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Lost - Résumé et critique du dernier épisode de la saison 5

The Incident (2): Moi aussi, j’ai besoin d’alcool...

Par Ju, le 17 mai 2009
Par Ju
Publié le
17 mai 2009
Saison 5
Episode 17
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Une fois n’est pas coutume, avant d’aborder The Incident et avant de déclarer mon amour éternel pour Kate Austen, je voudrais commencer en vous parlant un peu de moi. Oui, je sais, ça change.

Il y a quatre ans, presque jour pour jour, j’étais persuadé que la première saison de Lost allait s’achever quelques minutes après l’ouverture de la Trappe. Forcément, Damon Lindelof et Carlton Cuse étaient obligés de nous donner un petit quelque chose après nous avoir torturé pendant quinze épisodes avec cette foutue porte. J’avais tort. Si la Trappe avait bien été ouverte, il a encore fallu attendre plus de trois mois pour qu’on découvre enfin ce qu’elle renfermait.

Il y a une semaine, j’étais persuadé que la cinquième saison de Lost allait s’achever quelques minutes après l’explosion de la Bombe. Forcément, Damon Lindelof et Carlton Cuse étaient obligés de nous montrer un petit quelque chose après nous avoir torturé pendant quinze épisodes avec ces foutues histoires de paradoxes temporels. J’avais tort.

Quels fils de putes, ces deux là.

Boom !

De leur aveu même, ce cliffhanger pour le moins frustrant a été conçu dans le but de répliquer au plus près celui de la première saison. Cette fois, on s’arrête en bas de la trappe plutôt qu’en haut, mais avec la même frustration. La seule, vraie différence, c’est que cette fois je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps.
En effet, pendant presque une heure et demie, j’ai été complètement happé par ce dernier épisode. J’ai été surpris. J’ai frôlé le Geekasme. J’ai crié « Tues-le ! Tues-le ! » un peu trop fort devant mon écran. J’ai été abasourdi par une avalanche de bêtise. J’ai été très ému. Et enfin, j’ai lâché un « Mais quels fils de putes ! » très peu élégant. Le fait est que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Et s’il y avait bien une part de moi qui hurlait parce que ce putain de Carré Amoureux Maudit était à l’origine de toutes les décisions débiles des personnages, ce serait un peu malhonnête de ma part d’en tenir trop rigueur à ce final. J’ai trop pris mon pied pour lui en vouloir de ses (énormes) maladresses. Tout ça pour dire que la mesquinerie qui suit n’a pas pour but de détruire cet épisode que j’ai beaucoup aimé, mais plus de me moquer gentiment des défauts dont la série et ses scénaristes ne semblent jamais capables de se débarrasser complètement.

Sans posséder la structure la plus tordue qu’on ait pu voir dans Lost (il y a même de la marge…), The Incident raconte quand même trois histoires distinctes plus ou moins chronologiquement (les flashbacks de Jacob sont dans le désordre). Le résultat est assez épatant de fluidité. On sent bien que l’expérience accumulée au fil des ans, et la durée plus longue de l’épisode, ont bien profité à Lindelof et Cuse qui, mine de rien, imposent la narration décousue de la série avec de plus en plus d’aisance.
Là où ils sont moins doués, c’est dès qu’il s’agit d’aborder tous ces trucs ennuyeux sans révélations, ni voyages dans le Temps, ni retournements de situations : leurs personnages, leurs relations, et leurs motivations.

Juliet, je t’aime

Autant aborder tout de suite ce qui fâche, comme ça ce sera fait. Une bonne fois pour toute, Damon et Carlton, personne n’en a rien à foutre de ce putain de Triangle Trapézoïdal Amoureux Maudit qui plombe la série depuis des années. Quand dans les premières saisons il s’agissait de gagner du temps, je comprends bien l’intérêt d’entretenir ce genre d’intrigues. Pour jouer la montre, autant s’inspirer des meilleurs et faire du bon gros soap. Par contre, maintenant qu’il ne reste même pas vingt épisodes, c’est beaucoup moins pardonnable, et le temps d’antenne de ce final monopolisé par les histoires du Docteur Ducon et de ses femmes est absolument ridicule.
Pour rappel, on est quand même devant un épisode où le Docteur Ducon (au meilleur de sa forme, vraiment stupide, borné à l’extrême, tirant sur des scientifiques innocents, a l’ego exacerbé par des idées de Destinée, et déguisé en Ghostbuster) veut faire exploser une Bombe H pour créer un Paradoxe Temporel. Sur le papier, c’est hyper cool. Dans les faits, ça devient grotesque parce qu’il a fallu que sa raison pour vouloir faire exploser Lildelost soit son amour éternel pour Kate Austen, allumeuse fugitive dépourvue de personnalité, suiveuse, emmerdeuse absolue. C’est à cause d’elle que Jack est tout triste, parce qu’il l’a perdue, c’est de sa faute s’il veut « réparer les erreurs du Passé » à grand coup d’explosion nucléaire. Jamais auparavant il n’avait autant mérité de ce prendre un bon coup de pied dans les couilles.

