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	<title>LTE || La Ligue des T&#233;l&#233;spectateurs Extraordinaires</title>
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		<title>LTE || La Ligue des T&#233;l&#233;spectateurs Extraordinaires</title>
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		<title>L'Horreur</title>
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		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 8&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur la route de Berlin, la Easy est r&#233;orient&#233; par l'Etat-major en direction de la Bavi&#232;re. Ce qu'ils vont trouver en chemin va marquer leur existence...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Une nouvelle fois, les v&#233;t&#233;rans apparaissent avant le g&#233;n&#233;rique. Pourquoi ? J'ai trouv&#233; un point commun avec &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=291&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Point de Rupture (1.07)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : son r&#233;alisateur David Frankel. S'agit-il donc de sa touche personnelle ?&lt;br&gt; Toujours est-il que France 2 nous a une nouvelle fois coll&#233; son &#171; d&#233;conseill&#233; au -10 &#187; sur le sous-titre ; ajout&#233; au bruit qu'il y avait dans mon environnement, je n'ai pas pu suivre ce qui a &#233;t&#233; dit.&lt;br&gt; J'ai n&#233;anmoins retenu que les anciens combattants &#233;voquaient le fait que les Allemands &#233;taient comme eux et qu'en d'autres circonstances, ils auraient pu &#234;tre amis. Comme nous l'avions vu pr&#233;c&#233;demment, il n'y avait pas de v&#233;ritable haine pour l'ennemi ; parfois m&#234;me au contraire du respect - comme cela est montr&#233; dans l'&#233;pisode suivant &lt;b&gt;Des Hommes avant tout (1.10)&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; L'&#233;pisode s'ouvre sur un quatuor entonnant l'Opus 131 en C mineur de Beethoven au milieu des d&#233;combres de Thalem, sous le regard des hommes de la Easy. Nous sommes le 11 avril 1945. Chacun tente de r&#233;cup&#233;rer ce qu'il peut dans les restes de son habitation. Et mis &#224; part cette musique, c'est le calme qui r&#232;gne. L'apr&#232;s-guerre est aussi terrible pour les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Retour en arri&#232;re, un mois auparavant.&lt;br&gt; M&#234;me si les images sont bon enfant, on assiste ni plus ni moins au pillage des Alli&#233;s. Les sc&#232;ne de Luz et Perconte subtilisant des poules, ou de Speirs envoyant &#224; tour de bras de l'argenterie &#224; sa famille, ne doit pas faire oublier que les soldats volent et que tout n'appartient pas forcement &#224; des dignitaires nazis - pour lesquels il est vrai, on s'en ficherait un peu. Ils prennent le butin de guerre, mais se faisant, d&#233;soeuvres un peu plus les civils.&lt;br&gt; De m&#234;me, le passage avec Luz draguant une jeune Allemande et se faisant &#233;conduire, rappelle que de nombreux viols eurent lieux dans les territoires occup&#233;s par les Alli&#233;s - surtout &#224; l'arri&#232;re front. Cette arm&#233;e de coalition &#233;tait loin d'&#234;tre propre et d&#233;clenchait parfois une vive haine au sein des populations lib&#233;r&#233;es.&lt;br&gt; Je dois donc avouer que je ne comprends pas bien le but de cette s&#233;quence. S'il &#233;tait de nous d&#233;tendre avant la suite, c'est un peu rat&#233;. S'il &#233;tait d'aborder ce sujet &#171; sensible &#187;, il est dans ce cas abord&#233; avec une bien &#233;trange l&#233;g&#232;ret&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nixon, lui, boit de plus en plus comme un trou. Cette fois, il y a une raison : on l'a charg&#233; d'annoncer aux familles la mort de leurs enfants dans des exercices de saut. Une fois encore dans la plus grande hypocrisie. Nix est d&#233;sabus&#233; par tout &#231;a, d'autant plus qu'il est r&#233;trograd&#233;. Son alcoolisme l'am&#232;nera m&#234;me &#224; vandaliser une &#233;choppe ; sans succ&#232;s du reste, ce qui le conduit &#224; se renseigner aupr&#232;s du postier. Il est devenu un v&#233;ritable alcoolique, et ce n'est pas la demande de divorce envoy&#233;e par sa femme qui risque de changement quoi que ce soit.&lt;br&gt; Chez les soldats, ce n'est gu&#232;re mieux. L'ambiance est morose et, une fois de plus, ce sont les recrues qui trinquent. Perconte fait m&#234;me une sc&#232;ne &#224; O'Keefe : il ne comprend pas le combat qu'il m&#232;ne et qui le tient loin de chez lui depuis maintenant 2 ans.&lt;br&gt; C'est au milieu de tout cela qu'une s&#233;quence tr&#232;s courte mais tr&#232;s significative. Nixon p&#233;n&#232;tre au QG des officiers et annonce &#224; Winters et Speirs que le Pr&#233;sident est mort. Dix secondes &#224; tout casser. Comme une information somme toute banale. Car c'est ce qu'elle est pour les soldats. Il ne s'agit que d'un mort de plus. En clair, rien au regard de tous ceux qui ont d&#233;j&#224; p&#233;ri au front. Cela est donc tr&#232;s caract&#233;ristique de l'&#233;tat d'esprit qui r&#232;gne dans le 506e.&lt;br&gt; Entre temps, de nombreuses troupes allemandes se sont rendues. La route de Berlin s'ouvre devant nos soldats. Mais l'Etat-major, qui ne peut visiblement plus se passer de ses paras, les envoie en Bavi&#232;re traquer les Waffen SS, soldats d'&#233;lite d'Hitler qui, sentant la fin proche, ont adopt&#233; une strat&#233;gie de gu&#233;rilla.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Le 506e prend donc la route. Les soldats chantent, Nixon r&#226;le. Yanovitch lit un article o&#249; il est expliqu&#233; que les Allemands sont des gens mauvais ; il ne semble pas y croire vraiment. Ce passage sert &#224; nous pr&#233;parer &#224; la suite bien entendu ; mais quelle suite ? Nous montrer que les Allemands sont vraiment des gens mauvais ? C'est &#233;trange, car au tout d&#233;but, les v&#233;t&#233;rans nous ont dit que ceux qu'ils affrontaient auraient pu &#234;tre leurs amis. Il ne s'agit pas des soldats donc. Des Allemands en g&#233;n&#233;ral alors ? Cela me para&#238;t caricatural.&lt;br&gt; On peut penser que cela met en exergue les pens&#233;es des journalistes, qui sortent tout juste de la guerre, et qui laissent parler leurs sentiments. Mais aucune r&#233;plique ne vient exprimer quoi que ce soit pour clarifier et les choses, nous laissant nous demander au final : &#171; Pourquoi nous a-t-on dit cela ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur cette m&#234;me route le 506e croise des prisonniers allemands qui marchent t&#234;te haute. Webster leur crie sa haine. Les autres s'en fichent. A vrai dire, les soldats, dans leur majorit&#233;, se fichent de tout. Ils n'ont plus go&#251;t &#224; rien, se demandent m&#234;me ce qu'ils font l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Juste apr&#232;s, sur la route - o&#249; il se passe d&#233;cid&#233;ment beaucoup de choses - les gars de la Easy voient des soldats d&#233;busquer et ex&#233;cuter des soldats allemands pour les d&#233;pouiller. Au premier coup d'&#339;il, j'ai trouv&#233; que les uniformes des soldats ne ressemblaient pas &#224; ceux des Am&#233;ricains ; des Britanniques peut-&#234;tre, ai-je pens&#233;.&lt;br&gt; Et bien, apr&#232;s recherche, il s'av&#232;re que ce sont des Fran&#231;ais.&lt;br&gt; J'avoue que je ne sais pas comment prendre cela. En effet, si l'on ne peut pas nier que ces faits que d&#233;crit David Webster ont exist&#233;, on peut s'interroger sur la fa&#231;on dont la r&#233;alisation montre les exactions des Alli&#233;s suivant qu'ils sont Am&#233;ricains - comme au d&#233;but - ou d'une autre nation. Qu'il s'agisse de Fran&#231;ais ou d'autres, peu importe, il reste un go&#251;t de parti pris assez peu honn&#234;te que je trouve dommage. D'autant que ce n'est pas la seule fois dans la s&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 506e arrive dans une petite ville o&#249; elle va stationner. Des patrouilles sont envoy&#233;es pour reconna&#238;tre le terrain. Pendant ce temps, on fouille les maisons et on expulse la population pour loger les soldats. &lt;br&gt;
Nixon, lui, p&#233;n&#232;tre dans une maison de style bourgeois, que la guerre et la r&#233;cession ne semblent pas avoir touch&#233;e. Une femme le surprend alors qu'il observe le portrait d'un officier nazi. Apr&#232;s vision de l'int&#233;gralit&#233; de l'&#233;pisode, il ne fait aucun doute que cette maison est celle du Kapo, c'est-&#224;-dire du commandant d'un camp de concentration. Il est aussi, tacitement le chef et ma&#238;tre de la ville. Nixon ne le sait pas encore &#224; cet instant, mais il est dans l'antre de l'ennemi.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Car Perconte arrive alors &#224; grandes enjamb&#233;es, cherchant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment un officier, qu'il trouve en la personne de Winters. Ils partent, avec quelques troupes, rejoindre la patrouille stationn&#233;e en bordure de for&#234;t pr&#232;s du camp. Le commandant fait ouvrir les portes et les soldats US p&#233;n&#232;trent dans le camp.&lt;br&gt;
Ce devrait &#234;tre le point culminant de l'&#233;pisode. Pourtant, quelque chose chiffonne, au niveau de la mise en sc&#232;ne. Nous d&#233;couvrons la plus grande horreur de la guerre et portant, cela ne fonctionne pas &#224; plein. Le fautif est la mise en sc&#232;ne, qui ne fait pas v&#233;ridique. Je n'&#233;tais bien s&#251;r pas l&#224; quand on a trouv&#233; les camps de la mort. Mais l&#224;, Frankel en a trop fait. Les prisonniers marchent comme de fa&#231;on raide et saccad&#233;e ; ils ne parlent pas, sauf un, et on se demande pourquoi. Le summum est le passage o&#249; les prisonniers sortent tous de leurs baraquements, en rang serr&#233;es, et se massent sur l'all&#233;e centrale, lentement, en silence. Vous ne voyez peut-&#234;tre pas o&#249; je veux en venir ? Je vais &#234;tre direct : j'ai &#224; ce moment plus l'impression d'&#234;tre devant un film de zombies que devant une reconstitution historique. Ai-je vu trop de films de ce genre ? Je ne crois pas. C'est la r&#233;alisation, en voulant donner un aspect surr&#233;aliste &#224; la d&#233;couverte des soldats, qui fausse la donne, et m'emp&#234;che de r&#233;ellement me morfondre sur ce que je vois.&lt;br&gt;
Je ne suis pas l&#224; pour casser l'&#233;pisode ou att&#233;nuer les faits de quelque mani&#232;re. Non, au contraire, je suis attrist&#233; que cette impression me vienne alors que les &#233;l&#233;ments relat&#233;s sont tragiques. Seulement, j'avais d&#233;j&#224; vu l&#8216;&#233;pisode, sans parvenir &#224; comprendre ce qui me g&#234;nait, mais je l'&#233;tais. Maintenant, je le sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, une vraie sc&#232;ne poignante arrive : les soldats doivent emp&#234;cher les prisonniers de manger et boire trop, et surtout, doivent les renfermer dans le camp. C'est fort, mais malheureusement trop court &#224; mon go&#251;t.&lt;br&gt;
De plus, on leur annonce que les Sovi&#233;tiques ont trouv&#233; pire &#224; l'Est : des camps d'extermination, dont un dix fois plus grand que celui o&#249; se trouve la Easy ; parle-t-on ici de Auschwitz-Birkhenau, en Pologne ?&lt;br&gt;
Les habitants du coin ont toujours ni&#233; savoir quoi que ce soit. Et l'on se demande encore &#224; l'heure actuelle comment cela est possible... Cependant, au regard qu'elle lance &#224; Nixon, on peut penser que la femme du Kapo, elle, savait, ou du moins se doutait.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Retour au pr&#233;sent, dans l'immeuble en ruine. Nixon annonce &#224; ses hommes que Hitler s'est suicid&#233; dans son bunker. Mais que la guerre n'est pas finie et qu'on les envoie &#224; Berchtesgaden, prendre le Nid d'Aigle du F&#252;hrer.&lt;br&gt;
Mais on sent la fin proche. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Il est &#224; noter que France 2 nous a r&#233;serv&#233; une derni&#232;re fac&#233;tie : le texte pr&#233;cisant le nombre de morts appara&#238;t deux fois. Peut-&#234;tre est-ce l'&#339;uvre de celui qui a censur&#233; la s&#233;rie et qui a ainsi voulu laisser sa griffe...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;pisode bien s&#251;r &#233;mouvant.&lt;br&gt;
