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Séries Pas Télé - Forum de discussions sur la série.

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Séries Pas Télé - Page 10

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Ethan
le 23 août 2018 à 12h49

Castle Rock
1.06

Je suis très bonne poire pour deux types de séries : les reboots (ou affiliées) de celles que j’ai aimées et/ou qui ont marqué mes jeunes années (je suis sans doute l’un des seuls à avoir envie de regarder Alf ou Buffy 2.0) ET les adaptations de Stephen King. Parce que j’espère toujours que ça va être aussi bien que ses livres (aucune rationalité là-dedans, ne cherchez pas).

La plupart du temps, je ne vais pas au bout des adaptations. Comme j’aime bien faire des classements, je place les raisons de mon abandon dans deux catégories : soit je trouve ça très nul (Under The Dome, The Mist,...), soit je me fais chier (22.11.63, Mr Mercedes,...). Parfois (souvent ?), ça s’entrecroise, ce qui remet légèrement en doute la pertinence de ces catégories.

Bref. Castle Rock se place dans la deuxième catégorie, mais je pense faire l’effort d’aller au bout de la saison pour avoir le fin mot de l’histoire (l’avantage d’une anthologie). Parce que, pour une fois, je ne sais rien des événements qui se déroulent, la série étant adaptée de l’univers (et non d’un bouquin en particulier) de Stephen King.

Mais c’est quand même dommage que l’ennuie que me procure la série engendre un désintérêt poli.
Comme à l’annonce de toutes les adaptations du Maître, j’avais vraiment envie de l’aimer. J’avais de l’espoir.

Finalement, à part des easter eggs plus ou moins horripilants, je ne retrouve pas l’ambiance promise : ça ne fait pas peur (et ça échoue à être dérangeant), les personnages ne sont pas attachants (malgré de bon·nes acteur/trices), les Mystères Trop Mystérieux n’éveillent que sporadiquement la curiosité (aucune idée encore maintenant de ce que la série raconte)...

C’est bien réalisé, c’est soigné et c’est chiant comme pas permis.

Pour reprendre Max :

Dieu que cet été est morne. Mais vraiment.

Et ce n’est pas Castle Rock qui le rendra plus enthousiasmant. Allez, vivement le reboot de Charmed !

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Tonks
le 14 janvier 2019 à 17h18

Sex Education saison 1

J’ai absolument adoré. De la BO aux acteurs en passant par l’exploration de tous les thèmes habituels mais fait sans concessions, sans jugement.

Les scènes ultra graphiques deviennent drôles pas parce qu’on est gênée mais qu’elles sont vraiment drôle. Gillian Anderson en sexologue qui, à un moment, sent les cheveux d’un homme, c’est juste grand.

J’avoue que par moment la relation entre Otis et sa mère (Anderson) est assez gênante mais il se rend compte de la situation, ce qui n’est pas évidemment au début pour elle.

Je me rappelle pas d’une série parlant de sexe de cette manière-là qui n’est ni vulgaire, ni facile. Les épisodes sur l’avortement et sur le fait d’être homo affirmé sont bouleversants. Même les anti avortements que la plus part d’entre nous détestent sont peints avec beaucoup de couches, pas le simple, nous sommes croyants donc on vous conspue et on vous harcèle.

Eric, le meilleur ami d’Otis, et l’un de seuls garçons ouvertement gay de l’école est loin d’être un faire valoir. Il remet souvent les choses en place et en même temps on le voit lui aussi confronter à ses problèmes qui ne sont pas différents des hétéros.

Les premières scènes peuvent perturber parce qu’on a l’impression d’être dans les années 80 (l’image, les bagnoles, les fringues) mais on est bien en 2019.

Les gosses sont géniaux, Asa Butterfield n’a plus à démontrer à quel point il peut être bonne acteur et Gillian Anderson semble adorer ce rôle. Et Daniel Ings en kimono jaune, c’est bon.

C’était trop court. Et la série se prête tellement aux memes que ça va être un plaisir de s’en servir.

