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Ma Semaine à Nous -

Semaine N°82

Semaine N°82: Semaine du 10 au 16 novembre 2008

Par la Rédaction, le 16 novembre 2008
Publié le
16 novembre 2008
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C’est un peu bizarro week à la rédaction de pErDUSA : Joma parle de One Tree Hill, Blackie porte aux nues une autre série du même network, Jéjé est allé au CINEMA, qui comme chacun le sait est un pis-aller des séries télé, et Feyrtys fait sa tête au carré à une série normalement adorée ici, Boston Legal. Mais que se passe-t-il ? Quelque chose de viral traîne-t-il dans les bureaux de la rédaction ? Ça expliquerait pourquoi Jensen Ackles se retrouve une nouvelle fois en page d’accueil...

Relax... Don’t do it
Joma trouve que One Tree Hill, ça ne sent pas très bon

One Tree Hill n’a jamais été une série intelligente. Elle a le plus souvent plongé dans les abysses du ridicule de par ses scénarios aux intrigues improbables et outrancières. Mais la série ne m’avait jamais autant fait de la peine qu’avec l’intrigue de Mouth qui se déroule en ce moment.
Marvin "Mouth" McFadden a toujours été mon personnages préféré. En même temps, ce n’était pas difficile. Même si, comme les autres personnages, c’est un archétype : le geek, meilleurs pote du héros qui craque sur la cheerleader pour ceux qui ne sauraient pas. Son avantage avait été de n’être, à la base, qu’un second rôle, ce qui a ainsi permis de ne pas le façonner très vite à la truelle comme les autres. Et puis bon, par mimétisme, j’aime bien les geeks.
En tout cas depuis deux saisons Mouth a une relation sérieuse, grand bien lui fasse, avec une nommée Millicente. Jusque là pas grand chose à dire, même si on vient d’apprendre dans le 6.10 que Millicente est vierge. Bon j’ai pas à juger, ça doit surement refléter un certain état d’esprit dans certain Etats sans esprit. Là où ça devient bouffon, c’est que Mouth est tenté par Gigi, son ex du lycée qui est devenu une grosse chaudasse. Oui, oui, je sais, l’intrigue est complètement bateau. Mais c’est bien tout ce que cela conditionne qui est pathétique et nauséabond.
La relation de Millicente et Mouth est montrée depuis le début comme forte, basée sur l’amour et le respect qu’ils ont l’un pour l’autre, et en plus, sans que le sexe ne vienne "entraver" cela. En clair on pourrait presque le croire pur. Millicente elle-même est montrée comme une jeune femme responsable, et fidèle en amitié.
Au contraire, Gigi est montrée comme une écervelée seulement dirigée par ses hormones et ses pulsions, qui ne respecte ni Mouth, ni son couple, ni même son propre travail.
One Tree Hill n’a jamais été réputée pour sa finesse, mais la vision morale du sexe et du mariage (on peut vraiment voir la relation Mouth-Milli comme ça) qu’elle donne est plus que caricaturale. Peut importe que Millicente et Mouth ne couchent pas ensemble (après tout certains couples finissent eux aussi par laisser le sexe de côté, et l’amour n’a pas forcément quelque chose avoir avec le sexe), mais montrer une personne sexuellement active de façon aussi négative donne forcément l’impression que le bon choix à faire est la relation amoureuse basée sur l’abstinence et que le reste, c’est le Mal.
Mais ce qui est plus grave, c’est que cette vision s’inscrit dans une obsession moraliste que l’on retrouve dans d’autres sérise de la CW, comme Privileged par exemple. Je ne sais pas si c’est voulu par le network, mais si c’est le cas, j’espère que les gens qui regardent ont un minimum de jugeote pour se faire une opinion eux-mêmes.


It’s the thrill of the fight, rising up to the challenge of our rival
Blackie is right in the eye of the tiger

Cette semaine, crossover Supernatural/Mad Men ! Hell yeah !
Ou plutôt, l’une des secrétaires de Sterling Cooper s’incruste dans l’Impala des Winchester pour quelques épisodes, mais c’est tout comme hein. Ce n’est pas possible de passer à une daube entre deux saisons d’un chef d’œuvre, ce choix était bien calculé. Machine est donc la bienvenue avec son look inspiré par Felicia Day et un rôle intriguant qui ne va pas disparaître en un claquement de doigts (les femmes sont encore malmenées en terme de qualité d’écriture, malheureusement).

