Lexique
Le lexique qui suit ne prétend à aucune exhaustivité, autant dans le nombre de termes abordés que dans leur définition rudimentaire. L’anime en tant que sphère culturelle intégrale est subdivisé par plusieurs centaines de catégories spécialisées et épiphénomènes divers qu’il serait inutile et surtout difficile d’énumérer. Sommaire, ce lexique ne vise qu’à éclairer le profane quant à la signification générale et non pointue de certaines expressions susceptibles d’apparaître sur Metropolis et entretenant un rapport étroit avec l’animation.

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Anime :
dessin animé japonais. A dissocier du terme manga , qui est une erreur de vocabulaire typiquement française, et ce en dépit du fait que les deux univers soient très proches et entretiennent souvent un rapport d’engendrement. L’anime a évolué de manière très différente que le dessin animé en Occident, où ce dernier a toujours été considéré comme un sous-art destiné aux enfants ou aux adolescents. A l’inverse au Japon, où la production est titanesque, il existe des anime pour chaque public et ceux-ci ont même le monopole de la télévision en termes de fictions locales. L’anime se décline sous de nombreuses formes, comme les séries télévisées, les films, les OAV, les TV Specials…
Anime-Comic :
équivalent d’un roman-photo appliqué à l’anime. Goodies très spécifique, il restitue en bande-dessinée couleur les différentes scènes d’un anime au moyen de captures d’écran soignées, voire plus rarement à partir des celluloïds originaux. Des bulles contenant les dialogues de l’anime sont ensuite ajoutées informatiquement. Il ne s’agit pas d’un manga couleur puisqu’il n’est pas question d’oeuvre originale. A ne pas confondre avec Film-Book.
Anime-Fan :
terme générique désignant l’amateur d’animation japonaise. Généralement l’anime-fan ne se contente pas de regarder les anime et n’est pas un spectateur lambda mais quelqu’un à qui l’on prête un minimum d’érudition. L’anime-fan extrême peut devenir otaku.
Anime Grand Prix :
classement annuel des meilleurs anime par le vote populaire. La compétition, très suivie et très incrustée dans l’inconscient depuis des décennies, incorpore également un classement des meilleurs seiyuu, des meilleurs génériques, des meilleurs personnages, des meilleurs mecha-design entre autres catégories plus pointilleuses. Les résultats de l’Anime Grand Prix sont publiés dans la revue Animage et donnent souvent lieu à de grandes controverses sur le rapport entre la qualité d’une œuvre et sa commercialité.
AMV :
Animated Music Video. Clip video réalisé par des fans à partir d’images tirées d’un anime, désireux de mettre un thème en particulier de l’anime en avant, et sur un fond musical souvent extérieur à l’œuvre sélectionnée. Les Douga, majoritaires, sont réalisés à partir d’extraits animés et les Seishiga à partir d’images fixes. L’AMV, souvent nommée MAD au Japon, est une démonstration d’affection envers un anime comme peut l’être la FanFic.
Art-Book :
livres à illustrations consacrés à une œuvre, à une thématique ou à un auteur en particulier. Produits fétiches des collectionneurs, parfois luxueux, souvent recherchés et tirés à un nombre d’exemplaires restreint, les art-books contiennent la plupart du temps une vaste gamme d’illustrations en couleurs, inédites ou non, suivie par un appendice noir et blanc truffé de dessins préparatoires ou d’essais de design. Des commentaires et interviews peuvent y figurer en bonus. Au fil des ans la signification du terme s’est élargie en Occident jusqu’à la confusion la plus totale, englobant également les Data-Books et les Sketch-Books. La parution et la traduction de certains art-books d’anime et manga populaires chez des éditeurs européens est une tendance récente appréciée par le grand-public mais boudée par les puristes.
Art-Work :
dessin officiel émanant d’un auteur ou d’un studio, voué à ne pas être utilisé de manière directe dans l’œuvre qu’il représente. Il peut donc être utilisé dans un art-book, comme packaging pour tel ou tel goodies ou comme illustration promotionnelle dans les revues spécialisées. Sa fonction plastique est capitale dans le commerce des DVD notamment.

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BGM :
contraction usuelle pour BackGround Music. Musiques instrumentales utilisées dans les anime, compilées dans les OST. Les génériques chantés ne sont pas des BGM.
Bishojo :
littéralement jolie fille. Tout anime ou manga dont l’une des caractéristiques principales est la mise en valeur de ses belles héroïnes. Ce n’est pas vraiment un genre en soi, mais un qualificatif plus ou moins prononcé selon les genres.
Bishonen :
littéralement beau garçon. Généralement le bishonen est davantage un être androgyne qu’un homme viril. Tout comme le bishojo, il s’agit d’un qualificatif plus que d’un genre d’anime ou de manga à part entière. Il a une connotation péjorative en Occident.
Bunkô :
format de tankôbon réservé aux classiques du manga et faisant plus de quatre-cent pages. Le bunkô n’est pas un format d’origine mais de réédition uniquement.