Mais qui comporte n&#233;anmoins des d&#233;fauts assez g&#234;nants, surtout &#224; ce stade de l'histoire, et qui viennent surtout de la r&#233;alisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>La Victoire</title>
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		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 8&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre approche de son terme en Europe. Les soldats attendent, ne sachant pas encore de quoi leur avenir sera fait...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;pisode est une nouvelle fois, un long flash-back qui d&#233;bute en Bavi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 506e est dans les Alpes et fait route vers Berchtesgaden, le berceau du nazisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les soldats sont press&#233;s : comme le dit Speirs, ils voudraient arriver avant les Fran&#231;ais au Berghof - qu'il nomme affectueusement &#171; la gar&#231;onni&#232;re d'Hitler &#187;. La guerre est presque finie, et il s'agit d'un jeu. Winters, comme &#224; l'habitude, temp&#232;re les ardeurs des troupes. Mais &#224; son arriv&#233;e, le Colonel Sink souhaite encore une fois se mettre en avant par l'interm&#233;diaire du 506e. Les ordres sont clairs : il ne faut pas que Leclerc &#034;le Mangeur de Grenouilles&#034; arrive le premier au Nid d'Aigle. &lt;br&gt;
Tout ceci est finalement tr&#232;s bon enfant. Sauf qu'un d&#233;tail chiffonne.&lt;br&gt;
Lorsque la Easy arrive au Berghof, tout est calme et d&#233;sert. Les portes sont closes. Seul g&#238;t le corps d'un officier allemand, suicid&#233;. N'importe quel spectateur en conclura alors que le 506e est parvenu au sommet le premier et a coiff&#233; tout le monde au poteau.&lt;br&gt;
Or, en r&#233;alit&#233;, la premi&#232;re &#224; atteindre le Berghof, le Nid d'Aigles de Hitler, n'est autre que la fameuse 2&#232;me D.B. du G&#233;n&#233;ral Leclerc. Les Am&#233;ricains arriv&#232;rent ensuite par l'interm&#233;diaire de la C-Compagny, et non la E-company du Capitaine Speirs.&lt;br&gt;
Mais ce qui est le plus &#233;trange, c'est qu'&#224; la vue des images, rien ne nous dit que le 506e est le premier. En clair, les images le laissent penser au spectateur, mais rien n'est dit clairement. Dans les images, tout laisse &#224; penser que la Easy arrive en premier, mais si jamais on accusait l'&#233;quipe de la s&#233;rie d'avoir d&#233;tourn&#233; la r&#233;alit&#233; historique, ils pourraient toujours dire que non. &lt;br&gt;
C'est un d&#233;tail dirons certaines. Peut-&#234;tre, mais ce n'est pas le seul, et je trouve cela tr&#232;s dommageable pour la s&#233;rie. Le pire restant, selon moi, la mani&#232;re dont cela est fait - car finalement, nous avons l'habitude que les productions US arrangent un peu &#224; leur mani&#232;re les &#233;v&#232;nements. Ici, c'est un peu sournois, et la production peut toujours se d&#233;douaner d'avoir influenc&#233; de quelque fa&#231;on le spectateur. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
N&#233;anmoins, l'aventure n'est pas tout &#224; fait finie, et l'on en revient au sujet principal de cette histoire : les soldats.&lt;br&gt;
Car ceux-ci, qui stationnent d&#233;sormais en Autriche depuis l'annonce de l'armistice avec l'Allemagne, doivent se tenir pr&#234;t, au cas o&#249; on d&#233;ciderait de les envoyer dans le Pacifique, o&#249; les combats continuent de faire rage.&lt;br&gt;
C'est l'occasion pour nous de d&#233;couvrir le syst&#232;me des points. Attribu&#233;s pour des blessures, ou pour la long&#233;vit&#233; au combat, ces points cumul&#233;s entre eux permettaient, &#224; un certain total, de rentrer &#224; la maison. Pour les soldats de la Easy, malgr&#233; leur parcours h&#233;ro&#239;que, le cumul n'atteint pas le niveau requis et ils doivent patienter.&lt;br&gt;
N&#233;anmoins, l'Etat-major consent &#224; un tirage au sort qui reverra l'un d'eux chez lui. Tirage truqu&#233; par Winters qui d&#233;signe Shifty Powers. Mais le malheureux, comme nous l'apprend la voice-over de Winters, sera tr&#232;s gri&#232;vement bless&#233; dans un accident sur la route le menant au bateau qui devait le ramener chez lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Winters, justement, se sent inutile, et se porte volontaire - ainsi que Nixon - pour aller servir dans le Pacifique. &lt;br&gt;
Son sup&#233;rieur, consultant ses &#233;tats de service - ce qui nous donne l'occasion de revoir quelques faits d'arme de Winters - et lui refuse l'affectation : il en a assez fait et n'ira dans le Pacifique que si la 101e est mobilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les rangs de la 101e justement, les choses ne vont pas tr&#232;s bien. Les soldats sont impatients de chez eux, ou sont anxieux &#224; l'id&#233;e de repartir au front. Ils s'ennuient de n'avoir rien &#224; faire. Et oisivet&#233; est m&#232;re de tous les vices...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui conduit in&#233;vitable &#224; des d&#233;bordements.&lt;br&gt;
Lipcott s'est attribu&#233; un mission : tuer un officier nazi, d&#233;crit par un prisonnier du camp de concentration. Passage assez marquant car au final, comme Webster, nous ne saurons pas si l'homme qui est abattu &#233;tait r&#233;ellement celui que Lipcott recherchait, ou m&#234;me si l'homme qu'il cherchait existait vraiment. A moins que ce ne soit par pur sentiment de vengeance...&lt;br&gt;
Certains p&#232;tent compl&#232;tement les plombs, comme ce soldat saoul qui abat un officier allemand, 1 britannique et blesse &#224; la t&#234;te un soldat am&#233;ricain. Recherch&#233; &#224; la demande du Capitaine Speirs, il est tabass&#233; par la meute vengeresse des soldats de son r&#233;giment. Speirs manquera m&#234;me de l'abattre, mais se retiendra finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les choses rentrent progressivement dans l'ordre, Winters trouvant des occupations &#224; ses hommes les plus valeureux.&lt;br&gt;
Petit passage marrant : le Commandant Sobel qui refuse de saluer le Major Winters - chez les anglo-saxons, le grade de Major est sup&#233;rieur &#224; celui de Commandant - sans doutes frustr&#233; que ce dernier soit d&#233;sormais son sup&#233;rieur, suite aux combats en Europe, auxquels Sobel n'a bien s&#251;r pas particip&#233;.&lt;br&gt;
Mais ce qui nous int&#233;resse, &#224; cet instant, c'est la reddition d'un r&#233;giment de la Luftwaffe au Lieutenant Lipton. L'officier fait alors un discours &#224; ses hommes - traduit &#224; Winters par Lipcott. Et ce discours r&#233;sonne de fa&#231;on particuli&#232;re aux oreilles des hommes de la Easy, car il aurait pu leur &#234;tre adress&#233;. Plus que jamais, les Am&#233;ricains se rendent compte que les Allemands qu'ils ont combattu n'&#233;taient leurs ennemis que parce que leurs dirigeants avaient choisis de les faire s'affronter. Il n'existe pas de haine visc&#233;rale entre ces deux peuples.&lt;br&gt;
D'ailleurs, cela a aussi &#233;t&#233; montr&#233; fort bien pr&#233;c&#233;demment au poste fronti&#232;re. Webster y officiait en compagnie d'un Allemand. Or, le plus grand respect du spectateur allait &#224; ce dernier, car il &#233;tait survivant des deux guerres mondiales. Ce v&#233;t&#233;ran, on peut l'imaginer, avait certainement souffert deux fois plus que Webster, car il rappelle &#224; notre souvenir l'enfer des tranch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode, et la s&#233;rie, se termine dans un sentiment de joie assez mitig&#233;. Car si Winters annonce la fin de la guerre, il nous a aussi dress&#233; le portrait de chacun et son futur, souvent sans commune mesure avec les sacrifices consentis au front.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Enfin, les paroles des v&#233;t&#233;rans nous apprennent que le terme &#171; Band of Brothers &#187; fut utilis&#233; par Henry V, connu en France pour avoir d&#233;clench&#233; la Guerre de Cent Ans en revendiquant le tr&#244;ne de France &#224; la mort de Charles V, et dont l'une des principales gloires est la victoire &#224; Azincourt, o&#249; les archers anglais triomph&#232;rent des arbal&#233;triers fran&#231;ais pourtant en surnombre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;pisode qui montre que m&#234;me la guerre finit, il continue d'y avoir des morts.&lt;br&gt;
Mais on ressent bien le soulagement des hommes, qui ont pass&#233; pr&#232;s de 2 ans &#224; combattre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La Lassitude</title>
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		<dc:date>2004-07-26T16:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 9&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Easy est post&#233;e &#224; Haguenau et doit effectuer des infiltrations dans les lignes ennemies pour faire des prisonniers...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les v&#233;t&#233;rans reviennent une nouvelle fois sur Bastogne et sur les amis qu'ils ont perdu. Mais apr&#232;s cette terrible &#233;preuve, les survivants ont d&#233;sormais l'impression qu'ils pourront rentrer chez eux vivants. Ce qui contraste avec les sentiments exprim&#233;s au d&#233;but de &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=288&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Carentan (1.03)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Nous sommes en f&#233;vrier 1945. Alors que certains, il y a quelques mois, pensaient que les Alli&#233;s seraient &#224; Berlin pour no&#235;l, il ne sont aujourd'hui que sur les bords du Rhin. Cependant, l'issue semble proche, l'arm&#233;e allemande ne faisant que r&#233;sister comme elle peut pour repousser une &#233;ch&#233;ance d&#233;sormais in&#233;luctable.&lt;br&gt; Le 506e et la Easy sont d&#233;sormais connu au sein de l'arm&#233;e ; on les surnomme les &#171; &lt;i&gt;salopards amoch&#233;s de Bastogne&lt;/i&gt; &#187;. C'est la tentative de r&#233;insertion de David Kenyon Webster au sein de la compagnie que nous allons suivre, en parall&#232;le avec l'arriv&#233;e d'un Aspirant tout juste sorti de l'&#233;cole.&lt;br&gt; La situation du premier est paradoxale : il est consid&#233;r&#233; comme un l&#226;cheur car il n'&#233;tait pas pr&#233;sent dans les Ardennes, pour cause de blessure. Pourtant, Webster &#233;tait du Jour J et de Market Garden - o&#249; il fut touch&#233;. Mais il est mis &#224; l'&#233;cart car il n'a pas v&#233;cu la terrible &#233;preuve o&#249; cours de laquelle nombre de ceux qu'il connaissait son mort. Du moins nous le dit-on ; car en v&#233;rit&#233;, il ne s'agit que d'un des &#233;l&#233;ments qui font que Webster fut mis &#224; l'&#233;cart, car celui-ci n'avait en fin de compte que peut particip&#233; au combat et le lien qui unissait les autres n'allait pas jusqu'&#224; lui. En tout cas, ce qui est s&#251;r, c'est qu'il y a r&#233;ellement eu un avant et un apr&#232;s Bastogne. Le visage des soldats s'est ferm&#233;, tous arborent des mines d&#233;faites. D'ailleurs, Webster se sent finalement aussi un peu comme un intrus et comprend qu'il va devoir faire ses preuves.&lt;br&gt; Pour l'Aspirant Jones, c'est un autre probl&#232;me. Tout fra&#238;chement sorti de West Point - centre de formation des officiers am&#233;ricains - et ironiquement le 6 juin 1944, il n'a aucune exp&#233;rience du front. Le probl&#232;me est que la Easy n'a quasiment plus d'officiers et que la 2e section est command&#233;e par le Sergent Malarkey. Les hommes n'ont pas vraiment d'animosit&#233; envers lui, juste du d&#233;dain ou de l'indiff&#233;rence - l'&#233;pisode &#171; Dike &#187; y est sans doute pour quelque chose. Et ils n'h&#233;sitent pas &#224; s'exprimer ouverte en sa pr&#233;sence, faisant comme s'il n'existait pas. Jones est conscient de son manque d'exp&#233;rience mais cherche &#224; gagner la confiance de ceux qu'il est amen&#233; &#224; commander.&lt;br&gt; Car il est de suite plac&#233; &#224; la t&#234;te de la 2e Section o&#249; Malarkey, l'air compl&#232;tement ailleurs, lui apprend que le 76e Bataillon d'Infanterie a mis les voiles de fa&#231;on peut glorieuse ; c'est donc le 506e qui doit stationner &#224; Haguenau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le Colonel Sink a organis&#233; une incursion dans le camp adverse dans le but de faire des prisonniers. Personne n'est enthousiaste, et surtout pas la 2e Section qui part encore une fois au grand complet - si l'on peut utiliser ce terme, car les effectifs sont consid&#233;rablement r&#233;duits. Les soldats expriment ouvertement leur ranc&#339;ur. Car d&#233;sormais, les pertes humaines ne semblent plus les traumatiser, mais les enfoncer dans leur d&#233;prime - t&#233;moin la mort de Milkin.