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L124xH186/ER-8af40.jpg?1524707328' width='124' height='186' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;e par le romancier &#224; succ&#232;s Michael Chrichton, mais v&#233;ritablement d&#233;velopp&#233;e par une &#233;quipe de sc&#233;naristes en &#233;troite collaboration avec de vrais m&#233;decins, Urgences (ER), est l'h&#233;riti&#232;re de St Elsewhre, le c&#244;t&#233; d&#233;cal&#233; en moins. Sans &#234;tre r&#233;volutionnaire, elle reprend les &#8220;recettes&#8221; de HSB et St Elsewhere, ER captive par sa repr&#233;sentation r&#233;aliste de la m&#233;decine et des m&#233;decins. Les termes m&#233;dicaux sont authentiques (et le spectateur novice ne trouve aucune traduction) les proc&#233;dures supervis&#233;es par des m&#233;decins urgentistes, les cas cliniques inspir&#233;s de cas r&#233;el. Ce r&#233;alisme jusque dans les op&#233;rations chirurgicales qui ne nous &#233;pargnent pas les effusions de sang et de visc&#232;res, donne un cachet particulier &#224; la s&#233;rie. Car au-del&#224; de cette plong&#233;e quasi documentaire dans un service des urgences d'un grand h&#244;pital, c'est dans le quotidien des m&#233;decins et des infirmi&#232;res que nous rentrons. Ce r&#233;alisme dans la description de leur quotidien rend les personnages plus forts, plus palpables, plus attachants. Ce sont des hommes et des femmes ordinaires, pas si diff&#233;rent de nous, que nous voyons sur l'&#233;cran, pas des surhommes. S'ils nous sont &#233;galement si proche c'est qu'ils &#233;voluent dans un milieu que nous avons tous, ou que nous fr&#233;quenterons tous, celui de la maladie, la souffrance, et la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_566 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH133/nypdblue-7cd73.jpg?1524707328' width='199' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Steven Bochco qui avait bouscul&#233; les t&#233;l&#233;fictions avec HSB et L.A Law dans les ann&#233;es 80 revient &#224; la charge avec ce qui est &#224; ce jour sa cr&#233;ation la plus populaire et la plus acclam&#233;e : NYPB Blue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours situ&#233; dans le milieu policier NYPD Blue ose tout ou presque : langage cru, nudit&#233;, violence, mais aussi, mais surtout, d'avoir un personnage central alcoolique, raciste, misogyne, totalement antipathique : Andy Sipowitz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Servis par une r&#233;alisation nerveuse, des sc&#233;narii r&#233;alistes NYPD Blue devient un mod&#232;le du genre (impossilbe de ne pas y penser en regardant The Shield) et un &#233;lectrochoc pour le t&#233;l&#233;spectateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;rie ambitieuse, ton d&#233;complex&#233;, description sans concession du monde seront les ma&#238;tres mots des s&#233;ries qui marqueront les ann&#233;es 90 et seront les figures embl&#233;matiques du second &#226;ge d'or de la t&#233;l&#233;vision am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au m&#234;me moment...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...en Angleterre.&lt;br&gt;
Les ann&#233;es 80 sont sinistr&#233;es en Grande Bretagne. La crise &#233;conomique, le thatch&#233;risme ne sont pas motivants pour les cr&#233;ateurs. Tout comme le cin&#233;ma, la fiction t&#233;l&#233;visuelle anglaise est cliniquement morte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut attendre les ann&#233;es 90 pour voir arriver un fr&#233;missement qui se manifeste du c&#244;t&#233; des com&#233;dies. Ab Fab, The New Statesman, Father Ted et autres Bottom viennent apporter une bouff&#233;e d'air frais dans les programmes, une saine contestation, et redonnent confiances aux cr&#233;ateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... en France.&lt;br&gt;
En 1984 le P.A.F. s'enrichi d'une 4&#176; chaine, Canal +. Puis viennent la 5 et TV6 (qui deviendra rapidement M6). En 1986 TF1 est privatis&#233;e. Alors que l'on aurait pu esp&#233;rer que cette multiplication des cha&#238;nes et le bouleversement du P.A.F. aurait cr&#233;e une saine &#233;mulation entre les cha&#238;nes, et le lancement de projet de fictions ambitieuses, rapidement TF1 &#233;crase tout le monde ne audience avec des fictions format&#233;es, aseptis&#233;e, sans int&#233;r&#234;t. Les autres cha&#238;nes restent sonn&#233;es, ou lui embo&#238;tent le pas. la fiction fran&#231;aise de qualit&#233; semble morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochain &#233;pisode : Le coeur du second &#226;ge d'or et apr&#232;s...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire des s&#233;ries - 2&#176; Partie : De la crise des ann&#233;es 70 au renouveau des ann&#233;es 80</title>
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		<dc:date>2006-02-11T00:31:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la superbe premi&#232;re partie de cette histoire voici la tant attendue deuxi&#232;me partie. Partie difficile puisqu'elle traite du passage &#224; vide de la production t&#233;l&#233;visuelle pendant les ann&#233;es 70 avant l'arriv&#233;e des nouvelles s&#233;ries, des nouveaux cr&#233;ateurs annon&#231;ant le second &#226;ge d'or. &lt;br class='autobr' /&gt;
La travers&#233;e du d&#233;sert &lt;br class='autobr' /&gt; D&#233;j&#224; perceptible &#224; la fin des ann&#233;es 60, les derni&#232;res saisons de Mission : Impossible ou des Myst&#232;res de l'Ouest sont tr&#232;s en dessous de la qualit&#233; des pr&#233;c&#233;dentes, les ann&#233;es 70 marquent une baisse (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la superbe premi&#232;re partie de cette histoire voici la tant attendue deuxi&#232;me partie. Partie difficile puisqu'elle traite du passage &#224; vide de la production t&#233;l&#233;visuelle pendant les ann&#233;es 70 avant l'arriv&#233;e des nouvelles s&#233;ries, des nouveaux cr&#233;ateurs annon&#231;ant le second &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La travers&#233;e du d&#233;sert&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
D&#233;j&#224; perceptible &#224; la fin des ann&#233;es 60, les derni&#232;res saisons de Mission : Impossible ou des Myst&#232;res de l'Ouest sont tr&#232;s en dessous de la qualit&#233; des pr&#233;c&#233;dentes, les ann&#233;es 70 marquent une baisse g&#233;n&#233;rale de la cr&#233;ativit&#233; en mati&#232;re de s&#233;ries t&#233;l&#233;s.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_525 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH162/MASH--B10042107-9a31f.jpg?1517733118' width='200' height='162' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'une part, les chocs p&#233;troliers et la crise &#233;conomique qui en d&#233;coulent r&#233;duisent fortement les budgets, d'autre part les networks am&#233;ricains n'ont plus que trois heures d'exclusivit&#233; par jour ce qui limite la cr&#233;ation. Pour autant la production n'est pas compl&#232;tement sinistr&#233;e et quelques s&#233;ries sortent du lot.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tat d'esprit g&#233;n&#233;ral n'est plus &#224; l'optimisme comme pendant comme pendant la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente, les fictions refl&#232;tent cette situation. Elles se font plus sombres, plus contestataires, comme M*A*S*H, la sitcom des ann&#233;es 70.&lt;br&gt;
Adapt&#233; du film de Robert Altman, palme d'or &#224; Cannes en 1970, M*A*S*H la s&#233;rie poursuit les aventures de l'unit&#233; m&#233;dicale mobile de l'arm&#233;e am&#233;ricaine lors de la guerre de Cor&#233;e. Cette localisation, &#233;nonc&#233;e en d&#233;but de s&#233;rie &#224; tendance &#224; &#234;tre sinon dissimul&#233;e du moins peu mentionn&#233;e par la suite, et la confusion avec le conflit vietnamien sont non seulement assum&#233;es, mais en plus recherch&#233;es par la production. M*A*S*H ne d&#233;crit pas simplement un conflit, mais l'absurdit&#233; de tous les conflits. Tr&#232;s acide, usant d'un humour noir contrebalanc&#233; par un humanisme et une chaleur humaine communicative M*A*S*H par ce m&#233;lange des genres pr&#233;figure ne autre s&#233;rie m&#233;dicale humoristique Scrubs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Extr&#234;mement populaire la s&#233;rie reste 11 ans &#224; l'antenne et se paie le luxe pour son ultime &#233;pisode d'obtenir la plus forte audience de l'histoire de la t&#233;l&#233;vision US.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_526 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/columbo-6b9d1.gif?1517733118' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres s&#233;ries marqueront les ann&#233;es 70 de par leur qualit&#233;. Columbo est de ces rares productions. N&#233; de l'imagination de Richard Levinson et William Link Columbo, d'abord h&#233;ros de papier, puis adapt&#233; sur les planches, s'installe sur le petit &#233;cran dans les ann&#233;es 70 sous les traits de Peter Falk. Columbo n'est pas vraiment une s&#233;rie, mais une collection de t&#233;l&#233;films (6 &#224; 8 par an). Elle marque de son empreinte la t&#233;l&#233;, faisant du petit lieutenant &#224; l'imperm&#233;able frip&#233; une ic&#244;ne culturelle, une r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re. Les sc&#233;narii d'une grande qualit&#233; et d'une ing&#233;niosit&#233; redoutable sont servis par la r&#233;alisation de futurs grands comme Steven Slielberg, Jonathan Demme, ou des amis de Peter Falk Ben Gazzara ou Patrick McGoohan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s un premier arr&#234;t en 1978, ABC ressuscite le programme au d&#233;but des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_527 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH158/starsky_hutch-09d06.jpg?1517733118' width='199' height='158' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les deux s&#233;ries sus-cit&#233;es sont des exceptions dans les productions de l'&#233;poque. Peu sont celles qui atteignent un tel niveau. Sans &#234;tre forcement pitoyable, elles ne marquent l'Histoire que par le regard nostalgique que peuvent porter sur elles les trentenaires (comme moi).&lt;br class='autobr' /&gt;