Supernatural ne connaît pas seulement sa meilleure saison à ce jour, elle est tout bonnement l’une des meilleures toutes séries confondues. Mais ça, on vous le répète assez depuis un moment avec Joma et Tys et si vous ne nous faites toujours pas confiance, on n’y peut rien. Le reste de la rédac va s’y mettre à force de persuasion, vous allez voir. Descendre en flèche une série autrefois adulée ne pose aucun problème, l’inverse ne devrait pas être plus difficile.

Là où je veux en venir cette fois, c’est que ce double épisode qui vient de démarrer suscite plus que jamais les réactions des spectateurs assidus, et que je trouve ces conversations enflammées particulièrement intéressantes. Sur ce forum même, le peu de personnes présentes amènent déjà pas mal de dialogue. Cette saison donne beaucoup de matière à interrogations grâce à la confiance totale démontrée par l’équipe d’Eric Kripke, qui semble plus que jamais savoir où elle va et ne perd pas une seconde pour y aller. D’où des épisodes presque « spéciaux » chaque semaine, qui mélangent thématique particulière (voyage dans le temps, hommage aux films de monstres, halloween, peurs exacerbées, flashbacks, voeux…), progression de la mythologie (qui se complique sans se perdre ou se contredire), approfondissement des relations et du fossé entre les frangins, dose d’horreur, et humours varié (verbal, de situation, référenciel…), tout cela à des degrés différents selon les épisodes afin qu’ils ne se ressemblent pas. Le seul moyen de s’ennuyer pour un novice est bien de prendre un épisode au milieu et donc ne saisir que la moitié de ce qui se passe. Sans cela il n’y a pas trop de quoi rire à voir que le seul vœu de Dean est un stupide sandwich, par exemple.

Beaucoup de questions furent soulevées depuis le dernier season premiere et certaines connaissent enfin leurs réponses. En particulier un souci soulevé depuis longtemps concernant la relation entre Sam, le bon petit gars choisit pour amener l’apocalypse (en gros), et Ruby le démon qui l’aide bizarrement dans sa lutte. Quelques indices parsemés laissaient entendre qu’ils avaient des relations sexuelles, soulevant ainsi l’inquiétude de quiconque connaissant les règles précises de cet univers : un démon possède une personne encore en vie, consciente mais prisonnière de son propre corps. Ce qui positionne les Winchester dans une position morale plus que grise depuis les tous débuts, nos pseudo-héros (ainsi que toute une communauté de Chasseurs) commettant tortures et meurtres à chaque fois qu’ils essaient de venir en aide au monde. Ceci fut d’ailleurs largement ramené sur le tapis depuis plusieurs épisodes.

Ce problème de viol avec Ruby fut donc réglé plus au moins cette semaine, en même temps que la confirmation d’une telle relation. Mais les réactions à cela divergent, divisant sur la satisfaction ou non de cet épisode. Si Ruby possède une morte, Sam est-il nécrophile ? Est-ce acceptable car lui aussi a réintégré son propre corps mort et est à moitié démon ? Kripke n’a-t-il juste pas eu le courage de montrer l’horreur de cet acte jusqu’au bout, et qui a toutes les raisons d’inquiéter Dean ? A-t-on trop poussé la volonté de rendre Ruby sympathique ? Le comportement de Sam, différent des prévisions du Trickster, est-il décevant ? Les partenaires de Dean sont-elles aussi nécrophiles ? Et Buffy ? Bon ok, des fois cela vire au n’importe quoi. Mais j’aime beaucoup voir les différentes interprétations des fans par rapport à ce que nous donnent les auteurs, qui nous en rajoutent dans les zones de gris sur pas mal de personnages et sur leurs actions en même temps qu’ils y répondent.

« Est-ce que Ruby fait tout cela dans l’intérêt de Yellow Eyes ? » « Est-ce que Sam est en train de passer du mauvais côté sans s’en rendre compte ? » « Dean va-t-il devoir éliminer Sam ? », « A-t-on jamais assez de Jim Beaver ? », « Quelle bande de connards amateurs de génocide ces anges ! »… Tant de choses passent par la tête en fin de chaque épisode. Si une série me donne envie de débattre durant plusieurs pages sur ce qu’on nous présente et ce qui peut nous attendre, sans jamais tourner à la moquerie constante (Heroes n’amène pas vraiment à de la conversation intelligente), alors je ne l’en apprécie que d’avantage. Une bonne série, ça se partage aussi. C’est un peu la raison de notre présence à tous ici. Je ne peux donc qu’aimer davantage le Jensen Ackles Show, qui a tout pour finir en beauté, Kripke ayant décidé d’y mettre un terme en saison 5.
Pour reprendre notre forumeur Sosh, il ne reste qu’un détail à régler pour en faire une grande série fantastique digne de ce nom : A quand le Musical ? Cela m’a l’air si bien parti…


Non DEK, ça ne sent pas l’Emmy du tout
Feyrtys ressort ses pancartes

Dans les séries télévisées, on parle de tout, mais rarement d’IVG. Je n’ai que de quatre exemples en tête, parmi les séries que je connais : Six Feet Under (Claire), Sex and the City (Samantha et Carrie), Deadwood et… les Années Collège (une des jumelles).

