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Ma Semaine à Nous -

Semaine N°51

Semaine N°51: Semaine du 31 décembre 2007 au 06 janvier 2008

Par la Rédaction, le 6 janvier 2008
Publié le
6 janvier 2008
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Pour cette première chronique de l’année, Jéjé nous raconte ses vacances, Drum nous fait part d’une révélation étonnante qu’il a eu en regardant... Lost et en est réduit à dire du mal de The Apprentice, chose que personne ne pensait possible à pErDUSA. Blackie, de son côté, a pris la bonne résolution d’être encore plus méchante cette année et pour bien commencer 2008, elle compare la rédaction aux animatrice de The View, c’est vous dire si elle tient ses promesses. Feyrtys, quant à elle, aurait pu parler intelligemment de Friday Night Lights, mais le peu de neurones qu’il lui reste après les fêtes lui font préfèrer une petite élégie à la gloire des muscles de Taylor Kitsch. On ne peut pas être super profonds tous les jours. Et puis la grève ne nous aide pas... En attendant, c’est Julie Taylor (Aimee Teegarden) qui est à l’affiche de cette première semaine, parce qu’ainsi, nous avons trois blondes en page d’accueil : c’est une idée de Ju.

Drum n’est plus perdu
Conundrum revisite Lost

ABC a mis le paquet pour la promotion de Lost : en plus de mobisodes qui valent vraiment le détour (ca change de The Office : Les Comptables), la chaine a mis en ligne un nouveau jeu de pistes qui commence sur le site de Oceanic Airlines.

Du coup, mission accomplie, j’ai hâte du retour de Lost. Et de The Apprentice et de 24, mais c’est un autre problème, j’y travaille. Comme le 31 Janvier, c’est un peu loin, et que la grève refuse de s’arreter, j’ai décidé de me faire une intégrale de Lost. C’est ainsi que j’ai réalisé que Damon et Carlton nous ont donné tous les indices dont nous avions besoin pour résoudre le plus grand mystère de Lost : quelle est cette île étrange ?

Une île au temps capricieux, des frères et sœurs qui couchent ensemble, un nombre inquiétant d’arrestations pour conduite en état d’ivresse, des gens aux accents rigolos, des jeunes filles enceintes beaucoup trop jeunes, un hobbit à la dentition douteuse, des habitants aux mœurs étranges et le tout dirigé par une figure étrange dont personne ne remet en cause l’autorité. Cette île, elle se trouve juste au-dessus de nous, de l’autre coté de l’Eurostar : c’est évidemment l’Angleterre !

Toujours pas convaincu ? Et cette mystérieuse française exilée qui en veut aux petits enfants, ça ne vous dit vraiment rien ?


It is so The Amazing Race !
Jéjé a des vacances très palpitantes

Depuis le début, Joma explique à qui veut bien l’entendre que la real-tv, c’est le mal absolu et que ça attaque les neurones !
Je commence à croire qu’il a raison...

Imaginez la situation suivante. Vous partez en vacances en avion, vous avez une correspondance en cours de route. Votre premier avion a pris du retard, vous n’avez pas les cartes d’embarquement pour le deuxième, vous n’allez avoir que vingt-cinq minutes pour faire le changement.
Toute personne normalement constituée serait au mieux agacée et évidemment un peu stressée.
Quand il a fallu courir dans l’aéroport, se précipiter à un comptoir pour demander les cartes d’embarquement et dire "S’il vous plait, nous sommes très pressés !", moi, j’ai trouvé ça formidable !
C’était... "So The Amazing Race !" ( (c) Mickey, assistant/coiffeur de Valerie Cherish - The Comeback)

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Une fois sur place, dans un endroit dans lequel on n’est jamais venu, il y a des incontournables...
D’autant plus s’il y avait un "route marker"...
Mais parfois tout ne se passe comme à la télé. Et c’est la vraie déception.

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"Comment ça, la cellule de Nelson Mandela est fermée ? Mais, ce n’est pas possible... Et où elle est d’abord la boîte aux lettres dans laquelle il y avait les indices ? C’est inadmissible. Ce n’est pas la vraie cellule !
Je veux rentrer à la maison."

Et parfois, c’est encore plus beau !
Me voilà sur les traces d’Oswald et Danny dans un des townships du Cap. La visite se fait évidemment dans le cadre d’une excursion organisée par des habitants de l’endroit. Je ne suis donc pas seul. Et que trouve-t-on dans le minibus qui nous y emmène ?
Un casting intégral pour l’émission.
Un couple de jeunes mariés avec un mec hyper dirigiste limite abusif et une sorte de reine de beauté.
Un couple de petits vieux qui ont l’air de s’aimer comme au premier jour.
Un couple avec deux enfants d’une dizaine d’années. (Aaargh, c’est le retour de l’horrible Family Edition !)
Oswald (aka Jéjé) et Danny.
Et...
Oui, l’équipe des blondes est là aussi.
Bon, elles sont brunes, mais elles mériteraient d’être blondes. En petites claquettes, mini-jupes et bustiers noirs au milieu du township. A ricanner toutes les deux minutes. A être complètement émues par le petit garçon qui joue avec un bâton et un pneu. "He is sooo cuuUUUUuuute !"

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Trop, trop bon !
Euh...
Non, franchement, il faut écouter Joma !