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Celluloïd :
feuille plastique transparente sur laquelle est dessinée l’étape infime d’une séquence d’animation. Superposés puis enchaînés les uns à la suite des autres, les celluloïds créent l’illusion du mouvement, et donc l’animation. Cette technique qui a régné sur le monde du dessin animé durant plus de soixante ans est en voie d’extinction avec l’usage de plus en plus courant des ordinateurs. Le celluloïd, parfois nommé cellulo ou cel, est en théorie une pièce unique et numérotée. Selon l’œuvre de laquelle il est tiré, son artiste, la séquence d’appartenance et nombre d’autres facteurs, un celluloïd peut s’avérer être une pièce d’une grande valeur, ce qui donne lieu à tout un commerce parallèle qui n’est pas toujours légal.
Chara-Designer :
contraction de Character Designer. Le chara-designer est l’artiste chargé par un studio d’inventer les personnages d’un anime dans leur apparence physique, ses croquis de base servant ensuite au reste de l’équipe pour mener à bien le dessin des celluloïds. Le chara-designer travaille étroitement avec le réalisateur en chef dans la caractérisation initiale des personnages, et bénéficie d’une extrême popularité chez les anime-fans.
Character Song :
type spécifique d’OST particulièrement destinées aux otakus où les seiyuu d’un anime chantent un peu tout et n’importe quoi en se faisant passer pour leur personnage.
CG :
contraction fréquente de Computer Graphics. Terme employé pour qualifier une séquence d’animation réalisée par le biais informatique. Contrairement aux idées reçues, les ordinateurs ne sont pas nécessairement sollicités pour la création d’images de synthèse, mais peuvent également servir sur une animation 2D demandant une synchronicité parfaite impossible à obtenir par le celluloïd.
Comiket :
contraction de Comic et Market. Inauguré en 1976, le Comiket est le plus grand festival japonais consacré au manga. Son entrée est gratuite. Il a lieu à Tokyo deux fois par an et dure trois jours, proposant de nombreuses attractions à destination des hardcore fans. Bien que les éditeurs y possèdent un stand formel, le Comiket est surtout l’occasion pour les japonais d’acheter auprès de particuliers ou de semi-professionnels des doujinshi et des fanzines non-officiels voués à devenir très rares.
Cosplay :
Costume Player. Activité consistant à se déguiser en son personnage d’anime, de manga ou de jeu-video favori, seul ou en groupe. Cette pratique en provenance du Japon est très répandue durant les conventions consacrées à l’anime et au manga, notamment en France avec la Japan Expo ou l’Epitanime. Le cosplay, qui demeure en Europe une activité limitée au cercle ludique des conventions, est un phénomène beaucoup plus imposant au Japon, dépassant de loin la simple question de l’anime pour empiéter sur la mode et la pornographie.

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Data-Book :
littéralement un livre d’informations. Souvent confondu ou mélangé avec les art-books, les data-books ne contiennent que peu d’illustrations et se présentent comme des guides explicatifs officiels réalisés ou supervisés par les créateurs d’un anime ou d’un manga. Dans ces ouvrages sont données des informations relatives aux personnages, aux thématiques et plus globalement à l’univers d’un anime en particulier, mais des informations particulièrement prisées en ce sens qu’elles ne sont parfois jamais mentionnées dans l’œuvre elle-même. La France n’a traduit à ce jour que très peu de data-books.
Douga :
croquis noir et blanc préliminaire au celluloïd, dont il constitue la base décalquée. Un celluloïd vendu avec son douga prend aussitôt davantage de valeur.
Doujin :
terme qui pourrait se traduire par la notion de groupement littéraire. La plupart du temps, le doujin est un manga produit par des amateurs et réutilisant des personnages qui lui pré-existent. Le concept de doujin renvoie néanmoins à tout autre type d’œuvres non-officielles, même si le manga reste sa branche privilégiée. Le doujin manga est publié dans des recueils nommés doujinshis. Il est très majoritairement composé de parodies érotiques voire pornographiques d’anime et manga célèbres, même si les parodies humoristiques sont également courantes. Ce marché informel où la concurrence est telle que des normes de qualité minimale s’y sont généralisées ne représente pas un détail mais des milliards de yens.

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Ecchi :
ecchi est la prononciation japonaise de la lettre H, première lettre de hentai. Le ecchi est un genre d’anime et de manga présentant un érotisme borné de type grivois, mais il s’agit aussi d’un qualificatif pouvant désigner une scène en particulier d’un anime n’entrant pas dans cette classification. Le ecchi est théoriquement destiné aux adolescents.
Ending :
l’ending est le générique chanté en fin de chaque épisode d’anime. Il bénéficie d’une sortie en single en version longue et figure sur les OST de l’anime. Le générique d’un anime joue pour beaucoup dans la curiosité que va éprouver le public pour un programme, il est donc très soigné et n’est généralement pas chanté par des inconnus. Il peut changer plusieurs fois au cours d’un même anime pour marquer un changement de saison, de case horaire ou bien pour annoncer un arc important dans l’intrigue.
Ero-Guro :
mélange d’horreur et d’érotisme appartenant à la fois au kowai et au hentai, répandu dans le monde du manga, un peu moins dans l’anime. L’ero-guro n’est pas une exclusivité japonaise mais la production y est très largement supérieure à celle des autres pays de même que l’hybridation entre gore et pornographie y a droit d’exposition là où l’ero-guro américain et européen, si l’on peut dire, se développe de manière essentiellement illicite.
Eyecatch :
coupure de quelques secondes intervenant le plus souvent au milieu d’un épisode télévisé et affichant le nom de l’anime, accompagné d’un gimmick visuel récurrent. S’il est parfois simplement utilisé pour annoncer une page publicitaire, certaines séries savent en tirer parti pour construire leur identité, l’eyecatch étant très souvent à l’image de l’anime.