Que ce soit Starsky et Hutch, compagnons des dimanche apr&#232;s midi de TF1, L'homme qui valait trois milliards, dont le tututututu accompagnant ses exploits est devenu une signature ultra r&#233;f&#233;rentielle, ou Kung Fu remit au go&#251;t du jour d'abord par les Guignols dans leurs sketches avec De Caunes et Gildas, puis gr&#226;ce &#224; Quentin Tarrentino faisant de David Carradine le Bill de Kill Bill.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quels que soient les souvenirs &#233;mus que l'on puisse avoir en regardant ces s&#233;ries, il est difficile d'en revoir plus d'un &#233;pisode.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_528 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH164/Dallastelevision-ff828.jpg?1517733118' width='200' height='164' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 70, l'air de rien, une s&#233;rie va amorcer un profond changement &#224; la t&#233;l&#233;vision. En 1978 Dallas d&#233;barque sur les &#233;crans, et fait du soap programme de journ&#233;e, g&#233;n&#233;ralement fauch&#233;, un vrai programme de prestige.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dallas reprend toutes les r&#232;gles du soap (trahison, adult&#232;res, secrets, mensonges, retournement de situation...) et ne cherche pas &#224; les d&#233;tourner. Au contraire, tout est assum&#233; compl&#232;tement pour servir le propos de la s&#233;rie : un portrait au vitriol des &#233;lites &#233;conomiques am&#233;ricaines, une critique de la soci&#233;t&#233; ultramat&#233;rialiste des ann&#233;es 80.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dallas est &#233;galement la premi&#232;re s&#233;rie feuilleton de la t&#233;l&#233; am&#233;ricaine. Elle pr&#233;figure le mode de narration des fictions t&#233;l&#233;visuelles des d&#233;cennies &#224; venir. En France elle repr&#233;sente aussi le parfait exemple du m&#233;pris que les &#8220;&#233;lites&#8221; vont avoir pour les s&#233;ries am&#233;ricaines &#224; partir des ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pr&#233;mices du renouveau&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_529 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L199xH164/hillstreet4-526bd.jpg?1517733118' width='199' height='164' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 80, la t&#233;l&#233;vision subit de nombreux changements. Les 3 networks historiques voient arriver les cha&#238;nes du c&#226;ble et l'&#233;mergence du magn&#233;toscope qui change le mode de consommation t&#233;l&#233;visuelle.&lt;br&gt;
Afin de r&#233;agir &#224; ces nouvelles concurrences NBC, alors troisi&#232;me en terme d'audience, prends le risque de laisser carte blanche &#224; un jeune cr&#233;ateur Steven Bochco, connu pour ses sc&#233;narii sur Columbo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que propose Steven Bochco est une nouvelle race de s&#233;rie polici&#232;re. Il n'est plus question de suivre les enqu&#234;tes d'un flic ou d'un duo, mais de plonger dans le quotidien d'un commissariat d'un quartier difficile dans une grande ville ind&#233;termin&#233;e. Ici pas de h&#233;ros justicier, de flic surdou&#233;, ce sont juste des flics ordinaires, confront&#233;s aux petits d&#233;lits, violence conjugale, larcins minables et devant faire face &#233;galement &#224; leurs propres probl&#232;mes.&lt;br&gt;
Ainsi, est Hill Strett Blues, premier ensemble show moderne, premier cop show des ann&#233;es 80, premier drama feuilletonnant. Mod&#232;le des fictions des ann&#233;es &#224; venir et acte de naissance d'un cr&#233;ateur qui marquera durablement de son empreinte la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_530 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH202/hopital_st_elsewhere-9a63c.jpg?1517733118' width='200' height='202' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;HSB est un succ&#232;s tant public que critique, NBC a trouv&#233; le nouveau type de fiction qui va lui permettre de remonter dans les sondages. Elle lance donc un an apr&#232;s HSB une autre s&#233;rie sur le m&#234;me mod&#232;le St Elsewhere.&lt;br&gt;
Cette fois le cadre est un h&#244;pital, qui comme le commissariat permet de suivre une population large m&#233;decins, infirmiers, patients. Tout comme HSB est la premi&#232;re s&#233;rie polici&#232;re en prise directe avec le r&#233;el, St Elsewhere est la premi&#232;re s&#233;rie m&#233;dicale moderne, traitant des questions d'&#233;thique, des sujets d'actualit&#233;, de l'homosexualit&#233;, du SIDA,.... Elle annonce ce que sera Urgences dans les ann&#233;es 90. Si les cr&#233;ateurs Joshua Brand et John Falsey restent assez m&#233;connus (alors qu'ils ont cr&#233;&#233; ma s&#233;rie pr&#233;f&#233;r&#233;e Northern Exposure) il sortira de St Elsewhere un grand sc&#233;nariste Tom Fontana cr&#233;ateur de Homicide et Oz.&lt;br&gt;
Ces deux s&#233;ries renouvellent en profondeur le genre et redonnent du tonus &#224; la production t&#233;l&#233;visuelle. Elles annoncent ce que sera le second &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au m&#234;me moment...&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
...en Angleterre&lt;br&gt;
Les ann&#233;es 70 et 80 sont sinistr&#233;es pour le royaume uni. Frapp&#233; encore plus durement par la crise &#233;conomique la t&#233;l&#233;vision si prolifique dans les ann&#233;es 60 rentre en sommeil. Les budgets sont en chute libre, et l'humeur n'est pas &#224; la fantaisie. Dernier sursaut avant de sombrer dans le conformisme The Persuader, r&#233;unissant Roger Moore avant qu'il n'endosse le smoking de James Bond et Tonny Curtis, Amicalement Votre s&#233;rie de courte dur&#233;e captera l'esprit du d&#233;but des ann&#233;es 70, offrira une petite vingtaine d'&#233;pisode frais, d&#233;contract&#233; et souvent dr&#244;le.&lt;br&gt;
&#192; la fin des ann&#233;es 80, la fiction anglaise commencera &#224; rena&#238;tre avec les &#8220;grands chantiers&#8221; que sont les adaptations de Sherlock Holmes et Miss Marple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... en France&lt;br&gt;
La fiction fran&#231;aise jette ses derniers feux dans les ann&#233;es 70. Les grandes dramatiques disparaissent. Leur derni&#232;re incarnation &#233;tant l'adaptation des Rois Maudits par Claude Barma. Vidocq rena&#238;t sous les traits de Claude Brasseur pour des aventures tr&#233;pidantes, Maigret s'incarne en Jean Richard, les 5 derni&#232;res minutes continuent d'explorer la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise et surtout les Brigades du Tigre arrivent sur les &#233;crans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 80 la fiction est morose alors qu'ailleurs elle se r&#233;veille, et l'arriv&#233;e des cha&#238;nes priv&#233;es &#224; la fin de la d&#233;cennie change la donne pour longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochain &#233;pisode Le renouveau et le d&#233;but du second &#226;ge d'or&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une histoire des s&#233;ries - 1&#176; Partie : Des origines &#224; l'&#226;ge d'or</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article4437</link>
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		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis deux ans et des brouettes que je chronique r&#233;guli&#232;rement en ces pages j'ai toujours eu l'envie de m'attaquer &#224; une histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;. Projet ambitieux que j'ai toujours repouss&#233; par manque de temps, de volont&#233;, de courage. &lt;br class='autobr' /&gt; Plein de bonnes r&#233;solutions en ce d&#233;but d'ann&#233;e je me lance donc en implorant l'indulgence des lecteurs pour la non-exhaustivit&#233;, les approximations, les raccourcis et la subjectivit&#233; revendiqu&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de commencer cette s&#233;rie de chroniques consacr&#233;es &#224; l'histoire des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis deux ans et des brouettes que je chronique r&#233;guli&#232;rement en ces pages j'ai toujours eu l'envie de m'attaquer &#224; une histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233;. Projet ambitieux que j'ai toujours repouss&#233; par manque de temps, de volont&#233;, de courage.&lt;br&gt;
Plein de bonnes r&#233;solutions en ce d&#233;but d'ann&#233;e je me lance donc en implorant l'indulgence des lecteurs pour la non-exhaustivit&#233;, les approximations, les raccourcis et la subjectivit&#233; revendiqu&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant de commencer cette s&#233;rie de chroniques consacr&#233;es &#224; l'histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233; je tiens &#224; pr&#233;ciser trois points :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1506466091' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Tout d'abord je n'ai nullement l'intention d'&#234;tre original, la plupart des informations contenues dans ces chroniques sont tir&#233;s d'ouvrages de r&#233;f&#233;rence disponible ou non en librairie dont je donnerais la liste &#224; la fin de cette trilogie.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1506466091' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Je vais souvent parler des s&#233;ries qui ont eu par le pass&#233; les honneurs de mes chroniques dans Le Dico de la LTE, Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries ou C'Dans les Vieux Pots. Certains pourront donc avoir un sentiment de d&#233;j&#224; vu. L'objectifs de cette s&#233;rie de chroniques est de placer toutes ces s&#233;ries dans une perspective historique.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1506466091' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Enfin m&#234;me si &#224; chaque fois je me pencherais sur les productions fran&#231;aises et anglaises la plus grande partie de mes propos sera consacr&#233;e aux s&#233;ries am&#233;ricaines. Ce parti pris est li&#233; d'une part &#224; la plus grande importance des productions US en terme quantitatif (et parfois qualitatif) et la plus grande influence de ces s&#233;ries sur les t&#233;l&#233;s fran&#231;aises.&lt;br&gt;
