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Arrow - Chouette, c’était bien, le crossover cette année.

Elseworlds: It’s The Most Wonderful Crossover Of The Year

Par Sebargio, le 16 décembre 2018
Publié le
16 décembre 2018
Saison 7
Episode 9
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Il s’est passé un truc de fou cette année… J’ai apprécié le crossover du « Arrowverse ». Alors que ne n’en attendais rien, si ce n’est le pire. Si si. C’est même pas une blague.

Cette année, les Legends of Tomorrow ne sont pas de la fête.
Je ne sais pas si on peut le regretter ou pas puisqu’ils sont en train de vivre une saison assez géniale de leur côté et que si vous ne deviez regarder qu’une seule série de cet univers c’est vers celle-là qu’il faudrait vous tourner tant elle est fun et a gommé ses défauts (notamment en renouvelant les trois quarts de sa distribution par rapport à la première année) [1].

Du coup, nous avons eu droit à seulement trois épisodes au lieu de quatre dans ce crossover.
3 épisodes et énormément de fun. Je vais me répéter et réutiliser ce mot certainement bien trop de fois dans cette chronique mais c’est celui qui décrit le mieux ce triple épisode. Pour tout dire, j’ai même l’impression que les scénaristes se sont inspiré·es de la coolitude des légendes de demain pour nous pondre ces épisodes.
Nous sommes loin, vraiment loin des inepties de l’an dernier.

Cette année, Oliver Queen et Barry Allen ont échangé leur identité. Attention, les identités seulement, pas les apparences physiques. Stephen Amell est toujours Oliver Queen. Sauf que tout le monde pense qu’il est Barry Allen.
Et pareil pour Grant Gustin.
Au début du premier épisode, Oliver Queen se réveille donc dans le lit de Barry Allen et tout le monde pense qu’il est The Flash. Il en a d’ailleurs les pouvoirs. De son côté, Barry a pris la place d’Oliver.
Et personne ne les croit. Personne sur la planète. Qu’à cela ne tienne, on va faire un petit tour sur la Terre-38 pour demander à Kara Danvers [2]de l’aide avec cet imbroglio. Et c’est drôle parce que les situations créées sont inhabituelles pour les personnages.

arrow crossover 1

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ces trois épisodes. De toute façon, elle est un prétexte pour mettre nos acteurs dans des situations incongrues. Mais c’est vraiment fun et surtout ça ne se prend pas au sérieux. Enfin !
Et Amell et Gustin s’en donnent à cœur joie et prennent visiblement beaucoup de plaisir à sortir du carcan de leurs personnages et à imiter les tics de l’autre. Et quel plaisir de voir Stephen Amell dans cette tunique de The Flash qui lui va si mal.
Vraiment, c’est de l’auto-dérision, on joue à fond là-dessus et ça fonctionne : Flash et Arrow rient d’eux-même et on rit avec eux. Et ça fait un bien fou, tellement c’est surprenant.
Mon seul regret c’est que du coup, Supergirl est un peu en retrait par rapport aux deux autres. Melissa Benoist a quand même de chouettes scènes mais l’alchimie entre Amell et Gustin était vraiment parfaite et elle est un peu dans leur ombre.

Cerise sur le gâteau, si vous avez laissé tomber The Flash, Arrow et Supergirl depuis longtemps, vous comprendrez tout. Il vous manquera peut-être quelques détails et vous vous demanderez peut-être qui sont un ou deux des nouveaux personnages de chaque série mais rien de bien méchant.

Arrow cette année c’est très compliqué (notamment les jérémiades de Felicity), Flash c’est beaucoup mieux que d’habitude (Merci Jessica Parker Kennedy) et Supergirl c’est tiède (pour rester poli et ce même si j’aime beaucoup le sujet traité et le parallèle entre les migrants réfugiés et les extra-terrestres).
Alors, je ne boude pas mon plaisir avec ce crossover globalement très réussi et incroyablement fun (j’avais prévenu).
J’ai ri, plusieurs fois. Ce qui ne m’était plus arrivé depuis bien trop longtemps devant une de ces trois séries.
Alors bien sûr il y a quelques incohérences, quelques moments où l’on se demande pourquoi tel ou tel super héros n’a pas utilisé son pouvoir pour en finir plus vite avec l’histoire. Mais, nous sommes vraiment loin des yeux levés au ciel toutes les 3 secondes auxquels nous avons été habitués…

Vraiment, on a l’impression qu’ils sont allé cherché du côté des Légendes ce qui était perdu depuis bien trop longtemps. Cette capacité à ne pas se prendre au sérieux et à aller tellement loin dans le WhatTheFuck totalement assumé que le plaisir visible à l’écran devient réel sur votre canapé…

Et puis, Stephen Amell dans le costume de The Flash c’est… comment on dit déjà en anglais ? Ah oui : Priceless

Sebargio
P.S. Le teasing du crossover de l’an prochain fait vraiment bien son boulot. Quand on connait un peu l’univers DC, on a envie d’être l’année prochaine. Et on se surprend à trembler pour les personnages. Surtout avec le deal passé par Oliver et dont nous ne connaissons pas les termes…
Notes

[1Il y aura quand même un petit clin d’œil avec le personnage de Gary.

[2Avec au passage un gros clin d’oeil à ce qu’on a préféré dans Smallville : son générique.