
Bande annonce de Newsroom
Je dois pas être la seule à ne pas attendre avec impatience la nouvelle série de Sorkin. 1. parce que studio 60 2. j’ai pas beaucoup de respect pour les briseurs de grève.
Donc la bande annonce, je sais pas pour vous mais la diatribe de Judd Hirsch dans Studio 60 était dix fois plus puissante que ce que l’on voit dans cette bande annonce avec Jeff daniels qui pète un câble. Jeff Daniels est convaincant mais Sorkin nous l’a déjà fait ce coup-là.
Donc, ça a l’air bien, on verra si ça fera pschitt comme studio 60. Et on sait où on est ; dans le même univers, donc je vois pas trop ce qu’il pourra nous faire de bien différent par rapport à sports night, west wing ou studio 60.

Newsroom trailer
Jeff Daniels est convaincant mais Sorkin nous l’a déjà fait ce coup-là.
Si on part dans cette logique là, Network nous a aussi déjà fait le coup du mec à la tv qui pète un câble, et c’était aussi très très puissant. Et c’était en 1976. Alors bon, le coup du "ça a déjà été fait"...
Moi, personnellement, j’attends la série. Parce que même s’il nous fait quelque chose de similaire, "dans le même univers", je crois pas trouver une série en ce moment dont on pourrait pas se dire qu’elle est similaire à quelque chose qui s’est déjà fait, et l’écriture d’Aaron Sorkin me plait, ses dialogues etc.
Et je me fous qu’il ait brisé une grève, parce que je suis Suisse et qu’ici on a pas le droit d’en faire, et aussi que je pense qu’il faut pas condamner les oeuvres d’un artiste sous prétextes des actes à la ville de la personne. Mais c’est un autre débat.

Et c’était en 1976. Alors bon, le coup du « ça a déjà été fait »...
Oui sauf que Studio 60 et Newsroom c’est de Sorkin. Tu ne peux pas en dire autant de Network. Je suis d’accord que ce qui diffère les fictions les unes des autres c’est leurs traitements mais le problème c’est que Sorkin a déjà probablement traité des mêmes thématiques dans ses séries précédentes et il est probable qu’il ne traitera pas des mêmes thématiques de la même façon. Et j’adore ce qu’il a fait avec west wing, là n’est pas le problème.
Mais nous balancer une bande annonce qui est presqu’un copié collé de Studio 60, c’est pas le truc le plus intelligent que le service marketing a pu pondre.

The Newsroom - 1.01
Sans intérêt.
Et même un peu rance.
Encore une crise existentielle d’un vieux mâle blanc...
Wow, Aaron Sorkin, que c’est excitant !
Si encore, c’était fait avec élégance. Mais, au bout de ce très long pilote, on ne connaît aucun personnage et les enjeux de la série n’ont pas du tout été établis.
Tout ce qui s’est passé, c’est que le professeur Aaron Sorkin, en utilisant quelques bons acteurs qu’il a réunis dans un seul décor, nous a présenté, à nous téléspectateurs débiles, sa vérité vraie sur le bon journalisme qui fait gagner la démocratie.
La séquence, qui doit durer un bon quart d’heure, où Emily Mortimer tente de convaincre Jeff Daniels de lui redonner espoir dans le "bon journalisme qui gagner la démocratie" est confondante de mépris : imaginer que les spectateurs de HBO méconnaissent à ce point les enjeux des médias aujourd’hui au point de penser qu’il faille leur expliquer qu’un "news program" doit faire de l’argent avec de la publicité avec des répliques simplistes répétées, c’est juste tragiquement ironique.
Aaron Sorkin vante la complexité et l’analyse fine à coups de slogans et de rebondissements grossiers et au final ne donne vraiment aucune vision cohérente d’un journalisme de qualité.
On imagine que le personnage d’Emily Mortimer symbolise ça : l’Afghanistan, l’Irak, le terrain, le terrain... Pour qu’au final, on nous montre que ce qui compte, c’est un chouette carnet d’adresses et des sources qui nous mâchent le travail pour pouvoir tout boucler en 2 minutes.
Le fait de prendre des situations réelles récentes en rajoute dans le côté donneur de leçons mégalo et m’inquiète sur la suite de la série. Dans chaque épisode, Sorkin va nous expliquer comment aurait dû être traité tel ou tel sujet ? Avec un recul d’à peine quelques mois, c’est d’une prétention sans mesure... et un tout petit peu facile.
Et sans surprise, l’épisode ne passe pas le test de Blechdel.
Les deux seules femmes, qui ont un prénom et un nom de famille, ont une seule scène où elles sont toutes les deux ensembles et elles ne parlent que... d’un homme et d’une histoire de coeur...
Et vu le peu de femmes qui ont droit à des répliques dans l’épisode, c’est assez édifiant de constater que le personnage qui pose la bonne grosse "question conne" et qui se fait humilier à l’antenne dans la première scène est... une étudiante blonde ! Une femme !
Dernier regret devant ce naufrage : l’utilisation de Sam Waterston. Je déteste la façon dont il est dirigé et l’abus de trémolos à chaque fois qu’il tente de développer un argument fait apparaître son personnage plus sénile qu’attachant.