&lt;br&gt; Jones, qui tient &#224; faire ses preuves, n&#233;gocie et obtient de Winters de remplacer Malarkey, d&#233;cid&#233;ment au bout du rouleau. Cependant, c'est John Martin qui commandera l'unit&#233;, Jones &#233;tant l&#224; &#224; titre d'observateur. Webster est emmen&#233; en tant que traducteur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; La cible de l'incursion est un petit immeuble situ&#233; non loin de la berge. Les soldats se doivent d'&#234;tre le plus silencieux possible. Mais lors de l'assaut, Eug&#232;ne Jackson p&#233;n&#232;tre trop t&#244;t dans le b&#226;timent et sa grenade lui explose au visage, le blessant gri&#232;vement. Trois soldats allemands sont faits prisonniers, mais leurs cris alertes des troupes post&#233;es aux alentours. L'unit&#233; se replie et est bient&#244;t prise entre deux feux, le 506e les couvrant depuis l'autre rive. Au moment de reprendre les embarcations, un des Allemands, bless&#233;, est laiss&#233; sur place, Jackson &#233;tant d&#233;j&#224; difficile &#224; transporter.&lt;br&gt; Au retour au camp, c'est la confusion. Plusieurs membres de la Easy veulent tuer les deux prisonniers, qu'ils jugent responsables de ce qui arrive &#224; Jackson ; mais Jones intervient avec sang-froid et d&#233;termination. Malheureusement, le doc arrive trop tard et Eugene Jackson d&#233;c&#232;de. Les hommes se morfondent, d'autant plus que, comme nous l'apprend la voice-over de Webster, Jackson s'&#233;tait enr&#244;l&#233; &#224; 16 ans et que sa m&#232;re va recevoir une lettre mensong&#232;re lui racontant que son fils est mort au cours d'une op&#233;ration de la plus haute importance. Un mensonge de plus de la part de l'Etat-major, qui ne remplacera pas la perte de son enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au matin, on entend encore les cris d'agonie du soldat allemand laiss&#233; sur la berge. Ses compatriotes ne peuvent aller le chercher, car ils craignent une riposte des Alli&#233;s. Les Am&#233;ricains souhaitent en finir, ne supportant plus les hurlements. &lt;br&gt;
Nous, spectateur, n'aurons que des mots. En r&#233;alit&#233;, ils lanc&#232;rent des grenades, celle de Cobb mettant fin &#224; ses souffrances.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La patrouille est donc un succ&#232;s. Mais son int&#233;r&#234;t est pauvre. Car elle ne sert en v&#233;rit&#233; qu'&#224; faire mousser le Colonel Sink aupr&#232;s de ses sup&#233;rieurs. Celui qui semblait &#234;tre plut&#244;t proches de ses soldats se r&#233;v&#232;le finalement aussi pourri que les autres officiers sup&#233;rieurs qu'il repr&#233;sente physiquement &#224; l'&#233;cran. Il d&#233;cide m&#234;me d'organiser une deuxi&#232;me sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Winters choisit de ne pas embarquer de nouveau ses hommes dans une mission dangereuse et sans int&#233;r&#234;t. Ils passeront la nuit dans leur lit et Nixon r&#233;digera un faux rapport le lendemain. Rapport qui satisfera visiblement ses chefs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour les gars de la Easy, le calvaire va bient&#244;t prendre fin. Et ils pensent incessamment rentrer chez eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'heure des promotions : Carewood Lipton passe lieutenant, ainsi que Jones ; Speirs est capitaine ; et Winters, &#224; sa grande surprise, est nomm&#233; Commandant.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Mais ces &#171; r&#233;jouissances &#187; sont consid&#233;rablement mises &#224; mal par le discours final de Webster. Car ce sont de petites r&#233;compenses au regard des efforts fournis et du sang vers&#233;. Et surtout, alors que les soldats alli&#233;s continuent de se battre en Europe, la population am&#233;ricaine revit comme aux plus beaux jours, comme si la paix avait &#233;t&#233; sign&#233;e. Mais pire que tout, pendant que le citoyen s'amuse, il n'a aucune conscience &#224; ce moment-l&#224; des souffrances endur&#233;es par les soldats.&lt;br&gt; Mais il ne faut pas oublier que, comme nous l'avons vu dans &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=288&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Point de Rupture (1.07)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, les images rapport&#233;es du front montrent - doivent montrer m&#234;me - des hommes heureux et fiers de ce qu'ils font. De l'autre cot&#233; de l'Atlantique, les civils subissent la d&#233;sinformation de l'Arm&#233;e. On ne peut donc pas compl&#232;tement leur en vouloir, car ils ignoraient en partie ce qui se passait.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Des soldats &#233;reint&#233;s et &#224; bout de nerfs voient le bout du tunnel. Pour les incorpor&#233;s de derni&#232;re minutes, l'insertion dans le groupe est difficile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Mort</title>
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		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 10&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Easy continue sa progression dans les Ardennes en direction de Foy, o&#249; les Allemands sont retranch&#233;s. Mais la Mort hante le bois Jacques...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, les v&#233;t&#233;rans nous parlent avant le g&#233;n&#233;rique. Pourquoi ce changement ? Aucune id&#233;e ; peut-&#234;tre pour marquer cet &#233;pisode &#233;poustouflant. Car cette fois, c'est directement de la mort dont il est question et du trouble qui assaille les survivants ; car comme il nous sera dit plus tard, personne ne sort indemne.&lt;br&gt;
Pourtant, France 2 va r&#233;ussir &#224; nous g&#226;cher cela. Et ce, par l'interm&#233;diaire d'une incroyable connerie. En effet, durant la quasi totalit&#233; de la s&#233;quence, le bandeau &#171; d&#233;conseill&#233; aux moins de 10 ans &#187; va se superposer &#224; la seconde ligne de sous-titres la rendant illisible. Du beau travail vraiment. Alors que les solutions &#233;taient nombreuses : ne pas mettre le bandeau et juste le logo &#171; -10 &#187; ; si ce n'&#233;tait pas possible, attendre le g&#233;n&#233;rique pour mettre le bandeau... Et qu'on ne me sorte pas l'excuse du CSA, car elle serait vraiment mal venue. Toujours est-il que la cha&#238;ne a une fois de plus fait montre de son incomp&#233;tence d&#233;sormais notoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'action suit l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=287&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Bastogne (1.06)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; puisque nous revenons le 2 janvier 1945, dans le Bois Jacques qu'arpente la Easy. Cette fois-ci, c'est l'Adjudant-chef Carewood Lipton qui va nous accompagner dans l'aventure. Lipton repr&#233;sente la solidarit&#233; entre soldats ; cette solidarit&#233; qui fait que chacun prend soin de son compagnon et se bat aussi pour lui ; cette solidarit&#233; qui est le seul garant de l'unit&#233; du 506e et de sa victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Lors d'une reconnaissance, Hoobler tue un Allemand qui passait &#224; cheval et r&#233;cup&#232;re sur lui le fameux Luger qui cherchait tant depuis le D&#233;barquement. Tout heureux qu'il est, il raconte son exploit &#224; tous et en oublie une r&#232;gle &#233;l&#233;mentaire de s&#233;curit&#233; : ne pas jouer avec une arme charg&#233;e. Il se blesse mortellement &#224; la jambe et la Easy perd b&#234;tement l'un de ses soldats ; sans compter le trouble que cela s&#232;me au sein de la compagnie.&lt;br&gt; Car il n'y a personne pour recadrer tout le monde. Le Lieutenant Dike, nouveau commandant de la Easy, est un incomp&#233;tent de premi&#232;re - eh oui, encore un... - nomm&#233; &#224; ce poste parce qu'il est le fils d'un gros bonnet. Absolument pas pr&#234;t pour ce poste - il sort tout juste de Yale - il ne prend jamais aucune d&#233;cision ; car m&#234;me s'il s'agit d'un incapable, il est suffisamment intelligent pour ne pas se mouiller en prenant de mauvaises d&#233;cisions. Par contre, c'est un vrai tire-au-flanc, qui cherche toute les occasions possibles pour quitter le terrain d'op&#233;ration, laissant ses hommes, qui le cherchent partout en vain, livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. Il faut alors tenter de ressentir la m&#234;me chose que ces soldats abandonn&#233;s au froid et aux bombardements par celui qui est sens&#233; les guider.&lt;br&gt; Lipton prend sur lui et va m&#234;me jusqu'&#224; le d&#233;fendre, car il lui faut maintenir co&#251;te que co&#251;te la coh&#233;sion des troupes. Surtout que celui qui serait le plus &#224; m&#234;me de remplacer Dike, le Lt Compton, ne va pas bien. Sa blessure en hollande l'a transform&#233; et son comportement est parfois assez incoh&#233;rent - comme lorsqu'il va voir chaque soldat pour lui dire de faire attention et de ne pas faire comme Hoobler ; &#171; &lt;i&gt;Pas de b&#234;tise, hein ?&lt;/i&gt; &#187;. Winters ne peut, &#224; son grand regret, pas le remplacer. &lt;br&gt;
Mis &#224; part ce trublion, tout semble aller bien finalement. Nixon, qui a normalement un billet de retour pour les USA, choisit de ne pas y aller, pr&#233;f&#233;rant rester avec ses hommes. Le Colonel Sink fait filmer les hommes pour montrer qu'ils vont bien au pays. Joe Toye revient de l'antenne m&#233;dicale ce qui nous donne droit &#224; une revue d'effectifs des blessures de guerre de chacun. Les soldats sont heureux d'&#234;tre ensemble. Ils forment quasiment une famille. Et c'est ce qui peut les sauver dans les moments difficiles.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Il est alors tant de se mettre en mouvement pour gagner Foy. Seule une partie de la Easy est d&#233;tach&#233;e, l'autre restant avec la Dogue du d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre Lt Ronald Speirs. Car les histoires &#224; son sujet courent toujours, poussant les soldats &#224; refuser ses cigarettes - voir les chapitres pr&#233;c&#233;dents.&lt;br&gt;
La E-Compagny retrouve ses anciennes positions, laiss&#233;es en piteux &#233;tat par le bataillon pass&#233; apr&#232;s elle. Les Allemands se terrent dans Foy. Alors que Dike met les voiles, la Easy s'installe dans les diff&#233;rents trous anti-obus. Mais n'a pas le temps de terminer que les Allemands d&#233;butent le pilonnage de la zone. D'un coup, c'est un orage de feu et une pluie de terre qui s'abat sur les hommes. Lipton lui, &#233;trangement, rigole ; parce qu'il repense &#224; son enfance-t-il. Et cela est pour le moins incongru ; on peut sans doute penser que ce sont les nerfs qui ont l&#226;ch&#233;, causant ce fou rire inappropri&#233;. Car non loin de l&#224;, Toye vient de se faire arracher la jambe et hurle &#224; l'aide ; il est bon pour retourner d&#233;finitive &#224; l'infirmerie. Durant l'accalmie, on tente d'&#233;vacuer les bless&#233;s le plus vite possible : il ne faut pas que les autres soldats voient les blessures et entendent les cris trop longtemps. Car la guerre est aussi psychologique : si les soldats perdent le moral, ils perdent la guerre. Cela nous est sans cesse rappel&#233; au cours de l'&#233;pisode, dans tous les faits et gestes de chacun.&lt;br&gt; Et lorsque le pilonnage reprend, Lipton ne rit plus. Surtout quand Dike surgit pour lui annoncer qu'il va chercher des renforts ; il laisse tomber tout le monde pour aller se planquer. La Easy perd aussi sur ce coup plusieurs de ses meilleurs hommes. Garnere tout d'abord, dont la jambe est d&#233;chiquet&#233; par un &#233;clat d'obus alors qu'il portait secours &#224; Toye. Compton aussi, qui vit mal la perte de ces deux amis - les deux pr&#233;c&#233;dents - et se retire du front ; on le sens bris&#233; et absolument plus en &#233;tat de mener sa section, alors qu'il a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; lors du D&#233;barquement pour la prise des canons. Comme un ch&#226;teau de carte, la Easy se commence &#224; se d&#233;sagr&#233;ger. Car Malarkey avait pour meilleurs amis les trois pr&#233;c&#233;dents ; alors forcement, lui aussi va mal. Et cerise s&#251;r le g&#226;teau, avec le d&#233;part de Compton, il ne reste plus que Dike pour commander... C'est donc Lipton qui va au charbon et tente de souder les rangs. Et ils en ont besoin.&lt;br&gt;