Ceci pos&#233; voici donc Une Histoire des s&#233;ries t&#233;l&#233; (en 3 parties, euh non en fait 4)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;but il n'y avait rien... ou presque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est sans doute difficile pour les enfants de la t&#233;l&#233; que nous sommes d'imaginer qu'il fut une &#233;poque o&#249; la t&#233;l&#233; n'existait pas . Aujourd'hui tous les foyers sont &#233;quip&#233;s d'un voire de plusieurs postes, des centaines de cha&#238;nes d&#233;ferlent sur la France, les t&#233;l&#233;phones portables se font r&#233;cepteurs. Bref l'image t&#233;l&#233;visuelle est toute puissante. Comment imaginer qu'il y a une soixantaine d'ann&#233;es il en &#233;tait tout autrement. Que faire de ces longues soir&#233;es d'hiver sans &lt;i&gt;Charmed, CSI ou Smallville&lt;/i&gt;. Lire ou &#233;couter la radio, m&#233;dia de masse de l'&#233;poque.&lt;br&gt;
Quand la t&#233;l&#233; fait son apparition, ce sont logiquement les r&#233;seaux radiophoniques qui s'emparent de l'outil. Aux USA NBC, CBS, et ABC sont les trois network historiques qui s'installent en premier sur les ondes t&#233;l&#233; apr&#232;s avoir occup&#233; les ondes radio. En France o&#249; l'&#201;tat met la main sur l'unique cha&#238;ne de la RTF ce sont des journalistes de radio qui sont engag&#233;s pour occuper l'antenne.&lt;br&gt;
Dans les premiers temps, les moyens techniques ne permettent pas l'enregistrement des programmes qui sont donc diffus&#233; en direct. Dans ces conditions, la fiction n'a que peu de place. Quelques exp&#233;riences sont tent&#233;es, adaptations th&#233;&#226;trales essentiellement, mais elles restent marginales sur des antennes occup&#233;es par le sport et l'info.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les premiers pas.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les radios diffusaient d&#233;j&#224; sur leurs antennes des feuilletons et autres fictions. Elles ont donc sous la main des sc&#233;naristes pr&#234;ts &#224; servir. Une fois que les outils permettant de produire de la fiction pour le nouveau m&#233;dia elles n'auront pas &#224; chercher tr&#232;s loin pour remplir leurs programmes.&lt;br&gt;
Au d&#233;but des ann&#233;es 50 ce sont donc naturellement des fictions radiophoniques qui sont adapt&#233;es en premier pour le petit &#233;cran, The Lone Ranger, Dragnet ouvrent la voie, mais c'est quand les moyens &#233;conomiques permettent une diffusion sur l'ensemble du territoire que les fictions prennent toute leur ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_439 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L149xH181/lucy01-f36cf.jpg?1523083361' width='149' height='181' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La fiction t&#233;l&#233;visuelle est un genre &#224; inventer. m&#234;me si les fictions phares des ann&#233;es 50 ne sont pas les premi&#232;res elles restent dans les m&#233;moires pour avoir d&#233;fini le cadre dans lequel &#233;voluerons toutes les s&#233;ries pendant plusieurs d&#233;cennies.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ce titre toutes les sitcoms, jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des nouvelles com&#233;dies comme Dream On, Sex &amp; The City, Scrubs ou Arrested Development, sont les descendantes de I Love Lucy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lucille Ball ne se contente pas d'&#234;tre le personnage principal de la s&#233;rie, elle en est &#233;galement la productrice. Sous son impulsion la s&#233;rie va changer radicalement le mode de production de ce type de programme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un premier temps, les tournages quittent New York pour Hollywood, rapprochant la production t&#233;l&#233;visuelle de son a&#238;n&#233;e cin&#233;matographique. Les passerelles entre les deux m&#233;dias ne cesseront de se d&#233;velopper, mises en commun des moyens de production, des d&#233;cors, des acteurs, des sc&#233;naristes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus encore que cette d&#233;localisation c'est la fa&#231;on de tourner les sitcoms qui change radicalement. C'est d&#233;sormais en public, donc avec de vrais rires, et avec trois ou quatre cam&#233;ras pour un montage plus efficace. I Love Lucy invente un style que l'on retrouve encore de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_442 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/twilight_zone1-ba18b.jpg?1523083361' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Autres productions marquantes des ann&#233;es 50 Alfred Hitchcock Pr&#233;sente et La Quatri&#232;me Dimension. ces deux fictions restent &#224; ce jour les deux meilleures anthologies polici&#232;res et fantastiques de la t&#233;l&#233;vision. Port&#233;e chacune par une personnalit&#233; forte Hitchcock pour la premi&#232;re et Rod Serling pour la seconde. Ce dernier, contrairement &#224; Sir Alfred, ne se contente pas d'&#234;tre l'h&#244;te du programme, il en est un des principaux sc&#233;naristes. La s&#233;rie porte sa marque, ce qui explique sans doute pourquoi les adaptations ult&#233;rieures du concept n'arriveront jamais &#224; la cheville de l'original.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le genre anthologie ne perdure pas l'empreinte des sc&#233;naristes sur ces deux productions donne clairement le ton : les s&#233;ries t&#233;l&#233; sont avant tout une affaire d'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le premier &#226;ge d'or de la t&#233;l&#233;fiction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riode &#233;conomiquement prosp&#232;re les ann&#233;es 60 offrent &#224; la t&#233;l&#233;vision quelques-unes de ses meilleures s&#233;ries.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 60 les grands r&#233;seaux de la t&#233;l&#233;vision US sont bien install&#233;s. Les structures de production parfaitement &#233;tablies et les ressources &#233;conomiques permettent de mettre en chantier des s&#233;ries ambitieuses.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_441 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L149xH192/trek1-c5da4.jpg?1523083361' width='149' height='192' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au tournant des modes du western d&#233;clinants et des agents secrets montants The Wild Wild West m&#234;le les genres pour accoucher d'une s&#233;rie hybride, &#224; la fois western pour le d&#233;cor (l'ouest &#224; la fin du XIX&#176;) espionnage par ces h&#233;ros (James West et Artemus Gordon sont les premiers agents du Pr&#233;sident Grant) mais surtout fantastique par ces histoires nous pr&#233;sentant des soucoupes volantes, des maisons hant&#233;es, des machines miniaturisantes, des guerriers mongols en plein far-west, des m&#233;chants m&#233;galomanes avec en t&#234;te l'immense nain Miguelito Loveless. &#192; sa fa&#231;on The WWW est le pendant am&#233;ricain des aventures excentriques de John Steed et Emma Peel dans The Avengers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la m&#234;me &#233;poque Bruce Geller cr&#233;e de son c&#244;t&#233; l'un des monuments de la t&#233;l&#233;vision : Mission : Impossible. Les personnages sont de nouveau, plus ou moins, des agents secrets, dans le sens o&#249; ils op&#232;rent sous couverture pour une agence gouvernementale. Mais on est loin des James Bonderie de l'&#233;poque (qui sont dans les ann&#233;es soixante, avec Sean Connery &#224; leur meilleur niveau). Pas de h&#233;ros solitaire et rentre-dedans, Dan Briggs puis Jim Phelps op&#232;rent en &#233;quipe. Celle ci joue plus sur l'aspect psychologique, les machinations bien huil&#233;es et les faux semblants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux productions rencontreront un succ&#232;s plan&#233;taire. Un peu comme Star Trek mais pas compl&#232;tement. Cr&#233;ee en 1966 la s&#233;rie de Gene Roddenberry eu du mal &#224; s'imposer sur les &#233;crans. Le premier pilote fut refus&#233; &#224; plusieurs reprise, une fois &#224; l'antenne la s&#233;rie ne trouvera pas son public et ce ne sont que les rediffusions en syndication qui lui permit de devenir une s&#233;rie culte. Son discours &#224; l'&#233;poque de sa diffusion originelle &#233;tait peut-&#234;tre trop en avance, trop humaniste, trop optimiste. C'est ce qui lui vaut aujourd'hui d'&#234;tre une s&#233;rie majeure de l'&#226;ge d'or. La seule &#224; avoir connu 4 autres incarnations t&#233;l&#233;visuelles et 10 adaptations cin&#233;matographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au m&#234;me moment....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...en Angleterre :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_440 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH190/McGoohan-prisoner-a1cc4.jpg?1523083361' width='200' height='190' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La fiction Britanique est &#233;galement tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e. Revisitant le pass&#233; &#8220;mythologique&#8221; avec Ivano&#233;, explorant le monde des agents secret avec Destination Danger les productions outre-Manche sont de grande qualit&#233;. Mais les deux s&#233;ries capitales des ann&#233;es 60 sont et restent Le Prisonnier et Chapeau Melon et Bottes de Cuir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes deux sont des oeuvres d'une grande richesse narrative et formelle. Tr&#232;s courte et tr&#232;s intense la premi&#232;re n&#233;e de l'imagination de Patrick McGoohan, qui 40 ans apr&#232;s reste le n&#176;6 marque les esprits par sa vision pessimiste, parano&#239;aque du monde et son avance consid&#233;rable sur son temps dans les sujets abord&#233;s (fichage total des individus, pr&#233;sence permanente du regard des cam&#233;ras, contr&#244;les des individus par les m&#233;dias...) et les techniques (t&#233;l&#233;phones sans fil, carte de paiement...)&lt;br class='autobr' /&gt;