En revanche, je ne compte plus le nombre de fois où l’on a du subir des plans interminables sur une femme en train d’accoucher dans la douleur (eh oui, la péridurale n’existe pas à la télévision) et sur le nombre d’intrigues bancales dans lesquelles une femme se retrouve enceinte mais ne se pose jamais la question de savoir si elle veut le rester ou non. Pour la majorité des personnages féminins à la télévision, une grossesse est forcément une bénédiction.

C’est pourquoi, dans l’épisode de cette semaine de Boston Legal, quand une jeune fille arrive dans le bureau d’Alan Shore pour réclamer le droit de se passer de l’accord parental pour subir une IVG, je me suis dit qu’on allait peut-être enfin avoir droit à un débat intéressant à la télévision. Je voyais déjà Alan Shore défendre le droit des femmes à disposer de leurs corps, fustiger cette violation du secret médical qu’est l’accord parental, déclamer avec passion et émotion quelques statistiques pour nous rappeler le nombre de femmes qui sont mortes et qui meurent toujours de devoir se faire avorter dans la clandestinité, et autour de ça, quelques blagues de Denny pour se moquer des pro-life (ou anti-choice, comme je préfère les appeler).

Ça aurait fait un bon épisode, non ? Alan aurait fait un défenseur du droit à l’avortement exemplaire. Mais au lieu de cela, il se dispute avec Shirley pour savoir lequel des deux a le plus souffert d’avoir du avorter...
On n’entend que deux petites phrases discrètes sur l’importance du droit à l’avortement, mais systématiquement accompagnées de mots comme "souffrance", "regret", "choix qui vous marque à vie".
Shirley ne s’est visiblement pas remise d’un avortement qu’elle a du subir, et projette ses propres remords sur sa cliente. Elle s’inquiète de voir cette jeune fille de 15 ans si sûre de son choix… Comme s’il fallait que la décision de recourir à une IVG se fasse forcément dans la douleur et la tragédie… Et comme si, quelque soit la situation, l’IVG est insurmontable, et que le choix de rester enceinte est, quelque part, le moins traumatisant des deux.

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Et dans le prochain épisode, si on expliquait aux gens que le mariage est sacré et réservé aux hétérosexuels ?

Ce n’est pas fini ! Après avoir passé leur temps à pleurer sur leurs sorts respectifs, à expliquer que cette histoire devrait se régler entre la mère et sa fille (mais les mineures aussi ont droit au secret médical, et si aucune communication n’est possible entre les deux, Alan et Shirley sont obligés de défendre les droits de leur cliente), voilà que Carl émet l’hypothèse que la jeune fille désire un avortement parce qu’elle a découvert que le bébé qu’elle porte est de sexe féminin… Et Shirley de partir en guerre, de risquer de se faire rayer du barreau en dénonçant (oui oui, sans avoir vraiment de preuve tangible, et sans chercher à comprendre) les raisons supposées de sa cliente devant la juge. La cerise sur le gâteau. Plus rien ne m’a choquée après cela, pas même la réflexion d’Alan sur le commencement de la vie… à la conception bien entendu...

Si seulement il y avait eu un personnage pour en débattre avec lui, mais pas même Denny, ni Shirley, ni Carl, ni Katie, qui est trop occupée à jouer les baby-sitters pour cette insupportable victime qu’est devenue Jerry ne sont intervenus [1]. Personne pour parler des questions dont on devrait débattre également quand on parle d’avortement : l’éducation sexuelle et la contraception. Personne pour défendre, sans aucun bémol, le droit des femmes à l’avortement.

Quant aux réactions légèrement exagérées de Shirley et d’Alan, je tiens à dire qu’il y a un fossé entre le fait de reconnaître la douleur derrière certaines situations de recours à l’IVG, et associer systématiquement avortement et traumatisme à vie, comme le font les pro-life ! Qu’il y a-t-il de si choquant à dire que certaines femmes ne regrettent pas d’avoir subi un avortement ? Oser dire qu’on ne regrette pas une IVG ne signifie pas qu’on s’en réjouisse pour autant… Mais simplement qu’on se montre reconnaissant d’avoir eu le choix. Et qu’on peut parfaitement réussir à s’en remettre, contrairement à Shirley et à Alan.