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Fan-Art :
dessin réalisé par un fan, reprenant un élément ou plusieurs d’un anime, d’un manga ou d’un jeu-video célèbre entre autres. Le fan-art est une pratique fréquente dans les fanzines mais également très présent aujourd’hui sur internet.
Fan-Dub :
doublage d’un anime par des fans. Il peut être à visée tout à fait sérieuse mais peut également virer à la farce et devenir une sorte de parodie comique.
FanFic :
contraction de Fan et de Fiction. Une fanfic est une histoire écrite par un fan, reprenant à sa manière les personnages ou l’univers d’un film, d’une série, d’un roman, d’un anime ou de toute œuvre pré-existante. La fanfic est l’hommage créatif mêlé d’egocentrisme le plus répandu sur internet avec des dizaines de millions d’histoires différentes, mais malheureusement la moyenne qualitative du genre se situe à un niveau très bas qu’implique toute participation de masse. La fanfic peut être fidèle au style et au ton de l’œuvre dont elle reformule les éléments ou au contraire se vouloir parodique, raconter une histoire originale ou bien la suite d’une scène en particulier, voire croiser plusieurs œuvres en une dans le cas des crossovers. En ce qui concerne l’anime, les fanfic les plus populaires demeurent les fanfics Dark, dramatiques si ce n’est désespérées, Waffy, pseudo-humoristiques, et Lemon, érotiques.
Fan-Service :
bien que l’invention du terme date du milieu des années 90, le fan-service désigne depuis la décennie précédente toute scène inutile figurant dans un anime. Par extension, le fan-service est par la suite devenu le terme désignant toutes les scènes gratuites dont le seul intérêt semble être de montrer des sous-vêtements féminins ou des angles spéciaux sur les formes avantageuses des héroïnes d’anime. Nommé Sabisu au Japon, le fan-service moderne, jadis sympathique et dont la paternité est probablement imputable au Studio Gainax en 1988, a fini par devenir un excès chronique et trop courant dans l’animation japonaise, nombre de producteurs ayant compris que ce dernier suffisait parfois à faire faire de l’audimat à des anime par ailleurs insipides.
Fan-Sub :
sous-titrage d’un anime par des fans. Bien qu’illicite, cette pratique à but non lucratif très liée à internet est tolérée tant que l’anime sous-titré n’est pas acquis par un éditeur local, car il s’agit paradoxalement en second lieu d’une publicité efficace pour les oeuvres. Très en vogue, le fan-sub est présent sur le réseau dans tous les pays occidentaux par l’action de petites équipes souvent rassemblées, parfois rivales.
Film-Book :
confondu à tort avec l’anime-comic, le film-book est un goodies qui propose le plus souvent un résumé des épisodes d’un anime et des commentaires de l’équipe en charge de l’œuvre dont il est question. Bien que le film-book soit également illustré, il ne possède aucunement le caractère roman-photo qui est constitutif de l’anime-comic.
Foley :
le foley constitue tout ce qui est doublé par un seiyuu dans un anime mais qui ne repose pas sur des mots ou des dialogues. Rire, soupirer, ronfler, gémir sont des exemples d’éléments doublés intégrant le foley. Si le terme n’est pas spécifique au seul anime, les performances de foley y sont particulièrement mises à contribution.

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Gagaballien :
néologisme péjoratif français créé au début des années 90 par les anime-fans pour désigner les amateurs d’animation cantonnés à l’anime dit commercial Dragon Ball Z. Par extension, désigne toute personne se vouant au culte unique d’un anime sur-médiatique, souvent considérée comme une intrue par les hardcore fans.
Gakuen Mono :
contraction de Gakuen Monotari. Désigne les anime et manga dont la majeure partie de l’histoire se déroule en milieu scolaire, généralement au lycée. Concerne donc très souvent, mais pas systématiquement, le shojo.
Garage-Kits :
des kits à assembler et à peindre produits par des fans, à l’effigie de personnages ou mechas d’anime célèbres. Si le garage-kit est un commerce amateur qui empiète sur le marché des maquettes de grandes firmes, la qualité est pourtant très soutenue et tient la comparaison avec les goodies autorisés, la rareté tant recherchée en plus. De nombreux collectionneurs achètent les garage-kits en double pour pouvoir customiser un modèle et le rendre unique. La customisation des garage-kits est un loisir de spécialistes.
Gekiga :
littéralement qui porte au drame. Comme son nom l’indique, le gekiga est un type de manga particulièrement sombre et dramatique, très narratif, d’accoutumée rangé dans la catégorie seinen mais pas nécessairement. En effet, l’auteur peut vouloir communiquer une information aux jeunes lecteurs en leur livrant un gekiga présentant quelques traits shonen. Quoiqu’il en soit le rire y est prohibé. Ce type de manga très courant dans les années 60 s’est rarifié au fur et à mesure qu’il devenait de moins en moins vendeur, mais un best-seller vient parfois contredire les tendances générales.
Goodies :
le goodies est l’équivalent du merchandising américain. Autrement dit, tous les produits dérivés que peuvent engendrer l’anime, le manga et le jeu-video. Une industrie sans limites brassant figurines, cartes à collectionner, vêtements, CD-roms, maquettes, disques, peluches, livres d’illustrations, fournitures scolaires et tutti quanti. Manifestation de capitalisme brut, les goodies sont adorés des uns et méprisés des autres.