CMBC s&#233;rie embl&#233;matique des ann&#233;es 60 (cr&#233;e en 1961 elle dispara&#238;t en 1969) devient une s&#233;rie majeure quand Brian Clemens en prend les commandes et transforme une s&#233;rie vaguement polici&#232;re, en un d&#233;lire narratif et visuel, show psych&#233;d&#233;lique, et crypto &#233;rotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...en France :&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_443 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH225/vidocq-2-6802c.jpg?1523083361' width='150' height='225' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Dans les ann&#233;es 50 et 60 l'ORTF produit nombre de dramatiques adapt&#233;es du patrimoine th&#233;&#226;tral fran&#231;ais. Contrairement &#224; nos cousins d'Am&#233;rique et nos voisins d'outre-Manche il n'y a qu'une seule cha&#238;ne ce qui r&#233;duit la place que peux occuper la fiction. Pourtant, c'est &#224; cette &#233;poque que sont produite les fictions les plus marquantes de la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise : Rocambole, le premier Vidocq, les Cinq Derni&#232;res minutes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 60 la t&#233;l&#233;vision est en plein essor, mais les crises &#233;conomiques des ann&#233;es 70 viennent mettre un coup de frein &#224; cet essor et un point final au premier &#226;ge d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochain &#233;pisode : L'entre-deux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire personnelle avec les s&#233;ries</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article4415</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article4415</guid>
		<dc:date>2005-12-18T00:10:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avant d'entamer la nouvelle ann&#233;e avec une trilogie consacr&#233;e &#224; l'Histoire des s&#233;ries (sujet emplis de modestie) en guise de cadeau de No&#235;l je vais vous parler de moi. N'ayez pas peur je ne vais pas faire 10 pages sur ma vie, mon quotidien, mes &#233;tats d'&#226;me comme pourrait le faire un certain Mad_D.. mais pour une fois Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries sera le mien et je vais essayer de vous ex-pliquer pourquoi j'aime les s&#233;ries et quel est mon rapport avec elles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a bien longtemps... &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand j'&#233;tais (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant d'entamer la nouvelle ann&#233;e avec une trilogie consacr&#233;e &#224; l'Histoire des s&#233;ries (sujet emplis de modestie) en guise de cadeau de No&#235;l je vais vous parler de moi. N'ayez pas peur je ne vais pas faire 10 pages sur ma vie, mon quotidien, mes &#233;tats d'&#226;me comme pourrait le faire un certain Mad_D.. mais pour une fois Le Monde (Merveilleux) Des S&#233;ries sera le mien et je vais essayer de vous ex-pliquer pourquoi j'aime les s&#233;ries et quel est mon rapport avec elles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a bien longtemps...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_412 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L176xH220/albator23-1d7da.jpg?1509816713' width='176' height='220' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais petit gar&#231;on, je r&#233;visais mes le&#231;ons en chantant, je vi-vais dans un petit village de campagne o&#249; en hiver la nuit venue, et elle venait tr&#232;s t&#244;t, il n'y avait que peu de moyen de se divertir. Mes longues avant-soir&#233;es je les paissais devant le poste de t&#233;l&#233;vision &#224; absorber les images sortant du tube cathodique. &lt;i&gt;Casimir, Albator&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;Capitaine Flam&lt;/i&gt; furent mes premiers compagnons t&#233;l&#233;visuel. En cela je ne me distinguais pas beaucoup des autres enfants de mon &#226;ge et rien ne me pr&#233;disposait &#224; devenir t&#233;l&#233;phage et s&#233;rie-phile. Puis il y eu Emma Peel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont lu le C'Dans les vieux pots consacr&#233; &#224; &lt;i&gt;Chapeau Melon et Bottes de Cuir&lt;/i&gt; savent d&#233;j&#224; l'effet qu'eu sur moi la superbe, la splendide, la tr&#232;s sexy Diana Rigg. S'il n'y avait eu qu'elle j'aurais pu n'&#234;tre qu'un &#233;rotomane f&#233;tichiste. Je n'aurais pas &#233;tal&#233; ma science en ces pages mais sur un site r&#233;serv&#233; &#224; un public averti et je n'aurais pas pu boire fi&#232;rement mon th&#233; chaque matin dans mon mug arborant les couleurs du dit site comme je le fais avec celui de la LTE (d'autant plus que je bois mon th&#233; devant des enfants).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_413 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH158/cast-2-a26b7.jpg?1509816713' width='200' height='158' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En plus d'Emma et John, il ne faut surtout pas n&#233;gliger la classe bri-tannique de Steed, il y eu le n&#176;6 dont les aventures &#233;tranges ravis-saient mon imagination, Jim Phelps et son &#233;quipe qui auront droit &#224; un prochain C'Dans le Vieux Pots, James West et Artemus Gordon, ou encore James T. Kirk entr'aper&#231;u quelques dimanches apr&#232;s midi sur TF1. Toutes ces s&#233;ries avaient pour point commun de nourrir mon imagination, de me permettre de m'&#233;vader de mon petit village bien triste. Ces fictions &#233;taient les compagnes de mes lectures d'alors, le Club des Cinq, Jules Verne, Alexandre Dumas, Arsene Lu-pin. Je retrouvais devant mon poste le m&#234;me plaisir simple et pour-tant essentiel de l'histoire, rebondissements, &#233;vasion, aventure &#233;taient les ingr&#233;dients n&#233;cessaires &#224; mon bien &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_416 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH218/dean15-06613.jpg?1509816713' width='200' height='218' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement il n'&#233;tait pas tr&#232;s bien vu de se dire s&#233;riephile (vocable inexistant d'ailleurs). J'&#233;prouvais une certaine honte &#224; pas-ser tant d'heures &#224; suivre les aventures de Magnum, Les p&#233;rip&#233;ties de David Adison et Maddie Hayes o&#249; les bons temporels de Sam Beckett. Toute cette contre culture t&#233;l&#233;visuelle &#233;taient joyeusement m&#233;priss&#233;e par les &#8220;&#233;lites&#8221; au m&#234;me titre que la SF et les polars. De la m&#234;me fa&#231;on que je ne pouvais dire &#224; mes profs que j'avais en horreur Balzac et Zola, que je d&#233;vorais Asimov ou Conan Doyle, dif-ficile de me dire fan de Code Quantum ou de Mission : Impossible. Il m'&#233;tait pourtant facile de d&#233;clarer fi&#232;rement que je passais mes mercredi apr&#232;s-midi dans les salles de cin&#233;ma encha&#238;nant deux s&#233;ances. Il ne me semblait pas que c'&#233;tait tellement diff&#233;rent que de passer une apr&#232;s midi &#224; regarder deux ou trois s&#233;ries chez moi.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_415 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH208/couv15-c9afd.jpg?1509816713' width='150' height='208' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est donc avec joie que je d&#233;couvris G&#233;n&#233;ration S&#233;ries et les Editions 8&#176; Art. M&#234;me si, comme j'ai pu le dire par ailleurs, je ne pou-vais que r&#234;ver devant les tr&#232;s beaux livres de cette maison d'&#233;dition, le fait de trouver dans les rayons Beaux Arts de la Fnac des titres comme Le Prisonnier ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir, s&#233;rie si importantes &#224; mes yeux, rendaient mes plaisirs un peu moins &#8220;coupables&#8221;. Avec G&#233;n&#233;ration S&#233;ries je d&#233;couvrais que des &#8220;gens bien&#8221; aimaient les s&#233;ries t&#233;l&#233;s, et surtout partageaient cet amour aux travers de leurs articles. Alain Carraz&#233;, Christophe Petit, Bruno Billion, Jacques Baudou, Martin Winckler, Jean-Jacques Schle-ret devinrent sans que je ne sache rien d'eux des compagnons pr&#233;-cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vieillissant mon int&#233;r&#234;t pour les s&#233;ries ne faiblit pas. Tout au contraire il grandit &#224; mesure que je m'abonnais au c&#226;ble et que les cha&#238;nes fran&#231;aises d&#233;couvrirent le potentiel que rec&#232;lent les produc-tions t&#233;l&#233;visuelles. L'intelligentsia fran&#231;aise au travers de magazines comme T&#233;l&#233;rama ou les Inrock' se mis &#224; regarder de fa&#231;on moins m&#233;prisante certaines s&#233;ries. Il n'&#233;tait plus honteux de suivre NYPD Blue, Les Sopranos ou Six Feet Under (ce qui eu un effet contradic-toire sur moi, je refusais d'aimer les m&#234;mes s&#233;ries qu'eux et conti-nuais &#224; pr&#233;f&#233;rer Star Trek : The Next Generation, Babylon 5, Buffy productions qu'ils d&#233;daignaient).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui j'avale plus d'une vingtaine de s&#233;ries diff&#233;rentes chaque semaine (dont je ne ferais pas la liste qui serait trop longue, mais je peux citer pour l'exemple Gilmore Girls, The West Wing, Arrested Development, The OC, Desperate Housewives, Scrubs, Seinfeld, ou encore Law &amp; Order, The Wire, et Northern Exposure) gr&#226;ce aux DVD, au c&#226;ble ou &#224; certaines troupe de th&#233;&#226;tre qui rejouent pour moi (et d'autres) les derniers &#233;pisodes des s&#233;ries US. Le petit plus c'est que gr&#226;ce &#224; l'internet je peux &#224; mon tour faire partager mon go&#251;t pour les fictions t&#233;l&#233;visuelles, leur richesse th&#233;matique, narra-tive, cr&#233;ative. C'est avec une certaine &#233;motion que j'ai retrouv&#233; mon premier texte &#224; avoir &#233;t&#233; publi&#233;. C'&#233;tait &#224; l'&#233;poque sur Annus&#233;-ries, et je ne r&#233;siste pas au plaisir de le republier.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour un respect des s&#233;ries t&#233;l&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que vous imaginez un &#233;diteur supprimant (censurant) quel-ques pages des mis&#233;rables (ou tout autre &#339;uvre de la litt&#233;rature ) pour faire des &#233;conomies sur le prix du papier ; supprimant (censu-rant) les passages les plus violent pour prot&#233;ger ses lecteurs (pau-vres lecteurs sans d&#233;fense) et par la bande faire des &#233;conomies sur le prix du papier ?&lt;br&gt;
