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Enlightened - Forum de discussions sur la série.

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Enlightened - Page 1

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Tête de serie
le 18 octobre 2011 à 00h22

Enlightened - Pilot

Les bandes annonces, sans me rebuter, ne me donnaient pas forcément envie. Surtout que Mary-Louise Parker, Toni Collette, Edie Falco et Laura Linney ont déjà épuisé le filon des séries-écrites-pour-qu’une-actrice-estimée-vienne-prendre-son-Emmy-dans-une-dramédie-hystérique.

Sauf que le résultat d’Enlightened est très loin de ressembler aux séries-vitrines de Showtime. Certes, Laura Dern est de toutes les scènes (et elle est excellente, comme prévu), mais ici point d’hystérie ou de personnages over-the-top. Mis à part la formidable première scène, celle du pétage de plomb, tout est normal, que ce soit les situations ou les personnages. Enlightened, et c’est très rafraichissant pour ce genre de série, ne cherche pas la surenchère ou la provoc. Il ne s’agit pas, contrairement aux consoeurs de Showtime, de gérer une situation extraordinaire (drogue, troubles de la personnalité, double vie ou cancer) dans un environnement frapadingue. Le propos de la série est bien plus intime. Après son pétage de plomb, Amy (Laura Dern) veut rentrer dans le rang, se reconstruire en faisant la paix avec elle-même et avec les autres. Le concept paraissait un peu désarmant dans la bande-annonce, mais sa simplicité, finalement, le rend original.

J’ai été séduit par l’ambiance, empreinte de tristesse et de nostalgie malgré l’apparente légèreté du concept. Pour le coup, la combinaison avec Bored to death est plus logique qu’avec les autres comédies d’HBO, même si Enlightened est paradoxalement plus sombre.

J’ai aussi été surpris par la réalisation (quelques très beaux plans dans ce pilote) et la photographie. La simplicité du concept, l’absence de surenchère, la relative profondeur du personnage principal ont achevé de me séduire. Malgré quelques banalités dans la voix-off et un ou deux clichés (la tortue de mer...), ça fonctionne. La série est immédiatement attachante.

C’est le pilote qui m’a le plus accroché de cette rentrée, et je ne m’y attendais vraiment pas.

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aline
le 8 novembre 2011 à 14h38

Enlightened 1.01 & 1.02

Surtout que Mary-Louise Parker, Toni Collette, Edie Falco et Laura Linney ont déjà épuisé le filon des séries-écrites-pour-qu’une-actrice-estimée-vienne-prendre-son-Emmy-dans-une-dramédie-hystérique.


Très bien synthétisé !

Certes, Laura Dern est de toutes les scènes (et elle est excellente, comme prévu), mais ici point d’hystérie ou de personnages over-the-top. Mis à part la formidable première scène, celle du pétage de plomb, tout est normal, que ce soit les situations ou les personnages.

A ce moment là, je réalise combien la lecture d’un même épisode peut être différente d’une personne à l’autre. Incroyable. J’ai trouvé Laura Dern absolument horripilante, "over the top", ne provoquant aucune empathie pour son personnage, et je ne parle pas de la crise d’hystérie initiale que j’ai trouvée parfaite, je parle de son retour, post illumination hawaienne. C’est simple, toutes les personnes qu’elle pourchasse, son ex levi, son ex boss, son ex assistante, toute mon empathie allait vers eux...

Il ne s’agit pas, contrairement aux consoeurs de Showtime, de gérer une situation extraordinaire (drogue, troubles de la personnalité, double vie ou cancer) dans un environnement frapadingue. Le propos de la série est bien plus intime.

Je pense que ce qui manque au show, c’est du recul, et de l’humour. l’ensemble se prend très, trop au sérieux, alors que de nombreuses scènes (la voiture dans l’allée, l’observation de son équipe, les RH...) auraient pris une toute autre ampleur avec une pointe d’humour. Tout est tellement au 1er degré que c’es est gênant, en tout cas pour moi, et c’est dommage, car le sujet ne pourrait pas être plus d’actualité.