2008, année érotique
Feyrtys est superficielle et elle l’assume

Lorsque j’ai vu le pré-générique de l’épisode 2.10 de Friday Night Lights, je me suis demandée comment les scénaristes de cette série avaient réussi à mettre la main sur le roman érotique que j’aurais pu commencer à écrire si je n’étais pas une affreuse fainéante. C’est vrai quoi, il y a plagiat : Tim Riggins d’un côté, une tornade apocalyptique de l’autre, et au milieu, une jeune fille pas si innocente que cela avec des hormones qui la travaillent. Les prémisses parfaites du roman que j’aurais pu appeler "Sex appeal and the lack of hair hygiene : correlation and consequences". Ou en plus simple : "Tim Riggins, would you make sweet love to me ?".
L’apparition de Taylor Kitsch sur mon écran de télévision pose de plus en plus de problème dans ma vie. Je suis encore plus pathétique que la copine de Julie dans le dernier épisode. Je me reconnais dans le personnage de Shelly, je crois que j’agirais exactement de la même façon qu’elle, à vrai dire, j’en suis sûre. Je l’appelerais "stud" et je lui ferais des pancakes, tout pareil. Je le regarderais lascivement faire des abdos dans le jardin tout en fredonnant l’air d"Il venait d’avoir 18 ans" de Dalida.

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Oui Taylor, moi aussi le shampoing ça me pique les yeux.

Je crois que je vais être obligée de quitter mon copain pour Tim Riggins. En même temps, je sais qu’il me laisserait tomber comme une vieille chaussette pour N°6, alors on est quitte.
Il fallait que tout cela soit dit dans cette Ma Semaine à Nous, comme ça, je vais pouvoir épargner à la demi-douzaine de personnes qui me lit une review consacrée au charme tragique de Tim Riggins, à sa façon de protéger Julie de ses bras forts et musclés et à son regard qui me donne des frissons. Je vais pouvoir parler de cet épisode à sa juste valeur : une réussite pleine d’humour et de dialogues poignants, de situations réalistes et de personnages attachants. Un épisode de Friday Night Lights comme je les aime. A vrai dire, l’un des meilleurs épisodes de cette saison.


Les ravages de la grève
Blackie voit la vie en noir... et via The View

En 2007, Ju comparait notre rédaction à la famille Darling. Une référence chic et glamour nous allant comme un gant, preuve de notre bon goût légendaire issu d’une culture que nous n’hésitons jamais à étaler entre nous autour d’un verre de cosmo.

2008 commence à peine que le niveau de nos conversations nous fait malheureusement déjà ressembler plutôt à cela :

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Ouais, tout de suite, c’est moins classe.
Pas étonnant après que Ros… Tigrou préfère rester très éloigné.

Alors ce serait bien que la AMPTP gagne enfin quelques neurones et fasse arrêter cette grève. Parce que l’instant fatidique où on zappera sur Oprah et Dr Phil par désespoir nous guette dangereusement.
Bienvenus sur pErDUSA’08 !


Non, n’ayez pas honte, c’est pour la charité !
Conundrum is firing Donald

Non, non, non, ça ne va pas le faire du tout, Donald. Le concept de The Apprentice est très solide. Dix-huit candidats doivent compléter des épreuves marketing et commerciales qui vont de la vente de sodas dans la rue à la création d’une compagne publicitaire pour le lancement d’une nouvelle voiture.

Ils sont ensuite jugés par des professionnels et l’un d’eux est éliminé chaque semaine. Le principal problème de l’émission est que le professionnel, c’est Donald Trump. Un ego surdimensioné, et des éliminations douteuses ont plombé la crédibilité de l’émission. Chaque saison est plus mauvaise que la précédente, les candidats sont souvent mal choisis, et les twists malvenus (les perdants de l’édition L.A. dormait dans des tentes, les gagnants dans une villa).

Au cours des 4 saisons, Donald a remplacé ses associés, Carolyn et George, par ses enfants. Ce nespotisme n’est, étrangement, pas la pire idée au monde vu que Donald Jr et Ivanka ont souvent des critiques beaucoup plus valides et mieux argumentées que leur père.

Cette saison, l’émission est de retour à New York, ville qu’elle n’aurait jamais du quitter, et le montage de l’émission nous rappelle les débuts de The Apprentice. Malheureusement, Donald et NBC ont décidé de faire une édition "célébrités". Ici, le terme "célébrités" est à employer avec une grande ouverture d’esprit. Pour leur première mission, les "célébrités" devaient vendre des hot dogs à New York. Généralement, ce genre d’épreuve est censé montrer l’ingéniosité des candidats. Ici, c’était juste un concours pour voir qui connaissait assez de richissimes personnes prêtes à acheter des hot dogs à 5000 dollars. Et Gene Simmons de KISS en connait pas mal, à priori.

Cette édition va à l’encontre de ce qui faisait le charme de l’émission. Ici aussi, le terme "charme" est à utiliser avec une grande largesse d’esprit. Je n’ai pas envie de voir une gentille playmate vendre des hot dogs avec Omarosa, j’ai envie de voir des gens avec des MBA contre des jeunes talentueux non diplômés essayer des mettre en place une campagne efficace. Et être viré de façon totalement infondée par Donald. Je n’ai pas l’impression d’en demander beaucoup pourtant…

la Rédaction