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Hentai :
signifie littéralement pervers. Le hentai est un genre d’anime et de manga oscillant entre l’érotisme appuyé et la pornographie, et divisé en un nombre incalculable de sous-catégories cultivant des fantasmes parfois très spécifiques au Japon. Le hentai bénéficie d’un succès exponentiel, notamment sous sa forme doujin, et peut susciter de grandes incompréhensions selon son degré de moralité. A ne pas confondre avec le ecchi, qui propose un érotisme nettement plus soft, que l’on dirait habituellement de charme.
HK :
Hong Kong. Terme péjoratif attribué à tout goodies pirate, qu’il soit issu de Chine ou pas. Les secteurs DVD, OST, art-books et cartes à collectionner sont très infiltrés par le HK.

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Idol :
une idol est une jeune, voire très jeune femme aux mensurations qui laissent rêveurs les fans, et qui est éphémèrement propulsée au rang de superstar. Généralement chanteuse, l’idol fait la couverture de nombreux magazines et alimente l’actualité jusqu’à l’apparition de ses premières rides. D’où l’idée d’inventer des Virtual Idols, des superstars incapables de vieillir car fictives et insérées dans des anime et jeux-videos à succès où elles chantonnent à tout va. Lynn Minmay de Super Dimensionnel Fortress Macross demeure la plus célèbre des virtual idols, et peut-être l’une des plus célèbres idols tout court à ce jour.
Image Album :
type spécifique d’OST qui propose des morceaux inédits qui n’ont pas pu être utilisés dans un anime et des remixes de BGM ou de chansons déjà connus pour hardcore fans.
Intervalliste :
les intervallistes sont des animateurs, majoritaires en nombre, chargés de produire les celluloïds intermédiaires. Pour grossir les faits, le réalisateur en chef s’occupe du premier et du dernier celluloïd ouvrant et terminant une mini-animation, la gestuelle d’un personnage par exemple, et les intervallistes doivent relier les deux celluloïds clefs par plusieurs autres celluloïds constitutifs du mouvement dans son intégralité. Plus les celluloïds sont nombreux, plus le mouvement a de chances d’être réaliste et non saccadé.

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Japanimation :
contraction de Japan et de Animation. Terme générique du début des années 90 désignant le dessin animé japonais. Il disparaît progressivement au profit du terme d’anime.
Japoniaiseries :
néologisme péjoratif français inventé pour nier le statut d’œuvre aux anime et aux manga, terme popularisé dès les années 80 par la revue Télérama.
J-Pop :
pop japonaise, caractérisée par le monopole de voix féminines et par le mélange entre soft rock radiophonique traditionnel et synthétiseurs. Peu définie et difficilement balisable, la J-pop comme genre musical constitue l’essentiel des génériques d’anime actuels. Elle est parsemée d’idols qui influent notamment sur les modes vestimentaires.
Josei :
littéralement femmes d’âge moins que moyen. Type d’anime et de manga assez peu médiatisé destiné aux jeunes ménagères et jeunes épouses. Parfois yaoi, le josei aborde sinon des thèmes tels que la famille et l’éducation. Si la plupart arborent un sens de la morale très pointu, d’autres sont de véritables satires extrêmement crues sur le quotidien des femmes au foyer à faire passer toutes les séries américaines pour de la guimauve.

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Kawaii :
littéralement mignon. Le style graphique kawaii se conjugue à toutes les sauces. Il peut tout autant s’agir de petits animaux kawaii pour plaire aux filles, que de filles kawaii pour plaire aux garçons. Quoiqu’il en soit le but reste d’attendrir avec des images idéalisées.
Kodomo :
anime ou manga pour jeunes enfants. Très souvent, le kodomo met en scène des jeunes enfants vivant de palpitantes et répétitives aventures dans des mondes irréels. Certaines exceptions rencontrent un succès qui dépassent les clivages de l’âge.
Kowai :
signifie plus ou moins l’idée d’avoir peur. Anime ou manga à prétention horrifique. Souvent destinés aux adolescents, et notamment aux filles, la plupart ne dépassent pas le concept d’un gore scolastique matiné de relations amoureuses ambiguës, sans réel travail d’angoisse en amont. Le kowai manga est un genre qui doit énormément à ses emprunts aux comics américains, et qui a mis des décennies à trouver un style singulier. L’une des manifestations les plus importantes de la spécificité horrifique japonaise est le ero-guro.