Est-ce que vous imaginez un &#233;diteur qui publiant une &#339;uvre en feuilleton se mette soudain &#224; publier les &#233;pisodes en d&#233;sordre ; sus-pende sans avertissement sine-die la parution du dit feuilleton ?&lt;br&gt;
Est-ce que vous imaginez un &#233;diteur donnant &#224; traduire une &#339;uvre &#233;trang&#232;re &#224; de parfaits incomp&#233;tents multipliant les contre-sens, d&#233;tournant les propos de l'auteur original, gommant tout ce qui pourrait choquer les lecteurs (encore une fois pauvres lecteurs) ?&lt;br&gt;
Est-ce que vous imaginez un &#233;diteur achetant une &#339;uvre &#233;trang&#232;re &#224; prix d'or et la laissant dormir sur ses &#233;tag&#232;res ; la publiant en ca-timini &#224; l'insu des lecteurs potentiel ?&lt;br&gt;
M&#234;me en ayant une imagination d&#233;bordante il ne nous viendrais pas &#224; l'esprit de telles &#233;lucubrations. Mais rempla&#231;ons l'&#233;diteur par la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision et l'oeuvre de litt&#233;rature par la s&#233;rie t&#233;l&#233;, et l&#224; plus besoin d'imaginer quoi que ce soit, juste de constater que tout cela se passe en direct devant nos yeux.&lt;br&gt;
Les cha&#238;nes fran&#231;aises coupent dans le lard des s&#233;ries les sc&#232;nes qui leur semble les plus violentes, ou les plus susceptible de heurter la sensibilit&#233; de leurs t&#233;l&#233;spectateurs (pauvre t&#233;l&#233;spectateurs sans d&#233;-fenses), certaines en profitant pour rajouter de la publicit&#233;, il n'est pas de petit profit.&lt;br&gt;
Les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions n'h&#233;sitent pas &#224; programmer les s&#233;ries dans le plus complet d&#233;sordre, pourquoi ne pas commencer par l'&#233;pisode 5 et suivre avec le 12 qui cela va g&#234;ner ? Peut-&#234;tre ceux qui cherchent un peu de coh&#233;rence dans une fiction en plusieurs &#233;pisodes. Les cha&#238;nes n'h&#233;sitent pas &#224; suspendre les s&#233;ries sans avertissement et sans donner la date d'une &#233;ventuelle reprise pour placer des programmes qui leurs semblent plus lucratif et dont la m&#233;diocrit&#233; ne troublera pas leurs t&#233;l&#233;spectateur (encore une fois sans d&#233;fense).&lt;br&gt;
Les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions traitent par dessus la jambe le doublage des s&#233;ries accumulant les contre-sens, censurant les propos cho-quant (pour les t&#233;l&#233;spectateur sensibles bien entendu), ayant re-cours &#224; des acteurs de doublage qui trahissent les acteurs originaux (les acteurs de doublage ne sont pas en cause, ils sont soumis aux exigences des cha&#238;nes qui pensent que les s&#233;ries polici&#232;res doivent forcement &#234;tre doubl&#233;s par des voix graves et hyst&#233;riques, et les s&#233;ries &#8220;ados&#8221; par des voix crispantes.).&lt;br&gt;
Les cha&#238;nes ach&#232;tent des s&#233;ries ayant eu du succ&#232;s dans leur pays d'origine, et donc forcement vendu ch&#232;re &#224; l'&#233;tranger et les laissent moisir sur leurs &#233;tag&#232;res, et quand elles se d&#233;cident enfin &#224; les pro-grammer elles le font en plein &#233;t&#233;, &#224; des heures tardives, excessi-vement tardives, ou de fa&#231;on n&#233;glig&#233;e en bouche trou dans les pro-grammes.&lt;br&gt;
Cette attitude prouve s'il &#233;tait besoin qu'en France les s&#233;ries ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme des &#339;uvres &#224; part enti&#232;re. C'est m&#233;priser le travail des acteurs, des r&#233;alisateurs, et surtout le travail des sc&#233;na-ristes qui &#233;crivent chaque semaines des histoires de qualit&#233;. C'est aussi m&#233;priser les t&#233;l&#233;spectateur qui doivent se plier aux caprices des programmateurs pour suivre leurs s&#233;ries.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;dl class='spip_document_417 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L198xH78/big_logo-964bf.jpg?1509816713' width='198' height='78' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Depuis ces quelques lignes, malheureusement toujours d'actualit&#233;, j'ai &#233;t&#233; recrut&#233; par la LTE o&#249;, depuis deux ans, je ponds avec une r&#233;gularit&#233; &#233;tonnante en ces lieux des chroniques d'une qualit&#233; extraordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je dois vous laisser j'entends frapper &#224; la porte, ce doit &#234;tre la troupe de th&#233;&#226;tre dont je vous parlais plus haut qui vient jouer pour moi le dernier &#233;pisode de LOST.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Si vous aussi vous avez de belles histoires avec et autour des s&#233;ries vous pouvez m'en faire part, un clic sur mon nom en haut de cette page et vous m'&#233;crivez un petit message. Qui sait j'y trouverais peut &#234;tre mati&#232;re &#224; une prochaine chronique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T'es Mytho !</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article4374</link>
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		<dc:date>2005-11-06T15:18:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an d'absence, &#224; la demande g&#233;n&#233;rale, et parce que &#231;a me fait plaisir voici le retour du Dico de la LTE, Chapitre 18. Ou quelque chose de pas trop diff&#233;rent. &lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;finition (du petit Robert) &lt;br class='autobr' /&gt; n.f. - XIV&#176; ; bas lat. mythologia, gr. muthologie. 1- Ensemble des mythes, des l&#233;gendes propre &#224; un peuple, &#224; une civilisation, &#224; une religion. Mythologie hindoue, grecque - specialt. mythologie de l'Antiquit&#233; greco-romaine. Fables de la mythologie. Dieux, d&#233;esses, h&#233;ros et demi-dieux de la mythologie (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an d'absence, &#224; la demande g&#233;n&#233;rale, et parce que &#231;a me fait plaisir voici le retour du Dico de la LTE, Chapitre 18. Ou quelque chose de pas trop diff&#233;rent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;finition (du petit Robert)&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
n.f. - XIV&#176; ; bas lat. mythologia, gr. muthologie. 1- Ensemble des mythes, des l&#233;gendes propre &#224; un peuple, &#224; une civilisation, &#224; une religion. Mythologie hindoue, grecque - specialt. mythologie de l'Antiquit&#233; greco-romaine. Fables de la mythologie. Dieux, d&#233;esses, h&#233;ros et demi-dieux de la mythologie (=&gt; panth&#233;on). 2 - Science, &#233;tude des mythes de leurs origines, de leur d&#233;veloppement et de leur signification. 3 - Ensemble des mythes sse rapportant &#224; un m&#234;me objet, un m&#234;me th&#232;me, une m&#234;me doctrine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette chronique je ne parlerais pas des dieux et d&#233;esses des s&#233;ries. Ce qui pourrait &#234;tre amusant pour une prochaine fois. Il sera bien entendu question de quelque chose pouvant se rapprocher de la troisi&#232;me d&#233;finition du Robert (qui n'&#233;tait pas l&#224; juste pour faire du remplissage, il faut pas croire que je ne sais pas o&#249; je vais). En se rapportant &#224; cette d&#233;finition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La naissance des mythes : The X Files&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_249 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L127xH179/thexfiles-7b73f.jpg?1524803521' width='127' height='179' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de The X Files que l'on commence &#224; parler de mythologie dans une s&#233;rie. La construction narrative alterne des &#233;pisodes isol&#233;s d&#233;veloppant une histoire boucl&#233;es (looners) et des &#233;pisodes li&#233;s entre eux (de fa&#231;on plus ou moins forte) qui constituent la mythologie de la s&#233;rie. Ces derniers tissent une toile sur l'ensemble des neuf saisons de la s&#233;rie, m&#234;lant conspiration gouvernementale, invasion extraterrestres, enl&#232;vements inexpliqu&#233;s. Ils sont ceux qui provoquent le plus de r&#233;action, suscite le ph&#233;nom&#232;ne culte, cr&#233;ent l'attente et la frustration. Pourtant ils ne repr&#233;sentent qu'une part minime de la s&#233;rie, une quarantaine d'&#233;pisode en neuf ans et 200 &#233;pisodes. Bien souvent leur qualit&#233; est en dessous des meilleurs looners.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_250 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L120xH139/Fugitive_wanterPoster-6eedc.jpg?1524803521' width='120' height='139' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si l'on se penche sur l'histoire des s&#233;ries on retrouve une situation similaire avec &lt;i&gt;Le Fugitif&lt;/i&gt;. Beaucoup de looners, quelques &#233;pisodes avec le manchot et/ou le Lieutenant Gerard. Ce qui n'emp&#234;che pas la s&#233;rie d'&#234;tre impr&#233;gn&#233;e fortement par cette double chasse &#224; l'homme, l'adaptation cin&#233;matographique la condensera d'ailleurs avec beaucoup de talent.&lt;br&gt;