The Newsroom 1.01
Contrairement à Jéjé, j’ai beaucoup apprécié ce retour de Sorkin.
Oui, d’accord, c’est peut être tomber dans la facilité que d’aimer le monologue du panel à Northwestern, mais il est quand même jubilatoire, tellement criant de vérité, non ? Populiste ? Sans aucun doute si l’on était en France, mais aux US, pas vraiment.
J’ai retrouvé les codes de The West Wing : on est propulsé dans un microcosme - une rédaction de JT - la rythmique effrénée des dialogues est là - et surtout fonctionne, et des dialogues intéressants, qui donnent à réfléchir sur notre société.
Maintenant, que Sorkin se serve de Jeff Daniels et Emily Mortimer pour donner son point de vue sur l’information à la tv peut être compris comme donneur de leçon, parce que ça l’est, de toute évidence. Mais quand la leçon est bonne (même si facile), elle a le mérite d’exister, quelque soit sa forme. Car je suis convaincue que tous les spectateurs d’HBO n’ont pas ton niveau de libre arbitre Jéjé...
Aaron Sorkin vante la complexité et l’analyse fine à coups de slogans et de rebondissements grossiers et au final ne donne vraiment aucune vision cohérente d’un journalisme de qualité.
J’ai pensé au contraire que le message, aussi simple soit il (malgré un faux apparat cité par Jéjé) passait de manière efficace : la critique d’un journalisme télévisé dicté par la règle des audiences, au profit d’un journalisme engagé qui existait avant ce dictat.
Quant aux remarques de Jéjé sur le sexisme de Sorkin, à vrai dire, cela m’importe. Je n’attends pas l’égalité des sexes dans une série de fiction.
Newsroom n’est pas un "naufrage" malgré tout ce que peut dire Jéjé (qui est pourtant le perdusien que je lis avec le plus d’attention) - qui a l’air d’avoir été bien énervé par ce pilote -, je conseille l’épisode, et j’attends avec impatience la suite. Moi je me suis régalée.

1.01
J’ai beaucoup aimé. Avec beaucoup de réserves.
En gros, je suis d’accord avec Jéjé. Et avec aline.
Sorkin écrit de très bons dialogues. De vraiment très bons dialogues. Tout va très vite, on suit trois conversations en même temps, et c’est quelque chose que j’adore, que je trouve extrêmement agréable à regarder, et que je ne trouve vraiment que chez Sorkin.
Chez ce gros con de Sorkin.
Les acteurs étaient tous excellents, sans exception.
D’excellents dialogues. D’excellents acteurs. Un créateur qui tombe dans ses pires travers et nous pond 1h12 de masturbation intellectuelle assez insupportable.
Le côté grandiloquent m’a gonflé (le générique à la West Wing ne fonctionne pas dans ce contexte... pourquoi pas une émission de sketchs, pendant qu’il y est ?). La façon dont les grandes leçons étaient lourdement appuyées par des petits indices sonores pseudo-émouvants m’a fatigué.
Mais à côté de ça, c’est bien écrit. Dans les dialogues, je l’ai dit, mais aussi dans la façon dont Sorkin arrive par moments à faire évoluer ses arguments, pour partir d’élément volontairement peu convaincants au départ et aboutir à des conclusions un peu plus intéressante (c’est toute la scène où Emily Mortimer et Jeff Daniels s’engueulent dans le bureau).
A part ça, malheureusement, ça reste de la masturbation intellectuelle. Si la série ne se passait pas dans le monde réel, comme dans The West Wing, ça aurait pu aller (la série aurait se passer DANS LE MONDE de The West Wing !), mais là, le côté donneur de leçons sur des histoires vraies... j’ai eu beaucoup de mal.
Le sexisme relevé par Jéjé ne m’a gêné que dans la scène d’ouverture où, très clairement, Aaron Sorkin lui-même apprend la vie à une jeune et bête étudiante blonde bien idiote. Mais c’est surtout le fait de connaitre le bonhomme qui rend la scène insupportable, je pense.
Celle entre les deux personnages féminins principaux étaient plutôt bien foutue, je trouve. Même si elle tourne effectivement autour d’une histoire de cœur, elle met plutôt bien en place le personnage d’Emily Mortimer avec le double jeu (sincère) auquel elle se prête.
Donc voilà, si j’ai regardé l’insupportable Studio 60 jusqu’à son insupportable fin, je n’ai aucune excuse pour ne pas donner sa chance à cette nouvelle série dont, je le rappelle, j’ai quand même beaucoup aimé le premier épisode...