Mais au fait, où veut-il en venir, ce cher David, dans son épisode ? On nous présente tout d’abord la question de l’IVG pour les mineures comme une question familiale privée, puis comme une procédure qui traumatise à vie et enfin, pour couronner le tout, on nous montre l’adolescente comme une horrible manipulatrice, comme un monstre qui pratique l’eugénisme… C’est finalement à cette dernière idée, pour le moins livrée de façon sensationnelle et sans aucun recul, que David E. Kelley associe l’IVG. Merci beaucoup.

Le seul argument clair et dépourvu de "mais" en faveur de l’avortement de tout l’épisode arrive à la fin ; c’est celui issu de Freakonomics, un bouquin qui a été très à la mode il y a 3 ans et qui explique que le lien entre la délinquance et le droit à l’IVG est étroit… Merci de cette incroyable révélation qui, je suis sûre, va faire plaisir à l’adolescente de Dakota du Sud obligée de parcourir 300 km pour trouver une clinique qui pratique les IVG !

Non, pour en rajouter une dernière couche, Alan se contente de dire que la vie commence à la conception, d’après lui. L’argument le plus utilisé par les pro-life pour défendre leur cause… Ce qui est sûr, c’est que si Shirley et Alan sont censés être pro-choice, on n’a pas vraiment besoin de pro-life.


Le grand écran, c’est pas mal aussi !
Il arrive à Jéjé de sortir de chez lui

A une certaine époque, je me plaisais à dire que les séries avaient pris le relais créatif du cinéma à Hollywood. Je le pense toujours malgré la période poussive dans laquelle elles végètent en ce moment. Mais peu importe le niveau global de ces deux industries, on trouve toujours quelques perles.
Je ne parlerai pas de The Shield cette semaine, ni de Big Love dont j’attends le retour avec une impatience croissante, ni du fait que je suis sur le point de reprendre Friday Night Lights (conseillé par Ju et Tys, j’ai regardé l’avant-dernier épisode de la saison 2 et vais attaquer la saison actuelle), juste un petit mot sur l’Echange.
Le nouveau film de Clint Eastwood.
(Pour la caution "rapport avec les séries", on y trouve Amy Ryan, l’un des sergents de Generation Kill, Pete Gerety, l’un des juges de The Wire [2].)
C’est sublime. Je n’avais pas été autant été touché par un "objet" hollywoodien depuis… et bien comme Feyrtys, la première saison de FNL et les deux dernières de The Wire… (Il me tarde de voir l’épisode d’Urgences avec Mark Greene !) La gorge est serrée, l’estomac est noué dès les premières images, et sans aucune dérive larmoyante ou édifiante, le film atteint une conclusion déchirante et ... (un dernier adjectif en -ant) apaisante.
J’ai presque envie de retourner au cinéma voir des films hollywoodiens !


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Joma fait sa Plaidorie Colettienne

Il est temps que la discordance fasse jour dans la rédaction de pErDUSA et que certains d’entre nous, c’est à dire moi et Conundrum pour ce que j’en sais, exprimions notre plaisir à voir se dérouler l’intrigue de Tyra.
Je ne connais pas les raisons de conundrum mais les miennes sont plutôt simples. Quelque soit l’intelligence de Tyra et son désir de s’en sortir, pourquoi devrait-elle réussir ?

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Go Tyra Go !

Ce n’est pas que je prends plaisir à voir les personnages que j’aime bien échouer, mais Friday Night Lights est une chronique d’une petite ville avec ses gagnants et ses perdants, et rien n’a jamais prouvé que le désir d’être un gagnant suffisait à y arriver.
Depuis des années, par ses actions comme par le regard que les gens avaient sur elle, cette sorte de pression sociale représentée par le conseiller d’orientation d’il y a quelques épisodes, Tyra avait déjà son avenir tracé. Seuls Landry, Tami et dans une moindre mesure Julie voyaient au-delà des apparences, et donnaient un but à Tyra. Mais si ce n’est pas suffisant ? Et si Tyra ne restait finalement qu’une texane de base, une redneck un peu plus futé que la moyenne, et que c’est ce que l’on voit cette saison ? Je reconnais que c’est frustrant, on voudrait la voir réussir, envoyer balader son cow-boy et quitter Dillon la tête haute. Mais rien n’est vraiment simple.
J’aime le personnage de Tyra, vraiment, et si je croyais aux contes de fée il me paraitrait évident que la belle devrait finir avec son chevalier rocker qui l’emmènerait loin de Dillon, et peut-être que ça finira par arriver.