Car les Allemands pilonnent une troisi&#232;me. Il n'y aura pas de r&#233;pit tant que Foy sera occup&#233;e. Pr&#233;c&#233;demment, on avait d&#233;crit Luz comme une type au &#171; cul bord&#233; de nouilles &#187; : l'expression n'a jamais &#233;t&#233; aussi vrai qu'&#224; cet instant. Coup sur coup, il est &#233;chappe &#224; la mort pour n'avoir pas ramp&#233; assez vite jusqu'&#224; un abris - o&#249; Muck et Pankela prennent un obus de plein fouet - puis voit un obus atterrir dans l'abris o&#249; il se trouve avec Lipton, mais sans exploser. Pourtant, cela n'a pas l'air de l'&#233;mouvoir plus que cela.&lt;br&gt;
Lipton est au four et au moulin, faisant &#233;vacu&#233; un soldat qui tentait de creuse un trou avec ses mains dans le sol gel&#233; ; les bombardements l'ont rendu fou mais, encore une fois, il ne faut pas que sa folie contamine les autres. En tant que spectateur, on se demande comment ces hommes ont pu r&#233;sister &#224; tout cela sans chercher &#224; prendre la poudre d'escampette. A chaque rafale adverse, des soldats hurlent sous la douleur de leurs membres d&#233;chiquet&#233;s, alors que d'autres deviennent fous. Lipton d&#233;crit cette p&#233;riode comme la pire qu'ait connu la Easy durant la guerre.&lt;br&gt; Si ce n'est pas l'enfer, &#231;a y ressemble.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La seule issue est donc de prendre Foy d'assaut. Mais malgr&#233; toute la bonne volont&#233; dont il fait preuve, Lipton craint que tout le monde n'y reste et va voir Winters pour lui demander de remplacer Dike. Ce qu'il fait est dangereux, car il risque la cour martiale pour insubordination. Mais Winters le renvoie, signifiant par-l&#224; m&#234;me son impuissance.&lt;br&gt;
Tout le monde est conscient que la Easy court &#224; sa perte, mais personne ne peut rien faire. C'est tout bonnement hallucinant. La vie de dizaines de soldats va se jouer avec des d&#233;s pip&#233;s par des gros bonnets de l'&#233;tat-major. C'est &#233;c&#339;urant. Et cela renforce l'admiration, mais aussi l'affection, que le spectateur porte &#224; ces soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus que l'assaut se r&#233;v&#232;le p&#233;rilleux : 250m de champs &#224; traverser, totalement &#224; d&#233;couvert. Winters donne des consignes pr&#233;cises &#224; Dike qui ne semble absolument pas les enregistrer. Cela s'annonce tr&#232;s mal.&lt;br&gt;
Mais nous n'avons pas le temps de tergiverser que nous nus retrouvons au c&#339;ur de l'offensive. Les Allemands tirent avec tout ce qu'ils ont ; les Alli&#233;s tombent de toutes part. C'est la confusion, d'autant que Lipton donne des ordres contraires &#224; Dike. Winters, rest&#233; en lisi&#232;re de for&#234;t pour diriger la man&#339;uvre est surexcit&#233; : on le sent qui veut aller pr&#234;ter main forte, mais il ne le peut pas. Il ne peut qu'assister au triste spectacle de ses hommes &#224; d&#233;couvert qui d&#233;rouillent et n'arrivent pas &#224; progresser. Mais le Colonel Sink lui interdit de bouger ; et nous avons vu que celui-ci n'&#233;tait pas un mauvais commandant et on peut penser qu'il agit au mieux du bataillon. Winters abat alors sa derni&#232;re carte : il convoque Speirs et l'envoie relever Dike.&lt;br&gt;
Zorro rev&#234;t alors le costume de Ronald Speirs et s'&#233;lance dans la m&#234;l&#233;e. Tel un super h&#233;ros, il d&#233;barque pr&#232;s des soldats en fendant la fum&#233;e d'un obus qui vient d'exploser devant lui. L'entr&#233;e peut sembler th&#233;&#226;trale, et certainement que le r&#233;alisateur David Frankel en a rajout&#233;. Pourtant, ce qui suit est encore plus hallucinant et pourtant v&#233;ridique - du moins d'apr&#232;s ce qu'en ont racont&#233; les soldats, et comme toute l&#233;gende, elle a pu &#234;tre l&#233;g&#232;rement d&#233;form&#233;e.&lt;br&gt;
Toujours est-il que Speirs prend directement en mains les op&#233;rations et ces ordres clairs et pr&#233;cis redonnent de la volont&#233; aux troupes : un chef est de nouveau &#224; leur t&#234;te pour les motiver et les mener &#224; la victoire. La Easy prend en tenaille les troupes allemandes mais il faut transmettre les ordres d'un camp &#224; l'autre. C'est ce moment que choisit le Lt Speirs pour r&#233;aliser son coup d'&#233;clat.&lt;br&gt;
Bondissant de derri&#232;re le mur qui le prot&#233;geait, il profite de la fum&#233;e et de la r&#233;organisation pour traverser les lignes ennemies et aller &#233;tablir le contact avec l'autre section. Les Allemands en sont tellement abasourdis qu'ils ne tirent m&#234;me pas. Mais le plus d&#233;ment est qu'il refait le chemin le chemin inverse, cette fois sous les tirs des Allemands, mais sans &#234;tre touch&#233;. Les ordres sont donn&#233;s : Foy est prise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement la f&#234;te est g&#226;ch&#233;e ; car dans leur empressement, les soldats de la Easy ont oubli&#233; un sniper qui abat plusieurs d'entre eux.&lt;br&gt; Sans doute inspir&#233; par le miracle r&#233;ussi par Speirs quelques minutes avant, Lipton court &#224; d&#233;couvert pour ouvrir une fen&#234;tre de tir &#224; Shifty Powers. &lt;br&gt;
Cette fois, c'est r&#233;ellement termin&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour la premi&#232;re fois depuis longtemps, la Easy dort au chaud dans un couvent, ce qui permet aux hommes de trouver un peu de s&#233;r&#233;nit&#233;. Mais l'ambiance est morne car sur les 145 hommes que comptait la compagnie avant cette op&#233;ration, il n'en reste plus que 65, soit moins de la moiti&#233; (45%) - parmi les morts, environ la moiti&#233; &#233;taient dues aux cons&#233;quences du froid.&lt;br&gt;
Une derni&#232;re discussion entre Lipton et Speirs nous apprend que toute la E-Compagny est ressoud&#233;e car elle est heureuse d'avoir un commandant de l'envergure de Speirs ; celui-ci, qui en entretenant son mythe, inspire le respect &#224; ses hommes.&lt;br&gt;
Pour ses faits d'armes dans les Ardennes, Lipton est nomm&#233; Lieutenant.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#233;sormais temps de gagner Haguenau, pour, l'esp&#232;rent-ils, leur derni&#232;re mission...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Peut-&#234;tre bien le meilleur &#233;pisode de la s&#233;rie...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le Doc</title>
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		<dc:date>2004-07-19T15:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 9&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Easy est encercl&#233;e dans la for&#234;t de Bastogne. Malgr&#233; la neige et le froid glacial, elle doit tenir la position co&#251;te que co&#251;te...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir principalement suivi Richard Winters lors du pr&#233;c&#233;dant chapitre, l'histoire s'attache cette fois au travail de l'infirmier Eugene Roe qui sera notre guide dans les Ardennes. Sa mission est simple : veiller &#224; ce que les troupes restent aptes au combat.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Les v&#233;t&#233;rans d&#233;crivent tr&#232;s bien cet &#233;pisode de la guerre. Lorsqu'ils s'engag&#232;rent dans la for&#234;t, ils pensaient que le ravitaillement arriverait plus tard. Mais le brouillard rendait les largages impossibles, les rares d'entre-eux atterrissant m&#234;me du cot&#233; Allemands qui profitaient ainsi des b&#233;vues Alli&#233;s. Et comble de malchance - ou d'incomp&#233;tence encore une fois - les troupes &#233;taient tr&#232;s mal positionn&#233;es et les Allemands leur &#171; &lt;i&gt;ont mis la p&#226;t&#233;e&lt;/i&gt; &#187; comme le dit si bien l'un des anciens de la Easy.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Nous d&#233;marrons donc &#224; la suite de notre guide, dans la neige. Le froid est palpable. Malgr&#233; cela, Winters entreprend de se raser ; mais en fin soldat, il est toujours pr&#234;t &#224; arr&#234;ter des Allemands qui passeraient dans son secteur. Les hommes sont r&#233;partis dans tous les bois, deux par trous pour &#233;viter les obus. Ce sont les infirmiers qui vont et viennent entre chaque - ils ne sont apparemment plus que deux. Mais ils sont eux aussi &#224; cours de mat&#233;riel et Roe est oblig&#233; de faire la qu&#234;te pour obtenir leurs rations de morphine aupr&#232;s des soldats ; signe de son d&#233;soeuvrement, il n'a m&#234;me pas de ciseaux.&lt;br&gt; Arrivant comme par enchantement, le G&#233;n&#233;ral se pointe. Et exige un rapport. De son cot&#233;, il apprend &#224; Winters et Nixon que si la situation n'est d&#233;j&#224; pas terrible, elle va encore empirer, car les renforts ont fuis, charg&#233;s par les Panzer. En clair, la Easy est abandonn&#233;e &#224; elle-m&#234;me et n'a qu'&#224; se d&#233;brouiller comme elle veut pour tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La t&#226;che n'est pas facile. Car en face, l'artillerie pilonne &#224; intervalles r&#233;guliers, blessant &#224; chaque fois plusieurs hommes. Roe ne fournit pas. Il doit faire entre les blessures par &#233;clats d'obus et les gelures qui attaquent les extr&#233;mit&#233;s. Il leur conseille de bouger, pour &#233;viter l'engourdissement. Mais d'une part, cela est difficile, les Allemands risquant &#224; tout instant de les canarder. Ensuite, contrairement &#224; ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas forcement un bonne id&#233;e. &lt;br&gt;
En effet, sur le front Est, le froid a &#233;t&#233; un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant dans al bataille de Stalingrad. Les troupes Allemandes faisaient &#233;norm&#233;ment d'exercices pour lutter contre le froid, mais enregistr&#232;rent de nombreuses pertes car en bougeant, l'air glacial entrait et sortait en permanence par les ouvertures de leurs v&#234;tements. De leur cot&#233;, les Sovi&#233;tiques restaient recroquevill&#233;s sur eux-m&#234;mes, dans la neige, l'air entre leurs peaux et leurs habits formant une petite pellicule d'air chaud protectrice.&lt;br&gt; Vous me direz : &#171; enfin, il est infirmier, il doit savoir ce qu'il fait &#187;. Sauf que Eugene Roe l'avoue lui-m&#234;me, il n'a aucune exp&#233;rience m&#233;dicale ; il s'est retrouv&#233; l&#224; par hasard apr&#232;s s'&#234;tre engag&#233; dans l'a&#233;roport&#233;e.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Cet &#233;pisode, en plus de suivre un infirmier, nous propose des allers-retours entre le front et l'arri&#232;re o&#249; l'on soigne les bless&#233;s. Le personnel est oblig&#233; de faire avec les moyens du bord - des morceaux de draps en guise de bandage, que l'on recycle entre les patients en les faisant bouillir dans des marmites - car la section m&#233;dicale a int&#233;gralement &#233;t&#233; faite prisonni&#232;re par l'arm&#233;e allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Sur le front, on pr&#233;f&#232;re b&#233;nir les soldats tant qu'il en est encore temps. Certains commencent &#224; avoir des gelures aux extr&#233;mit&#233;s - des gelures de tranch&#233;es comme les appelle Roe - qui peuvent gangrener.&lt;br&gt;
Une patrouille de reconnaissance finit par trouver les Allemands mais sont oblig&#233;s d'abandonner l'un des leurs, bless&#233;. Au grand damne de Ephron, qui avait promis &#224; sa m&#232;re de veiller sur lui ; il enrage car les Allemands vont le d&#233;pouiller sans qu'il ne puisse rien y faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, au matin, le ciel est d&#233;gag&#233; et le ravitaillement arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Doc en profite pour retourner &#224; Bastogne. A peine arriv&#233;, il aide l'infirmi&#232;re LeMaire a sauver un homme ; en vain. L'homme d&#233;c&#232;de. Peu apr&#232;s, celle-ci expliquera &#224; Roe qu'elle pr&#233;f&#232;rerait travailler dans une boucherie plut&#244;t que de continuer ; il tente de lui redonner courage, comme il le fait avec les hommes de la Easy.&lt;br&gt;