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Limited Animation :
les anime fonctionnant avec vingt-quatre images distinctes par seconde demandant des fortunes et des temps de production infinis, ces derniers sont pour la plupart passés au douze images à la seconde suite aux restrictions budgétaires subies par les studios au début des années 60. Ce fut la première directive de la limited animation pour réduire les facteurs capital et temps, qui a continué d’être employée dans nombre de maisons suite aux innovations apportées par les premières séries animées hebdomadaires japonaises. D’autres suivirent, comme la superposition en couches des celluloïds, ou les effets de looping. La limited animation, expression utilisée pour les anime à celluloïds, a été une épée à double tranchant, permettant d’un côté l’accès du plus grand nombre aux méthodes de l’animation et ayant joué le rôle de pierre angulaire dans l’explosion de l’anime nippon, mais ceci au détriment de la qualité technique de l’animation d’antan.
Lolicon :
contraction fréquente de Lolita et Complex. Le lolicon désigne des personnes, le plus souvent des anime-fans, éprouvant un intérêt fantasmagorique plus ou moins prononcé vis-à-vis des jeunes adolescentes pré-pubères. Il désigne également un genre d’anime et de manga qui leur est destiné. Au Japon, le syndrôme lolicon n’est pas considéré comme de la pédophilie car la majorité sexuelle des adolescents y est atteinte à l’âge de treize ans. Toutefois, les individus souffrant de ce complexe y sont perçus par l’opinion publique comme des marginaux difficiles à insérer socialement. Le lolicon a ses variantes internes, comme le Shotacon yaoi qui est une attirance d’hommes adultes envers les jeunes garçons.

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Magical Girls :
les magical girls sont un type d’héroïnes et un sous-genre de l’anime et du manga shojo dont le plus connu des spécimens en France est Bishojo Senshi Sailormoon. Les magical girls obéissent souvent aux mêmes lois récurrentes. Elles sont jeunes et jolies, moralement irréprochables, dotées de pouvoirs surnaturels conférés par des artefacts magiques et vivent souvent une double vie à la manière des super-héros américains, luttant dans des costumes ultra-féminisés contre des démons ignobles pour protéger la Terre menacée à l’insu du monde. La mode du girl power qui a touché les séries live américaines au milieu des années 90 trouve probablement certaines sources d’inspiration dans ce type d’anime.
Manga :
signifie littéralement image dérisoire. Le manga désigne l’ensemble de la bande dessinée japonaise, et non pas le dessin animé nippon comme les medias occidentaux ont souvent fait l’amalgame, même si les deux univers sont très liés. Le manga n’est pas l’objet, c’est-à-dire le livre en lui-même, mais l’artistique uniquement. Le parcours classique du manga débute par la pré-publication dans un mangashi, puis en cas de succès, par la publication en volumes reliés, les tankôbon, que nous appelons en France manga. Si le manga est subdivisé en plusieurs centaines de genre, la classification de base la plus courante et donc la plus bancale est celle dite des trois S, shonen, shojo et seinen, à savoir pour jeunes garçons, pour jeunes filles et pour adultes. Si le terme de manga désigne au départ des petites bandes dessinées de quelques cases publiées dans des journaux en guise de billets d’humeur, il nomme aujourd’hui un art à part entière dotés de codes propres, d’une narration novatrice et d’un circuit économique consistant, ceci essentiellement grâce à l’apport d’après-guerre d’Osamu Tezuka, considéré comme le fondateur du manga moderne.
Mangaka :
auteur d’un manga. Il n’est généralement pas seul responsable de l’œuvre définitive car il peut avoir des assistants pour s’occuper des tâches moins sophistiquées. Un manga peut très bien être l’œuvre de plusieurs personnes, les unes s’occupant du dessin et les autres du scenario, comme cela demeure souvent le cas dans la bande dessinée européenne.
Mangashi :
magazine de pré-publication des manga. De véritables pavés de cinq-cent pages imprimés sur du papier de mauvaise qualité et vendus à bas prix. Il en existe au Japon plus d’une centaine, dont le rythme peut être hebdomadaire ou mensuel. Chaque mangashi s’adresse à une tranche d’âge particulière, et peut être plus orienté vers un lectorat masculin ou féminin, même si les catégorisations franches n’existent pas. Le plus célèbre des mangashi demeure le Shonen Jump qui a révélé les plus grands succès de la fin des années 80. En France, Kameha ou Manga Player, aujourd’hui défunts, ont été les premières tentatives nationales d’import mangashi mais ont été remplacés par d’autres magazines depuis.
Manhua :
désigne la bande dessinée chinoise, largement inspirée du manga mais dont certains titres sont parvenus à développer une identité propre. Le manhua est traduit à doses homéopathiques en Occident et le public demeure encore assez peu réceptif à ce genre. Il donne lieu depuis peu à des adaptations animées qui rappellent inévitablement l’anime nippon.
Manwha :
désigne la bande dessinée coréenne, largement inspirée du manga mais dont certains titres sont parvenus à développer une identité propre. Le manwha est traduit à doses homéopathiques en Occident et le public demeure encore assez peu réceptif à ce genre. Il donne lieu depuis peu à des adaptations animées qui rappellent inévitablement l’anime nippon.
Mascotte :
caractéristique de l’anime et du manga, la mascotte est la petite bestiole, le plus souvent animale ou bien surnaturelle, qui accompagne le héros durant sa quête, ou qui sert à distiller un peu d’humour pendant les scènes intermédiaires. Les mascottes sont traditionnellement dessinées dans un style kawaii pour plaire aux plus jeunes.
Mecha :
le mecha est l’une des figures les plus populaires de l’anime et du manga, à savoir le fameux robot géant piloté par le héros. Par mecha on désigne techniquement tous les éléments futuristes de l’œuvre, mais pour l’anime-fan nostalgique le mecha demeure le robot, vedette ou non. Le mecha a subi de très grandes mutations en cinquante ans mais continue toujours de fasciner le public nippon. Il a connu au moins trois grandes phases, que sont la génération cylindrique, la génération industrielle et la génération organique, même si certaines œuvres ont su présenter des bribes de ces innovations avant la génération correspondante.
Mecha-Designer :
contraction de Mechanical Designer. Personne chargée d’inventer l’apparence des robots, véhicules, objets et décors futuristes d’un anime de science-fiction, en veillant à trouver un équilibre entre sophistication et simplicité pour que le dessin reste possible à animer correctement. Le mecha-designer est très important pour l’économie d’un anime car ses créations sont souvent déclinées en goodies.
Metropolis :
centre d’une trilogie manga de science-fiction comprenant Lost World, Metropolis et Next World. Metropolis est une œuvre cruciale du manga dessinée par Osamu Tezuka au tout début des années 50, et qui a largement contribué à la suprématie du genre science-fiction dans le manga et l’anime durant les décennies qui suivirent, inspirant et guidant des milliers de futurs mangaka dans cette voie. Metropolis est l’un des symboles les plus forts du manga contemporain. C’est également le nom soigneusement choisi par ce site.
Moe :
tout anime et manga mettant en scène un idéal féminin typiquement nippon qui est celui de la naïveté et de l’innocence. Le moe décrit souvent des jeunes filles fragiles de telle manière que le téléspectateur masculin doit avoir l’envie de les protéger. Ce fantasme à l’origine popularisé dans l’anime et le manga est désormais un fait sociétal au Japon, où de nombreuses lycéennes mais également des femmes plus âgées se comportent volontairement de sorte à ressembler dans l’attitude au moe fictif.