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Ethan
le 14 janvier 2019 à 22h27

Sex Education saison 1

J’ai aussi vraiment beaucoup aimé la série. Et ce n’était pas gagné parce que les séries avec des ados caricaturaux dans des lycées...j’ai déjà donné.

Mais cette saison était drôle et fraîche.
Et pleine de douceur envers tous les personnages, qui deviennent très vite attachants (et pas du tout insupportables).
La scène avec les bananes dans le deuxième épisode m’a beaucoup, beaucoup fait rire.

Gillian Anderson en sexologue qui, à un moment, sent les cheveux d’un homme, c’est juste grand.

Oh que oui, Gillian Anderson est merveilleuse (c’est la raison unique qui m’a poussé à commencer la série). Chacune de ses scènes est pépite, même si son personnage est assez agaçant dans la relation qu’il entretient avec son fils.

Les premières scènes peuvent perturber parce qu’on a l’impression d’être dans les années 80 (l’image, les bagnoles, les fringues) mais on est bien en 2019.

Mais oui, j’ai eu un moment de flottement, je me demandais si j’avais rêvé ou quoi.

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Ethan
le 5 août 2019 à 12h33

Veronica Mars - Saison 4
Avec de gros spoilers

J’ai encore du mal à réaliser que j’ai pu voir la saison 4 de Veronica Mars. C’est un rêve qui se réalise. C’est beaucoup d’émotions qui resurgissent - et pas seulement le temps d’un film assez oubliable, non non, le temps de 8 épisodes ! J’en suis encore tout chamboulé, je le reconnais.

J’ai pris plaisir à regarder cette quatrième (!) saison (je n’en reviens toujours pas). Même si sa réussite tient à mon sens surtout aux dialogues, aux personnages principaux et à leurs interprètes. Les joutes verbales entre Veronica, Keith, Logan (et d’autres) m’ont ré-ga-lé. Veronica Mars, meilleure série comique de 2019 ? Ce ne serait pas étonnant, l’humour ayant toujours, si je me souviens bien, eu une place très importante dans la série.

En revanche, Rob Thomas s’est un peu beaucoup foiré sur l’aspect dramatique de la série, non ? Parce que quand l’humour évacue toute tension ou presque (les tueurs mexicains sont rigolos, le Méchant Psychopathe Final aussi sauf peut-être dans ses toutes dernières scènes) et que les nouveaux personnages ne sont pas très intéressants (franchement, on s’en fout un peu de la vie du Sénateur... Même pour Matty on ne tremble pas vraiment...), ça pose quelques soucis.

L’enquête sur les bombardements n’était pas toujours palpitante et sa résolution n’est pas non plus une grande surprise. J’ai aimé tout ce qui tournait autour de Big Dick, et j’ai apprécié les explosions pas toujours attendues. Mais, dans l’ensemble, ça manquait de tension à mon goût. En revanche, suivre Veronica et Keith dans leur enquête, les voir échafauder des théories, tirer des conclusions, interroger des suspects, transmettre des informations à la police, tout ça était chouette.

L’évolution de Veronica est aussi très bien menée. Le moment magique à la pendaison de crémaillère de Wallace révèle bien le décalage du personnage avec la société qui l’entoure, ce qui a toujours fait partie de l’essence du personnage.

En fait, c’est l’épisode final qui se révèle le plus décevant. Non seulement la fin de l’arc concernant le serial killer n’est pas incroyable (et souffre à mon avis d’incohérences un peu grosses), mais en plus beaucoup d’éléments paraissent précipités. Nicole ? Disparue. La famille du sénateur ? Disparue. Ce qui donne finalement l’impression que Rob Thomas a introduit des intrigues qui n’avaient que peu d’intérêt.
Autre déception : la maladie de Keith. Tout ça pour ça... C’était pourtant l’arc qui pouvait potentiellement introduire le plus d’émotions dans la série. La scène devant le distributeur, après la fusillade, entre Veronica et Keith, était très forte. La résolution de tout ça gâche ce qui avait été très bien construit jusque-là.