Je m'attarde un instant sur la sc&#232;ne du bless&#233;. On voit Roe tenter d'extraire la balle mais avant qu'il ait fini, tout le monde comprend que le type est mort ; de rage, il balance un bandage au sol. Et l&#224;, la coupe est franchement violente. Alors o&#249; le monteur s'est un peu rat&#233; - ce dont je doute - ou France 2 continue &#224; nous diffuser les &#233;pisodes censur&#233;s. Si je ne dis &#231;a que maintenant, c'est parce que je n'ai pas eu la chance de voir les &#233;pisodes non censur&#233;s et que je n'ai jusqu'&#224; pr&#233;sent pas fait sp&#233;cialement attention ; or l&#224;, cela semble flagrant. Pour plus d'information, reportez vous &#224; &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/observatoire/?p=fiche_probleme.php&amp;probleme=2&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;l'&#233;tude de la s&#233;quence&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au poste avanc&#233;, Compton compare la Easy aux l&#233;gions romaines qui attendaient, patiemment et dans le froid, l'arriv&#233; des barbares venus du nord. Et il ne croit pas si bien puisque que d&#232;s le jour lev&#233;, les blind&#233;s allemands entrent en action. Mais personne ne recule.&lt;br&gt;
On ne sait pas comment cela se termine puisque Roe emm&#232;ne un nouveau bless&#233; &#224; Bastogne.&lt;br&gt;
N&#233;anmoins, cela a d&#251; aller puisqu'on retrouve plus tard nos hommes faisant la queue pour une maigre ration de soupe. Et sur l'entrefaite arrive le Colonel Sink : c'est No&#235;l. Pourtant, les soldats n'ont pas le c&#339;ur &#224; f&#234;ter quoi que ce soit et on les comprend. Il sont sur le qui-vive en permanence, dans un froid qui leur mord la peau, chaque minute de pass&#233;e pouvant &#234;tre la derni&#232;re. Sink tente de maintenir le moral des troupes en blaguant un peu et en annon&#231;ant que l'avanc&#233;e allemande a &#233;t&#233; stopp&#233;e dans toutes les directions. &lt;br&gt;
Alors pendant que l'opposant chante &#224; tue-t&#234;te des cantiques, chaque soldat a son petit truc pour tenter d'&#233;gayer la nuit de No&#235;l. Allant m&#234;me jusqu'&#224; faire un feu, qui d&#233;clenche les tirs allemands : ils sont en guerre, aucun repos n'est tol&#233;r&#233;. Ce manque de discernement co&#251;te la jambe &#224; un sous-officier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roe retourne une fois encore &#224; Bastogne. Pour d&#233;couvrir que Sink s'est plant&#233; : le front est l&#224;, la ville subit des bombardement et tombe en ruine. L'&#233;glise est d&#233;truite et il doit battre en retrait. Non sans avoir trouv&#233; un morceau de tissu que LeMaire portait sur la t&#234;te, signifiant qu'elle a succomb&#233; &#224; l'attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roe retourne dans la for&#234;t, o&#249; la neige est par endroit macul&#233;e de sang. Le combat continue...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le carton de fin nous apprend que ce sont les divisions blind&#233;es de Patton qui viendront &#224; la rescousse de la 101e Airborne. Et que tous soldats d&#233;clar&#232;rent n'avoir jamais eu besoin d'un quelconque secours.&lt;br&gt;
Comme l'avait d&#233;clar&#233; &#224; la fin de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent Winters : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes des para ; nous n'op&#233;rons qu'encercl&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'Enfer du Nord, le vrai. Tellement bien mis en sc&#232;ne que l'on se prend &#224; avoir froid devant son t&#233;l&#233;viseur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La D&#233;route</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article287</link>
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		<dc:date>2004-07-12T15:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 9&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'op&#233;ration Market Garden devait permettre d'envahir la Hollande et d'atteindre Berlin avant no&#235;l. Mais encore une fois, l'&#233;tat-major commis une grave erreur...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Le regard que portent les hommes de la Easy sur les r&#233;servistes n'est pas tendre. Un peu pr&#233;tentieux, arrivistes, les &#171; anciens &#187; qui &#233;taient pr&#233;sents le 6 juin les regardent avec m&#233;fiance et attendent qu'ils fassent leurs preuves - ce qui para&#238;t normal. Mais le plus dramatique dans ces paroles c'est que finalement, un petit nombre s'adapte ; un groupe qui correspond &#224; ceux qui ne sont pas morts durant l'op&#233;ration.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Nous retrouvons nos soldats sur la base d'Aldbourne (Angleterre) le 13 septembre 1944, soit 2 mois et demi apr&#232;s que nous les ayons quitt&#233;s. Les hommes de la Easy sont dans un pub o&#249; ils jouent principalement &#224; impressionner les r&#233;servistes, Guarnere les traitant m&#234;me comme des morveux ; en clair, on leur fait comprendre qu'ils ne sont pas les bienvenus. L'ambiance est faussement joyeuse. Mais Lipton, qui vient d'&#234;tre promu Adjudant-chef, vient mettre tout le monde d'accord en leur annon&#231;ant qu'il leur faut plier bagages ; son intervention est courte, faite sans &#233;motions, ass&#233;n&#233;e telle une sanction.&lt;br&gt; Leur mission est simple : lib&#233;rer Eindhoven pour permettre aux Alli&#233;s d'entrer par la suite en Allemagne et, esp&#232;re-t-on, mettre fin &#224; la guerre pour No&#235;l. L'Op&#233;ration Market Garden ne sera qu'une simple formalit&#233; : elle comprendra encore plus de divisions que Overlord, alors qu'en face &#171; Les Allemands n'ont mis que des vieillards et des gosses &#187;... L'expression &#171; Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tu&#233; &#187; prend ici tout son sens. Les troupes partent la fleur au fusil, et beaucoup sont des r&#233;servistes qui viennent d'arriver et qui sont en v&#233;rit&#233; tr&#232;s mal pr&#233;par&#233;s.&lt;br&gt; Sur la base, tout le monde se pr&#233;pare et v&#233;rifie son mat&#233;riel. Le Sergent Denver Randleman, dit Bull (Taureau), aide les nouveaux et les conseille. C'est alors qu'&#224; la stup&#233;faction de tous arrive &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=272&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le Lieutenant Sobel&lt;/a&gt;, qui a en fait &#233;t&#233; nomm&#233; officier logistique. C'est un soulagement pour tous, car un moment, sans doutes ont-ils eu peur qu'il ne les accompagne au combat.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Le 506e est parachut&#233;e en pleine campagne et progresse &#224; travers champs. Par petites touches, le spectateur est amen&#233; &#224; comprendre que cela a de fortes chances de mal se passer, tant les nouveaux semblent assez peu au courant de ce qu'ils font r&#233;ellement l&#224;.&lt;br&gt; Mais les soldats arrivent sans encombre &#224; Eindhoven o&#249; un accueil triomphal leur est r&#233;serv&#233;. Et pas l'ombre d'un casque ennemi. Ce qui est &#233;trange...&lt;br&gt; On assiste alors &#224; la vindicte populaire men&#233;e par les r&#233;sistants contre les femmes ayant collabor&#233; avec l'occupant : leur v&#234;tements sont d&#233;chir&#233;s et leurs cr&#226;nes ras&#233;s apprend aussi que les hommes sont eux directement fusill&#233;s. Les membres de la Easy tente de rester impassible, mais on sent que cela leur est difficile. Mais ils ne peuvent rien faire pour emp&#234;cher cela et Winters pr&#233;f&#232;re se concentrer sur sa mission. Il d&#233;cide de passer la nuit sur place. Cette nuit l&#224;, trois soldats tentent de qu&#234;ter de la nourriture chez un habitant qui la leur offre de bon c&#339;ur, &#224; leur grande surprise. En retour, l'un d'eux offre une tablette de chocolat au fils, qui n'en a jamais mang&#233; - il est jeune n'a sans doutes pas connu beaucoup d'autres choses que la guerre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Plus tard, les Company E et F sont envoy&#233;s dans les environs pour nettoyer la zone de toute r&#233;sistance. En chemin, ils croisent une femme tondue et son b&#233;b&#233; qui errent sur le bas cot&#233;. Personne ne s'arr&#234;te, m&#234;me si un soldat lui tend de la nourriture. Sc&#232;ne sobre, sans dialogue, qui montre parfaitement le d&#233;sarroi des hommes qui sont impuissants et qui, en lib&#233;rant le pays, ont caus&#233; la perte de cette femme. Le b&#233;b&#233; qu'elle porte dans ses bras est bien entendu le fruit de l'union avec un Allemand ; mais peut-&#234;tre n'&#233;tait-elle pas consentante, peut-&#234;tre a-t-elle &#233;t&#233; viol&#233;e, on ne le sait pas. En tout cas, elle a &#233;t&#233; punie mais le m&#233;ritait-elle r&#233;ellement ? Et les soldats qui croisent son regard comprennent qu'ils ont leur part de responsabilit&#233; dans ce qui lui arrive, m&#234;me si au final leur cause est juste. Cette femme repr&#233;sente le cot&#233; pervers de la lib&#233;ration : des gens qui cherch&#232;rent &#224; tout prix &#224; se venger &#224; ce qui &#233;tait arriv&#233;, des gens ivres de haines qui s'attaqu&#232;rent parfois &#224; des proies faciles ou m&#234;me innocentes ; ou pire, d'anciens collabos qui en accus&#232;rent d'autres pour camoufler leurs propres m&#233;faits...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les troupes arrivent &#224; Nuenen ou de suite, le lieutenant les commandant est abattu - on apprendra plus tard qu'il a miraculeusement surv&#233;cu. Tout le monde se planque dans le foss&#233;, mais Bull les motive pour prendre la ville d'assaut. Les soldats se r&#233;partissent, cherchant les tireurs embusqu&#233;s. Mais de sa fen&#234;tre, un homme leur crie de partir ; mais on ne comprend pas s'il est hostile aux alli&#233;s o&#249; s'il leur dit de fuir un danger. Car la ville est calme.&lt;br&gt; Jusqu'&#224; ce que Randleman d&#233;couvre un char d'assaut planqu&#233; dans le foin : les Allemands sont en fait organis&#233; et, une fois de plus, pr&#234;ts &#224; recevoir l'assaillant. La colonne de blind&#233;s alli&#233;e est d&#233;truite, les deux compagnies se replient dans le d&#233;sordre le plus total. Les officiers sont touch&#233;s : le Lieutenant Nixon prend une balle perdu en pleine t&#234;te mais sauv&#233; par son casque, alors que le Lieutenant Compton est touch&#233; au post&#233;rieur par une balles qui traverse les deux muscles fessiers - &#171; &lt;i&gt;premi&#232;re fois que je vois 1 balle, faire 4 trous&lt;/i&gt; &#187; dira quelqu'un. &lt;br&gt; &#171; Les vieillards et les gosses &#187; sont finalement plus r&#233;sistants que pr&#233;vus et les Alli&#233;s ont pris un bon coup de pied au cul. La Easy est en d&#233;route et ne peut retourner &#224; Eindhoven que les Allemands sont en train de bombarder. La mission se r&#233;v&#232;le un &#233;chec car l'ennemi a &#233;t&#233; sous-estim&#233;. De plus, ils auront dor&#233;navant &#224; affronter la rancoeurs des Hollandais, qui ont pay&#233; au prix fort l'inefficacit&#233; alli&#233;e.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
On campe dans un champ. Les r&#233;servistes sont un peu traumatis&#233;s par els &#233;v&#232;nements. De plus, la Easy a perdu. Les nouveaux, qui l'appr&#233;cient car il les a toujours soutenus, forment un petite unit&#233; pour partir &#224; sa recherche.&lt;br&gt;
Randleman s'est planqu&#233; dans une canalisation &#224; Nuenen puis s'est r&#233;fugi&#233; dans une grange. L&#224;, il prot&#232;ge deux fermiers en se battant &#224; la ba&#239;onnette avec un soldat allemand. Bien que bless&#233;, il parvient &#224; fuir et &#224; tomber une unit&#233; de reconnaissance et sur les r&#233;servistes qui s'&#233;taient port&#233;s &#224; son secours.&lt;br&gt;
La Easy rebrousse alors chemin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Market Garden est donc un &#233;chec cuisant, en grande partie &#224; cause d'une mauvaise tactique. Les renseignements se sont encore r&#233;v&#233;l&#233;s faux et on peut s'interroger sur la comp&#233;tence de l'&#233;tat-major qui a perdu &#233;norm&#233;ment sur cette op&#233;ration en fin de compte absolument pas organis&#233;e. La 101st Airborne Division am&#233;ricaine est d&#233;lest&#233;e de 750 hommes et 21 000 bless&#233;s (dont 180 morts et 560 pour le 506e r&#233;giment) ; la 1e Division A&#233;roport&#233; Britannique compte pr&#232;s de 8 000 morts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et tout cela pour rien...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;pisode nous montre &#224; la fois la difficult&#233; d'incorporation des r&#233;servistes mais aussi, par des images tr&#232;s fortes, la vindicte populaire qui s&#233;vit &#224; la lib&#233;ration.&lt;br&gt;