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NewType :
magazine japonais de référence sur l’anime, proposant des articles de fond, des news souvent inédites, des interviews, des visuels exclusifs créés par les studios d’animation eux-mêmes et des bonus pour les collectionneurs. NewType est désormais publié aux Etats-Unis et fait figure de légende vivante de la presse animée, et ce internationalement. NewType tire son nom des êtres éponymes de Kidou Senshi Gundam, individus aux capacités psychiques sur-développées dont Amuro Ray est la célébrité connue de tous.

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OAV :
Original Animation Video. Une OAV est un anime destiné au marché de la VHS, du LD ou du DVD, c’est-à-dire un anime qui n’est visible que sur support commercial. Une OAV ne passe donc ni à la télévision, ni dans les salles de cinema, sauf exceptions rarissimes. Du fait d’un planning beaucoup moins contraignant que l’anime TV, l’anime sous forme OAV bénéficie d’une qualité technique souvent en avance sur la production grand-public et son mode de distribution lui permet d’échapper à la censure des chaînes. On attribue généralement au Studio Pierrot la paternité de la première OAV, qui date de 1983. L’OAV est nommée OVA au Japon et sa durée varie le plus souvent entre vingt minutes et une heure.
Omake :
signifie bonus. L’omake est un ajout animé humoristique en fin d’anime ou quelques cases supplémentaires à l’intérieur même d’un manga, où l’auteur auto-parodie son œuvre pour amuser les fans. Il arrive que les omake ne soient disponibles que dans la version DVD d’un anime car réalisées exprès pour, et donc inconnues du simple téléspectateur.
One Shot :
un manga one shot est un manga qui ne s’étale sur la durée que d’un seul tome ou d’un seul chapitre formant une histoire complète. Beaucoup de manga comportant plusieurs dizaines de tomes ont débuté sous la forme d’un one shot au succès inattendu.
Opening :
l’opening est le générique chanté au début de chaque épisode d’anime. Il bénéficie d’une sortie en single en version longue et figure sur les OST de l’anime. Le générique d’un anime joue pour beaucoup dans la curiosité que va éprouver le public pour un programme, il est donc très soigné et n’est généralement pas chanté par des inconnus. Il peut changer plusieurs fois au cours d’un même anime pour marquer un changement de saison, de case horaire ou bien pour annoncer un arc important dans l’intrigue.
OST :
Original SoundTrack. Nommées Ongakushu au Japon, ce sont les bandes originales des anime. Il y a souvent plusieurs OST pour un même anime. Les OST classiques reprennent les génériques mais également tous les BGM de l’anime. Il existe d’autres types d’OST moins conventionnels comme le image album, le radio drama ou le character song, qui s’adressent à un public beaucoup plus impliqué que le simple téléspectateur lambda.
Otaku :
terme qui évoque le repli sur la sphère domestique. Par extension, un individu tellement passionné par un domaine en particulier qu’il en est devenu associal. Le phénomène de l’otakuisme est très souvent lié à un intérêt presque pathologique pour l’anime, le manga, le jeu-video ou bien les trois. Collectionneur acharné, l’otaku vit enfermé chez lui et dans un monde fictif qu’il tient à l’écart des intrusions externes. Si en Occident beaucoup de fans d’anime s’auto-proclament otakus en n’en retenant que la sémantique de la passion, le terme revêt au Japon un sens péjoratif d’inaptitude à la vie sociale, aux relations humaines, au travail et à la sexualité. L’otakuisme obsessif commence néanmoins à dépasser les frontières japonaises pour apparaître en Europe et aux Etats-Unis. Les otakus, d’ordinaire calmes et timides, déchaînent parfois les colères de l’archipel nippon lorsque l’un d’eux sombre dans la psychose ou la perversion sexuelle jusqu’à commettre des actes meurtriers. Le phénomène est donc plus sérieux que le simple fanboyisme américain auquel on le compare régulièrement.