Cas isol&#233; dans les ann&#233;es 60 il est aujourd'hui impossible de produire une s&#233;rie sans lui donner une mythologie. Notamment pour les s&#233;rie de SF ou Fantastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Twin Peak : avant la mythologie&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_254 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L124xH159/laurprom-a7110.jpg?1524803521' width='124' height='159' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle rev&#234;t l'apparence d'une s&#233;rie polici&#232;re et la construction d'un soap, Twin Peaks poss&#232;de une continuit&#233; narrative forte. Mais l'introduction d'&#233;l&#233;ment fantastique et de r&#233;f&#233;rences folkloriques et magiques cr&#233;e une mythologie qui d&#233;passera l'enqu&#234;te sur la mort de Laura Palmer. Dans la seconde partie de la s&#233;rie cette dimension prendra le dessus sans pour autant &#234;tre mieux trait&#233;e. Mythologie avant l'heure (The X Files n'est pas encore pass&#233; par l&#224;) elle reste un exemple de construction improvis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Babylon 5 : une mod&#232;le&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_251 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH120/Babylon_5_07-7e4bc.jpg?1524803521' width='200' height='120' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une bonne mythologie doit cr&#233;er une attente chez le t&#233;l&#233;spectateur. Les questions pos&#233;es doivent susciter l'int&#233;r&#234;t et toute la difficult&#233; r&#233;side dans la bonne r&#233;solution des interrogations. Il faut r&#233;pondre tout en gardant une part de myst&#232;re.&lt;br&gt;
Avec The X Files chaque pseudo r&#233;ponse entra&#238;nait dix autres questions, ce qui &#224; la longue fini par lasser, et laisse voir que les cr&#233;ateurs ne savent pas ce qu'ils font et o&#249; ils veulent aller.&lt;br&gt;
Babylon 5 est le parfait contre exemple, un mod&#232;le du genre. Parfaitement ma&#238;trise la narration jalonne la s&#233;rie de questions dans sa premi&#232;re partie et apporte les r&#233;ponses dans la seconde sans que cela paraisse artificiel, mais au contraire totalement naturel. Aucune des lignes narrative ouverte n'est laiss&#233;es en suspens &#224; la fin de la s&#233;rie, toutes ont connu un d&#233;veloppement et une conclusion, chaque personnage a connu une &#233;volution quand on le laisse au bout des cinq saisons il est arriv&#233; au bout d'un parcours, d'un cheminement, et nous le laissons aux portes d'un nouveau chapitre de son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Buffy : tout en subtilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_252 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L125xH193/buffy-15fa7.jpg?1524803521' width='125' height='193' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie de Joss Whedon est un parfait exemple de ce qui peut se faire de mieux et de plus subtil. Moins construite sur le long terme que Babylon 5, elle n'en reste pas moins une s&#233;rie qui poss&#232;de une mythologie qui &#233;voluera tout au long des 7 saisons de son existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque saison construit sa propre mythologie avec son m&#233;chant dont le dernier &#233;pisode verra la d&#233;faite. Au del&#224; de cet aspect &#8220;primaire&#8221; toutes les saisons tournent autour d'un th&#232;me, chaque personnage connaissant des &#233;volutions, des changement plus ou moins radicaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
A cot&#233; de ces th&#233;matiques l'ensemble de la s&#233;rie nous raconte le parcours de la Tueuse, mythologie transversale qui conna&#238;tra son apoth&#233;ose dans la derni&#232;re saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Star Trek : Deep Space Nine : De la continuit&#233; dans le Trekverse&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_253 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/18_Star_Trek_DeepSpaceNine_crew_wallpaper_l-15a94.jpg?1524803521' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Gene Roddenberry &#233;tait allergique aux arcs et aux histoires feuilletonnantes. Star Trek : TOS et Star Trek : TNG en sont pratiquement d&#233;pourvues. Mais DS9 premi&#232;re s&#233;rie Trek cr&#233;e sans lui et confi&#233;e &#224; des m&#233;cr&#233;ants g&#233;niaux se transformera en vraie s&#233;rie feuilleton, avec une mythologie, des arcs, et des looners.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans &#234;tre aussi ma&#238;tris&#233;e que Babylon 5, la mythologie n'a pas &#233;t&#233; &#233;crite d&#232;s la cr&#233;ation de la s&#233;rie mais na&#238;tra progressivement, DS9 est de toutes les s&#233;ries Trek la seule &#224; ce jour &#224; avoir une coh&#233;rence interne aussi pouss&#233;e, avec un d&#233;but, un milieu et une fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stargate SG1 : Il ne suffit pas d'avoir des dieux comme personnage&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_255 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH150/S8sg1-bbff9.jpg?1524803521' width='200' height='150' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tout est dit dans le titre. Stargate SG1 utilise les mythologies &#233;gyptiennes, nordiques et autres mais n'arrive pas &#224; mettre en place une vraie mythologie interne forte, coh&#233;rente et surtout int&#233;ressante. Les &#233;pisodes se suivent sans qu'on puisse y voir une vraie continuit&#233;. Il semble que les sc&#233;nariste poussent le bouton reset &#224; chaque fois. Les rares &#233;pisodes se rapprochant un peu d'un semblant de mythologie sont d&#233;pourvus d'enjeux puisque les t&#233;l&#233;spectateurs, pas dupe, savent que tout serra oubli&#233; la semaine suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les s&#233;ries &#233;voqu&#233;e jusqu'ici sont arriv&#233;es &#224; leur terme (sauf Stargate SG1 bien sur, mais bon...) par cons&#233;quent il est facile de juger de leur mythologie dans son ensemble. Pas sur que Babylon 5 aurait droit &#224; de tel &#233;loge s'il n'y avait eu qu'une saison. A ce titre je ne me permettrais pas de porter le moindre avis sur Lost parce que &#224; ce point de la s&#233;rie (une saison et des poussi&#232;res) je ne vois pas o&#249; on veut me conduire, m&#234;me si j'ai l'impression que les sc&#233;naristes ne le savent pas plus que moi.&lt;br&gt;
Pour Alias les choses sont plus claires, m&#234;me si la s&#233;rie n'est pas encore termin&#233;e (cela ne va pas tarder mais en attendant..) il est &#233;vident qu'apr&#232;s une parfaite ma&#238;trise dans les premi&#232;res saisons les choses sont un peu parties en vrille, ou au moins ce sont un peu &#233;gar&#233;e en chemin. Les histoires autours de Rambaldi et ses merveilleuses machines s'embrouillent quelque peu, certaines lignes semblent rester en suspens de fa&#231;on d&#233;finitive, et depuis la fin de la saison 4 la mythologie conna&#238;t semble-t-il un changement de direction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour les nostalgiques, les fans de ma prose et ceux qui ont manqu&#233; les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents l'int&#233;grale du Dico de la LTE et toute la premi&#232;re saison de LM(M)DS sont de nouveau disponible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sex in The Series</title>
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		<dc:date>2005-10-09T15:40:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a un an &#224; peu pr&#232;s je consacrais une chronique au th&#232;me de la mort, il me semblait donc logique apr&#232;s avoir trait&#233; de thanatos de faire une chronique consacr&#233; &#224; eros &lt;br class='autobr' /&gt;
Cachez ce sein &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme tout le monde le sait les &#233;tats uniens sont tr&#232;s prude et la vision de la nudit&#233; les offusquent au plus haut point. Longtemps le cin&#233;ma &#233;tait soumis aux restrictions du code Hayes (que Hitchcock s'amusa &#224; contourner &#224; plusieurs occasion). De la m&#234;me fa&#231;on la t&#233;l&#233;vision occultait sciemment tout r&#233;f&#233;rence directe au (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un an &#224; peu pr&#232;s je consacrais une chronique au th&#232;me de la mort, il me semblait donc logique apr&#232;s avoir trait&#233; de thanatos de faire une chronique consacr&#233; &#224; eros&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cachez ce sein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_113 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L111xH77/images-9813f.jpg?1524803521' width='111' height='77' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comme tout le monde le sait les &#233;tats uniens sont tr&#232;s prude et la vision de la nudit&#233; les offusquent au plus haut point. Longtemps le cin&#233;ma &#233;tait soumis aux restrictions du code Hayes (que Hitchcock s'amusa &#224; contourner &#224; plusieurs occasion). De la m&#234;me fa&#231;on la t&#233;l&#233;vision occultait sciemment tout r&#233;f&#233;rence directe au sexe. Si un couple amoureux d&#233;cidait de se conna&#238;tre bibliquement un voile pudique tombait sur leur relation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;i&gt;Star Trek&lt;/i&gt; un flou artistique digne de David Hamilton couvrait l'&#233;cran pour sugg&#233;rer des int&#233;r&#234;t romantiques. Flou incongru quand on sait que les officier f&#233;minin de Starfleet ne portaient que de minuscules mini jupe ne couvrant pas grand chose de leur anatomie. D'autre part c'est dans Star Trek qu'eu lieu le premier baiser interracial de l'histoire de la t&#233;l&#233;vision.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me les ann&#233;es 70 et la lib&#233;ration sexuelle ne change&#226;t pas la donne. Les productions continuent de taire les faits sexuels, pas question de rentrer dans les chambres &#224; coucher des couples l&#233;gitimes ou non. Les aventures du &lt;i&gt;Love Boat&lt;/i&gt; (La croisi&#232;re s'amuse en VF) occultent se qui se d&#233;roule dans les cabines du paquebot, pas question de Love explicite sur le Boat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la t&#233;l&#233;vison anglaise ne se montre pas plus d&#233;monstrative dans ses s&#233;ries, les sous entendus sexuel qui pars&#232;ment les &#233;pisodes de The avengers continuent de faire le plaisir du t&#233;l&#233;spectateur que je suis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut attendre les ann&#233;es 80 pour que la t&#233;l&#233;vison US ose s'aventurer sur le terrain de la sexualit&#233;. A l'hopital de &lt;i&gt;St Elsewhere&lt;/i&gt; pour la premi&#232;re fois il est question de la sexualit&#233; sans tabou. H&#233;t&#233;rosexualit&#233; et homosexualit&#233; ont droit de cit&#233;. En ce d&#233;but d'&#233;pid&#233;mie de SIDA c'est &#233;galement dans les couloirs de cet hopital pr&#233;curseur qu'est trait&#233; de fa&#231;on s&#233;rieuse et r&#233;liste de la maladie. Au m&#234;me moment &lt;i&gt;L.A. Law&lt;/i&gt; en fait de m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de ces avanc&#233;es importante les s&#233;ries des network sont encore soumis &#224; la censure et les draps pudiques couvrent encore l'anatomie des couples amoureux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le cable pas de tabou&lt;br class='autobr' /&gt;