Et avec la d&#233;sormais traditionnelle erreur tactique des g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Peur</title>
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		<dc:date>2004-07-12T15:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 10&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Easy Company doit reprendre la ville de Carentan pour permettre aux divisions blind&#233;s d'Omaha et Utah d'envahir la Normandie...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce troisi&#232;me opus s'attache cette fois &#224; exprimer un sentiment, &#224; savoir la peur qui sourdait au fond de chaque soldat lorsqu'il se trouvait au front. Aucun n'avait jamais connu se sentiment, car pour l'immense majorit&#233;, faire la guerre &#233;tait quelque chose de nouveau, l'arm&#233;e US &#233;tant un arm&#233;e de conscription - par opposition avec l'arm&#233;e britannique, constitu&#233;e de professionnels. D'ailleurs, comme a &#224; chaque fois, les v&#233;t&#233;rans nous pr&#233;sentent ce que nous allons d&#233;couvrir : ce sentiment qu'ils ne survivraient pas au d&#233;barquement.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Nous accompagnerons cette fois dans l'aventure une nouvelle t&#234;te, le soldat Albert Blithe. Le spectateur comprend, d&#232;s l'instant o&#249; il le voit, que quelque chose ne va pas chez lui. Son comportement et son regard sont &#233;tranges - il faut &#224; ce titre saluer la performance de l'acteur Marc Warren, qui rend &#224; merveille le trouble de son personnage.&lt;br&gt; Blithe est un soldat de la Easy qui, comme beaucoup, a perdu sa compagnie lors du parachutage. Accompagn&#233; d'autres soldats, il se rend dans un petit village o&#249; sont mass&#233;es les troupes am&#233;ricaines. Mais tout le monde repart rapidement pour Carentan, point strat&#233;gique du D&#233;barquement et r&#233;el but du 506e. Les troupes retournent au feu ; elles ne sont gu&#232;re motiv&#233;es bien s&#251;r et on les comprend. Et comme souvent dans des cas pareils, c'est le gai luron qui donne un peu de baume au c&#339;ur de tout le monde, &#224; savoir George Luz qui imite une fois de plus le discours du G&#233;n&#233;ral Taylor. Car l'humour est ce qu'il reste quand on a tout perdu, para&#238;t-il. T&#233;moin, un v&#233;t&#233;ran qui avait racont&#233; que dans les barges, lors du D&#233;barquement, alors que tout le monde &#233;tait transi de peur, que les embarcations empestaient de toutes sortent de d&#233;f&#233;cations, que chacun faisait sa pri&#232;re et que les tirs allemands fusaient de partout, son voisin lui avait dit : &#171; &lt;i&gt;je crois qu'on arrive sur une plage priv&#233;e et qu'on est pas les bienvenus&lt;/i&gt; &#187;. L'auteur de cette phrase reste inconnu et a certainement p&#233;ri &#224; Omaha Beach...&lt;br&gt; Leur trajet se fait &#224; travers un paysage nocturne parsem&#233; de br&#251;lots, plut&#244;t joli d'ailleurs. Mais la Easy perd la Fox en route. Blithe est d&#233;tach&#233; pour aller la retrouver. En chemin, il tombe sur un cadavre d'un soldat allemand du 6e R&#233;giment de Parachutistes, qui porte &#224; la veste un edelweiss, fleur que chaque membre du r&#233;giment doit aller cueillir lui-m&#234;me et qui est signe de son courage.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Quatre jours plus tard, les am&#233;ricains arrivent aux abords de Carentan. Tout semble calme et les troupes avancent dans le chemin. Mais encore une fois, les Allemands les attendent de pieds ferme arrosent le chemin, obligeant les am&#233;ricains &#224; se planquer dans le foss&#233;. Tout le monde se d&#233;ploie et la prise de Carentan peut commencer. Si elle existe, aucune tactique n'est visible : des deux cot&#233;s, on tire, on balance des grenades, on allume au bazooka, les b&#226;timents explosent litt&#233;ralement. On ne peut pas dire que tout cela soit fait dans la dentelle, mais les Alli&#233;s avaient-ils le choix ? N&#233;anmoins, on peut, &#224; ses images, comprendre que les &#171; lib&#233;rateurs &#187; n'aient pas toujours &#233;t&#233; accueillis avec effusion, parfois m&#234;me avec ranc&#339;ur, car beaucoup de Fran&#231;ais ont tout perdu lors du d&#233;barquement. D'ailleurs, &#224; aucun moment on ne voit un quelconque civil &#224; l'&#233;cran ; les Allemands avaient-ils fait &#233;vacuer la ville ? Cela d&#233;passe mes connaissances, mais j'ai trouv&#233; cela &#233;trange. Toujours est-il qu'aujourd'hui encore, certains b&#226;timents portent la marque de cette bataille. &lt;br&gt;
A noter aussi la pr&#233;sence d'un pr&#234;tre qui b&#233;nit les cadavres des soldats am&#233;ricains au milieu de la rue alors que le combat fait rage. Malarkey en profite pour railler gentiment le comportement des Irlandais. Mais il s'agit bien &#233;videmment d'un image : il se moque des catholiques que sont les Irlandais - et les am&#233;ricains d'origine irlandaise - par opposition aux protestants ou anglicans, dont il fait s&#251;rement partie. Apparemment, cet empressement d'apporter l'extr&#234;me onction en plein milieu du combat semble &#234;tre typiquement catholique &#224; ses yeux.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Carentan est finalement reprise aux Allemands. A alors lieu une sc&#232;ne &#233;trange.&lt;br&gt;
Winters est au milieu de la rue et son sup&#233;rieur lui demande s'il peut sortir de l'endroit o&#249; il est planqu&#233;. Cela &#233;tonne Winters qui acquiesce : la ville est s&#233;curis&#233;e et il n'y a plus rien &#224; craindre. Le major s'&#233;clipse sous le sourire narquois de son lieutenant qui l'instant d'apr&#232;s, est bless&#233; &#224; la cheville par un ricochet de balle - il s'agissait d'un sniper embusqu&#233;. La situation est toute ironique, car finalement c'est comme si le sort donnait raison au major d'avoir peur et que Winters &#233;tait puni par exc&#232;s de confiance. C'est une mise en garde surtout : toute baisse d'attention peut &#234;tre fatale. &lt;br&gt;
A l'infirmerie, il rencontre Blithe qui a perdu la vue. D'apr&#232;s le m&#233;decin, il s'agit d'un aveuglement nerveux, qui r&#233;sulte de la peur du soldat de combattre. En effet, apr&#232;s quelques mots de r&#233;confort de Winters, Blithe se rel&#232;ve et va mieux ; du moins le d&#233;clare-t-il car il semble in&#233;vitable que ce mal psychosomatique puisse frapper de nouveau.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Mais la mission du 506e est loin d'&#234;tre finie : elle doit d&#233;fendre les abords de la ville de la contre-offensive allemande. Speirs rameute la Dogue Company, qui s'ex&#233;cutent rapidement : car les &#171; exploits &#187; du lieutenant - aussi bien &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=273&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la fusillade des prisonniers&lt;/a&gt; que &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=273&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la prise du canon&lt;/a&gt; - ont rapidement fait le tour de la division, d&#233;form&#233;s et amplifi&#233;s comme il se doit. N&#233;anmoins, l'avantage est qu'il poss&#232;de maintenant le respect de ses troupes, ce qui n'est pas n&#233;gligeable.&lt;br&gt;
Tout le monde se d&#233;place donc dans le bocage normand pour avancer la ligne de combat quand des tirs r&#233;sonnent. La 506e s'enterre et fait front. On &#233;change des tirs. La nuit arrive, et avec elle son lot d'angoisse.&lt;br&gt;
Blithe recommence &#224; avoir tr&#232;s peur et le spectateur craint que sa c&#233;cit&#233; refasse surface. Son lieutenant tente de lui remonter le moral en lui disant que tout cela n'est qu'un jeu ; mais il ne semble pas en possession de tout ses moyens, et sa remarque fait plus peur qu'autre chose, d'autant que pour confirmation, on le voit un peu plus tard dire &#224; Winters, au sujet de sa blessure au pied : &#171; &#231;a fait mais c'est parce que c'est la guerre &#187;. On peut l&#233;gitimement penser que la sant&#233; mentale de cet homme a &#233;t&#233; affect&#233;e par les combats. Et pour arranger le tout, un soldat &#233;tripe par erreur &#224; la ba&#239;onnette son &#233;quipier - qui s'en sortira finalement. &lt;br&gt;
Et le malheureux Blithe, qui allait aux renseignements, tombe sur Speirs. Rencontre qui lui glace le sang. Pourtant, c'est &#224; se dernier qu'il choisit de confier ses peurs, d'expliquer qu'il a jusqu'&#224; pr&#233;sent refus&#233; de combattre ; il choisit celui qui a le moins de compassion pour la vie des autres car sans doutes pense-t-il qu'il pourra lui transmettre quelque chose qui le sortira de sa catatonie au moment du combat. Cela permet &#224; son interlocuteur de sortir le discours qui r&#233;sume &#224; la perfection le dilemme dont le soldat au front est la proie :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt; &#171; &lt;i&gt;Ils ne voient pas &#224; quel point c'est simple (...) On a tous la trouille. Vous vous &#234;tes cach&#233;s parce que vous pensez qu'il y a encore de l'espoir. Mais Blithe, le seul espoir possible est d'accepter le fait que vous &#234;tes d&#233;j&#224; mort. Plus t&#244;t vous l'accepterez, plus t&#244;t vous pourrez fonctionner comme un soldat est sens&#233; fonctionner : sans merci, sans compassion, sans remords... Toute la guerre en d&#233;pend.&lt;/i&gt; &#187; (Ronald Speirs) &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Au matin, alors que les am&#233;ricains pr&#233;pare leur offensive, ce sont les Allemands qui engagent les hostilit&#233;s. Le discours de Speirs n'a apparemment pas eu l'effet escompt&#233; sur Blithe qui commence &#224; devenir fou ; et c'est encore une fois Winters qui vient le motive. Mais les troupes sont oblig&#233;es de battre en retrait sous le regard &#233;tonn&#233; de l'incomp&#233;tent major sens&#233; les commander : les divisions blind&#233;s allemandes approchent. On tente de les arr&#234;ter au lance-roquettes - mais se mettre est d&#233;couvert pour viser les chars demande beaucoup de courage et certainement une dose folie - et de repousser les troupes p&#233;destres par un feu nourri. La 506e est d&#233;bord&#233;e et ne doit d&#232;s lors son salut qu'&#224; l'arriv&#233;e pour le moins opportune de la 2e Divion Blind&#233; US. &lt;br&gt;
Et l&#224;, le comportement des soldats virent compl&#232;tement et en devient m&#234;me d&#233;routant. Ils sont joyeux, sans doutes d'&#234;tre vivants, mais aussi enthousiasm&#233;s par ce qu'ils font, et leur attitude fait d&#232;s lors plus penser &#224; des enfants qui comprennent qu'ils vont gagner la partie qu'&#224; des hommes en train de tuer d'autres homme. Finalement, la guerre ne serait-elle qu'un jeu ?&lt;br&gt;
Blithe, lui, a retrouv&#233; des forces. Il tire m&#234;me sur un Allemand. Mais il ne peut s'emp&#234;cher d'aller voir son corps, peut-&#234;tre pour exorciser ses d&#233;mons. Mais comme beaucoup de soldats avant lui, et particuli&#232;rement celui qui collectionne les montres, Blithe pr&#233;l&#232;ve un troph&#233;e : l'edelweiss que le soldat mort porte &#224; sa veste.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Douze jours plus tard, Albert Blithe se porte en &#233;claireur lors d'une mission. Il est gri&#232;vement bless&#233; et mourra de ses blessures &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Easy a regagn&#233;e l'Angleterre et un camp avec tout le confort. Les soldats sont joyeux, mais restent relativement sobres, conscient sans doutes de ce &#224; quoi ils ont &#233;chapp&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, la mauvaise nouvelle tombe : ils doivent repartir en France et d&#233;finitivement cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode se termine, comme il se doit, par une note dramatique. Malarkey va &#224; la blanchisserie r&#233;cup&#233;rer son linge. La jeune femme lui demande s'il ne veut pas prendre aussi ceux de ses camarades : les noms qu'elle &#233;num&#232;re alors sont ceux de soldats morts au front...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Encore une fois, tr&#232;s bon &#233;pisode. La peur du soldat, quel qu'il soit, quel que soit le conflit, est remarquablement mise en avant.&lt;br&gt;