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dylanesque
le 7 décembre 2011 à 01h15

Enlightened 1.09

Avec le 1.04, il s’agit d’un des plus beaux épisodes de télé que j’ai vu. Rarement vu quelque chose d’aussi sincère, juste et émouvant. Enlightened (et Louie, qui a les mêmes qualités mais avec un ton différent) sont les deux séries les plus touchantes de l’année selon moi (catégorie drama).
En espérant que l’un d’entre vous l’a vu également et pourra en parler mieux que moi.

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Tête de serie
le 7 décembre 2011 à 10h30

Enlightened 1.09

Ah ! Quelqu’un d’autre regarde ! :)

Avec le 1.04, il s’agit d’un des plus beaux épisodes de télé que j’ai vu.


J’irai pas jusque là, mais effectivement, c’était un bel épisode. Extrêmement touchant, et magnifié par une réalisation, une musique et une photo sublimes. J’aime comment Enlightened réussit à installer une ambiance douce-amère, profondément nostalgique, à la fois lumineuse et triste. Certains plans font limite penser à de la peinture avec toutes ces couleurs, cette profondeur de champ, cette dimension contemplative. Après 9 épisodes, j’émets quelques réserves sur le fond, mais en terme d’ambiance, Enlightened est une grande réussite.

Il était indispensable de développer le personnage de la mère, et c’est fait (un peu tard ?) de fort belle manière. Contrairement à Amy qui tente d’avancer et d’ouvrir les yeux sur sa vie -sans grande réussite-, la mère est emmurée dans sa solitude, ses blessures du passé. Elle se protège en créant une petite vie recluse, sans risques, dans une maisonnée parfaite où les couleurs et la vie (les plantes, le chien) soulignent cruellement qu’elle a arrêté de vivre. On a encore de belles scènes de non-communication entre Amy et sa mère, où l’on mesure le fossé entre les deux femmes, leur incapacité à communiquer. Ce qui m’a surpris, c’est de voir que la mère défend sa fille face à Levi, n’évite pas de parler franchement quitte à aller au conflit avec lui, alors qu’elle est terrifiée à l’idée de se confronter à sa fille, comme le montre l’excellente scène du repas, quand elle expédie le récit de sa rencontre avec Levi.

Mais voir un épisode comme ça réveille mes frustrations par rapport à cette série. Même si j’ai adoré, j’ai encore le sentiment que les auteurs ne sont pas allés assez loin. On aborde des thèmes profonds et intéressants, mais au final la série ne fait que les effleurer, les toucher du doigt, elle ne réussit pas à s’en "saisir" véritablement. C’est très frustrant. Je pense à Tell me you love me, ou Six feet under, des séries très fortes qui ont réussi à prendre de l’ampleur, de la profondeur. J’ai l’impression qu’Enlightened a vocation à jouer dans cette cour, mais n’arrive pas à franchir un palier, à trouver comment prendre de la hauteur par rapport à son sujet.

On a eu pourtant de très beaux moments depuis le début, qui sont à chaque fois des prises de conscience. Quand Amy réalise qu’elle ne peut pas changer de vie dans le 1.03 (avec la scène très touchante face à son recruteur), la confrontation Amy-Levi dans le 1.04, ou la fin du 1.06 lorsqu’Amy ouvre les yeux sur la superficialité de sa retraite à Hawaï.

En tout cas, Enlightened est une série étonnante et attachante. Un peu frustrante et insaisissable. Surprenante aussi, car elle peut livrer un épisode très rythmé et plein d’humour (l’excellent 1.08), puis enchaîner sur un épisode contemplatif comme celui-ci avec seulement 3 personnages... C’est déroutant. J’ai hâte de voir le final, en espérant ne pas en sortir trop frustré...

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Tête de serie
le 14 janvier à 15h33

2.01

Je ne devrais pas poster puisque personne ne regarde, mais fuck it, après tout j’ai l’habitude de prêcher dans le vide.

C’était foutrement excellent. J’ai adoré la tension qui ne se relâche pas du début à la fin. Il n’y avait pas vraiment de suspense sur l’attitude du journaliste, mais on est quand même pris aux tripes car on ressent parfaitement l’état d’esprit d’Amy. D’ailleurs, Laura Dern n’a jamais été aussi impressionnante que dans cet épisode, elle m’a bluffé dans pratiquement chacune de ses scènes.

Les dialogues étaient précis, justes, parfaitement ciselés. Toujours cette cinématographie dans les plans, cette photo soignée, et cette musique qui plonge immédiatement dans l’ambiance.