D’ailleurs, la baston ? Géniale.
Et c’est peut-être là que j’ai crié « Tues-le ! Tues-le ! » un peu trop fort devant mon écran.

ghostbuster
I ain’t afraid of no ghosts !

Comme si les motivations pathétiques du Docteur Ducon ne suffisaient pas, il a fallu que Juliet en remette une couche. Elle aussi, elle décide de tout faire péter. Elle aussi, c’est à cause de Kate Austen, allumeuse fugitive dépourvue de personnalité, briseuse de ménage et de couilles.

Mais ça, c’est évidemment une excuse. Il s’agissait surtout pour Lindelof et Cuse d’amener leurs personnages là où ils en avaient besoin, quand ils en avaient besoin, quitte à les faire passer d’un extrême à l’autre pour des raisons idiotes. Il est probable que, pour eux, il s’agissait aussi de faire résonner leurs concepts de science-fiction (plutôt solides) à un niveau plus humain. Seulement, au final, toute cette partie est un beau ratage. Et si sur le moment on s’en moque un peu, dès qu’on s’arrête pour y réfléchir deux minutes les décisions grotesques et les comportements débiles sautent aux yeux.
C’est d’autant plus dommage que, quand on oublie cette emmerdeuse de Kate, certains éléments de l’intrigue de 77 sont vraiment réussis.

En premier lieu, Sawyer est vraiment devenu un personnage que j’aime beaucoup, et Josh Holloway a prouvé cette année, et dans ce final, qu’il est bien plus doué que ce que j’imaginais jusque là.

Ensuite, comme je l’ai dit plus haut, la baston fait sacrément du bien, à la fois parce que le Docteur Ducon l’avait rarement autant mérité, et parce que ça faisait presque cinq ans qu’on attendait qu’ils se mettent sur la gueule. En plus, c’est une maigre consolation quant à l’opposition promise (et avortée) entre les pro et anti effacement du Passé. La première partie du final s’achève quand même sur un face-à-face très western entre les deux groupes… Mais malgré ça, l’affrontement n’arrive jamais puisque tout le monde change d’avis dix minutes plus tard. A cause de Kate.

Le troisième bon point, c’est le moment très court entre l’instant où Jack lâche la bombe et celui où les membres de notre Trapèze Bancal préféré se rendent compte que rien ne s’est passé, est peut-être l’un des plus intenses de la série. La musique change, les plans sur les visages à la fois résignés, détruits, au bord de la nausée et soulagés de Jack, Kate, Sawyer et Juliet s’enchainent, tout ça pour une poignée de secondes assez fantastiques.

Enfin, le dernier point très positif de toute cette intrigue, c’est Elizabeth Mitchell (et Juliet), qui se redécouvre un charisme qu’on lui avait oublié. A posteriori, c’était évidemment la preuve irréfutable que Juliet allait y passer. Et oui, je suis furieux. Sa scène de mort est à la fois cliché et magnifique, j’adore le fait que ce soit elle qui entraine la détonation de la bombe (prouvant une bonne fois pour toute qu’à Pierre Papier Ciseaux Bombe H, c’est bien la Pierre qui bat la Bombe H), mais putain, ils ont ENCORE tué un personnage féminin. Et encore une blonde. Pour une fois, c’était un peu héroïque, comme s’ils commençaient à avoir honte de faire toujours la même chose, mais ça vire quand même vraiment à la fixation malsaine.

Lost, série misogyne

Pour ceux qui, comme moi, aiment les chiffres, Juliet est donc la dixième blonde tuée dans la série. Soit en moyenne deux par saisons. Soit une tous les 10,3 épisodes. Soit une toutes les sept heures de Lost. L’Union pour la Protection des Blondes peut vraiment tirer la tronche.
A ce propos, je pense que Desmond et Penny peuvent s’estimer heureux d’avoir été réduits au rang de figurants cette année pour, je commence sincèrement à le croire, ne plus jamais vraiment revenir dans la série. Sans ça, Penny aurait sans doute été sacrifiée à la dure loi des quotas de Blondes Mortes l’an prochain.