[Attention, très gros spoilers ci-dessous]

Et puis il y a Logan.

Difficile de ne pas être amèr•e après ça. Je n’ai rien contre le fait de tuer un personnage important. Mais la question qui subsiste après le visionnage c’est : pourquoi ?. Ou plutôt : pour quoi ? Pour préparer un nouveau départ pour une potentielle saison 5 ? Ce n’est absolument pas une réponse satisfaisante. Pour nous faire comprendre que Veronica est une femme forte qui sait se remettre vaille que vaille des pires traumatismes ? Comme si on ne le savait pas.

Surtout, c’est une mort bâclée. D’où un sentiment de frustration (voire de rejet et de colère). Impossible pour le/la spectateur/trice de faire le deuil. Une scène d’enterrement n’aurait pas été de trop. Au moment où l’explosion a lieu et que Veronica est projetée sur le lit, c’est la seule fois de la série où je me suis dit que Kristen Bell manquait son interprétation. Je m’attendais à la voir effondrée, à la voir réaliser la perte immense que constitue la mort de l’homme avec qui elle vient de se marier bordel ! Mais on reste sur un état de choc, pas de pleine réalisation de ce qui s’est passé. Même plus tard, on ne montre pas Veronica extérioriser sa douleur. Personnellement, une telle scène m’a manqué. Tout s’est terminé trop vite. Ne reste qu’un sentiment de gâchis.

Et ça, même toutes les réparties jouissives de Veronica (et le talent de Kristen Bell) ne pourront pas le faire oublier.

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anne
le 14 août 2019 à 00h05

Veronica Mars

J’étais aussi très contente de revoir VM. 
Je n’ai pas l’habitude de Binge watcher des séries, 2 épisodes c’est le max que je puisse faire. J’ai outrepasser cette limite et me retrouve donc à la fois contente et pourtant tellement déçue.

Contente d’avoir revu quelques têtes familières, les joutes entre Veronica et Keith et surtout Neptune... et pourtant, en repassant tout cela en revue, je pense que cette saison n’était pas vraiment à la hauteur de ce qui a m’a fait aimer VM...

Il y a assez en 8 épisodes pour tenir les gens en haleine sans se la jouer Breaking bad. Rob Thomas devrait jeter un œil à Line of duty.

Pas assez de Weevil, de Wallace ou de Dick. Vinnie qui disparait. Juste quelques ombres pour faire plaisir aux "quelques" anciens spectateurs. Les trois premiers méritaient vraiment quelques scènes supplémentaires. Même Wallace avait l’air de mieux s’entendre avec Logan qu’avec Veronica.
Parmi les nouveaux, encore une fois Breaking bad avec Clyde = Mike et les deux assassins = les frères jumeaux.

Veronica, oh Veronica... après le film, je l’imaginais plus mature. C’est comme si elle n’avait pas vécu les 15 dernières années. This is us devrait creuser la question.

La maladie de Keith qui n’en n’était pas une. Tout cela pour ça.

Enfin, Logan. Quel gâchis. Je l’admets, j’étais en pleurs quand j’ai compris que la scène du mariage n’était pas la dernière... le sac à dos, la voiture mal garée...
Il y avait encore tellement de choses à développer avec Logan, comme l’armée notamment ! Lieu évident pour une future enquête... ben non, tuons un des, voire le personnage le plus apprécié, juste pour donner plus de relief à l’héroïne. C’est juste idiot et digne des séries Chicago (md, pd et fire). Enfin, ne nous tracassons pas de pleurer les morts, juste une petite larme suffit pour nous rappeler que "Veronica is a badass woman" meurtrie pas la vie. Ce que nous savions déjà depuis longtemps. Ce qui rend la mort de Logan d’autant plus inutile et agaçante.

Ma mission sera d’oublier cet épisode et d’imaginer Logan en Afghanistan ou en Irak... où il sera plus en sécurité et surtout, cela me permettra de me rappeler que VM used to be une super série.

NDLR : je vais également éviter la dernière saison de iZombie tant que j’y suis.

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