Puisque sur les grandes cha&#238;nes hertziennes il est impossible de voir des seins (et n'allez pas croire que je suis un petit pervers) le c&#226;ble et HBO va se charger de nous en mettre plein la vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;ration cathodique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_118 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L200xH124/benben1-0d7d8.jpg?1524803521' width='200' height='124' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Avant que les filles de &lt;i&gt;Sex and The City&lt;/i&gt; viennent nous &#233;clairer sur les &#233;bats amoureux dans la ville de New York, Martin Tupper nous a fait d&#233;couvrir qu'en am&#233;rique les femmes avaient des seins (et des beaux qui plus est) et que lorsqu'un homme et une femme (voire deux femmes) d&#233;cidaient de se &#8216;rapprocher&#8221; tout ne se passe pas forcement dans un lit sous des couvertures. On peut &#233;galement s'amuser sur un lave linge, un canap&#233;, une table, un bureau, par terre.... &lt;a href='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article52' class='spip_in'&gt;Dream On&lt;/a&gt; &#8220;d&#233;niaise&#8221; la t&#233;l&#233; avec &#233;l&#233;gance et humour.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_114 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH197/Sex_and_the_city-abcfb.gif?1524803521' width='150' height='197' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard New York sera &#224; nouveau le th&#233;&#226;tre de joyeuses partie de jambes en l'air dans &lt;i&gt;Sex In The City&lt;/i&gt;. Cette fois ci se sont les aventures romantiques et sexuelles de quatre new yorkaises que nous suivons. Avec la m&#234;me libert&#233; de ton, les m&#234;mes plan sur l'anatomie masculine et f&#233;minine. Ces chroniques sur l'&#233;tat de la libido f&#233;minine au tournant du mill&#233;naires cassent un autre tabou en faisant des femmes les maitres de leur vie &#224; la fois professionelle mais surtout sexuelle. Elles ne sont plus de simple objets de d&#233;sir, mais des actrices actives, voire m&#234;me des pr&#233;datrices. &lt;i&gt;Sex In The City&lt;/i&gt; fait passer de nombreux hommes de l'autre c&#244;t&#233;s du miroir en d&#233;couvrant se que se racontent les filles de leur d&#233;sirs, de leurs nuits, de leurs mecs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_119 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L165xH240/bedd9e02248a8fe4cff4a9fe3104648f-954b8.jpg?1524803521' width='165' height='240' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui &lt;i&gt;Nip/Tuck&lt;/i&gt; est sans doute l'une des s&#233;ries o&#249; le sexe et les pulsions sexuelles occupent la place la plus importante. Sous couvert de nous faire p&#233;n&#233;trer dans les coulisses de la chirurgie esth&#233;tique c'est avant tout une s&#233;rie qui se penche sur les frustrations sexuelles de toute sorte. Celles qui d&#233;coulent de l'&#233;rosion du d&#233;sir dans le couple, celles qui viennent de la multiplications quasi compulsive des partenaires, celles de l'ado d&#233;couvrant le sexe, celles &#233;videment qui conduisent &#224; vouloir changer d'apparence, para&#238;tre plus jeune, plus d&#233;sirable. Tout cela est fait de fa&#231;on tr&#232;s subtiles sous un emballage &#8220;choc&#8221;, et le discours n'est jamais moralisateur, aucun des personnages n'est jug&#233; dans ses pratiques et ses choix.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_115 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L132xH228/q-19d09.jpg?1524803521' width='132' height='228' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas consid&#233;rer cette &#233;volution des repr&#233;sentations du sexe uniquement sous l'angle &#8220;&#233;rotique&#8221;. S'il est certes plaisant pour le regard de voir certaines anatomie ce boulversement visuel de nos habitudes t&#233;l&#233;visuelles entraine &#233;galement une &#233;volution du discours. Cessant d'&#234;tre tabou la sexualit&#233; peut &#234;tre trait&#233;e s&#233;rieusement. Ce sont &#224; la fois les pratiques, les orientations mais aussi les cons&#233;quences de l'acte sexuel qui entrent dans les th&#233;matiques des s&#233;ries adultes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un double article sur le site m&#232;re du FLT Sullivan a tr&#232;s bien d&#233;crit les diff&#233;rentes &#233;tapes de la repr&#233;sentation de l'homosexualit&#233; dans les s&#233;ries. Je vous recommande la lecture de ces articles et je ne m'&#233;tendrait pas plus avant sur le sujet, allez donc lire &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/actualites/?p=article.php&amp;art=334&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la premi&#232;re&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/actualites/?p=article.php&amp;art=336&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la seconde partie&lt;/a&gt; de cet article tr&#232;s bien fait&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_120 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L149xH195/angels-2ac71.jpg?1524803521' width='149' height='195' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;St Elsewhere&lt;/i&gt; et&lt;i&gt; L.A. Law &lt;/i&gt;aucune s&#233;rie r&#233;aliste ne peut ignorer les cons&#233;quences m&#233;dicales et l&#233;gales de l'&#233;pid&#233;mie de SIDA. nombreuses sont les fictions &#224; s'emparer du sujet et &#224; apporter un &#233;clairage plus ou moins subtil sur le sujet ,que ce soit dans &lt;i&gt;Urgences&lt;/i&gt; o&#249; Jeannie Boulet se retrouve porteuse du virus, &lt;i&gt;Law &amp; Order&lt;/i&gt; qui abordera &#224; plusieurs reprise le th&#232;me sous diff&#233;rents angles, o&#249; encore la superbe mini-s&#233;rie &lt;i&gt;Angels In America&lt;/i&gt; qui revient de fa&#231;on directe mais &#233;galement onirique sur l'apparition de la maladie dans les ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; l'ordre moral...?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'incident Janet Jackson lors du superbowl 2004 les network ont pris un virage radical (l'administration Bush ultra conservatrice et manipul&#233;e par les lobby catholiques y est &#233;galement pour beaucoup) et la libert&#233; de ton qui s'installait dans les fictions c'est trouv&#233;e remise en question parfois de fa&#231;on tout &#224; fait ridicule, comme cet &#233;pisode d'Urgences o&#249; l'on pouvait voir sur une table d'op&#233;ration le sein d'une personne &#226;g&#233;e le temps d'un seconde qui est d&#233;sormais censur&#233; par la production.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cet &#233;tat d'esprit si HBO continue d'adopter un libert&#233; d'expression quasi totale, les cha&#238;nes du c&#226;ble op&#232;rent &#233;galement un relatif retour &#224; l'ordre moral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;PS Je profite de ce post scriptum pour r&#233;pondre &#224; mon premier mail de lecteur. Nicolas Bibard m'a fait remarqu&#233; que dans ma derni&#232;re chronique consacr&#233;e entre autre &#224; la presse s&#233;rie j'avais omis de citer le magazine Arr&#234;t sur S&#233;ries. Je doit reconna&#238;tre mon ignorance, je n'avais jamais lu ce titre. Je ne doute pas de sa qualit&#233;. Je r&#233;pare donc cet oubli.&lt;br&gt;
Si vous aussi vous avez des remarques sur mes chroniques je vous invite &#224; cliquer sur mon nom en haut de cette chronique pour m'envoyer un message. &#199;a fait toujours plaisir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pas si merveilleux que &#231;a</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article13</link>
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		<dc:date>2005-09-12T00:03:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jarod</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour ce d&#233;but de saison sur la nouvelle LTE en techinocolor j'aurais aim&#233; faire une chronique optimiste, j'aurais voulu vous dire combien l'&#233;t&#233; t&#233;l&#233; a &#233;t&#233; formidable et combien le Premium c'&#233;tait super chouette. Sauf que je n'ai pas regard&#233; la t&#233;l&#233;, je n'&#233;tais pas au Premium. Donc la premi&#232;re chronique de cette seconde ann&#233;e du M(M)DS s'ouvrira sur une note pessimiste. Promis la prochaine fois se sera plus gai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous aimez le cin&#233;ma vous pouvez aller au kiosque du coin de la rue et trouver moultes revues et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Le Monde (Merveilleux) des S&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ce d&#233;but de saison sur la nouvelle LTE en techinocolor j'aurais aim&#233; faire une chronique optimiste, j'aurais voulu vous dire combien l'&#233;t&#233; t&#233;l&#233; a &#233;t&#233; formidable et combien le Premium c'&#233;tait super chouette. Sauf que je n'ai pas regard&#233; la t&#233;l&#233;, je n'&#233;tais pas au Premium. Donc la premi&#232;re chronique de cette seconde ann&#233;e du M(M)DS s'ouvrira sur une note pessimiste. Promis la prochaine fois se sera plus gai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous aimez le cin&#233;ma vous pouvez aller au kiosque du coin de la rue et trouver moultes revues et magazines du plus grand public au plus pointu. A c&#244;t&#233; de ces publications il existe des titres traitant de toutes sortes de sujets, sport, p&#234;che et chasse, mode, cuisine, politique. Si tous ne survivent pas dans le cruel monde de la presse, les amateurs des sujets pr&#233;c&#233;demment cit&#233;s sont sur de pouvoir trouver