Le discours de Speirs lui permet d'atteindre la note maximale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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		<title>La Pr&#233;paration</title>
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		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 8&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Easy Company d&#233;bute son entra&#238;nement en Georgie sous la direction du tyrannique Lieutenant Sobel...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'ai pas trop l'habitude de le faire, mais comme Band of Brothers (BoB pour les intimes) constitue une aventure humaine, je vais suivre le fil du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout d&#233;bute avec quelques paroles des vrais soldats de la Easy Company, paroles assez surprenantes puisque si on peut comprendre que personne ne souhaitait faire parti des troupes a&#233;roport&#233;s, l'un d'eux nous apprend que c'est l'argent - une solde double, soit 100$ le mois - qui les a motiv&#233;s &#224; s'engager dans la 101e Division A&#233;roport&#233;e.&lt;br&gt; Suite &#224; ce prologue, le g&#233;n&#233;rique, assez long comme souvent chez HBO, et plut&#244;t bien fait, port&#233; par la musique de Michael Kamen. J'en profite pour rappeler qu'il est malheureusement d&#233;c&#233;d&#233; dans un certain anonymat le 18 novembre 2003 et qu'il &#233;tait reconnu aussi bien pour ses compositions hollywoodienne que pour ses orchestrations de concerts - Bowie, Clapton, Dylan, Pavarotti, Pink Floyd...&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; L'&#233;pisode lui-m&#234;me commence donc apr&#232;s le g&#233;n&#233;rique. Ce sch&#233;ma sera quasiment le m&#234;me par la suite, &#224; la diff&#233;rence que le g&#233;n&#233;rique pr&#233;c&#233;dera les paroles des v&#233;t&#233;rans qui ouvrent chaque partie - puisque c'est ainsi qu'est nomm&#233; chaque &#233;pisode.&lt;br&gt; Nous rejoignons des soldats sur la base d'Upottery en Angleterre. Ceux-ci se tiennent pr&#234;ts &#224; embarquer mais on leur annonce qu'un brouillard sur les c&#244;tes normandes retarde le D&#233;barquement. Les lieutenants Winters et Nixon bavardent, ce qui am&#232;ne en flashback &#224; l'entra&#238;nement de la Easy Company.&lt;br&gt; Entra&#238;nement plac&#233; sous la coupe de Herbert Sobel. Homme tyrannique mais incomp&#233;tent, il m&#232;ne la vie dure &#224; ses soldats, les punissant sans cesse, allant m&#234;me parfois jusqu'&#224; inventer des fautes. Mais la haine que vouent les soldats &#224; leur commandant les pousse &#224; se d&#233;passer constamment, jusqu'&#224; devenir la meilleure des unit&#233;s a&#233;roport&#233;e. Au passage, on voit ici bien que l'arm&#233;e est press&#233;e de former ses soldats : un homme est d&#233;clar&#233; parachutiste confirm&#233; au bout de 5 sauts !&lt;br&gt; Mais un probl&#232;me bien plus grave se pose &#224; eux. S'ils finissent par s'accommoder des brimades de Sobel, il ne s'imaginent pas un seul instant aller au front avec lui. Car le Lieutenant Sobel commet bourdes sur bourdes en man&#339;uvres et chacun a d&#232;s lors en t&#234;te qu'au front, on ne leur laissera pas de seconde chance... Un passage en cours martiale de Winters, second de Sobel mais appr&#233;ci&#233; des soldats, pousse les sous-officiers &#224; r&#233;agir. Ils r&#233;digent une lettre de d&#233;mission ; et par l&#224; m&#234;me leur arr&#234;t de mort. D&#233;missionner en ce temps l&#224; &#233;quivaut &#224; d&#233;serter, ce qui leur vaudra d'&#234;tre fusill&#233;. On voit bien &#224; quel point ses hommes commencent &#224; avoir peur au fond d'eux-m&#234;mes, pr&#233;f&#233;rant risquer la mort maintenant plut&#244;t que d'aller l'affronter sous les ordres qui ne sait pas les diriger. En fin de compte, leur coup r&#233;ussit : l'arm&#233;e a trop besoin de ses troupes et ils sont uniquement d&#233;grad&#233;s.&lt;br&gt; Le probl&#232;me n'est en fiat que d&#233;plac&#233;. Car l'&#233;tat-major a besoin de gens qui ont foi en ce qu'elles font, qui ont le courage d'aller au front. Or, ce n'est pour le moment pas le cas de la Easy. Elle a beau &#234;tre la meilleure aux exercices, les chefs savent que cela ne servira &#224; rien en France. C'est donc &#224; eux de r&#233;soudre le probl&#232;me Sobel. Etant parfaitement au courant de ses &#171; capacit&#233;s &#187;, ils l'envoient entra&#238;ner des infirmi&#232;res et des aum&#244;niers, faisant passer cela pour une sorte de promotion. Herbert Sobel pourrait &#234;tre satisfait de ne pas participer au combat, lui qui avait en fin de compte peur de sauter en parachute, mais sa fiert&#233; personnellement l'emporte tout de m&#234;me sur sa l&#226;chet&#233;, l'emp&#234;chant ainsi de saluer celui qui le remplace, &#224; savoir le Lieutenant Winters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soldats apprennent alors qu'il vont sauter au-dessus de la Normandie avec pour mission la prise de Carentan, qui fait la jonction entre les plages de Utah et de la tristement c&#233;l&#232;bre Omaha - qui sert de cadre &#224; &lt;i&gt;Il faut sauver le Soldat Ryan&lt;/i&gt;, dont cette s&#233;rie est d&#233;riv&#233;e - et ensuite de gagner Sainte-Marie-du-Mont, pour y d&#233;truire la garnison allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre utile de faire un point justement sur le massacre d'Omaha, m&#234;me si celui-ci n'appara&#238;t pas dans l'&#233;pisode. En effet, le carnage qui s'y d&#233;roula n'est pas repr&#233;sentatif du D&#233;barquement, car pour m&#233;moire, plus de 3000 hommes p&#233;rirent sur cette plage, soit quinze fois plus que sur Utah ; ou bien encore pratiquement les deux tiers des pertes de l'Arm&#233;e US ce jour-l&#224;. Le triste spectacle d'Omaha et de sa mer totalement rouge est d&#251; &#224; une combinaison de divers facteur, mais notamment de renseignements erron&#233;es sur les forces allemandes en pr&#233;sence et une incomp&#233;tence totale de la hi&#233;rarchie militaire - les troupes ont d&#233;barqu&#233; &#224; mar&#233;e basse et l'&#233;tat-major am&#233;ricain n'avait pas cru bon d'embarquer les v&#233;hicules de d&#233;minage con&#231;us par les Britanniques. Ce qui amena la boucherie que l'on conna&#238;t mais que l'on a du mal &#224; imaginer et qui lui valu le nom de &lt;i&gt;Bloody Omaha&lt;/i&gt; (Omaha la Sanglante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les soldats pr&#233;parent d&#232;s lors leurs paquetages, tr&#232;s lourds, mais qui doit leur permettre de tenir 3 jours sans ravitaillement. On leur rappelle &#224; l'occasion d'aller signer leur assurance-vie, ce qui nous permet d'apprendre qu'un soldat vaut 10 000$...&lt;br&gt; Et tout ceci nous ram&#232;ne, sans transition mais avec une fluidit&#233; parfaite, aux images du d&#233;but : le retard dans l'op&#233;ration Overlord et la salle de cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'&#233;pisode se termine au soir du 5 juin 1944. Tous les membres de la Easy embarquent pour la Normandie. L'occasion d'alterner les plans d'avions au d&#233;collage sur fond de couch&#233; de soleil et les plans de visages en proie &#224; la peur. Et volent la nu&#233;e d'avions dans le ciel nocturne...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;NOTA&lt;/u&gt; : France 2 a diffus&#233; l'int&#233;gralit&#233; du g&#233;n&#233;rique des deux &#233;pisodes - alors qu'on pouvait l&#233;gitimement penser que le premier passerait &#224; la trappe. Ceci est &#224; saluer, car peut-&#234;tre est-ce la marque d'un plus grand respect de la cha&#238;ne vis-&#224;-vis de ses s&#233;ries. Enfin, esp&#233;rons. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un entra&#238;nement qui doit rappeler des souvenirs &#224; ceux qui ont fait leur service militaire ou m&#234;me &#224; ceux qui l'ont entendu cont&#233; par leurs p&#232;res ou grands-p&#232;res.&lt;br&gt;
Au-del&#224; de &#231;a, on voit aussi des hommes que l'on tente de pr&#233;parer &#224; affronter le pire, ainsi qu'un &#233;tat-major qui ne se remet jamais en cause, &#224; l'image de Sobel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Commandement</title>
		<link>https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?article289</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BuBu</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 7&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une derni&#232;re mission en Belgique, Winters est plac&#233; &#224; la t&#234;te du 2e Bataillon. C'est l'heure du repos pour les soldats...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette fois-ci, les v&#233;t&#233;rans parle de leur chef et de la fonction qu'il a par rapport &#224; eux. Ils font au passage l'&#233;loge du leur - dont on devine qu'il s'agit de Winters - qu'ils auraient suivis n'importe o&#249;, car il &#233;tait toujours le premier au front. Ils ont apparemment du respect, voire m&#234;me de l'admiration pour lui, ce qui les a pouss&#233; au combat et leur a sans doutes permis de survivre &#224; tous les combats.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'encha&#238;nement est brutal : un soldat US court a grandes foul&#233;e &#224; travers un champ, monte sur une butte et se retrouve face &#224; un Allemand qu'il descend apr&#232;s une h&#233;sitation. Film&#233; &#224; l'&#233;paule, cette courte s&#233;quence plonge directement le spectateur dans l'action ; il est ballott&#233; en tous sens et n'entend que le bruit des bottes dans l'herbe. On aper&#231;oit juste un court instant et de biais le visage du soldat en question, mais il semble que cela soit Winters.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Nouvelle rupture. Winters est dans sa chambre ; Nixon flemmarde &#224; cot&#233;. Il le r&#233;veille pour partir au QG. La s&#233;quence pr&#233;c&#233;dente aurait tr&#232;s bien pu faire office de pr&#233;g&#233;n&#233;rique, mais aucune &#233;pisode hormis le premier n'en poss&#232;de et la tradition est respect&#233;e ici. Ce qui dans un sens est dommage, je trouve. Mais peu importe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au QG, le Colonel Sink explique que Market Garden est un &#233;chec complet et que les Britanniques ont perdus 8000 hommes. Cependant, il incombe &#224; la Easy de traverser le Rhin pour aller r&#233;cup&#233;rer les Red Devils encore vivants et qui attendent du soutien. Il r&#226;le aussi de ne pas avoir d&#233;j&#224; le rapport de Winters.&lt;br&gt;
Celui-ci s'ex&#233;cute. Nous allons alors passer en flash-back la derni&#232;re mission de Winters &#224; la t&#234;te de la Easy, par instant entrecoup&#233; par des plans du Capitaine tapant son rapport.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'action se d&#233;roule dans de vastes champs avec la route en surplomb ; nous sommes en Hollande et l'on peut au passage se demander s'il s'agit de la suite de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dents &lt;a href=&#034;http://www.leflt.com/lte/article.php3?id_article=273&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Les Rempla&#231;ants (1.04)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Toujours est-il qu'il fait nuit et qu'un l&#233;ger brouillard est tomb&#233;. Les Allemands tirent au hasard. Winters organise un offensive qui les surprend, mais ils sont en v&#233;rit&#233; tr&#232;s nombreux - 3 compagnies nous dit-on. Chacun campe sur ses positions. Winters sans le coup fourr&#233; et d&#233;cide d'attaquer au matin ; il fait pr&#233;parer les ba&#239;onnettes...&lt;br&gt; Winters lance l'assaut et part devant tout le monde ; il s'agit de la sc&#232;ne du d&#233;but, sauf que les images sont prises sous d'autres angles. Malgr&#233; l'inf&#233;riorit&#233; num&#233;rique de la Easy, l'effet de surprise joue a plein et permet aux am&#233;ricains de l'emporte. Parmi les prisonniers, certains soldats sont tr&#232;s jeunes, ce qui surprend et &#233;coeure les hommes de la Easy. De plus, l'un deux d&#233;clare &#234;tre Polonais, ce que ne croient pas les vainqueurs ; pourtant, des hommes des pays occup&#233;s &#233;taient recrut&#233;s - souvent contre leur gr&#233; - pour servir l'arm&#233;e allemande, ce qu'ignoraient peut-&#234;tre les Alli&#233;s &#224; ce moment-l&#224;.&lt;br&gt;