1.01
Impossible pour moi d’entendre les leçons de morale d’un Aaron Sorkin complètement dépassé par son temps, qui semble vivre dans une caverne et ne jamais en sortir. Sa vision de la real tv dans Studio 60 était complètement à côté de la plaque, sa vision du journalisme et des médias semble l’être aussi.
Le côté grandiloquent m’a gonflé (le générique à la West Wing ne fonctionne pas dans ce contexte... pourquoi pas une émission de sketchs, pendant qu’il y est ?). La façon dont les grandes leçons étaient lourdement appuyées par des petits indices sonores pseudo-émouvants m’a fatigué.
Je crois que c’est ce qui m’a achevé. Je n’ai pas pu dépasser ces recours à de la pauvre musique pour une pauvre série sans ambition à part donner à son créateur l’occasion de jouer aux anticonformistes.
Sans intérêt.
Et même un peu rance.
Tout à fait d’accord. Dommage pour Alison Pill et Emily Mortimer.

1.01
Moi j’ai beaucoup aimé. Les dialogues m’ont enchantée, et j’ai été ravie par le guest au téléphone, ça m’a fait sourire.
Je n’ai pas trouvé la série sexiste, et je trouve toujours aussi absurde l’application du test de Blechdel. Surtout dans le cas d’un pilote. OH MON DIEU ! Deux femmes parlent d’un homme ! C’est atroce !
Pareil pour le fait que la personne qu’il "humilie" est une étudiantE, ça me dérange pas plus que ça. Mais bon, j’avais aussi été incapable de déceler le sexisme dans The Social Network quand tout le monde l’en accusait, alors peut être que c’est juste moi qui buggue.
Par contre, oui, la musique, ça passe pas du tout.

OH MON DIEU ! Deux femmes parlent d’un homme ! C’est atroce !
Ce ne serait pas atroce si elles avaient d’autres scènes ensemble.
Le problème, c’est que dans les 70 minutes de l’épisode de mise en place des enjeux (c’est le pilote), il n’y en a qu’une de scène dans laquelle les deux seuls personnages féminins qui sont présentés se retrouvent à l’écran en tête à tête.
Une seule.
Que dans les autres scènes, le plus souvent entre deux hommes et sinon, toujours avec au minimum un homme de présent, 95% des échanges concernent le travail, la façon de le faire, son évolution, son éthique...
Et dans la seule scène scène sans homme, dans laquelle les deux femmes sont des journalistes, des professionnelles, sur leur lieu de travail, de quoi Aaron Sorkin les fait-elle parler ? D’un homme au travers des problèmes relationnels de l’une d’entre elles...
Dans ce pilote, on est sensé un peu suivre l’arrivée du personnage d’Emily Mortimer, qui doit se faire sa place dans ce nouvel endroit (et surtout redonner sa grandeur au personnage de Jeff Daniels).
Elle va tirer sa crédibilité avec les hommes non seulement de sa réputation de professionnelle intègre mais également de ses idées sur son travail. Avec la femme, elle ne lui parle pas boulot, elle s’intéresse à sa vie sentimentale. Avec les hommes, elle agit sur le registre professionnel, avec les femmes (c’est facile, y’en a qu’une), c’est sur l’émotionnel.
Ben oui, je trouve ça sexiste.
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