Et tant que j’y suis avec les couples maudits, on ne peut être que ravi que Sun et Jin aient enfin retrouvé, avec ce final, toute l’importance qui leur revient de droit. Certes, vous allez me dire qu’ils apparaissent, en tout et pour tout, trois minutes sur tout l’épisode et que ça relève un peu du foutage de gueule. Et vous auriez raison. Mais il ne faut pas oublier que c’est la qualité qui compte, pas la quantité. Et pour bien illustrer mon propos, j’ai pris la peine de retranscrire l’intégralité des répliques de Yunjin Kim sur cette heure et demie d’épisode final. Jugez-plutôt.

- « Who is Jacob ? »
- « You said John was in charge ? »
- « What is he like ? »
- « This is our old camp. »
- « I have loved you since the day we first met. I’ll love the man you will become as we spend our lives together. With this ring I make my promises. »
- « Auntie ! »
- « Maybe on our honeymoon. »
- « Who was that ? »
- « What happened to the rest of the statue ? »
- « Do you expect me to believe that ? »
- « Do you have any alcohol ? »
- « I don’t understand. If this is Locke… who is in there ? »

Vous remarquez quelque chose ? Non, je ne parle pas du fait que 75% de ses répliques sont des questions débiles dont le seul but est de tenir au courant le téléspectateur qui se serait assoupi. Je ne parle pas non plus du fait que seule une de ces huit questions laisse apparaitre ne serait-ce qu’une once de personnalité et transforme Sun en autre chose qu’une simple béquille de scénariste, certes jolie à regarder, mais une béquille quand même.
Par contre, je parle bien du rôle indispensable que Sun joue dans toute l’intrigue de 2007. Grâce à elle et à ses interventions ponctuelles, TOUTE cette partie de l’épisode peut être résumée très rapidement. C’est presque aussi bien que d’avoir un vrai rôle à jouer, ou une vraie scène qui nécessiterait un quelconque talent d’actrice.

Le Paragraphe de Les Autres

Donc, comme le dit si bien Sun, tout ce pan du final parle de Jacob, des chefs de Les Autres, de la Statue à Quatre Orteils, du groupe d’Ilana, des mensonges de Ben, et surtout du besoin grandissant en alcool d’une Yunjin Kim qui regrette de plus en plus de ne jamais s’être fait arrêter pour conduite en état d’ivresse. Même si en définitive il ne se sera pas passé grand-chose de toute la saison avec les personnages en 2007, le final apporte son lot de très bonnes scènes et d’ouvertures intrigantes vers la saison 6.

Le pèlerinage vers le Merveilleux Pied est déjà l’occasion de passer un peu de temps avec le Nouveau Ben. A travers ses scènes avec « Locke », je me suis rendu compte combien j’ai appris à apprécier le Ben qui nous est présenté depuis trois épisodes. La transition fut pour le moins laborieuse (le temps ne fait rien pour arranger ma haine de Dead is Dead), mais au final le changement de personnalité de Ben est très rafraichissant. Michael Emerson a enfin l’occasion de faire quelque chose de différent avec son personnage, enfermé depuis trois saisons dans ses éternels regards en coin et discours ambigus déclamés sur le même ton. Le nouveau Ben, paumé, manipulé, mais qui a su garder son côté sarcastique, moi j’adhère.

benlocke

L’autre intrigue pour laquelle j’ai éprouvé un regain d’intérêt, c’est celle du groupe d’Ilana, les Fans de l’Ombre de la Statue et leur Grosse Caisse Métallique (qui contenait bien un corps, mais j’y reviens). Comme prévu, c’est principalement de la mise en place pour la sixième saison, mais on en apprend quand même un peu sur leur identité. Bram et Ilana appartiennent donc au camp de Jacob, et malgré leur désintérêt total pour leur impact sur l’environnement, ils apparaissent comme des gens plutôt sympathiques. Comme la plupart des membres de secte que je connais.
Exactement comme Ben il y a trois ans, ils disent être les « Gentils », ce qui tombe plutôt bien puisque, a priori, ils sont du même côté. Enfin, ils l’étaient avant que Ben ne tue Jacob après s’être fait manipuler par un faux Locke puisque le cadavre du vrai était dans la Grosse Caisse Métallique depuis tout ce temps.

Hein ?

