Publié : 06 févr. 2003 21:23
Très bon résumé, Ozgirl !
Que peut-on ajouter après ça ?
Que peut-on ajouter après ça ?
Centre de discussions du Front de Libération Télévisuelle
http://www.a-suivre.org/_archives/forum-flt/
http://www.a-suivre.org/_archives/forum-flt/viewtopic.php?t=2085
Tout à fait d'accord. Ce point est essentiel et explique en grande partie pourquoi la serie française en est là où elle est.Oz a écrit :Ensuite, si l'on décide de se lancer dans une production accrue de séries françaises, il faut lacher la bride aux scénaristes (pivot créatif d'une série télévisée). Les chaînes doivent les laisser s'exprimer et les producteurs doivent sélectionner les scripts sur leurs qualité et non pas parce que c'est l'ami proche qui a écrit un joli navet.
Faudra pour ça que les chaînes se décident à délier les cordons de la bourse.En france on n'a tendance à ne produire que dire des séries sociales ou bien policières. Cela fait bien longtemps que l'on a pas vu de production digne de ce nom en france dans le domaine du fantastique, de la science-fiction. Pourquoi ces genres qui ont fait les belles heures des télévisions américaines ces dernières années n'ont pas pu trouver place dans une série française ? Aucune volonté de la part des décideurs de proposer des nouveautés, de tenter d'innover, de sortir des sentiers battus.
Le problème de la tribune, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de place, donc si on se disperse, on aura tout foiré ! :)Annuseries a écrit : N'oublions que l'on doit se faire connaitre à travers cette tribune :)
Tu t'en occupes ? Je me disais justement que j'allais m'y mettre après KingpinOlivier.L. a écrit : Maintenant il nous faut un texte pour demain soir ou au pire dimanche matin... Je vais essayer de bosse sur un first draft dans la prochaine heure.
Ca fait à peine moins de 2400 signes.Oz a écrit : Quoi qu’on en dise, le constat est établi : la fiction télévisée française est de mauvaise qualité. Chaque soir sur les grandes chaînes, on peut retrouver des héros « récurrents » interchangeables (le flic, l’assistant sociale, le prof…), rabâchant les mêmes thèmes éculés et de manière à ne choquer personne. Bref, on s’emmerde ferme. Dans le même temps, les séries étrangères nous proposent des cocktails tellement explosifs et rafraîchissants qu’on a envie d’en parler le lendemain matin en prenant le café avec ses collègues. Pourquoi une telle indifférence face aux séries françaises ?
Tout d’abord, le traitement des histoires est simplissime, pour ne pas dire débilitant. Dans le milieu, des bibles de consignes circulent où l’on demande aux scénaristes de ne pas utiliser de techniques narratives particulières (retour en arrière, voix off, etc.…) de crainte que le téléspectateur ne soit pas capable de comprendre. Tout le monde a pourtant accepté le principe des écrans divisés dans 24, de même le langage médical d’Urgences n’a troublé personne ! Cette manière de prendre les téléspectateurs pour des cons est évidemment inacceptable : si on le comprend dans les fictions étrangères, pourquoi ne le comprendrait-on pas dans les fictions françaises ?
Le second problème, c’est le fond des fictions : le consensus règne. Alors qu’une série comme New-York Unité Spéciale aborde de front et sans concession les conséquences des agressions sexuelles à chaque épisode, Navarro essaye encore de modérer sa fille dans ses aventures dans un politiquement correct abject. Traiter un sujet de société ne veut pas dire chercher à contenter tout le monde. Bien au contraire. Traiter un sujet de société à la télévision, c’est offrir au spectateur de nouvelles perspectives sur le problème, le bousculer dans ses idées : bref, chercher à le faire réagir (il n’en sera que plus fidèle à la série !). Mais pour réussir cela, il faut que les chaînes et les producteurs prennent des risques et lâchent la bride aux scénaristes.
La télévision française a installé en son sein un climat de peur et d’ordre moral dévastateur pour la qualité de ses programmes. Elle préfère produire des émissions stupides et sans risque (Loft et Cie) plutôt que d’innover en offrant des programmes de qualité. L’Heure est venue de changer cet état de fait, et les téléspectateurs ont une grande part à y jouer.
1. On peut maintenant rajouter les Grand-Frères (le truc avec Mouss Diouf), sujet démagogique à mort (une caillera et un BCBG qui apprennent à vivre ensemble).Oz a écrit : Quoi qu’on en dise, le constat est établi : la fiction télévisée française est de mauvaise qualité. Chaque soir sur les grandes chaînes, on peut retrouver des héros « récurrents » interchangeables (le flic, l’assistant sociale, le prof… (1) ), rabâchant les mêmes thèmes éculés et de manière à ne choquer personne. Bref, on s’emmerde ferme. Dans le même temps, les séries étrangères nous proposent des cocktails tellement explosifs et rafraîchissants (2) qu’on a envie d’en parler le lendemain matin en prenant le café avec ses collègues. Pourquoi une telle indifférence face aux séries françaises ?
Tout d’abord, le traitement des histoires est simplissime, pour ne pas dire débilitant. Dans le milieu, des bibles de consignes circulent où l’on demande aux scénaristes de ne pas utiliser de techniques narratives particulières (retour en arrière, voix off (3) , etc.…) de crainte que le téléspectateur ne soit pas capable de comprendre. Tout le monde a pourtant accepté le principe des écrans divisés dans 24 (4), de même le langage médical d’Urgences n’a troublé personne ! Cette manière de prendre les téléspectateurs pour des cons (5) est évidemment inacceptable : si on le comprend dans les fictions étrangères, pourquoi ne le comprendrait-on pas dans les fictions françaises ?
Le second problème, c’est le fond des fictions : le consensus règne (6) . Alors qu’une série comme New-York Unité Spéciale aborde de front et sans concession les conséquences des agressions sexuelles à chaque épisode, Navarro essaye encore de modérer sa fille dans ses aventures dans un politiquement correct abject. Traiter un sujet de société ne veut pas dire chercher à contenter tout le monde. Bien au contraire. Traiter un sujet de société à la télévision, c’est offrir au spectateur de nouvelles perspectives sur le problème, le bousculer dans ses idées : bref, chercher à le faire réagir (il n’en sera que plus fidèle à la série !). Mais pour réussir cela, il faut que les chaînes et les producteurs prennent des risques et lâchent la bride aux scénaristes. (7)
La télévision française a installé en son sein un climat de peur (8) et d’ordre moral dévastateur pour la qualité de ses programmes. Elle préfère produire des émissions stupides et sans risque (Loft et Cie) plutôt que d’innover en offrant des programmes de qualité. L’Heure est venue de changer cet état de fait, et les téléspectateurs ont une grande part à y jouer. (9)
CQFD (c'est toi qui as commencébubu a écrit :On prendra les deux versions (Oz et Olivier) et on fera une combination ! (JCVD)
Pas beaucoup de place pour s'exprimer...ozgirl a écrit :Je voudrais juste vous rappeler que le texte que nous devons rendre doit faire 2300 signes. Or, celui d'Oz fait déjà 2389 signes : ça ne sert donc à rien de vouloir rajouter des chosesJ'ai déjà réussi à en enlever 46, et ce n'est pas très facile.