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Radio Drama :
type spécifique d’OST pour fans contenant les plus mémorables dialogues d’un anime, des parodies, et parfois de véritables épisodes inédits entièrement audiophoniques. Parfois appelé sous l’intitulé alternatif de Drama CD.
Rami Cards :
cartes plastifiées à collectionner d’un anime. Secteur très contaminé par le HK.
Raw :
la version raw, c’est-à-dire brute, d’un anime est la version dans laquelle ce même anime a été diffusé à la télévision japonaise, en japonais et sans sous-titres pour les étrangers. Expression employée par les anime-fans américains pour qualifier la VO japonaise.

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Scanlation :
contraction usuelle de Scan et Translation. Pratique qui consiste à mettre en ligne sur internet la traduction d’un manga, qu’il soit licencié ou non par un éditeur local. Contrairement au fan-sub, la scanlation est très mal vue des éditeurs et occasionne des poursuites judiciaires bien plus fréquentes que son équivalent sur anime.
Seinen :
littéralement adulte. Le seinen est un genre très vaste et confus qui s’adresse à un public plus âgé que la moyenne du lectorat manga. Il concerne donc des manga abordant des thématiques plus sérieuses comme la politique, l’économie, le quotidien d’une catégorie socio-professionnelle donnée, le drame psychologique, le policier, la biographie historique ou l’anticipation, entre autres. Mais en réalité les choses sont plus complexes que cela car, de la même manière que certains adultes apprécient les manga pour adolescents, les manga pour adolescents peuvent comporter un aspect seinen. C’est souvent le cas pour la science-fiction notamment, qui peut développer des thématiques très graves sous le vernis juvénile.
Seiyuu :
comédiens de doublage d’anime. A l’inverse des doubleurs français, les seiyuu sont de véritables stars au Japon, que l’on reconnaît dans la rue et dont les éléments féminins sortent régulièrement des disques dans le commerce. Les seiyuu femmes sont les plus vénérées par les anime-fans qui les associent mentalement à leurs personnages. La plus célèbre des seiyuu est probablement Megumi Hayashibara.
Shitajiki :
grandes cartes plastifiées à l’effigie d’un anime quelconque et appréciées des collectionneurs. Servant d’objet décoratif autant que de sous-main sur un bureau, les shitajikis sont surtout des goodies que les anime-fans aiment à accumuler sans utilité particulière.
Shojo :
littéralement jeune fille. Type de manga et d’anime que l’on considère comme adapté à un public féminin. Le shojo brasse beaucoup d’histoires de gakuen mono, de supokon ou de magical girls, mais la tendance actuelle est aux comédies romantiques. Le shojo consacre énormément de son propos aux sentiments des personnages, à leurs pensées profondes, aux dits et aux non-dits, le plus souvent dans le cadre d’histoires sentimentales où le réalisme laisse plutôt place à une vision poétisée des rapports humains. Parfois accusé de mièvrerie, le shojo est nettement plus nuancé, diversifié et complexe qu’il n’y paraît au premier abord.
Shonen :
littéralement jeune garçon. Probablement le genre le plus lu et le plus regardé au Japon, destiné en théorie aux adolescents. Le shonen possède des codes bien particuliers censés attirer l’attention masculine, comme la mise au premier plan de certaines valeurs telles que l’amitié, le courage et la rivalité fair-play et bien sûr le recours fréquent au fan-service. Certains analystes s’accordent à dire que le shonen peut être divisé en trois grands groupes, que sont l’aventure où le héros poursuit une quête et doit combattre de nombreux ennemis, la compétition où le héros s’accroche à un rêve très souvent sportif ou similé, et l’idylle où le héros se retrouve sans cesse entouré de jolies filles lors de péripéties mi-ecchi mi-humoristiques. Ce dernier groupe attire également un fort public féminin. On reproche parfois au shonen un caractère très répétitif mais cela n’englobe pas toutes les œuvres du genre.
Sketch-book :
ouvrage consacré aux dessins préparatoires d’un anime, contenant donc pour l’essentiel des croquis noir et blanc. Goodies proche mais différent de l’art-book.
Super Deformed SD :
personnage dessiné de manière caricaturale, avec des traits surréalistes grimaçants, une tête gigantesque vis-à-vis d’un corps rapetissé, le tout sur une animation volontairement saccadée. Effet comique classique de l’anime et du manga, aussi nommé Puti.
Supokon :
contraction de Sport et de Konjo. Autrement dit l’esprit de compétition du sport. A l’origine anime ou manga traitant de sport au sens strict, et particulièrement de la progression du héros vers le statut de champion. Par extension, le supokon est devenu un genre mettant en scène n’importe quel type de compétition, concours, lutte pour s’imposer comme le meilleur.