au moins un titre s&#233;rieux et professionnel pour satisfaire leurs envies. Pourquoi dans cette profusion de titres n'existe-t-il plus de presse s&#233;rie digne de ce nom ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La revue historique : G&#233;n&#233;ration S&#233;ries&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH209/couv06-07b38.jpg?1524803521' width='150' height='209' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien longtemps... quand la premi&#232;re &#8220;g&#233;n&#233;ration t&#233;l&#233;&#8221; devint adulte, quand ceux qui ont grandi devant les s&#233;ries de l'&#226;ge d'or voulu faire partager sa passion G&#233;n&#233;ration S&#233;ries vit le jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord revue artisanale distribu&#233;e confidentiellement dans les boutiques sp&#233;cialis&#233;es GS n'en afficha pas moins un soucis de qualit&#233;, une vraie exigence &#233;ditoriale et des choix pertinents. Peu sont ceux qui ont eu &#224; l'&#233;poque ce premier num&#233;ro entre les mains, beaucoup ne le d&#233;couvrirent que lors de sa republication lors du 20&#176; anniversaire de la revue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un premier temps la revue est semestrielle et se consacre essentiellement &#224; des s&#233;ries de l'&#226;ge d'or. si l'on peut trouver des pages d'actualit&#233; le gros des num&#233;ros sont des dossiers tr&#232;s document&#233;s, tr&#232;s complet, tr&#232;s riche sur des s&#233;ries des ann&#233;es 60 et 70. Certes le num&#233;ro 2 se penche sur le ph&#233;nom&#232;ne &lt;i&gt;Twin Peaks&lt;/i&gt;, et plusieurs pages sont consacr&#233;s &#224; &lt;i&gt;Dream On&lt;/i&gt;, mais le plus souvent les s&#233;ries trait&#233;s ne sont pas pas in&#233;dites et en sont &#224; leur &#233;ni&#232;me rediffusion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rapidement GS devient une publication de r&#233;f&#233;rence pour les amateurs de s&#233;ries &#224; la fois nostalgique de la grande &#233;poque mais aussi ouvert sur les s&#233;ries nouvelles qui annoncent le second &#226;ge d'or. GS n&#233;gocie habillement le passage de l'ancien au moderne, de la nostalgie &#224; la curiosit&#233;. GS devient tout aussi indispensable quand elle colle &#224; l'actualit&#233; des s&#233;reis. Les nouvelles s&#233;ries trouvent ainsi peu &#224; peu leur place dans la revue, jusqu'&#224; en constituer la majorit&#233; des articles. Certes on pourra reprocher &#224; cette multiplication des s&#233;ries trait&#233;s la disparition des grands dossiers de ces d&#233;buts au profit d'article plus courts. Mais ces derniers n'en restent pas moins bon, et il faut bien faire de la place pour pouvoir traiter de plusieurs titres en un seul trimestriel.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de sa qualit&#233; GS disparaitra apr&#232;s 47 num&#233;ros (faut-il y voir un ultime clin d'oeil &#224; &lt;i&gt;Star Trek&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Alias&lt;/i&gt; ?) et plus de 10 ans d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant 2 ans l'&#233;quipe de GS publia le Star Trek Magazine, mais le peu d'&#233;cho que rencontre la franchise en France ne permis pas au titre de s'installer durablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une tentative ambitieuse : Episode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH181/sopranos_episode-24df0.jpg?1524803521' width='150' height='181' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2002 le petit monde des s&#233;riephiles voit d&#233;barquer un nouveau titre de presse centr&#233; sur la culture s&#233;rie Episode. Dirig&#233; par l'ex-monsieur s&#233;rie de Canal Jimmy Alain Carraz&#233;, accueillant des sp&#233;cialistes du genre Episode &#224; tout pour plaire et satisfaire le lectorat exigent amateur de s&#233;ries.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mensuel et donc collant plus &#224; l'actualit&#233; , m&#234;lant news, chroniques, articles de fond, analyse, interview, Episode offre un contenu r&#233;dactionnel s'inscrivant dans la continuit&#233; de GS pour l'exigence et la qualit&#233; tout en s'en d&#233;marquant par le ton g&#233;n&#233;ral et l'angle plus grand public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s bien re&#231;u par les s&#233;riephiles (et notamment le FLT) Episode peinera &#224; trouver un public. apr&#232;s un lifting pour son premier anniversaire destin&#233; &#224; attirer un public plus large, E ?sode dispara&#238;tra pourtant apr&#232;s son 16 num&#233;ro au grand regret des amateurs de s&#233;ries, dont votre serviteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2004 sera terrible pour la presse s&#233;rie puisqu'apr&#232;s E ?sode et GS c'est s&#233;rie max qui cessera sa publication, ne connaissant pas ce titre je n'entrerais pas dans le d&#233;tail mais il me semblait normal de l'&#233;voquer dans ces lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident qu'il existe encore des magazines mais aucune de ces publication n'a &#224; mes yeux r&#233;ussi &#224; atteindre le niveau de qualit&#233;, de s&#233;rieux et d'exigence qu'ont pu atteindre GS et E ?sode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas que la presse qui ai des difficult&#233;s &#224; s'imposer. Les livres aussi apr&#232;s de gros efforts ont d&#233;sert&#233;s les tables des libraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des s&#233;ries comme un bel art : Huiti&#232;me Art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_4 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L150xH200/8art-48e4d.jpg?1524803521' width='150' height='200' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 80, une bande de passionn&#233;s se mit en t&#234;te de publier des ouvrages luxueux, des livres d'art sur les s&#233;ries. Premier titre &#224; para&#238;tre &lt;i&gt; le Prisonnier Chef D'oeuvre T&#233;l&#233;visionnaire&lt;/i&gt; sign&#233; Alain Carraz&#233; et Helene Oswald se taillera une belle r&#233;putation tant pour son contenu r&#233;dactionnel que pour sa superbe iconographie. J'ai longtemps r&#234;v&#233; sur ce livre le mercredi apr&#232;s midi dans les rayons de la Fnac. Le prix prohibitif m'emp&#234;chant de la ramener chez moi. Il en serra de m&#234;me pour &lt;i&gt;Mission : Impossible&lt;/i&gt; (Martin Winckler et Alain Carraz&#233;) Amicalement Votre (Veronique Denize et Eric Martinet). Je ne pus m'offrir que quelques ann&#233;es plus tard la r&#233;edition de &lt;i&gt;Chapeau Melon et Bottes de Cuir &lt;/i&gt;(Alain Carraz&#233; et Jean-Luc Putheau).&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre ces monographie Huiti&#232;me Art publiera une collection titr&#233; Les Grandes S&#233;ries comprenant 4 titres (Les Grandes S&#233;ries Am&#233;ricaines des origines &#224; 1970, LGS Am&#233;ricaines de 197&#224; &#224; nos jours, LGS Britanniques, LGs fran&#231;aises) un ouvrage sur Le Merveilleux et le fantastique &#224; la t&#233;l&#233;vision fran&#231;aise. Tous devenant rapidement des ouvrages de r&#233;f&#233;rence (dans lesquels je pioche r&#233;guli&#232;rement).&lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement Huiti&#232;me Art dispara&#238;tra avant d'avoir pu sortir la monographie consacr&#233;e aux &lt;i&gt;Myst&#232;res de l'Ouest&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces titres deviendront des collector (au passage si quelqu'un est susceptible de me c&#233;der &#224; un prix raisonnable l'un des ouvrages qui manque &#224; ma collection....)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Car rien n'a d'importance, DLM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_5 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.a-suivre.org/_archives/lte/local/cache-vignettes/L120xH220/star-trek-2-342cd.jpg?1524803521' width='120' height='220' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s la sortie des premiers titres 8&#176; Art une autre maison d'&#233;dition se lance dans l'aventure des ouvrages consacr&#233;s aux s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es. La collection Le Guide du Telefan qui parait aux &#233;ditions Car Rien n'a d'importance (qui deviendra DLM) s'adresse &#224; des bourses moins remplies mais appartenant &#224; des lecteurs tout aussi exigeants. Ces livres au format poche sont moins fournis iconographiquement mais se rattrape avec des textes pointus, critiques et document&#233;s. Ils offrent des analyses intelligentes de s&#233;ries diverses des classiques comme &lt;i&gt;Star Trek, Le Prisonnier, Mission : Impossible&lt;/i&gt; ou&lt;i&gt; Columbo&lt;/i&gt;, plus r&#233;centes comme &lt;i&gt;Clair de Lune, Twin Peaks&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;V&lt;/i&gt;, se tournant &#233;galement vers des s&#233;ries en cours de diffusion comme &lt;i&gt;The X Files&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Urgences&lt;/i&gt;. Paraissant &#224; un rythme plus soutenu la collection contera une vingtaine de titres. Elle dispara&#238;tra sans faire de bruit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si d'autres livres centr&#233;s sur les s&#233;ries tent&#232;rent de surfer sur les programmes &#224; la mode comme tous ceux consacr&#233;s &#224; The X Files, Urgences ou encore Buffy, le soufflet retombera assez vite et c'est aujourd'hui le quasi d&#233;sert en librairie seuls quelques irr&#233;ductibles tentent encore le coup. Il n'y a pas grand chose &#224; se mettre sous les yeux quand on est un amateur de s&#233;ries. Les Miroirs Obscurs sous la direction de M. Winckler est le dernier ouvrage en date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fans, les amateurs de s&#233;ries ne peuvent pas &#234;tre accus&#233; de causer la d&#233;forestation tant il y a peu de papier consomm&#233; pour &#233;crire sur leur centre d'int&#233;r&#234;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il reste bien internet mais en d&#233;pit de la qualit&#233; de certains site ce n'est pas vraiment la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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