La Easy a perdu 1 seul homme alors qu'en face les Alemands &#233;taient plus d'une centaine. Mais Winters est touch&#233; par le gamin qu'il a tu&#233; et qui &#233;tait &#171; d&#233;guis&#233; &#187; en soldat, comme si cela &#233;tait un jeu...&lt;br&gt;
Le Colonel Sink nomme imm&#233;diatement Winters Chef du 2e Bataillon. Il y a ici une petite erreur puisque Winters est sens&#233; remplacer le Major Horton, mort durant l'attaque de son PC ; or dans la r&#233;alit&#233;, le major &#233;tait en charge du 3e Bataillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Heyliger qui le remplacera &#224; la t&#234;te de la Easy. Et sa premi&#232;re mission est de r&#233;cup&#233;rer les fameux Red Devils. Op&#233;ration trait&#233;e assez bri&#232;vement dans la s&#233;rie, alors qu'elle fut en r&#233;alit&#233; d'un grande complexit&#233; mais ex&#233;cut&#233; brillamment. Elle permis de sauver une centaine de soldats britanniques sans avoir &#224; &#233;changer un seul coup de feu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Heyliger ne reste pas longtemps en poste. Un soir qu'il se prom&#232;ne avec Winters qui lui explique comment diriger sa compagnie, il est gri&#232;vement bless&#233; par un soldat am&#233;ricain qui les avait pris pour des ennemis.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Winters, qui nage d&#233;sormais dans la paperasse et passe beaucoup de temps derri&#232;re son bureau, obtient une permission de 48 heures &#224; Paris. Ce passage, assez long, nous montre un capitaine qui d&#233;ambule dans la capitale fran&#231;aise, se rem&#233;morant parfois ses faits d'arme - et il n'est pas fier de tous - sous le regard bienveillant des parisiens. Mais malgr&#233; cela, la s&#233;quence est peu passionnante. Non pas qu'elle soit molle apr&#232;s tous les combats que nous avons suivis, car une pause ne fait pas de mal, mais je n'ai pas vraiment accroch&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; A son retour, le 506e est rapidement mobilis&#233; pour se rendre dans les Ardennes, o&#249; les Panzer ont enfonc&#233;s les lignes alli&#233;es. Bastogne constitue un &#233;l&#233;ment capital puisqu'elle est le point de convergence de 7 routes.&lt;br&gt; Mais la Easy sent bien qu'elle est envoy&#233;e au casse-pipe. Sur place, il g&#232;le et la seule chose que l'on trouve &#224; faire est de leur conseiller de bouger pour ne pas avoir froid - ce qui n'est pas forc&#233;ment vrai, comme nous le verrons plus tard. Sur le chemin aussi, elle croise les soldats d&#233;faits qui leur racontent qu'ils se sont faits massacr&#233;s par l'arm&#233;e allemande qui a d&#233;ploy&#233; tout son arsenal. Ils empruntent aux vaincus tout ce qu'ils peuvent.&lt;br&gt; Car lorsque les soldats s'enfoncent donc dans la for&#234;t de Bastogne, c'est avec peu de munitions, peu de vivres, pas de v&#234;tements d'hiver, et sans artillerie ni soutien a&#233;rien...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; A noter que cet &#233;pisode a permis &#224; un r&#233;alisateur peu exp&#233;riment&#233; de faire ses armes, &#224; savoir un certain Tom Hanks. Et il est vrai que c'est aussi le moins flamboyant de la s&#233;rie.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit ici ni plus ni moins que d'une transition. A ce titre, l'&#233;pisode est moins intense que les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le D&#233;barquement</title>
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		<description>&lt;p&gt;ancienne note : 10&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.a-suivre.org/_archives/lte/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Fr&#232;res d'Armes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le grand jour pour les Alli&#233;s et pour la Easy qui va &#234;tre parachut&#233;e sur la Normandie. Mais les Allemands les attendent de pied ferme...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les habituels t&#233;moignages - dont je pr&#233;cise que le plus grand d&#233;faut est que ne sont pas mentionn&#233;s les noms des soldats, m&#234;me si cela est tr&#232;s certainement volontaire - nous retrouvons nos personnages l&#224; o&#249; nous les avions laiss&#233;s : c'est-&#224;-dire dans l'avion. Le silence r&#232;gne au sein des soldats, seul le ronronnement du moteur leur indique qu'ils se rapprochent du champ de bataille. L'angoisse se lit sur les visages. A priori, tout a &#233;t&#233; travaill&#233; &#224; l'entra&#238;nement et lorsque arrive le moment de sauter, le c&#233;r&#233;monial de v&#233;rification est automatique et connu de tous. Ensuite, il n'y a plus qu'&#224; sauter lorsque la lumi&#232;re passe au vert. Rien de plus simple.&lt;br&gt; Sauf qu'un &#233;l&#233;ment diff&#232;re des exercices : la pr&#233;sence de la DCA allemande. A peine sortis des nuages, les avions sont abattus comme des mouches, les carcasses en flammes entra&#238;nant d'autres transport dans leur chute. Le spectateur est de plein pied dans l'action, avec les soldats dans la carlingue. A ce moment-l&#224;, ceux qui, dans les barges, voguent vers les c&#244;tes normandes, n'ont pas &#224; envier leurs camarades de l'a&#233;roport&#233;e. C'est litt&#233;ralement l'Enfer. Le nombre impressionnant d'appareils fait que malgr&#233; les pertes, le ciel fran&#231;ais est noir de parachutistes. A ce titre, il est important de signaler que c'&#233;tait l&#224; la strat&#233;gie pr&#244;n&#233;e par les alli&#233;s : moins fortes et moins bien &#233;quip&#233;es, les forces d'invasion comptaient sur le nombre pour submerger les forces allemandes. Cela a pay&#233;, m&#234;me si la Wehrmacht n'avait bien souvent qu'&#224; tirer dans le tas. Dans ce d&#233;luge de feu, l'avion contenant les soldats de Winters parvient &#224; larguer son chargement. La sc&#232;ne de saut est d'ailleurs plut&#244;t r&#233;ussie, Richard Loncraine faisant virevolter sa cam&#233;ra autour de Damian Lewis pour masquer les imperfections de la sc&#232;ne, et cela passe vraiment bien.&lt;br&gt; Seulement, au sein du chaos, toutes les unit&#233;s ont &#233;t&#233; dispers&#233;es et n'ont pas &#233;t&#233; dropp&#233;es &#224; l'emplacement pr&#233;vu. De plus, les soldats ont perdu du mat&#233;riel, parfois m&#234;me leurs armes. Lorsqu'ils se croisent les soldats ont deux syst&#232;mes de reconnaissance. D'abord le fameux petit joujou qui fait clic-clac, qui permet de lancer un signal sans se faire rep&#233;rer ; probl&#232;me non mentionn&#233; dans la s&#233;rie, ce gadget produisait le m&#234;me son que le chargeur des fusils-mitrailleurs allemands... L'autre, plus conventionnel, est un mot de passe en forme de question r&#233;ponse. Ce qui nous donne l'occasion d'un sc&#232;ne amusante : Winters voit un soldat, Holmes, et lui lance &#171; Foudre ! &#187;, s'entendant r&#233;pondre un &#171; Merde ! &#187; de la part de l'homme emp&#234;tr&#233; dans son parachute et trop occuper &#224; sauver sa peau pour jouer au parfait petit soldat. &lt;br&gt; Peu &#224; peu, et par hasard, des soldats de diverses sections se trouvent. &lt;br&gt; Je vais me permettre une nouvelle digression historique, au sujet des parachutages. Comment mentionn&#233; plus tard par Nixon, les troupes a&#233;roport&#233;es ont subis des pertes &#233;normes. Or, toutes ne sont pas imputables &#224; l'arm&#233;e allemande mais encore une fois &#224; un manque de pr&#233;cision dans les renseignements. Car les rep&#233;rages avaient montr&#233;es d'immenses champs o&#249; les para pourraient se poser. Or, &#224; cette p&#233;riode, il s'agissait de mar&#233;cages recouverts d'un tapis herbeux. Les para atterrissaient dedans et mourraient noy&#233;s, attir&#233;s par le fond par leur imposant arnachement, que l'on appelle ironiquement &#171; paquetage de survie &#187;... &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Au matin, alors que la petite troupe chemine &#224; travers la campagne, elle entend dans le lointain le pilonnage de la c&#244;te par les navires alli&#233;s. Il est 6h00 ; dans 30 minutes, les premi&#232;res vagues d'assaut vont d&#233;barquer &#224; Omaha et Utah...&lt;br&gt; Il rejoignent finalement le point de rassemblement, et de nombreux soldats sont d&#233;j&#224; sur place. Des prisonniers allemands aussi. Et &#224; sa grande surprise, Malarkey d&#233;couvre que l'un d'eux est n&#233; et &#224; v&#233;cu dans l'Oregon, et qu'il ont travaill&#233; sans le savoir dans la m&#234;me usine. Et ils se mettent &#224; bavarder. Ce passage permet de voir que chaque camp n'entretenait pas une haine f&#233;roce de l'Ennemi. Quand Guarnere a pr&#233;c&#233;demment tir&#233; sur le convoi, c'&#233;tait plus une pulsion caus&#233; par la mort de son fr&#232;re en Italie qu'une volont&#233; de tuer de l'Allemand. Car en fin de compte, les soldats de la Wehrmacht &#233;taient des hommes comme les autres, &#224; qui ont avait demand&#233; d'aller se battre au front pour une id&#233;ologie qu'ils ne soutenaient pas forc&#233;ment - au contraire, l'arm&#233;e n'appr&#233;ciait pas les exactions des nazis. Ce qui fait que lorsque Speirs les fusille tous, le spectateur a un moment de surprise, voire m&#234;me d'horreur, car il a vu un visage avenant chez l'ennemi. M&#234;me si cela est inspir&#233; d'une histoire vraie et que certains &#233;l&#233;ments ont &#233;t&#233; adapt&#233; &#224; la dramaturgie de l'histoire (dixit le g&#233;n&#233;rique), on ne peut s'emp&#234;cher d'approuver la r&#233;alisation qui met bien en lumi&#232;re ce paradoxe &#171; d'ennemi amical &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Vient alors le gros morceau de l'&#233;pisode mais aussi pour la Easy reconstitu&#233;e : l'attaque d'une batterie de mitrailleuse pour prot&#233;ger l'avanc&#233;e des troupes de Utah Beach. Meehan et sa section &#233;tant port&#233;s disparus, c'est &#224; Winters que revient le commandement. &lt;br&gt; Cette s&#233;quence, pour grande partie tourn&#233; &#224; l'&#233;paule, nous propulse sous le feu de l'ennemi, sous les ordres de Winters. Nul besoin de d&#233;tailler ici ce qui constitue de l'action pure et dure.&lt;br&gt; Cela nous donne l'occasion de voir une deuxi&#232;me fois le Lieutenant Speirs, de la Dodge Company et de confirmer son statut de t&#234;te br&#251;l&#233;e : il n'a peur de rien, mais son manque de discernement co&#251;te la vie &#224; ses hommes. N&#233;anmoins, plus tard dans l'avanc&#233;e du front, il sera d'une aide non n&#233;gligeable.&lt;br class='autobr' /&gt; Au-del&#224; de &#231;a, l'assaut est parfaitement ma&#238;tris&#233;, tant dans son ex&#233;cution par les soldats qu'au niveau de la mise en sc&#232;ne visuelle. C'est m&#234;me devenu un mod&#232;le du genre que l'on enseigne &#224; West Point - &#233;cole d'officiers am&#233;ricaine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Malgr&#233; le d&#233;sordre g&#233;n&#233;ral suite du parachutage et les monstrueuses pertes humaines et mat&#233;rielles, l'op&#233;ration Overlord est un succ&#232;s. De plus, Winters a trouv&#233; une carte indiquant toutes les positions allemandes, ce qui va permettre d'avancer plus vite.&lt;br&gt; Mais lui n'en a cure. Il a vu mourir l'un de ses hommes, Holmes. Il est triste car ce n'&#233;tait qu'un gamin. Cela remet alors en perspective le fait que beaucoup de soldats, ce jour-l&#224;, &#233;taient justement des gamins, vite enr&#244;l&#233;s et vite pr&#233;par&#233;s &#224; faire le guerre, mais tout aussi vite disparus au champ d'honneur, sans avoir eu le temps de combattre pour la cause qu'ils &#233;taient venus d&#233;fendre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le bruit, les cris, la fureur, la peur, la mort.&lt;br&gt;
Tout est r&#233;uni pour nous donner la vision la plus r&#233;aliste possible de ce qu'ont v&#233;cu les soldats de la 101e a&#233;roport&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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