J’ai même éclaté de rire lors de la formidable scène où Amy parle d’épée, de dragons et de sorcières dans une métaphore alambiquée à sa pauvre mère qui n’y comprend rien. Les deux actrices étaient formidables.

Je pensais me jeter sur Girls, The good wife ou Shameless,et en fait c’est Enlightened que j’ai ouvert en premier. Et ça risque d’être pareil la semaine prochaine : j’ai hâte de savoir sur quoi travaille le journaliste, j’ai hâte de revoir l’ex-mari, de savourer à nouveaux les scènes entre Amy et sa mère. J’ai hâte de Tyler soit davantage développé, j’ai hâte que l’étau se resserre autour de l’entreprise.

Ah, putain, je me suis régalé.

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veyne
le 25 janvier à 16h24

2.02

Je suis sûr que d’autres apprécient Enlightened... j’en fais partie, c’est actuellement avec TGW la série que j’attend le plus chaque semaine.

La réalisation est toujours très soignée, on reconnaît immédiatement un plan d’Enlightened, il y a une atmosphère un peu éthérée, paisible unique à cette série. Et j’avoue qu’après une saison et deux épisodes je ne sais toujours pas vers quoi l’histoire se penche, parfois loufoque, mais aussi grave... Mine de rien la scène du licenciement est assez violente dans le dernier épisode.

Amy a l’air complètement à côté de ses pompes, c’est ce qui fait son charme, mais elle pourrait très bien devenir Erin Brockovitch, très difficile à prévoir. Tyler est attachant mais son rôle est encore trop stéréotypé "extension du domaine de la lutte", le journaliste aussi est trop caricatural pour être honnête, wait & see... Je regrette la disparition, pour l’instant, de l’ex boyfriend dont j’avais aimé l’épisode à la campagne.

Peut-être pas une grande série, mais un petit bijou quand même, je ne sais pas ce qu’il en est des audiences américaines mais j’espère qu’HBO lui laissera le temps de se développer et de prendre toute l’ampleur qu’elle mérite.

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Tête de serie
le 30 janvier à 00h25

2.03

Je regrette la disparition, pour l’instant, de l’ex boyfriend dont j’avais aimé l’épisode à la campagne.


Tu as dû apprécier cet épisode, alors :)

J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Je l’ai trouvé passionnant et très touchant. J’adore qu’Enlightened se permette des apartés d’un épisode entier sur un personnage, comme ils l’avaient fait l’an dernier dans le 9è épisode consacré à la mère d’Amy. Levi méritait bien "son" épisode.

Il y avait un petit côté fascinant à vivre la "retraite spirituelle" de Levi de son point de vue, évidemment très différent de celui d’Amy. De confronter les deux expériences : celle, idéalisée, illuminée, d’Amy, et celle, beaucoup plus terre-à-terre, de Lévi. Pour aboutir finalement à ce que les deux se rejoignent dans le fond : la prise de conscience de soi se fait à un niveau plus profond, la retraite n’est qu’un moyen d’éventuellement parvenir à cet état. On réalise alors qu’Amy n’avait pas compris ce qu’elle avait vécu à Hawaï, d’où les désillusions qui composent la première saison.

Et j’avoue qu’après une saison et deux épisodes je ne sais toujours pas vers quoi l’histoire se penche, parfois loufoque, mais aussi grave...


Le ton m’a dérouté aussi pendant toute la première saison, jusqu’à ce que ça me frappe dans l’épisode final : Enlightened est une série révolutionnaire, universelle, mais profondément intimiste avant tout. Elle parle de trouver un sens à sa vie dans un monde qui broie l’individu et l’encourage à un conformisme destructeur. Le tout avec la vision clichée, idéaliste, terriblement naïve (et touchante, aussi) d’Amy. On peut croire que les auteurs la partagent (surtout au début) mais en fait plus la série avance plus je me rends compte à quel point l’écriture est distancée. Enlightened est dans un tempo différent, il faut sortir de nos propres habitudes de visionnage et faire preuve à la fois de recul et d’empathie pour saisir la vue d’ensemble.

Amy a l’air complètement à côté de ses pompes, c’est ce qui fait son charme, mais elle pourrait très bien devenir Erin Brockovitch, très difficile à prévoir.