Pour tout dire, j’ai vu venir le coup du cadavre de Locke quelques minutes avant la révélation, mais vraiment j’aurais dû m’en douter plus tôt, tant « Locke » agit comme un gros con arrogant depuis sa résurrection, et encore plus dans ce final. Le problème, c’est que ses scènes sont tellement overzetop qu’il est difficile de penser à autre chose qu’aux énormités qu’il sort les unes après les autres. Un coup il explique à Richard qu’il va falloir « s’occuper des passagers d’Ajira ». Plus tard il est vraiment convaincant quand il donne à Ben toutes les raisons qu’il devrait avoir pour vouloir tuer Jacob. Enfin, il se met à la place du téléspectateur quand il commence à dire que Richard invente ses règles au fur et à mesure. Dans tous les cas, c’est fascinant, Terry O’Quinn est brillant, et il est très difficile de trouver le temps de se dire que Locke agit très bizarrement.

Pour toutes ces raisons, J’ai vraiment aimé cette partie du final. Malgré le manque d’action, malgré la mort pathétique du vrai Locke, et surtout malgré les questions débiles de Sun. L’intrigue de 2007 se termine donc comme on nous l’avait annoncé, avec la mort de Jacob. Tout comme celle de 77 s’achève sur l’explosion de la bombe. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a aucune surprise sur la façon dont ça s’achève. On quitte la saison exactement là où on savait qu’elle nous menait, pas une seconde plus loin. The Incident ne possède aucune scène surprise de fin, comme la série a pu en faire dans tous ses finals jusque là. Et aussi frustrant que ça puisse être, pour moi la raison en est simple : la vraie surprise finale de l’épisode, c’est sa scène d’ouverture. Pour une fois, le vrai retournement de situation se trouve au tout début de l’épisode.

Des Pieds et des Mains

L’introduction officielle de Jacob à la série est de toute beauté. Même si l’épisode en lui-même avait été complètement foireux, il aurait été difficile de se plaindre après un pré-générique pareil. L’expression Game Changer, qui revient un peu à tort et à travers quand on parle séries, est ici totalement justifiée dans la façon dont cette première séquence présente la série sous un jour nouveau. Lost, c’est l’histoire de deux types sur une île qui ne s’aiment pas beaucoup. Et qui portent des sandalettes. Parce que faire respirer ses orteils, c’est important.

Et encore plus quand on habite dans une maison en forme de Pied.

jacob

Mais trêves de considérations terre à terre, Jacob et son pote ne sont pas là pour rigoler. Ils s’expriment en phrases cryptiques, mangent du poisson, tricotent, et se lancent des menaces de mort, mais ils ne rigolent pas. Je me moque, mais j’ai adoré, hein. C’est juste que si on ne peut plus se moquer de deux entités qui semblent être en conflit depuis une éternité, où va-t-on ? Je voulais de l’épique, je suis servi, et autant le dire tout de suite, le côté mystique ne me dérange absolument pas, car à aucun moment je n’y ai vu une quelconque connotation religieuse.
Là où, ces derniers jours, j’ai lu de nombreux critiques s’empresser d’appeler l’Anti-Jacob « Ésaü », sous couvert de références bibliques, j’ai personnellement beaucoup de mal à voir autre chose que ce qui nous est présenté dans ce début d’épisode, à savoir deux « personnes » sur une île, l’un habillé en blanc, l’autre en noir, dont la relation et le comportement semblent suivre des règles précises. Exactement comme le jeu de Backgammon présenté à Walt par Locke dans le pilote de la série, rien de plus, rien de moins. Et ce n’est même pas sûr que l’un représente le « Bien » et l’autre le « Mal ». Comme le grand philosophe Jonathan Penner l’a dit un jour : « Il n’y a pas de Méchant au Monopoly ». En tout cas, quoi qu’il arrive l’an prochain, je serais très surpris si la solution de la série soit une référence directe à la Bible. Les références religieuses de temps en temps, pourquoi pas, mais plus que ça serait légèrement insultant pour pas mal de monde.