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Et ils vécurent heureux ?

Mais si elle finit par rester à Dillon et se retrouver tous les vendredi soir au match de l’équipe du lycée avec deux ou trois marmots, en divorcée à la vie triste, et bien ça me conviendrait aussi, cela cadrerait avec le personnage. Maigre consolation, mais les contes de fée n’arrivent pas tout le temps, même dans les séries.


Highway to Hell
Blackie fait sa liste

Je n’ai pas envie de parler d’autre chose cette semaine, alors voici mon top 10 des épisodes parfaits pour découvrir un peu Supernatural. Pour saisir tous les tenants et aboutissants de la mythologie, c’est une autre liste (qui viendra peut-être un jour).

10) 4.05 : Monster Movie
Tout est dans le titre. Cet hommage aux vieilles séries B de la Warner n’est pas un monument, mais se démarque assez pour être noté. La musique est impeccable, la photographie noir et blanc superbe, et toutes les références nécessaires sont là. Idéal pour se dérider un soir d’Halloween.

9) 4.08 : Wishful Thinking
Malgré une fin à faire se poser quelques questions dérangeantes sur les auteurs, les souhaits aperçus amènent suffisamment de scènes drôles. Et on ne se remet jamais du nounours alcoolo-porno-suicidaire. Jamais.

8 ) 2.18 : Hollywood Babylon
Tournage d’un film d’horreur crétin, avec blague sur Gilmore Girls au passage. Du gore, de l’humour… C’est simple, efficace, et quarante minutes de divertissement garanti.

7) 4.06 : Yellow Fever
Quand Dean est contaminé par un virus exacerbant les peurs, cela donne un festival de Jensen Ackles, toujours plus à l’aise dès qu’on lui demande de faire l’andouille. Même avec des gags stupides auxquels on s’attend, impossible de se retenir de rire.

6) 2.15 : Tall Tales
Dean et Sam racontent chacun leur version d’une même histoire, sans s’épargner. On se met forcément à penser à The X-Files, qui avait utilisé cette formule dans l’un de ses meilleurs épisodes, avant de partir dans une toute autre direction.

5) 3.08 : A Very Supernatural Christmas
La comédie est mise de côté dans cette intrigue de fantômes basique, mais néanmoins solide. Du frisson, des flashbacks, de la guest-star hautement respectable… Un petit conte horrifique est parfois idéal pour un soir de Noël, surtout lorsqu’on souhaite éloigner les petits cousins casse-pieds.

4) 3.03 : Black Day at Black Rock
Un pied de lapin apporte chance à son possesseur avant de tourner au manque de bol total. Padalecki se retrouve en charge des scènes comiques et les réussit étrangement bien, pendant qu’un personnage féminin important fait sa première apparition.

3) 4.03 : In the Beginning
Ok, j’incorpore cet épisode hautement mythologique à cette liste. Mais il compte aussi pour un gros hommage à Retour vers le Futur. On en apprend énormément sur le passé de la famille Winchester, sur le Big Bad de la série, Padalecki est vu trois secondes maximum, et Jensen ferait tirer des larmichettes au plus gros des machos. Que du bon.

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2) 3.13 : Ghostfacers
Foutage de gueule de l’émission de SciFi Ghosthunters, on se focalise plus sur un groupe de nullos que sur les Winchesters. Connerie bien assumée, inspiration par le Andrew de Buffy, générique débile qui reste gravé, lot de bonus trouvables sur le net pour prolonger le rire, et raison pour laquelle je n’ai jamais pu prendre le dragueur de 90210 au sérieux.

1) 3.11 : Mystery Spot
L’épisode Groundhog Day, qui passe de l’hilarité totale à une seconde partie dans la tragédie. Bien plus fort émotionnellement lorsqu’on connaît l’enjeu principal de cette saison 3, et donc gros spoiler à éviter si on compte se faire une intégrale un jour. Il marque aussi le retour d’un personnage important.

la Rédaction
Notes

[1Moi aussi, la prochaine fois que j’aurai envie de frapper un connard dans la rue, je prendrai l’excuse d’avoir été maltraitée par mes petits camarades de CP !!

[2 et le fabuleusement beau Jeffrey Donovan de Touching Evil US et Burn Notice, NDLR