Je ne pense pas qu’Amy devienne jamais une Erin Brockovitch. "L’héroïniser" serait à mon sens contraire au message de la série. Même si elle réussit à faire tomber Abadonn, la victoire ne sera jamais celle qu’elle continue de fantasmer dans son petit monde idéaliste.

je ne sais pas ce qu’il en est des audiences américaines mais j’espère qu’HBO lui laissera le temps de se développer et de prendre toute l’ampleur qu’elle mérite


L’an dernier à l’automne, HBO avait un bloc de 4 comédies : Hung, Bored to death, How to make it in America et Enlightened. Les trois autres ont été annulées en décembre, seule Enlightened y a échappé, or Hung faisait le triple des audiences d’Enlightened et Bored to death faisait, il me semble, un tout petit peu plus. Treme ne cesse d’être renouvelé malgré des audiences désastreuses depuis la première saison. Bref, tout ça pour dire qu’HBO est probablement la chaîne la moins regardante sur les audiences. Cette année, Enlightened est diffusée après Girls, fait beaucoup moins bien et ne retient certainement pas assez de l’audience de son lead-in, mais si HBO est satisfait de la saison 2 (au niveau qualitatif) et que Mike White réussit à les convaincre qu’il a toujours des choses à dire, alors Enlightened aura une saison 3. Je pense que c’est comme ça qu’il faut lire le renouvellement de la saison 1 et que ce sera pareil cette année. Enfin j’espère :)

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Feyrtys
le 30 janvier à 14h51

2.03


J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Je l’ai trouvé passionnant et très touchant. J’adore qu’Enlightened se permette des apartés d’un épisode entier sur un personnage, comme ils l’avaient fait l’an dernier dans le 9è épisode consacré à la mère d’Amy. Levi méritait bien « son » épisode.

L’épisode consacré à la mère d’Amy avait été mon préféré la saison dernière et j’ai énormément aimé cet épisode également. En 30 minutes, la série réussit à raconter une histoire assez creusée sur l’ouverture aux autres.

On est comme Levi au début, on les trouve tous débiles à parler en groupe de leurs petits problèmes, mais à la fin, comme lui, on se dit qu’écouter les autres et regarder autre chose que son nombril fait quand même du bien.

La série frôle parfois le mielleux mais parvient toujours à y échapper.

Elle est vraiment à part et je suis contente qu’elle soit toujours à l’antenne.

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Tête de serie
le 30 janvier à 16h17

Un bon papier du Time sur cet épisode, surtout dans la deuxième moitié de l’article.

L’épisode consacré à la mère d’Amy avait été mon préféré la saison dernière et j’ai énormément aimé cet épisode également. En 30 minutes, la série réussit à raconter une histoire assez creusée sur l’ouverture aux autres.


Oui, et ça fait du bien aussi d’avoir une autre perception que celle d’Amy. Comme le dit l’article, ces épisodes enrichissent la série et sont aussi très éclairants sur Amy, par ricochet.

Ca me donne envie maintenant qu’il y ait un épisode entier consacré à Tyler, le seul personnage secondaire qui n’a pas été présenté plus en profondeur. Le problème est que je ne suis pas sûr que Mike White ait l’étoffe en tant qu’acteur, mais j’aimerais vraiment voir ça d’ici la fin de la saison. Ce serait intéressant de comprendre pourquoi il est devenu si apathique et ce qu’éveille en lui sa relation avec Amy.

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veyne
le 30 janvier à 17h32

Tu as dû apprécier cet épisode, alors :)

Oui et surpris car j’avais le pressentiment que Levi serait mis de côté (en fait je croyais avoir lu que l’acteur ne serait pas de la saison 2 mais j’ai du rêver...). J’ai beaucoup aimé les réactions d’Amy et de sa mère à la lettre et j’ai particulièrement apprécié qu’ils ne terminent pas l’épisode par un gros plan sur une Amy lisant la deuxième lettre la larme à l’oeil, ouf !

Pour la suite j’essaie de me rassurer en pensant à Treme mais j’ai l’impression que celle-ci intéresse plus de monde et Mike White (c’est donc lui Tyler !) n’a pas l’aura de David Simon. On devrait savoir assez vite.

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