Ceci étant dit, il consiste à quoi ce jeu ? Comme je l’ai écrit plus haut, le court échange entre Jacob et son adversaire est à la fois trop cool et trop cryptique. Quand Jacob parle des « progrès et des avancées que chaque nouveau cycle entraine », le moins que l’on puisse dire c’est que ça laisse la place à l’imagination. Ou bien que c’est carrément imbitable, c’est selon.
Sans parler du fait que c’est assez choquant, la première fois, d’entendre les deux mecs en sandalettes se parler dans un anglais moderne en attendant que le bateau à l’horizon ne vienne s’échouer au milieu de leur île. Sauf si, et c’est là que je craque, ils sont tous les deux coincés dans une boucle temporelle géante dont ils essayent l’un comme l’autre de modifier le résultat. Un peu comme le Jour de la Marmotte. Mais avec plus de flashbacks inutiles. Et avec Albert l’Ours Polaire dans le rôle de la marmotte. C’est du moins la façon dont j’ai choisi d’interpréter la réplique de Jacob sur les avancées que chaque nouveau cycle produit. D’un côté il ramène de nouveaux naufragés sur Lildelost entre deux siestes à l’ombre de la Statue, de l’autre son pote cherche une faille qui lui permettrait de le tuer. Et tout ça, coincés dans une boucle pour l’éternité. On aurait alors assisté depuis plusieurs saisons au plan (très compliqué) de PasJacob pour tuer Jacob, qui consistait (très rapidement) à faire croire à Locke qu’il était spécial pour qu’il fasse croire à tout le monde qu’il était spécial, pour que finalement il puisse prendre sa place et manipuler Ben. N’importe quoi. De l’autre côté du plateau, on assiste à travers les flashbacks de ce final au plan (très compliqué) de Jacob pour contrecarrer PasJacob. Il rend donc visite à nos survivants à différents moments de leurs vies dans l’unique but de les toucher.

Oui. Depuis trente ans, Jacob touche des enfants. Jacob touche des jeunes mariés. Jacob touche des morts. Jacob touche des ex-taulards. Jacob touche des arabes. Et Jacob touche la barre chocolatée du Docteur Ducon. C’est vraiment dégueulasse.

Et non, ce n’est pas parce que je ne peux plus le traiter de Vieux Mec Invisible que je vais arrêter de dire des trucs idiots sur Jacob. Et puis, il n’avait qu’à pas toucher tout le monde, aussi, hein. Sans savoir exactement ce que cette manie de toucher les gens veut dire, ce n’est certainement pas une coïncidence s’il rentre physiquement en contact avec chacun d’eux dans les flashbacks. Je me lancerais bien dans une explication, si j’avais la moindre idée d’où la série va aller pour sa dernière saison. En attendant, je suis bien forcé de rester sur ma théorie initiale : Jacob est un gros pervers immortel qui porte des sandalettes.

En vrac...

Pour conclure, quelques réactions en vrac, pas développées, que je n’ai pas eu le courage de caser ailleurs dans la critique.

J’ai été très surpris de voir certains mystères de la saison ne pas être résolus dans cet épisode, à savoir ce que contient la boite à guitare d’Hurley, la poursuite en pirogue, l’identité des gens qui attaquaient les Oceanic 6 en début de saison, ou encore Richard qui déclare avoir vu tout le monde mourir en 77.

Très chouette scène d’adieu à Rose et Bernard. En revanche, je pense qu’on reverra Vincent.

vieux

Surpris de voir réapparaitre Nadia, qui réussit au dernier moment à apparaitre dans la saison. Ils doivent vraiment bien aimer l’actrice, car elle a réussi jusque là à être présente dans toutes les saisons de la série, sans exception, malgré un rôle mineur. J’ai hâte de voir comment ils vont réussir à la caser l’an prochain.

Par contre, le coup de la voiture meurtrière, il faut qu’ils arrêtent. C’est déjà la troisième fois dans la série, après Michael et le mari de Juliet qui se font écraser de la même manière « surprenante » dans la première et troisième saison respectivement.

Le flashback de Juliet est d’une débilité absolue.

« Oui, Sawyer, pas de problème, je peux venir discuter avec toi cinq minutes pendant que Sayid se vide de son sang dans la camionnette ! » Ouais. Vraiment tout le monde s’en fout de voir Sayid crever.

J’avais complètement oublié le coup des cendres autour de la Cabane de Jacob. On n’est pas plus avancé, mais on a au moins la promesse implicite qu’ils répondront un jour à ce mystère… fumeux.
Hé hé hé.

« Ricardus » répond à la question de l’Ombre de la Statue en latin. Après tant de mystères, c’est un peu abusé de devoir aller lire la traduction sur Internet.

J’ai beaucoup aimé les flashbacks, qui font pour la plupart références à des détails oubliés des premières saisons. La lettre de Sawyer, le putain d’avion en plastique de cette emmerdeuse de Kate, Jack qui montre à son Papa qu’il sait compter jusqu’à 5. C’est totalement artificiel, mais étrangement bienvenu.

Phil et Radzinski se seront vraiment battus jusqu’au bout pour le titre de Plus Gros Con de la Dharma Initiative. Radzinski l’emporte par KO.

Et avec ça, je pense en avoir fait le tour.

Ju
P.S. L’an prochain, j’essaierai de ne pas oublier de vous dire que rien n’explique mieux les paradoxes temporels que H2G2.
Et en 2010, on parlera un peu de Lost.