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Tankôbon :
le tankôbon est la version reliée du manga en tomes séparés, ce que nous appelons à tort manga en Occident. Le tankôbon traditionnel fait entre cent et deux-cent pages, mais certains classiques du manga peuvent être réédités à bas prix dans des formats plus volumineux, comme le format bunkô de plus de quatre-cent pages.
Tezuka Osamu :
né en 1928, Osamu Tezuka est considéré comme le fondateur du manga moderne, qu'il a fait passer du statut d'anecdote à celui d'art aux codes propres offrant des possibilités narratives infinies. Il est également, à travers sa première structure Mushi Productions, l'inventeur du premier anime TV hebdomadaire, Tetsuwan Atom alias Astro Boy 1963, et celui par lequel est né le révolutionnaire concept de limited animation. Auteur de bande dessinée le plus prolifique de tous les temps et animateur de génie, Osamu Tezuka décède en 1989 après avoir abordé tous les genres avec brio. Il laisse derrière lui une oeuvre riche de près de 160 000 planches de manga, une participation à près de 400 anime, toute une pensée humaniste et écologique avant-gardiste permanente, et nombre de techniques capitales pour l'histoire de la bande dessinée et de l'animation internationale.
Tokusatsu :
séries télévisées non animées mettant en scène des héros capables de se transformer en combattants masqués dotés de costumes colorés. Les tokusatsu sont souvent désignés à tort sous l’intitulé de sentai, qui n’en est qu’une sous-catégorie spécifique dont le plus célèbre représentant est Chôdenshi Bioman. L’Occident considère fréquemment ces programmes populaires comme stupides et enfantins mais cela est en partie dû à une méconnaissance totale de ce genre à part. Si l’animation japonaise n’a pas de lien direct avec les tokusatsu, les deux s’influencent mutuellement dans leurs préoccupations, notamment écologiques, et dans leurs thématiques extraterrestres récurrentes.
Trading Cards :
cartes à collectionner d’un anime. Secteur très contaminé par le HK.
Trame :
le manga typique étant en noir et blanc, le dessin est rendu davantage esthétique en usant de trames puisées dans différents tons de gris, découpés sur des feuilles spécialisées à cet effet et altérés par diverses techniques. Ces trames peuvent créer l’illusion de reflets, d’ombres ou de profondeur sur un personnage ou dans un décor et permettent un ersatz de coloration. Le travail des trames est souvent celui des assistants du mangaka.

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Yaoi :
acronyme de YAma nashi Ochi nashi Imi Nashi, que l’on pourrait traduire par vide de sens ou sans sujet. Avec le temps, yaoi est devenu l’acronyme de YAmete Oshiri ga Itai, une manière de dire à quelqu’un qu’il nous fait mal au cul. Derrière ces expressions péjoratives ne se cache rien d’autre que le yaoi, c’est-à-dire l’anime et le manga homosexuel masculin. Ce genre n’est pas très lu par les concernés, mais plutôt par des femmes car ce sont également des femmes qui les produisent généralement. La raison du désintérêt relatif des gays envers ce type d’anime et de manga tient au fait que sous la plume des femmes la relation homosexuelle est souvent idéalisée, romancée et présentée comme n’importe quelle relation hétérosexuelle. Peu abordent les sujets qui intéressent vraiment les gays japonais, comme les spécificités affectives et sexuelles des homosexuels, la pink culture ou la discrimination existant à leur encontre. Le yaoi va depuis la simple histoire d’amour, dite shonen-ai, jusqu’à la pornographie. Le yaoi commence timidement à investir le marché occidental, notamment français.
Yonkoma :
signifie littéralement manga en quatre cases. Ce type de manga est le plus souvent publié en appendice ou dans des revues sans rapports avec la bande dessinée, caricaturant un évènement de l’actualité et se voulant humoristique. Des yonkoma ont déjà inspiré des anime.
Yuri :
littéralement fleur de lys. La fleur de lys est le symbole revendiqué des lesbiennes au Japon, par conséquent le yuri est l’équivalent pour ces dernières du yaoi. Même si le public du yuri est essentiellement masculin, les lesbiennes elles-mêmes cautionnent, lisent et participent à ce genre particulier de l’anime et du manga, dont le caractère sur-romantique semble un peu plus crédible, en tout cas plus accepté par la population homosexuelle, que sur certaines œuvres yaoi. Le yuri va depuis la simple histoire d’amour, dite shojo-ai, jusqu’à la pornographie. Seule cette dernière est actuellement représentée en France, le sentimentalisme lesbien n’intéressant pas beaucoup les hétérosexuels occidentaux.

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